Une histoire d'aide ; Ft. Ayane
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Une histoire d'aide ; Ft. Ayane

Nakamura Keita
Membre du Syndicat
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Surnom : Vulcain
Profession : Mercenaire - Lieutenant du Syndicat
Rang : S
Yens : 1685
Renommée : 294
Alignement : Destructeur
Une histoire d'aide ; Ft. Ayane || Jeu 26 Juil - 2:37

Une histoire d'aide


- Yuuu ! Attends !

Trop tard. Mam’zelle s’était fâchée comme d’habitude et s’était cassée sans demander son reste. J’avais l’air bien pitoyable à tendre ma main dans le vide, la bouche ouverte. Encore une dispute. Une énième dispute ces derniers temps. Comme si notre couple n’était pas déjà assez fragilisée par ces zones de turbulences que nous traversions. J’eus un air peiné. Vraiment peiné. J’aurai pu la poursuivre pour essayer de la retenir, mais quand des flammes faisaient leur apparition comme ça sur sa belle chevelure, mieux valait ne pas trop insister, sans quoi la discussion tournerait au drame. Bien évidemment, je n’avais pas du tout peur d’un combat contre elle, mais comment toucher un seul cheveu de la femme qu’on aimait le plus au monde ? Le constat fut amer et j’eus même un soupir, la laissant s’en aller à contrecœur. Ma mâchoire et mes poings se serrèrent sous la frustration, mais je devais passer outre et ce d’autant plus que j’étais entouré d’une multitude de jeunes autres filles qui s’étaient agglutinées autour de moi et qui gloussaient comme des idiotes ; non sans arrêter de tirer mes bras et sur les manches de mon uniforme impeccable. Ces filles étaient d’ailleurs la raison pour laquelle Yu se barrait sans me laisser le temps de lui expliquer. Elle m’avait aperçu au beau milieu d’une cohorte de piailleuses et n’avait pas cherché plus loin. Mais une telle jalousie ne lui ressemblait pas. Clairement pas. Elle n’était pas de ces potiches qui doutaient pour un rien, même si elle pouvait partir au quart de tour parfois. Quelque chose avait dû se produire en journée. Mais quoi ?

- Allez, Naka-senpai, viens avec nous !

- Oui, on veut apprendre avec toi !


Apprendre hein ? Ces filles me prenaient vraiment pour un con ! J’eus d’ailleurs un sourire un peu forcé sous cette phrase. Vraiment, elles se foutaient de moi. Néanmoins, je savais que certaines d’entre elles avaient cette volonté de se rattraper sur les cours de ces derniers jours qui avaient été compliqués même pour moi ; et si même le deuxième de classe -et délégué par la même occasion- avait du mal avec les cours, je n’osais même pas imaginer le reste de la classe. Ceci étant dit, la plupart des meufs se fichaient complètement des aides que j’allais leur fournir. Elles voulaient juste se rapprocher de moi et tenter leurs chances. J’étais pas idiot. Loin d’être dupe même. Le constat pouvait sembler arrogant, mais je savais pertinemment que j’étais beau, d’où leurs  approches. Qui plus est, les approches de certaines étaient plutôt directes, mais je les éconduisais poliment à chaque fois, comme d’habitude. Même si j’aurai pu être un gros salaud et m’enfiler toutes les filles qui voulaient prendre la place de Yu, cette dernière avait tout mon amour. Amour toujours intact malgré nos disputes, même si lesdites disputes avaient l’art de m’attrister. Un autre soupir s’en suivit, avant que je ne me laisse tirer par cet attroupement de groupies ennuyantes. En plus, la plupart étaient moches et/ou connes, si bien qu’on était en droit de se demander ce qu’elles faisaient en filière héroïque. J’étais peut-être médisant pour le coup, mais il fallait me comprendre : A un moment donné, ces approches m’épuisaient et fragilisaient clairement mon couple. Pas de quoi en rire.

Le cours de renforcement, si on peut l’appeler ainsi fut d’ailleurs assez laborieux. Si j’avais un minois avenant et que j’étais d’habitude souriant et chaleureux, je dus durcir le ton et être plus ou moins strict avec toutes celles qui ne comptaient que s’amuser. Au bout d’un certain temps, quelques-unes abandonnèrent et s’éclipsèrent vite fait. Les autres filèrent droit. Heureusement (ou pas), il y avait des garçons même si ces derniers n’étaient pas forcément satisfaits d’être là et de voir ma face : Leur présence était un aveu d’impuissance face aux cours avec lesquels les profs nous bombardaient sans merci ; en plus du fait qu’ils étaient carrément jaloux de ma popularité. En gros, j’étais coincé entre deux catégories de personnes : Une qui m’aimait pour les mauvaises raisons et une autre qui ne me kiffaient pas… Pour les mauvaises raisons aussi. C’était d’un déprimant, si bien que je me fis la réflexion que j’allais arrêter d’aider les gens… Mais était-ce seulement possible ? En plus du fait que j’étais en dernière année ici, il y avait une dernière catégorie de gens que j’affectionnais particulièrement : Ceux qui m’appréciaient pour ce que j’étais et sans arrière-pensée aucune. Ils étaient les moins nombreux, mais c’était des types sympas que je prenais plaisir à aider et aiguiller. Et c’était bien à cause d’eux que je me résolvais à chaque fois à aider dans la limite du possible. Pis, c’était un peu le credo des aspirants héros, n’est-ce pas ? Aider ceux qui sont le plus dans le besoin. Un crédo un peu puéril mais qui tenait tout de même la route quand on y réfléchissait bien en fait.

Au bout d’une bonne heure, les cerveaux fumaient mais l’essentiel était fait : J’avais réussi à aider la plupart des gens, ce qui était une bonne chose. La classe aurait pu continuer, mais on virait inexorablement vers l’heure du déjeuner. Qui plus est, les cours pratiques de l’après-midi promettaient d’être assez laborieux s’ils étaient toujours maintenus. Une plaie pour beaucoup. Du coup, lorsque je fis comprendre que la séance était terminée pour aujourd’hui, tout le monde se dispersa. Quelques filles qui n’en démordaient pas voulurent que je les suive en cantine, mais je fis en sorte de m’éclipser rapidement. J’avais besoin de calme et comme je n’avais pas spécialement faim, une canette de jus que je récupérai dans un distributeur me suffit amplement. Tout en esquivant toutes celles qui me suivaient, je m’étais bien évidemment mis à chercher Yu, mais cette dernière était introuvable. Peut-être était-elle rentrée chez elle après le cours d’art ? (Cours qui n’avait duré que deux heures d’où le fait que j’avais pu ériger une classe d’entraide peu après) Va savoir. J’avais bien entendu essayé de l’appeler en plus de quelques petits textos, mais rien à faire. Elle ne décrochait pas et ne répondait pas à mes sms. Définitivement résigné, c’est sous un soupir que je rejoignis la bibliothèque pour continuer quelques exercices que j’avais mis de côtés pour aider les autres. Une fois à l’intérieur, j’eus un mince sourire aux lèvres : Il n’y avait personne pour m’embêter ici. De ce fait, je pris avec moi quelques livres pour aller à une table où je m’installai tranquillement.

Une tranquillité toute relative. Quelqu’un n’allait pas tarder à venir s’installer à ma table… A mon grand dam.

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