Question de fierté ; Ft. Ayako
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Question de fierté ; Ft. Ayako

Nakamura Keita
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Surnom : Vulcain
Profession : Mercenaire - Lieutenant du Syndicat
Rang : S
Yens : 1685
Renommée : 294
Alignement : Destructeur
Question de fierté ; Ft. Ayako || Mer 1 Aoû - 2:37

Question de fierté


- Qui veut bien m’aider à ranger le matér-

Et ils se sont tous barrés avant que je finisse ma phrase. Tous. Sans un mot. Sans aucun sentiment. Rien. J’étais resté béat devant tant de mauvaise foi, avant de me facepalm, carrément ! Les étudiants de mon année étaient de purs flemmards ! Et dire que nous étions censés être la crème de Yuei et un exemple pour les premières et deuxièmes années ! Quedal ! De quoi me faire déprimer. J’eus finalement un soupir avant de mater tout l’équipement sportif que j’allais devoir gérer tout seul. Avec des pouvoirs pratiques comme la télékinésie ou même la gravité, ça aurait certainement été fastoche, mais j’avais franchement rien dans le genre. Juste du magma. Rien que du magma. Pour chasser du vilain c’était pratique. Pour se tenir chaud en hiver ou même cuire des aliments, rien de plus facile ! Mais pour le reste, rien à faire. C’était plus une plaie qu’autre chose ! Là encore, j’eus un deuxième soupir. J’étais pas forcément à plaindre puisqu’il y avait plein d’alters merdiques et des gens qui enviaient le potentiel destructeur du mien, mais dans ce genre de cas, j’pouvais rien faire d’autre que râler. Yu m’aurait certainement aidé dans ce cas de figure, mais des migraines l’avaient cloué au lit pour le coup… Quant à tous ceux que je considérais comme mes potes, ils avaient pris la poudre d’escampette comme les autres. De gros fumiers comme on en voyait plus !

J’avais sombré pendant quelques secondes dans la déception lorsque je me rappelai qu’il y avait quelqu’un d’autre qui pourrait me filer un coup d’main : Le prof du cours que nous venions de terminer ! Sauf qu’en me retournant vers lui avec une mine plus que radieuse, lui aussi finit par me prétexter une urgence avant de s’en aller non sans me balancer les clés du gymnase dans lequel je devais foutre tout l’équipement. Et le tout avec un sourire presque moqueur ! Encore un autre bâtard de la pire espèce ! Intérieurement, je me mis à le traiter de tous les noms d’oiseaux ! Vous n’auriez pas vu ma tronche ! Lamentable ! Dans les parages, même pas une nana pour me filer un coup d’main ! Elles étaient nombreuses à s’agglutiner autour de moi quand il s’agissait de me faire du rentre-dedans ou de quémander mon aide pour une matière difficile, mais quand il fallait aider, tout le monde était aux abonnés absents ! Tu parles d’une vie ! C’est à cet instant précis que je me félicitais d’être fidèle à Yu. Ces meufs n’étaient ni sérieuses, ni intelligentes, ni totalement bonnes d’ailleurs ! Du moins à mes yeux. C’était d’un triste ! Je faillis soupirer et continuer à me lamenter, mais je préférai entamer mes besognes. J’aurai pu aller chercher de l’aide chez d’autres classes, mais fierté oblige. J’allais tout me taper sans broncher. Comme un délégué qui se respecte !

Il ne me fallut pas moins de dix à vingt bonnes minutes pour taper l’aller et retour entre le terrain qu’on avait occupé cet après-midi et le gymnase où tout était à ranger. Et lorsque le dernier objet fut à sa place, je soufflai bruyamment avant de m’étirer longuement, sourire aux lèvres. Maintenant que j’avais fini, je pouvais foncer chez moi pour une bonne douche avant d’appeler Yu. J’étais certain qu’elle devait être debout à cette heure et la perspective d’entendre sa voix me revigorait carrément. C’est comme si fatigue et lassitude avaient disparu d’un coup. Pour aller plus vite récupérer mon sac –et déposer les clés du gymnase au bureau des profs-, je fis un détour par un autre terrain. C’était plus rapide pour gagner les bâtiments principaux. Mais dans ma course, j’entendis un cri. Puis un deuxième même ! Soudainement intrigué par ces voix -qui étaient assez masculines d’ailleurs-, je pris la direction d’où elles étaient provenues avant d’entendre mieux les gars qui se perdaient en supplications et autres excuses. Une minute plus tard, depuis ma position vers un bâtiment qui jouxtait le lieu de la scène, je pouvais voir trois garçons au sol qui pleurnichaient et qui suppliaient une seule personne debout devant eux. A en juger par le boule et la chevelure de cette dernière, j’en conclus très rapidement qu’il s’agissait d’une jeune fille.

Et puis, la peau mate comme celle de Yu me disait un truc…

- On est désolééééés !

- J’te jure qu’on te pelotera plus promis !

- Epargne-nous, par pitié !


Z’auriez pas vu ma tronche de constipé à ce moment précis ! Alors que je pensais à une forme de harcèlement ou de racket, j’assistais plutôt à un règlement de compte ! J’aurai même pu laisser passer cette histoire et m’en aller tranquillement dans mon coin, mais mon p’tit doigt me disait d’intervenir, d’autant plus qu’ils avaient des gueules salement amochées. Une intuition confirmée par le fait que l’un des trois serials peloteurs prononça le prénom « Ayako ». Et là, la gueule de cette petite canaille de première année qui faisait parler d’elle dans tout le bahut et qui avait fait sensation au championnat sportif de Yuei me revint en tête ! La chouchou des uns et le bourreau des autres ! La miss ne laissait pas du tout indifférent pour sûr ! Mais quelle idée aussi d’peloter une teigne pareille ? J’voulais bien avouer qu’elle avait un gros cul mais quand même ! J’eus un énième soupir avant de m’avancer lentement vers eux. Personne ne me vit venir et surement pas Ayako qui était de dos. Et c’est ce qui me permit, une fois à sa hauteur de foutre un coup sur sa tête à l’aide du tranchant de la main. Pas assez pour lui faire mal, cependant. Le geste était plus symbolique qu’autre chose. Les trois garçons, soulagés de me voir intervenir, se hâtèrent de venir se protéger derrière moi en me flattant comme jamais. C’en était même agaçant, mais au moins, ma présence mettait fin à tout ça.

- J’pense qu’ils ont assez payé comme ça. Laisse-les s’en aller.

- Merci Keita-senpai !!!

- Elle allait nous tuer cette folle, nous des deuxièmes années !!!

- Les premières années, c’est plus ce que c’était !!!


- Comme si elle n’aurait pas eu raison de vous tabasser… Qu’avais-je conclu, blasé.

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Tenryû Ayako
Principale de Yuei
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Surnom : Lightning
Profession : Principale de Yuei
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Yens : 1310
Renommée : 316
Re: Question de fierté ; Ft. Ayako || Jeu 8 Nov - 14:19

Aaaaaaah le printemps ! Les oiseaux chantent, le soleil brillent, les wannabe belles gosses sortent leurs plus belles robes et leurs plus beaux décolletés. Pathétique. Et pourtant, ça fonctionnait : l’espèce de baleine irrespectueuse d’Eiko aimait hurler sur les toits qu’elle avait réussi à embrasser tel ou tel garçon, pendant que son immondice de pote qui a un peu trop forcé sur le fastfood était restée en boucle sur « et ouais, il m’a peloté les seins ! », reste d’une soirée dégueulasse d’il y a une semaine. Je passai dans un couloir, la mine fermée. J’avais horreur du printemps et de l’été, et même si j’avais la capacité de faire en sorte que ces saisons n’existent jamais, l’effort que ça me prendrait m’empêcherait d’en profiter. Bref, je passai dans un couloir, disais-je, quand je l’entendis encore se vanter.
    » … m’a emmené dans un coin, en me prenant délicatement la main. J’avoue, j’ai été surprise, mais assez excitée. Il a mis la main sur ma hanche et, doucement, il…
    » …l’a perdue dans tout ton gras ?
Elle se retourna, me faisant alors face. Les deux autres perdues qui écoutaient son histoire se pétrifièrent sur le champ à ma vue. Quel plaisir d’imposer le silence sans le demander. Je pensais qu’elle allait s’excuser, se morfondre en pitoyables raisons et partir la tête basse, mais faut croire que jouer à touche-pipi avait réveillé en elle des pulsions de suicide.
    » Il ne me semble pas t’avoir dit quoique ce soit, Ayako, donc tu p…
Bah alors là, ce fut le jet d’eau qui fit déborder le verre. Pour qui se prenait cette pimbêche, au juste ? Avant qu’elle n’ait terminé sa phrase, j’avais déjà lâché mes affaires pour l’agripper par le cou et la coller contre le mur, un léger vent se propageant autour de moi. Mon regard noir était plongé dans ses yeux aussi vides que le crâne de Cyril Hanouna, dans lesquels je pouvais voir la terreur prendre forme. Parfait. Qu’elle redescende sur Terre.
    » Qu’on soit bien claires, toi et moi. Ose encore songer à me répondre, et aucun être vivant ne voudra même plus t’approcher tant tu seras défigurée, capiti ?
Je serrai un peu plus fort, avant de relâcher mon emprise dans un sourire. Récupérant mes affaires, je fis fi du petit attroupement qui s’était formé autour de nous.
    » Oh et dernière chose, avoir des gros seins, ça compte pas quand on est grosse tout court.
La vraie question que je me posais, au-delà de ce que pouvaient bien lui trouver les mecs obsédés par son corps porcin, c’était pourquoi est-ce que ça m’énervait autant. Jusqu’ici, j’en avais rien à foutre de la vision que les gens avaient de moi, mais la terreur que j’imposais empêchait les garçons de s’approcher de moi, à part quelques débiles dont le cycle de testostérone se calquait sur celui des chattes en chaleur. Bon ok, j’y étais pour quelque chose, mais ça devenait pénible. J’ai pas le droit à l’amour, au vrai, au véritable, moi ?

Ces pensées d’adolescente émotive furent vite occulter par… une main aux fesses, suivie de quelques paroles joyeuses qui auraient fait pâlir la moins vertueuse des bonnes sœurs. C’était la journée ou quoi ? Sans même me retourner, je créai un cyclone autour de moi qui envola non pas un, non pas deux mais trois types qui, visiblement, ne m’avaient pas reconnu de dos.
    » C’était vraiment pas le jour.
Mes yeux virèrent au blanc nacré, des éclairs se formant autour de moi. Eux aussi finirent par se répandre en excuse, « on est désolés », « on le fera plus », gneuhgneuhgneuh.
    » Mes pauvres petits choux.
Le tonnerre gronda une nouvelle fois, avant qu’une quatrième voix vint s’ajouter aux chouineries des trois premières. Une voix plus puissante, plus sûre d’elle, qui m’ordonna presque de les laisser s’en aller. Levant un sourcil (troisième fois qu’on se fout de ma gueule aujourd’hui quand même), je me retournai pour voir Nakamura Keita, le célèbre et fameux manipulateur de lave et amant de cette débilos de Belladone Yu. Sans un mot, je fis taire le vent et la foudre, les laissant partir la queue entre les jambes. Le regard sombre, je me tournai vers Keita.
    » Je peux savoir depuis quand t’es défenseur de la veuve et de l’orphelin ? Jouer au chevalier servant avec Yu ne te suffit plus, il te faut sauver tes pauvres petits camarades de classe pas foutus de se défendre tous seuls contre une frêle première année ?

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Celui que frappe la foudre n'entend pas le tonnerre.
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