4.1. Château de cartes
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4.1. Château de cartes

Maître du Jeu
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Yens : 923
4.1. Château de cartes || Dim 5 Aoû - 13:51


4.1. Château de cartes


Introduction

Jour de repos dans ce quartier animé de Tokyo mais plus pour très longtemps. Le bruit d'une déflagration pas si lointaine et la fumée massive qui s'élevait en colonne noire vous ont conduit très rapidement à arriver sur les lieux de ce qui semble être un attentat à la bombe.

Vous regardez le logo au dessus de l'immeuble d'une vingtaine d'étages, ne le reconnaissant pas au contraire de celui du bâtiment en face, KJ News, une chaîne de télévision louant continuellement l’avènement des héros. La fumée s'échappe visiblement du sous-sol où une section des pavés a sauté.

Une deuxième explosion retentit non loin de la première, dispersant les pavés sur la foule qui commence déjà à s’agglutiner sur la petite place en face à distance respectueuse, curieuse du spectacle que des héros vont certainement leur donner. Et avant que vous puissiez vous demander le but de cette attaque, un lourd craquement sonore dans le sous-sol vous avertit du but de ces deux explosions : détruire les piliers porteurs frontaux et faire s'écrouler l'immeuble sur la petite place. Il va falloir agir.

Explications

Vous devez faire en sorte de réussir votre objectif, en prenant en compte tous les éléments du contexte et des posts RP du narrateur qui vous placeront face à des choix et des situations à résoudre.

Ce groupe permet de gagner « trois points » en résolvant trois situations distinctes : 0/3 signifie que votre mission est un échec total, 1/3 une défaite, 2/3 une semi-réussite et 3/3 une réussite totale. Ces points détermineront votre réussite inRP et seront évidemment pris en compte au niveau du contexte.


Consignes

Les groupes doivent suivre les règles ci-dessous :
  • Respectez l'ordre des participants sauf accord d'un administrateur.
  • Seule l'utilisation de techniques validées dans votre FT est autorisée. De même pour les équipements et objets héroïques.
  • L'utilisation de techniques est autorisée dès le premier tour.
  • Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible), sans oublier votre état physique à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide pour faciliter le suivi pour votre narrateur et vos compagnons de RP.
  • Vous avez un délai de 48h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, le tour passera automatiquement au prochain participant et vous risquerez d'être exclu du groupe.
  • Lorsque vous avez une absence programmée de plus de 48h :
    - Informez le staff le plus rapidement possible.
    - Quittez la zone ou rendez votre personnage dans l'impossibilité d'interagir avant votre absence.
    - Le groupe continuera ainsi son avancement sans vous.
    - Lors de votre retour, informez le staff qui regardera alors avec vous s'il est possible ou non, de réintégrer le groupe.


Ordre des participants



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Le Staff


Kazoku Akuma
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Surnom : Seth
Profession : Héros
Rang : S
Yens : 465
Alignement : Esprit Libre
Re: 4.1. Château de cartes || Mar 7 Aoû - 18:30

Ah, le soleil chaud et lumineux qui venait de son éclat réchauffer les braves ayant acceptés d’affronter les températures caniculaires qui régnaient. Ah, l’air sec et pesant du début d’un été éprouvant pour le physique des plus vulnérables et même pour les plus habitués, d’ailleurs. Ah, ce ciel azuré, libéré de quelconque nuage et obstrué uniquement par les quelques traces blanches laissées par les avions de ligne parcourant le beau territoire aérien japonais. Ah, les buildings gigantesques et robustes te donnant une désagréable impression de vertige inversé lorsque tu daignais lever les yeux pour en observer la pointe. Ah, Tokyo... Aujourd’hui, tu ne t’étais pas fait prier pour t’afficher dans ton outfit le moins héroïque qui soit. L’arrivée de l’été avait fait de toi une véritable icône de la mode et sans complexe, tu revêtais une petite tenue d’été dont tu attendais des nouvelles. Impossible de faire plus touriste ou plus anonyme que cela, mais au moins, si bagarre il y avait, tu savais que tu passerais relativement facilement inaperçu. Oui, aujourd’hui tu n’étais vraiment pas motivé pour travailler. C’était donc un petit short chino beige que tu avais enfilé, cela associé à une chemise plutôt colorée et assez tendance, des manches courtes qui venaient galber à la perfection tes tours de biceps et ainsi, flatter ton égo d’homme, par la même occasion. Une petite paire de basket plutôt confortables mais pas franchement solides, enfin, après tout, tu te fichais bien de l’efficacité de ta tenue, aujourd’hui tu étais un touriste. Un touriste dans les règles de l’art même, puisque tu avais complété ta tenue par un accessoire de choix, une paire de lunettes de soleil, au top du style, au top de l’anonymat, au top tout court.

Ton D.I.A.R.Y était fermement accroché au niveau de ton poignet gauche, il restait à la vue de tous et cela n’était probablement pas une très bonne chose, toutefois, Tsukeru n’était pas assez idiot pour ne pas confier à ce gadget haut de gamme un design plutôt passe-partout. La réalité faisait que cet accessoire qui t’étais si vital paraissait être une simple montre connectée et plutôt technologique aux yeux de tous, rien de bien exceptionnel dans le monde dans lequel tu baignais au quotidien. Dernièrement, tu errais un peu comme tu avais l’habitude de le faire pendant certaines périodes de ta vie. Mais, depuis l’arrivée au pouvoir d’Ayane, il t’était bien plus difficile de gruger et t’improviser des vacances lorsque tu le souhaitais. Il fallait dire que cette femme avec nettement plus de pouvoir sur toi que n’en avait son prédécesseur, Shigeru. Tu demeurais fière d’elle et du travail qu’elle accomplissait dans ce nouveau rôle qui semblait fait pour elle, cependant, tu regrettais parfois ta pleine liberté des années passées. Ta nouvelle directrice te connaissait bien et votre passif lui permettait de ne pas avoir à te prendre des pincettes, si te faire taper tu devais, alors tapé tu étais. Tu soupirais quelque peu, heureusement, cette mainmise qu’elle avait sur toi s’avérait être plus ou moins réciproque et par ta malice et ton charme légendaire, tu parvenais encore jusqu’ici à t’en sortir sans trop d’accrocs. En même temps… ta mission première n’avait jamais été celle d’énerver ton ex-amante. Maintenant que l’idée te traversait l’esprit, peut-être t’amuserais-tu un peu à l’embêter en rentrant, ton côté taquin ne lui avait jamais déplu, mais n’avait jamais empiété sur le professionnel, tu te demandais bien ce que le mélange explosif de ces deux choses pouvait produire, tiens.

Jour de repos ou pas, tu n’en savais pas grand-chose en réalité. Pour une raison obscure que tu n’avais pas non plus tant cherché à creuser, tu étais affecté aux quartiers de Tokyo en ce moment. Peut-être la capitale avait-elle besoin d’un peu plus de main d’œuvre ? A vrai dire, cela ne te choquait nullement, tu t’étais toujours douté que des agences comme Seigi ou Kyunnan n’étaient pas à la hauteur pour gérer une telle mégapole. Pourtant, ce n’était pas faute de regorger de quelques éléments extraordinaires pour ces deux agences. Enfin, il s’agissait là simplement de ton côté Tsukeru-ien qui te menait à prendre de haut les autres héros du pays, ton agence n’était pas réputée pour être le centre de rassemblement de tous les plus gros mégalos de la profession pour rien. Passons. Depuis ton affectation, tes journées étaient somme toute assez semblables : patrouille, remontage de bretelle, cassage d’une ou deux petites frappes, rien de bien folichon et surtout rien qui ne requérait l’intervention d’un individu de ton calibre. Tu n’étais pas fait pour tout ça, toi, il te fallait de l’action pure et vraie. Les deux agences de la capitale avaient bien assez de leurs stagiaires pour nettoyer les rues de la ville de la criminalité bas de gamme. Avec tout ça, tu avais donc pris l’habitude d’envoyer des rapports plus ou moins réguliers via ton D.I.A.R.Y, la plupart du temps tu te contentais de simples « R.A.S » pour signaler que tout était tranquille. Le centre de contrôle avait d’ailleurs souligné que pendant tes rondes, il n’y avait vraiment, mais alors vraiment pas grand-chose à signaler. Peut-être parce que quoiqu’il advienne tu considérais qu’il n’y avait rien à signaler ? En cela, tu remplissais les devoirs de ton job – c’était bien vite dit, oui - mais tu n’avais pas à agir. Tu étais malin, c’était indéniable. Enfin… Dommage que tu sois membre de la meilleure agence nipponne. Tu avais bien vite remarqué que tes fraudes ne marcheraient pas infiniment, désormais, quand le doute s’installait, ton petit bracelet se mettait à vibrer frénétiquement comme pour t’inciter à bosser pour de vrai… quelle plaie.

Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, pas de vibrations. Tu en avais donc conclu que tu devais bel et bien être de repos. Bwoah, tu verrais bien de toute façon, puisque tu étais de sortie, tu allais probablement envoyer un rapport par ci par là et si tu ne te mettais point à te faire harceler et violer le poignet, cela voulait probablement dire que tu étais libre pour la journée. Alors que tu déambulais sourire aux lèvres, tu correspondais avec les opérateurs de Tsukeru ton habituel « Rien à signaler ». Toutefois, tu n’aurais jamais cru que le karma s’occuperait aussi vite de ton cas. A peine venais-tu de te débrasser de cette corvée qu’était la ronde quotidienne et son rapport qu’une imposante déflagration retentit. Assez ironiquement, tu pouffais d’un petit rire relativement inapproprié par rapport à la situation dangereuse et imprévue qui venait de se déclarer. Plutôt habilement, tu menas ton dispositif d’agent héroïque près de ta bouche, transmettant un message vocal, chose que tu n’avais pas l’habitude de faire. Au moins, cette petite habitude que tu avais permettait aux contrôleurs et surtout au conseil d’administration de l’agence de savoir pleinement quand tu étais sérieux ou non.

« Ah, bah chose à signaler en fait. Explosion massive en plein quartiers des affaires de Tokyo. Situation dangereuse. Je prends. »

L’information fut traitée puis diffusée à l’ensemble des héros dignes de la recevoir. Quasiment au même instant, tu avais toi-même reçu une note. Le moment était assez inopportun, mais en tant que membre de Tsukeru, tu le savais plus que quiconque : l’information était essentielle. Prenant le temps de check ce message que tu venais de recevoir, tu te rendais alors compte que ta directrice était elle aussi impliquée dans un évènement dangereux pas si loin de ta position. Le fait que deux des meilleurs héros de ton agence se retrouve coincés dans de telles situations n’était probablement pas un hasard, ce que tu avais cru être qu’une simple attaque terroriste isolée relevait peut-être de quelque chose de bien plus organisé et bien plus menaçant pour la société.

Quoiqu’il en soit, tu n’étais pas très loin du lieu de l’explosion, pour l’heure, tu devais rapidement gagner la place et la sécuriser autant que possible. Après cela et une fois ta mission remplie tu pourrai aviser quant au fait d’aller fournir un coup de main à tes collègues en détresse. Comme dans chaque situation de crise, tu assistais à la réaction de la foule. Toi qui avais connu la détresse de tous et la folie de certains par le biais de fuite effrénées et potentiellement dangereuses pour la santé d’autrui, aujourd’hui, tu faisais face à un rassemblement de curieux en attente d’une prestation de ta part. A vrai dire, chaque situation disposait de ces défauts, mais pour le coup, tu ne te plaignais pas de cette réaction des civils. Cette option te permettait de les garder près de toi et de potentiellement pouvoir les protéger en cas de menaces évidentes, mais bien évidemment, cela impliquait aussi que chacun soit un peu plus exposé aux dangers que s’ils s’étaient simplement réfugiés en lieux sûrs.

Ta course débuta, un pas puis deux, tu pris une vive accélération puis tu te propulsais en direction de l’explosion. Après une petite foulée, la plante de ton pied frappa une structure bien différente du béton qui constituait le sol de la ville. Un épais amas de sable s’était formé sous toi, te soulevant rapidement et t’emmenant furtivement dans les airs. Comme chevauchant un petit nuage de sable, tu virevoltais laissant une fine trainée de tes grains derrière toi. Pour une entrée en scène, c’était drôlement bien travaillé bien que cela n’était absolument pas le but recherché. Pour toi, il s’agissait simplement de passer par le chemin le plus dégagé afin d’atteindre le plus vite possible ton objectif.

Pendant ton envolée et avant même que tu ne puisses commencer à agir, une seconde explosion surgit, venant fragiliser davantage la stabilité globale de cet incident de grande envergure. Au moins, toi qui te plaignais de la bassesse des tâches à remplir ici, à Tokyo, maintenant que tu te retrouvais dans un bourbier de ta stature, difficile de t’en plaindre. Cette seconde bombe te fit comprendre le but de cette offensive, de toute évidence, la destruction globale de la place par l’effondrement de ce grand immeuble face à toi semblait être leur objectif. Les bases fondamentales de l’édifice avaient été endommagées et la fébrilité de l’immense construction urbaine grandissaient un peu plus après chaque seconde. Dans le même temps, le souffle dégagé avait provoqué la dispersion de quelques pavés en ta direction et donc celle de la foule également puisque tu venais d’atterrir quelques mètres au-devant de l’agglutinement.

Tes bras s’agitèrent tandis que des petits blocs de sable s’érigeaient dans les airs pour venir intercepter les menaçants morceaux de pierre en plein dans leur course. Tu semblais avoir encore quelques secondes à perdre pour avertir tout le monde. L’immeuble était certes prêt à s’effondrer, mais tu te savais capable d’agir et de l’arrêter, après tout, cela relevait pleinement des capacités de ton alter. La réalité était que la chute du building était loin d’être la menace principale. Tu connaissais parfaitement le danger qu’une telle chute représentait et tu avais les cartes en main pour y mettre fin et sécuriser le bâtiment pendant une durée largement suffisante. Non, ce qui t’inquiétait bien plus c’était cette alerte d’Ayane précédemment reçue. Il y avait fort à parier que ce coup organisé s’avère être de masse, si tel était le cas et aux vues de moyens déployés pour agir, ces deux explosions n’étaient probablement pas tout ce qui était prévu par tes opposants mystérieux. Beaucoup de paramètres rentraient en compte. La protection de la foule, la gestion globale du danger, l’identification des individus hostiles, la sécurité de tes collègues dispersés aux quatre coins de la ville… Tch. Tu secouais la tête un bref instant, tu étais observé, admiré et adulé par certains des civils dans ton dos, tu ne pouvais pas te laisser aller, pas maintenant. Alors qu’une faible quantité de sable se mit à tourbillonner autour de toi comme pour signifier aux arriérés ton identité - celle de Seth le héros désertique - tu prenais enfin la parole.

« Décidément… Heureusement que les agents de Tsukeru sont partout et surtout très doués, hein… ? La situation est sous contrôle maintenant, mais j’vais avoir besoin de me concentrer sur le gros truc qui nous tombe dessus, alors abritez-vous un peu et regardez faire les pros. »

Tu restais dos à tout ce beau monde, seul ton pouce levé était venu se hisser par-dessus ton épaule comme pour ordonner à tous de se protéger d’une éventuelle répétition de la scène précédente. La tâche qui t’attendait allait te demander un minimum de concentration et si tu pouvais éviter d’avoir en plus à gérer cette horde de curieux, cela t’arrangeait assez fortement. Enfin… peut-être t’étais-tu avancé un peu trop vite et si cette tour n’était finalement pas à ta charge complète… ?


Récap':
 
Yamamoto Kyogoku
Chef d'Agence Héroïque
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Surnom : Otohime, l'impératrice des mers
Profession : Chef de l'Agence Kyuunan
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Alignement : Bienfaiteur
Re: 4.1. Château de cartes || Mar 7 Aoû - 22:56


Otohime, vêtue d'un jean cintré, d'une chemise et d'un blouson perfecto noir, entra dans l'Universal Music Company, qu'un panonceau en or et noir au-dessus de la porte proclamait siège de la maison de production musicale. Elle s'arrêta devant le bureau de réception. Ya.. Yamamoto-sama. Farrell-sama vous attend. La secrétaire, une brune maigrelette affublée de lunettes dont la monture donnait l'impression qu'une chauve-souris campait sur sa figure, l'admirait. Chacune de ses visites lui faisait perdre ses moyens, tandis qu'elle cachait les goodies sûrement raflés auprès de son patron. Elle l'annonça au téléphone et elle pénétra le grand bureau de celui qui la produisait.

Cela faisait longtemps, lui dit-elle en s'asseyant sans même attendre qu'il l'invite à le faire. Elle était parmi les artistes les plus rentables du groupe, cela offrait quelques avantages. En effet, Kyo. Tu n'as plus beaucoup de temps à nous accorder depuis ton retour dans le monde des super héros. Ils se connaissaient depuis une dizaine d'années. Elle le dévisagea. Ses traits étaient tirés. Elle avait aujourd'hui rendez-vous pour renégocier les termes de son contrat et prévoir quelques dates de concert avec le groupe. Les disponibilités de la jeune femme ne furent pas faciles à trouver, mais ils réussirent à trouver un terrain d'entente. Et avant que leur entretien ne se termine, Robert Farrell se permit quelques mises en garde à l'égard de sa protégée. Fais attention à toi, Kyo. Il n'est pas bon d'être un héros ces temps-ci et je m'inquiète pour toi. Elle avait l'habitude de ces sermons et rappels à la prudence. Elle sourit au producteur de musique et saisit sa veste. Tu sais bien qu'on ne m'aura pas aussi facilement, lui répondit-elle en levant la main, avant que la porte ne se ferme derrière elle.

Boum. Le bâtiment entier se mit à vibrer. La stupeur se lisait sur le visage des employés de la compagnie. Sur les murs du couloir se détachaient des couvertures de presse encadrées qui se brisèrent sur le sol. Cela ne sentait pas bon. Otohime s'empara d'une fontaine d'eau et la fit exploser sous la pression afin de revêtir son aquajet. Elle laissa tomber chemise et jean pour ne plus laisser apparaître que sa combinaison d'écailles. Elle marqua une pause, avant de décoller. Navrée, décomptez la fontaine de mes royalties.

Elle ouvrit une fenêtre et décolla. Elle prit assez d'altitude pour mesurer la situation et un second boum résonna dans le quartier des affaires de Tokyo. Un bâtiment affublé d'une enseigne qu'elle ne connaissait pas dégageait de la fumée. Un héros manipulant le sable était déjà sur place. Kazoku Akuma. Il était connu et appartenait à Tsukeru. Otohime survola le fleuve Samida et rejoignit le héros, gêné par la foule, inconsciente du danger, qui se pressait en face du bâtiment. Yamamoto Kyogoku fusa vers la place et créa un épais mur de glace entre le bâtiment instable et les civils, comme une barrière de sécurité. Il était compréhensible d'être émerveillé par leur travail et qu'il soit assimilé à du spectacle, mais un pro jouait sa vie dans chaque opération. D'une pression sur son oreillette, elle contacta le centre de gestion de Kyuunan pour faire un rapport sur la situation et leur laisser le soin de prévoir l'arrivée de renforts. Elle réclama à son équipe un briefing et apprit qu'elle n'était pas la seule confrontée à un incident inhabituel. Elle demanda un scan du bâtiment pour vérifier si des civils s'y trouvaient et coupa la communication dans l'attente de ces précieuses informations. Des échauffourées avaient vraisemblablement eu lieu dans de nombreux quartiers de la capitale nippone. Elle se mit au niveau de celui qui se faisait appeler Seth. Plus tôt on aura sécurisé le quartier, plus tôt on pourra aider nos coéquipiers. Je me charge de maintenir la structure, à toi de la consolider avec ton sable.

Elle se propulsa autour de l'immeuble et fit jaillir des pylônes de glace pour stabiliser le bâtiment. Elle aurait pu congeler le bâtiment, mais cela lui demanderait beaucoup trop d'énergie et elle ne savait pas quelle suite le destin avait choisi de lui réserver. De plus, le sable de son partenaire aurait été difficilement congelable. Son intuition lui intimait de réserver ses forces pour une menace bien plus grande encore, mais elle ne devait pas se détourner de sa mission : protéger tous les civils et empêcher le bâtiment de s'effondrer.
Spoiler:
 
Narrateur
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Re: 4.1. Château de cartes || Lun 13 Aoû - 2:40


4.1. Château de cartes


Spoiler:
 
C’était une voix douce, comme sortie de nulle part. La voix d’un homme que l’on aurait aimé entendre à la radio. La voix d’un homme qui aurait pu charmer, aisément une femme assise au bord de la mer, avant que celui-ci ne la jette au fond avec une ceinture de rochers à sa taille. Il était impossible de distinguer d’où elle venait, mais elle était.

« Quel heureux quiproquo ! Il semblerait que j’aie attiré quelques héros. »

Il avait poussé fortement la liaison. Il avait dit zéro. Il tentait de provoquer. C’était clair comme de l’eau de roche. Mais où était-il ? Que faisait-il ? Il n’y avait, nulle part, de signe distinctif que cet homme était bien sur les lieux et pourtant on l’entendait comme s’il avait été à côté de nous. Est-ce sa voix qui portait ? Est-ce un alter quelconque qui permettait de flouer la masse ? Un rire aigu surgit. Tytytytyh qu’on entendait. Ce rire aurait glacé le sang de quelconque civil si ces derniers n’avaient pas déjà évacué les lieux.

« Douce mélodie qu’est cet air surpris. J’entends ce que vous pensez. Je vois ce que vous planifiez. Vous êtes beaux, les héros. Vous êtes naïf ! C’en est presque addictif. »

Ses rimes martèlent et résonnent. L’absence de visuel n’en est que plus frustrante. Puis le bâtiment branle.  Le sol remue. Les gravats font entendre leur écho et des civils s’exclament.

« Otohime, ma bien-aimée. Seth, mon petit cornichon à l’aneth. Comme je suis heureux de vous voir.   Ces cancres ne m’avaient pas prévenu que vous seriez les loirs. Je me serais mieux habillé. Je me sens si ridicule ainsi accoutré. »

Puis le bâtiment bouge à nouveau. Le rire retentit à nouveau. Visiblement cet homme semble bien informé et le seul indice disponible actuel c’est sa voix. Sa tendance à rimer. Le sol tremble à nouveau. Un cri de mort retentit au loin. Le loup est en chasse. Non, le renard. Cet homme est seul, pas en meute. Il est fourbe, plus que le loup. Il sait très bien que nul ne peut l’empêcher d’agir puisque cet édifice nécessite trop de concentration.

« Souriez mes amours. Entendez les troubadours. Il semblerait qu’il est venu le jour où tombera votre tour. »

Puis le rire sonna à nouveau accompagné d’un nouveau cri, celui d’une femme. De quelle tour parlait-il ? Cet édifice chambranlant ? Ou était-ce une métaphore qui signalait qu’il était venu le temps de rendre le dernier souffle que tout humain retenait en otage.

« Allons mes petites fleurs, venez me chercher. N’ayez pas peur, je ne suis qu’un frêle cerisier. »

Puis un nouveau rire. Une nouvelle fois, le bâtiment s’agita. Chaque fois, c’était comme si un poids s’y ajoutait.

Kazoku Akuma
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Surnom : Seth
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Alignement : Esprit Libre
Re: 4.1. Château de cartes || Lun 13 Aoû - 21:31

La protection que tu avais érigée afin de mettre à l’abri les civils avait été un franc succès. De tous ceux se logeant derrière toi, aucun n’avait été blessé, tu pouvais au moins te satisfaire de cela. Pour l’heure, tu avais ordonné à la population d’aller se mettre à l’abri. Tu en étais conscient, les maux qui frappaient ce bâtiment n’étaient pas aussi inoffensifs que ce que tu avais pu croire en t’élançant sur les lieux. L’édifice face à toi était branlant, pas loin de s’effondrer si tu n’intervenais pas rapidement, en cela, tu étais prêt, prêt à te propulser et régler ce problème aussi vite que possible afin de pouvoir te concentrer sur sa source, encore inconnue. Tu pris une large inspiration, t’immobilisant l’espace d’une seconde afin, de nouveau, t’imprégner de la zone et des informations dont elle regorgeait. Le quartier des affaires de Tokyo, tu te voyais être dans un beau pétrin. La délicatesse n’avait jamais été ton fort et si tu étais connu, c’était bien plus pour ta force combative et ton pouvoir de destruction massif. Petit à petit, tu t’en rendais certainement compte, mais si un affrontement il devait y avoir en ces lieux, cette zone n’en ressortirait probablement pas indemne… Aaargh. Ayane allait encore te passer un sale savon. Mais après tout, l’agence disposait bien d’un budget pour cela, non ? L’important était d’éliminer les menaces, concernant les dégâts matériels et bien… cela n’avait jamais été l’une de tes préoccupations principales, pourquoi cela devrait-il changer ?

Perdu dans tes courts songes, tu assistas à l’arrivée héroïque d’un nouvel individu, une femme aux élans azurés. Ses actions ne te laissèrent pas perplexe bien longtemps, il n’y avait pas vraiment de doutes possibles quant à l’identité de cette demoiselle volante : Kyogoku Yamamoto. Au moins, tu étais chanceux, quitte à tomber sur l’un des membres d’une des deux autres agences, tu parvenais à te dégoter la cheffe de l’une d’elles. Si tu doutais pleinement de la compétence de tes rivaux héroïques, tu accordais tout de même un minimum de crédit à ta compatriote aquatique. Si elle était parvenue à se hisser au sommet de Kyuunan, tu estimais qu’elle pourrait probablement ne pas te gêner dans tes manœuvres du jour. Une leadeuse de Tokyo devait bien valoir un membre lambda de Tsukeru, pas vrai ? Tu osais espérer au moins cela. Alors que la surnommée Otohime vint se ranger à tes côtés, elle n’hésita pas bien longtemps à rompre le bref silence s’installant progressivement afin de t’indiquer ses prochaines actions. Au moins, elle n’agissait pas de manière solitaire et ne fonçait pas tête baissée dans le tas, c’était déjà quelque chose qu’elle avait de mieux que toi.

Comme elle l’avait si bien évoqué, plus vite cette affaire serait réglée, plus vite tu irais joindre tes forces à celles de tes agents parsemés aux quatre coins de la capitale nippone. Tu ne doutais pas de leur capacité à s’en sortir, mais cette histoire camouflait quelque de bien trop louche pour que tu puisses ne pas la prendre au sérieux. La bleutée s’envola de nouveau, fusant en direction de l’immeuble qui, lentement mais sûrement, entamait sa chute. Usant de son pouvoir élémentaire, elle solidifia le bâtiment à l’aide de pylônes glacés qui vinrent maintenir et ajouter une certaine stabilité à la construction urbaine. En soi, il s’agissait là d’un assez bon travail, toutefois, impossible de laisser cela de la sorte. Il te fallait ajouter ton petit grain de sel ou de sable, plutôt. Comme intimé par la charmante dame, tu t’avanças de quelques mètres, profitant du gain de temps qu’elle venait de te fournir pour attraper ton paquet de cigarettes encore parfaitement neuf, rangé dans ta poche arrière. Allumant calmement le petit batônnet de tabac, tu laissais ton corps s’emplir de ce goût infect que pourtant, tu n’étais jamais réellement parvenu à abandonner. Recrachant un épais nuage de fumée d’entre tes lèvres, tu vis ton sable s’élever et s’amasser aux endroits les plus fragiles de la structure. Elle était ainsi maintenue par les colonnes de glace de l’héroïne de Kyunnan puis plus ou moins stabilisée par tes renforcements sableux.

La zone paraissait être complètement sous contrôle désormais, les civils avaient assisté au spectacle qu’ils attendaient tant et après la représentation des deux héros, la plupart avaient évacué les lieux, sécurité oblige. Mais bon, tes années d’expérience et ton instinct pour les fourberies ne t’avaient pas trompé, il y avait bel et bien anguille sous roche, ici. Le calme du coin devenu désormais désert se faisait de plus en plus pesant, de plus en plus oppressant tant il n’était pas naturel. Pourtant, ce qui vint déranger ce silence ambiant ne fut pas bien mieux. Une voix, esthétique, il fallait au moins l’avouer, qui par de bien belles rîmes interpella le duo héroïque. Impossible de la localiser précisément, le son resonnant dans l’aire de combat toute entière et s’apparentant à quelqu’un parlant au plus près de ton oreille même. « Quelques zéros », « mon petit cornichon à l’aneth » ? De toute évidence, ce rigolo savait sans savoir à qui il avait affaire. Il connaissait ton identité héroïque, mais à t’insulter de la sorte, il n’était probablement pas renseigné sur ton tempérament, disons… spécial. Tu étais relativement susceptible et autant le fait d’être nommé zéro par un moins que rien ne t’énervait pas tant, autant la condescendance de sa comparaison t’irritait au plus au point. Kyogoku s’en sortait avec un : ma bien-aimée et toi, UN CORNICHON A L’ANETH ? Hors de question. Le cri de ce qui semblait être un otage vint tout de même t’expirer de tes pensées un peu enfantines pour te recaler sur la réalité qui te faisait face : un ennemi se dressait contre vous, un ennemi capable de nuire à des civils et surtout un ennemi que tu ne parvenais pas à localiser. Tu te retrouvais embourbé dans bien des problèmes.

Toujours ta clope au bec, tu avais priorisé l’identification et la localisation de celui qui allait être ton probable futur adversaire. Le problème étant que tu n’avais jamais été un très grand adepte du pistage ou du camouflage, pour toi, tout cela n’était que des niaiseries destinées à éviter le combat, des futilités de lâches. Oui, tu avais un état d’esprit un peu vieillot, mais tu t’en satisfaisais pleinement. Pour toi, le combat, il n’y avait que ça de vrai. D’ailleurs, tu avais bien hâte de retrouver l’enfoiré qui s’était moqué de toi, un petit duel des familles, à ça, tu ne disais pas non. Alors que ton bras droit se dressait vers les cieux, tu commençais à ressentir la fureur ue désert s’éveiller de son long sommeil. En l’absence de sable naturel, il t’était bien difficile de reproduire les catastrophes désertiques les plus destructrices à leur échelle originale, mais tu n’étais pas à plaindre, ta maitrise de ton alter te permettait de t’en sortir assez convenablement. Tranquillement, la tempête se leva, répandant chacun de tes grains dans une vaste zone d’une centaine de mètres de diamètre autour de toi. Progressivement, l’intensité du voile sableux augmenta jusqu’à en devenir presque insoutenable. « Oy, Otohime-chan, vaut mieux que vous restiez près de moi le temps que j’trouve où se cache ce détraqué. Ça va être un jeu d’enfant. » Après tes paroles, c’était maintenant une véritable tempête de sable qui déferlait tout autour de toi. Par le biais de ton sable, tu espérais percevoir les mouvements irréguliers et troubles au sein de la tempête et ainsi potentiellement repérer celui qui était à l’origine de tout ce bordel. Par la même occasion, tu rompais peut-être son contact visuel, l’empêchant ainsi d’user d’un avantage unilatéral. Tu aurais bien tenté une blague vaseuse à l’attention de la cheffe d’agence, lui sommant d’approcher plus près, tes bras étant particulièrement confortables… mais la situation ne s’y prêtait guère, tu avais tout de même un minimum de respect et de professionnalisme vis-à-vis des innocents encore en danger. Ce n’était que partie remise.

Alors que les secondes passaient, tu te rendais rapidement compte que malgré la répartition de ta technique sur l’ensemble de la zone de combat, tu ne parvenais pas plus que précédemment à cultiver des informations sur ton opposant. Ni sa position, ni son identité, ni le nombre d’otages qu’il détenait, rien. Pour le coup, l’un de tes deux objectifs venait tout bêtement de tomber à l’eau. Toi qui avait fait le malin juste avant tout ça… Tu allais bien devoir faire face à la consternation probable de ta coéquipière improvisée. Non seulement tu n’étais pas parvenu à tes fins, mais en plus, ton sable entravait probablement de manière assez handicapante la vue de Kyogoku. Vraiment, le seul avantage à tout cela était certainement que votre ennemi se retrouvait dans la même galère visuelle... Incapable de vous discerner… à moins bien sûr de disposer d’un arsenal ou de compétences très spécifiques. Soupirant avant de jeter ta cigarette contre le sol et de l’écraser, l’air un peu blasé, tu reprenais de manière monotone, ne perdant rien de ton air supérieur et de ton égocentrisme. « Ah bah… En fait non. On dirait qu’il est mieux caché que prévu, fait chier. »

Bien que tu t’organisas afin de dissiper les sables volants, il allait te falloir un peu de temps avant de réellement ramener la situation à ce qu’elle était à l’origine : un paysage libre et dégagé. En attendant, tu t’en remettais à la Yamamoto et peut-être à tes provocations, qui sait, peut-être allais-tu éveiller l’appétit combattif de ton némésis du jour. L’objectif était double, bien évidemment. D’abord, dégager la menace planant sur la vie des captifs, ensuite, t’offrir ce que tu espérais depuis bien trop longtemps : un combat digne de ce nom, tu en trépignais d’impatience.

« Bon, Jean de La Fontaine, ça t’dit pas de régler ça de façon un peu plus directe ? T’as l’air d’être un déglinguo sadique donc ça doit pas être très élogieux pour toi de t’en prendre à des otages inoffensifs, hein ? T’as deux héros juste pour toi, à ton entière disposition, amène-toi. »


Bon, tu ne comptais pas vraiment sur la réussite de ce plan du désespoir, mais après tout, qui ne tente rien n’a rien. La vérité c’était que tu ne savais même pas si celui à qui tu t’adressais ne t’avais ne serait-ce qu’entendu, en revanche, ce dont tu étais sûr, c’était qu’il fallait définitivement mettre fin à tout ça. Les consolidations de fortune que vous aviez réalisées, Otohime et toi, commençaient à être mises à mal par des effets inconnus et néfastes s’appliquant de nouveau sur la tour de béton… Décidément, ton intempérie désertique se traduisait bel et bien comme un handicap plus qu’un avantage… Pas de chance.


Récap':
 
Yamamoto Kyogoku
Chef d'Agence Héroïque
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Surnom : Otohime, l'impératrice des mers
Profession : Chef de l'Agence Kyuunan
Rang : A
Yens : 225
Alignement : Bienfaiteur
Re: 4.1. Château de cartes || Mar 14 Aoû - 16:21


Le sable vint secouer les branches des arbres et emmêler ses longues mèches. Ses cheveux et ses sourcils présentaient la même teinte azuréenne inhabituelle au commun des mortels. Comme la rage palpitait sous ses doigts en éventail, le professionnalisme l'emporta sur la colère : elle referma ses doigts et serra le poing, dos à dos avec Akuma. L'immeuble se brouillait à mesure que ses yeux s'emplissaient de larmes, l'une d'elles déborda pour dévaler l'arête de son nez fin. Elle resta absurdement suspendue, collée contre lui -elle n'avait pas d'autres choix. Une terrible tempête de sable la paralysait, qui ne devait rien au chagrin. Son moment viendrait plus tard; elle ne ressentait pour l'instant qu'une immense frustration.

J'aurai dû le savoir, le sentir. Elle se mordit la lèvre supérieure et, tel un amant caressant la joue de sa maîtresse, passa un index gracile sur son oreillette. Otohime au rapport. Nous avons une prise d'otage. Localisation inconnue. Demande de renfort pour solidifier la structure. Elle respectait la procédure. Non pas qu'elle soit consciencieuse, mais tout héros n'était invincible et encore moins omnipotent. Elle ferma les yeux et attendit que son partenaire fasse cesser la tempête pour agir. Le sumida n'était pas loin, l'eau ne serait donc pas un problème.

On n'a pas le temps de réfléchir. Je m'occupe du bâtiment, je te laisse le vilain. Elle aurait aimé ajouter que pour un membre de Tsukeru, ce ne devait pas être compliqué, mais elle s'abstint à toute note d'humour en pareille circonstance. De toute façon, Yamamoto Kyogoku ne maîtrisait aucune technique qui lui permettrait de repérer un adversaire, encore moins s'il se trouvait loti dans un bâtiment. Elle s'avança et leva les mains au ciel. L'eau s'élevait du fleuve tokyoite et flottait au dessus de la jeune femme. Une quantité d'eau assez importante pour que les deux héros ne discernent plus le soleil.

Otohime s'exécuta. L'eau accumulée s'agglutinait contre l'immeuble et se congelait pour former un épais bloc de glace. L'intérieur était composé du sable d'Akuma et était désormais consolidé par l'épaisse couche de glace, tandis que la jeune femme volait en tournoyant pour créer de nouveaux pylones et ainsi satisfaire la stabilité du bâtiment. Elle ignorait si ce qu'elle faisait était vain, mais un pro n'avait pas le temps pour se poser la question. Il fallait agir et recommencer, jusqu'à trouver une solution. Elle espérait simplement qu'arrêter le vilain arrêterait les tremblements. Ses capacités n'étaient pas illimitées. Elle se posa sur le haut d'un immeuble voisin, dans une tentative inespérée d'apercevoir quelque chose. En vain. La suite ne dépendait plus désormais que de son partenaire Montre lui que tu n'es pas un zéro sur dix, mais le zéro qui surpasse le nombre un, Kazoku Akuma.
Spoiler:
 
Narrateur
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Yens : 2040
Re: 4.1. Château de cartes || Mar 14 Aoû - 20:08


4.1. Château de cartes



Ça l’amusait toujours autant. Tytytytyh. Ce rire continuait de se cogner contre les murs et de faire écho jusqu’au sol. L’homme était toujours là. Quelque part.

« Seth, ma belle petite crevette. Tu me sembles bien pâle, pourtant, on te prétendait tellement mâle. Ton arrogance sent si bon. J'en ferai ma nouvelle fragrance. »

Visiblement, la voix se moquait de cet échec cuisant de Seth à repérer son adversaire. Allant jusqu’à le narguer. Le sable ne l'avait même pas atteint. Le rire retentit à nouveau, le bâtiment bougea encore un peu. Moins que les autres fois, mais il remua un peu. C'était triste, la glace avait maintenant le bel attrait de retenir le bâtiment. Il faudrait une grande puissance pour la faire céder. Tytytytyh.

« Petite fleur, Otohime. Quel malheur, je vais devoir te cibler. »

La voix s’estompa soudainement. Elle semblait moins puissante. Moins omniprésente. Moins divine. Un vent souffla. Le sable sur le sol prit son envol. La terre trembla à nouveau. Un nouveau cri féminin se fit entendre. Puis la voix se leva à nouveau.

«  Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le poète apparaît dans ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :
»

La force du vent augmenta. Ce qui tantôt avait été une tempête de sable était maintenant un immense nuage  qui recouvrait toute la zone évacuée.

« Tytytytyh ! C’est poétique, tu ne trouves pas Seth ? Ton ami charismatique qui se lève contre toi devant tes mirettes. »

Puis le charme se rompit. À environ 5 mètres de l’impératrice des mers, la poussière se souleva et l’asphaltage céda. Il n’y avait là plus qu’un simple impact enfoncé. En son épicentre : un grain de sable.

« Jean De La Fontaine n’est plus. Ne me donne pas une identité qui n’est pas mienne. Le jour de son trépas, en homme à son nom, l’eau plut dru. Pour toi, autant créer une averse saharienne. »

Plus un son. Si ce n’est un pas lent et lourd qui résonnait sur les lieux. Il n’y avait pourtant aucun son audible avant l’impact de premier grain de sable.

« Quand le ciel bas et lourd pleurait, Baudelaire trépignait »

Pok. Pok. Pok. Le nuage s’affaisse tranquillement. Chacun des grains de sable est en train de tomber. Sans considération pour l’environnement, le sol s’enfonce à perte de vu. Chaque fois sous l’impact d’un nouveau grain de sable. Cette phrase ne voulait pas dire grand-chose, mais le rire se fit entendre à nouveau. La cadence du pas avait cessée. Un débris tomba au sol lui aussi. Son bruit camouflé par le brouhaha créé par les grains de sable.

Il était là, sur le coin du bâtiment. Son rire résonna à nouveau. Un grand vent se leva alors que la silhouette de l’homme aux longs cheveux blancs levait les bras vers ses ennemis. Le sable continuait de tomber et un poids se fit sentir sur les épaules des héros. Cette expression n’avait rien d’une métaphore. Les vêtements des héros étaient devenus tels des enclumes, contraignant les mouvements, impossibles à porter.

« Gautier, immobile, écoutait parler la jeune fille.   »

Son regard pervers se promenait. Fixant avec contemplation et satisfaction les deux héros.

« - Ah ! Que n'ai-je mis bas tout un nœud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation !
»

Même s’il était maintenant visible, sa voix était toujours un écho omniprésent qui sonnait dans vos oreilles. Ces oreilles fixées aux corps des deux héros maintenant privés de leur légèreté usuelle, prisonnier d’une pluie de sable dont l’impact fracassait renfonçait le sol.  Ceux-ci se rapproche de plus en plus de la cheffe bleue. Tytytytyh.


Spoiler:
 

N.B. Les répliques en gras sont celles qui déclenchent les techniques liées à l'alter.

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