L'histoire avec un grand L [Helia]
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L'histoire avec un grand L [Helia]

Marc-Antoine A. De l'Épée
Enseignant de Yuei
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Surnom : Le Chevalier-Forgeron
Profession : Professeur de mécanique
Rang : A
Yens : 60
Renommée : 151
L'histoire avec un grand L [Helia] || Lun 30 Juil - 16:21


Comme dirait un grand poète de mon pays : « C’est la merde ! »
Contrairement à ce que j’ai pu penser en acceptant le poste, être professeur n’est pas de tout repos. Outre la fatigue engendrée par le travail quotidien et la gestion des élèves, exercer cette profession engage à de nombreux devoirs. Parmi ceux-là, citons celui d’être au fait des moindres avancées concernant sa discipline. Pour cause, je me vois mal répondre à un de mes élèves que « je ne sais pas » ou encore que « je vais me renseigner ». Certes je suis un clown mais un clown compétent et consciencieux ! Oui monsieur ! Par principe, je dois être en mesure de répondre à toutes les interrogations, y compris les plus saugrenues. J’en fais une affaire personnelle : dès lors que cela touche à la mécanique, je dois pouvoir offrir à ces monstres une réponse digne de ce nom.

C’est donc dans le but de me mettre à la page que je m’en vais rejoindre la bibliothèque municipale. Me diriger vers celle de Yuei était une possibilité néanmoins l’idée de rencontrer mes élèves et de devoir m’asseoir auprès de la plèbe me gênait au plus haut point. Comme dit le proverbe, les aigles ne volent pas avec les cochons. Ainsi je pénètre dans l’antre aux livres. Cela fait bien deux ou trois ans – depuis ma thèse en somme – que je n’ai pas mis les pieds dans un endroit pareil. L’idée de côtoyer des étudiants me fait à la fois sourire et pleurer. Quoiqu’il en soit, vêtu de ma formidable armure, je passe le portique de sécurité et annonce ma présence d’un magnifique :
▬ Peuples et peuplades, je vous salue !
Il n’en faut pas plus à la dame de l’accueil pour pousser un « chuuuut ». Cette dernière accompagne  son onomatopée d’un signe de la main, comme si le mot en lui-même n’était pas suffisant. Pour ma part, je fais l’innocent et marmonne dans ma barbe fictive :
▬ Ah oui c’est vrai. J’avais oublié. Mes excuses.
J’avance sans dire un mot et constate non sans une certaine fierté que tout le monde se retourne à mon passage. Comme quoi, ces paysans savent reconnaître un noble quand ils en croisent un. À croire que mon élégance et mon aura naturelle poussent ces gens du bas peuple à lever la tête en ma direction. À moins qu’ils n’agissent ainsi en raison du bruit que produit mon armure au moindre de mes pas. Tout compte-fait c’est peut-être ça.

Une fois au deuxième étage – celui réservé aux disciplines scientifiques – je sélectionne une dizaine de livres récents sur les avancées de ces dernières années puis m’installe à une table. De là, la lecture peut commencer. À chaque ligne, je m’en vais de mon petit commentaire ce qui a le don d’agacer mes voisins. « Mais c’est faux tout ça », « quelle erreur ! », « IMPOSSIBRU. »
Un garçon – visiblement un étudiant vu son look – m’interpelle et me supplie, je cite ; «  de la fermer ».
▬ Oui oui. Je compte de toute façon prendre congé de vous. C’est l’heure de ma pause.
Cela fait à peine vingt minutes que je suis là et j’en ai déjà marre. L’époque où je pouvais rester assis et réviser des heures durant est malheureusement révolue. Histoire de passer le temps, je décide de rendre visite aux étudiants du premier, ceux en histoire et en lettres. Après tout, il serait injuste pour eux de ne pas profiter de ma sainte présence et de mon immense savoir. Après avoir descendu les escaliers, je cherche une victime âme en proie au doute qui nécessite mon assistance et mes éclairements. Sans trop savoir pourquoi, je me dirige vers une demoiselle aux traits occidentaux. Sur la table de cette dernière se trouvent plusieurs bouquins traitant du grand et beau pays qu’est la France. Il ne m’en fallait pas plus pour lancer la machine :
▬ Bien le bonjour. Je vois que vous lisez un ouvrage sur l’histoire de mon fabuleux pays. Je tiens cependant à vous mettre en garde. Plus haut, j’ai lu quelques livres digne des hérétiques les plus hardis. Je soupçonne cette bibliothèque de vouloir diffuser des idées fausses, incomplètes ou même révolutionnaires. Évidemment j’ai pris des dispositions concernant les œuvres incriminées.
J’ai raturé des lignes et déchiré certaines pages. Rien de bien méchant.
▬ Quoiqu’il en soit, si vous désirez des renseignements sur l’histoire de France, je me porte volontaire pour vous porter assistance. Certes je n’ai pas profité d’une formation en ce sens lors de mes années à Paris néanmoins, étant membre de l’ordre de l’Épée fondé par mes aïeux, je suis en mesure de vous conter les histoires et exploits de mes prédécesseurs.
Sans même demander la permission, je m’installe face à celle que je présume – à tort – être une thésarde.
▬ Mais j’en oublie mes manières ; mon nom est Marc-Antoine Archibald de l’Épée, professeur en sciences diverses et variées.
« Professeur en sciences diverses et variées. » Ce titre pompeux me sied à merveille bien qu’il ni sens, ni réalité propre. En tout cas une chose est certaine : une fois de retour à Yuei, je demanderai à la dirlo de m’octroyer cette nomination.

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Heliaïna Irisnovic
Vilain
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Surnom : La Terreur Rouge
Profession : Contrebandière
Rang : C
Yens : 180
Renommée : 30
Alignement : Dominatrice
Re: L'histoire avec un grand L [Helia] || Mar 31 Juil - 5:40

Quel pied qu'une journée de calme serein entourée de livres. J'avais de moins en moins l'occasion de m'adonner à la lecture ces derniers temps, et dieu seul savait à quel point cela me manquait. Je ne me sentais réellement vivante que plongée dans un bon livres, annotant un essai de philosophie ou commentant un traité historique. Si le savoir était aujourd'hui à porté de n'importe qui grâce aux merveilles d'internet jamais rien ne remplacerai un jour la beauté simple et parfaite du livre.

J'avais ainsi passé une journée entière dans la grande bibliothèque universitaire de Tokyo, un lieu surpeuplé par apport aux bibliothèques que je visitais habituellement. Mais elle était aussi l'une des seules bibliothèques du pays à posséder une collection historique européenne d'intérêt : même si je n'avais que peu d'affection pour les peuplades Latines et Germaniques, vieilles rancœurs culturelles, je ne pouvais pas nié la richesse de leur histoire et son importance sur la face qu'avait aujourd'hui notre monde. Si des rustres comme les Normands étaient quelque peu intéressants pour leur redoutable art de la guerre et leur tendance à ravager la gueule de leurs voisins, ou même des gens à l'autre bout de l'océan, ç'a peur de rien un Normand en colère ; l'histoire moderne de la France était bien plus raffinée et digne d'intérêt. C'était la patrie des premiers révolutionnaires, de la Commune de Paris de Caussidière et Zola… Un pays fascinant et ravissant dont je me faisais actuellement le plaisir de décortiqué l'histoire.

L'étage réservé aux sciences humaines et donc à l'Histoire européenne était bien plus vide que les autres, le Japon est un pays de scientifiques et culturellement très ethnocentré après tout, peu de jeunes japonais se passionnaient pour l'histoire et encore moins pour celle des autres pays du monde. C'était un peuple trop peu rêveur pour ça, ils aimaient les sciences dures et l'ingénierie, grand bien leur en fasse mais quel dommage.

J'avais ainsi dévoré, ce matin, deux chronologies médiévales et quelques un des trop rares ouvrages d'époque que possédait la bibliothèque, si la France était devenu un des pays les plus puissants du monde il n'était à l'époque qu'un amas de seigneuries quasi-indépendantes et passant plus de temps à joyeusement se cogner dans la mâchoire les unes les autres que de réfléchir à leur avenir en tant que nation… Que le monde aurait été beau si tout le monde avait eu le même développement intellectuel et politique que la Grèce. Et c'est sur ces belles pensées que j'avais dormis la majeure partie de la journée.

Plus tard, et après une revigorante cigarette j'avais repris mes études, passant enfin à la période moderne du pays, les histoires d'hommes comme Richelieu ou Colbert étaient passionnantes, une telle vision de l'avenir et de leur propre pays était admirable, si ces gens étaient nés un millénaire plus tard ils auraient été fort utiles à un monde aussi décadent que le notre. Mon coeur rouge pleurait de telles réflexions mais le pragmatisme l'emportait parfois sur le rêve : dans un monde comme celui dans lequel avaient vécu ces hommes ce ne sont pas les idéaux et les bonnes intentions qui dominaient mais la concurrence et le désir inexpugnable des dirigeants à graver leur nom dans l'histoire par l'acier et le sang. Ces hommes de l'ombre eux avaient pansé les plaies, organiser les finances la politique sociale et économique, redressé les industries et stabilisé leur pays. C'était fascinant que de voir l'évolution de la France vers son point d'orgue, comment la peur la haine, l'orgueil et l'envie avaient poussé une bande de parvenus à galvaniser suffisamment le peuple tout entier pour servir leurs intérêts. C'était magnifique que de se dire qu'un peuple tout entier s'était soulevé pour retiré à des rentiers déconnectés le pouvoir qu'ils accaparaient et galvaudais. Et c'était si triste de voir ce qu'ils en avaient fait une fois la révolution passée.  

Alors que je prenais note d'une chronologie de la Convention j'entendis un cliquetis singulier venant des escaliers, je relevais la tête par curiosité et en perdit le capuchon que je mâchouillais avec délice : un joli blondinet, clairement européen, descendait les escaliers en… En… En armure oui, en armure de chevalier du XVe siècle rutilante et bruyante. Je baissais à nouveau les yeux sur mon livre, me disant à ce moment là que je venais simplement d'halluciné, prise que j'étais dans l'histoire de France, mais le bruit persistait, le cliquettement se rapprochais même et je finis par être interrompu dans mon écriture de plus en plus frénétique par une douce, mais étrangement irritante voix. Et cette voix débita à une vitesse folle nombre et nombres d'informations toutes plus saugrenue les unes que les autres et alors que j'allais relever le museau pour saluer mon interlocuteur et comprendre enfin ce qui se passait je vis face à moi le joli blondinet en armure que j'avais halluciné quelques instants plus tôt.

Je clignais des yeux, paniquée, les frottais frénétiquement pendant quelques secondes ; puis re-clignais. Nom d'un Basileus il était vraiment en armure ? Il était joli garçon en plus, vraiment pile dans le cliché du petit aristo français. Je relevais définitivement la tête en sa direction pour sourire le plus aimablement du monde, ce qui signifiait maintenir un tremblotant sourire en coin. Puis un déclic se fit : professeur en sciences ? Mais que diable un prof de sciences, Français, venait faire dans une bibliothèque japonaise aux rayons sciences humaines ? Et quel genre de professeur parlais de prendre des dispositions contre des œuvres ? Mais c'était qui cet énergumène ?

Ma vertu outragé parvenait encore à se contenir, et bien car je me trouvais dans une bibliothèque qui réclamait donc calme et paix, tout ce que le blondinet cassait avait sa voix chantante et son débit frénétique…

''Euh… J'hésitai avant de me présenter, qui suis-je ici ? J'ai sans aucun doute l'air d'une étudiante avec mes cheveux en bataille et mes cernes de trois kilomètres mais les traits ne trompaient pas, je n'allais pas me faire passer pour une japonaise avec mes cheveux cendrés et mon fin visage byzantin… Eleonora Kommenos, euh… Étudiante transférée, je… Merde je perdais mes mots, et pourquoi balançais-je continuellement mon véritable nom de famille lorsque je voulais passer incognito bon sang d'merde. Je suis enchantée et honorée de vous rencontrer monsieur Marc-Antoine mais… Enfin comment dire… Que faites vous ici ?''

J'avais complètement perdu mes moyens… Mais après tout, c'était quoi cette situation à la fin ? Pourquoi diable un prof français, en armure, venait m'aborder de sa voix tonitruante au beau milieu d'une bibliothèque ? La méfiance pris le pas, et si c'était une vilaine petite oreille héroïque au courant de mon identité ? Merde, merde, merde pourquoi une journée aussi tranquille et reposante devait-elle devenir aussi surréaliste en moins de temps qu'il ne me faut pour allumer une cigarette ?

Oh, oui j'aurais bien besoin d'une clope.

''Et pour votre proposition, et bien je comptais faire une pause pour fumer, je sortais deux cigarettes de mon paquet et les levais entre mes doigts en guise de ponctuation. Vous pouvez m'accompagner si vous souhaitez me parler de votre glorieux arbre généalogique…''

Mais pourquoi j'avais dit ça moi ? Je voulais allez fumer une clope pour pouvoir m'enfuir au plus vite ! Quelle conne ! M'enfin, après tout un hasard aussi surréaliste n'allait pas se reproduire plusieurs fois dans une vie alors qu'avais-je à perdre à creuser un petit peu ?

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Thème d'Heliaïna
Marc-Antoine A. De l'Épée
Enseignant de Yuei
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Surnom : Le Chevalier-Forgeron
Profession : Professeur de mécanique
Rang : A
Yens : 60
Renommée : 151
Re: L'histoire avec un grand L [Helia] || Sam 4 Aoû - 4:22

Éblouie par ma prestance et mon charme naturel, l’étudiante se frotte machinalement les yeux. C’est assurément la première fois qu’elle tombe nez à nez avec un homme de mon rang. Loin d’être remise de ses émotions, la voilà maintenant qui bégaie. Rien d’anormal, je vous rassure. Je fais souvent cet effet là aux dames et aux faibles d’esprit. Mon look atypique ainsi que mon phrasé unique peuvent décontenancer, provoquer l’hilarité mais ne laissent jamais indifférent.
Après s’être présentée, mon interlocutrice fait état de sa surprise. Que fais-je ici ? Et bien la même chose que tout le monde, pardi ! Je me cultive. Certes mon intellect dépasse l’entendement néanmoins ce n’est pas une raison suffisante pour me reposer sur mes lauriers. Les cellules grises se cultivent au même titre que les plantes. Et il va sans dire que les livres sont le terreau d’un esprit en bonne santé.
▬ Je travaille, je m’informe, je prends connaissances des avancées réalisées par mes confrères aux quatre coins du monde. Un bon professeur est avant tout un éternel étudiant.
Si ces dires d’une grande sagesse pouvaient être accompagnés de gestes du même standard, je serais assurément le plus grand génie de notre millénaire. Dans ma grande modestie, je vais néanmoins me contenter du titre de plus grand cerveau de ce siècle. Pas peu fier de mes talents, je refuse d’un geste de main poli la cigarette proposée par l’étudiante étrangère.
▬ Non merci ma chère Komomos.
Dans la foulée, et sans même me rendre compte de mon erreur, j’accompagne mon mouvement d’une explication claire et limpide :
▬ La fumée me fait mal à la tête. En outre quel crime commettrais-je en nuisant ainsi à ma santé. Ma présence est un don que je fais chaque jour à l’humanité et il est de mon devoir de survivre le plus longtemps possible. Altruiste de nature, je consens néanmoins à vous faire la conversation et à vous accompagner.
Il me faudra toutefois établir une distance de sécurité. Je n’ai pas envie d’être affecté par la fumée. Contrairement aux élucubrations mathématiques de mon ancien collègue Jean-Louis, le tabagisme passif est une réalité.

Alors qu’elle se lève de son siège, j’effectue un signe de la main comme pour indiquer à la dame de passer devant. En bon gentilhomme je range alors sa chaise et suis de près l’étudiante en … En … Qu’étudie-t’elle déjà ? Allez savoir. Peut-être a-t’elle mentionné son cursus plus tôt. Je ne m’en souviens plus. S’il est vrai que parler est une de mes grandes passions, il est faux de croire que j’aime écouter les retours de mes interlocuteurs – sauf quand ceux-ci me permettent de rebondir et de parler plus encore de moi ou d’une discipline que je maîtrise.
Dans le cas présent, par politesse, je fais l’effort de demander :
▬ Alors Nomomokos … Comme ça on étudie l’histoire française à Tokyo ? J’imagine que vous êtes originaire de l’union soviétique ou d’un de ces sombres pays de l’Est et que votre échange a pour but de vous aider à préparer votre thèse ? Avez-vous déjà choisi votre sujet ?
Je songe l’espace d’un instant à lui proposer de travailler sur : « l’impact et l’importance des De l’Épée au cours de l’histoire » mais me ravise. Certes une telle thèse ébahirait le monde dans son entièreté par son importance historique néanmoins je ne souhaite pas influencer les décisions de Kostotomamos. Qui plus est, il est de notoriété publique que la modestie est une de mes innombrables qualités. Je vois donc mal comment pourrais-je autant me mettre en avant …
Ou pas.

▬ Quoiqu’il en soit ! Par où puis-je commencer … Mh. Tout d’abord, saviez-vous que mon arrière arrière arrière arrière grand-oncle Louis a fait parti des cadres ayant permis à notre noble patrie de vaincre les Anglais lors de la fameuse guerre des cent ans ? La légende raconte que lors d’une bataille il aurait décapité quinze mangeurs de rosbifs … En un coup !
Entre nous, je doute de la véracité de cette histoire mais c’est ainsi qu’elle m’a été contée. En bon descendant, je transmets donc la légende sans l’enlaidir. Soit dit en passant, j’espère pour Korokos qu’elle n’a pas d’ancêtres britanniques. Mes histoires risqueraient de l’offenser le cas échéant.
▬ Mais pour comprendre les origines de ma famille, il faut remonter bien plus loin encore, à l’époque des premières croisades et de la prise de Jérusalem. C’est ici que mon dernier aïeul connu s’est illustré. Ah … Une belle époque. En ce temps là, il n’y avait pas d’alter. On se battait pour de vrais, avec de vraies armes. C’était bien mieux ainsi si vous voulez mon avis.
Beaucoup mieux, oui. Si j’avais été né cent ans plus tôt, j’aurais été un héros, un vrai. Aujourd’hui, l’heure est aux monstres de foire et aux clowns capable de cracher du feu. Sombre époque. L’amertume et la déception se lisent sur mon visage durant une fraction de seconde, puis je me reprends et annonce tout sourire :
▬ Enfin bon. Personne ne peut aller contre l’évolution.
Comme le disait ma collègue Claudine : « La vie ne va que dans un sens. Et c’est rarement le tien. »

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