4.1. Château de cartes
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4.1. Château de cartes

Maître du Jeu
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Yens : 1039
4.1. Château de cartes || Dim 5 Aoû - 13:51


4.1. Château de cartes


Introduction

Jour de repos dans ce quartier animé de Tokyo mais plus pour très longtemps. Le bruit d'une déflagration pas si lointaine et la fumée massive qui s'élevait en colonne noire vous ont conduit très rapidement à arriver sur les lieux de ce qui semble être un attentat à la bombe.

Vous regardez le logo au dessus de l'immeuble d'une vingtaine d'étages, ne le reconnaissant pas au contraire de celui du bâtiment en face, KJ News, une chaîne de télévision louant continuellement l’avènement des héros. La fumée s'échappe visiblement du sous-sol où une section des pavés a sauté.

Une deuxième explosion retentit non loin de la première, dispersant les pavés sur la foule qui commence déjà à s’agglutiner sur la petite place en face à distance respectueuse, curieuse du spectacle que des héros vont certainement leur donner. Et avant que vous puissiez vous demander le but de cette attaque, un lourd craquement sonore dans le sous-sol vous avertit du but de ces deux explosions : détruire les piliers porteurs frontaux et faire s'écrouler l'immeuble sur la petite place. Il va falloir agir.

Explications

Vous devez faire en sorte de réussir votre objectif, en prenant en compte tous les éléments du contexte et des posts RP du narrateur qui vous placeront face à des choix et des situations à résoudre.

Ce groupe permet de gagner « trois points » en résolvant trois situations distinctes : 0/3 signifie que votre mission est un échec total, 1/3 une défaite, 2/3 une semi-réussite et 3/3 une réussite totale. Ces points détermineront votre réussite inRP et seront évidemment pris en compte au niveau du contexte.


Consignes

Les groupes doivent suivre les règles ci-dessous :
  • Respectez l'ordre des participants sauf accord d'un administrateur.
  • Seule l'utilisation de techniques validées dans votre FT est autorisée. De même pour les équipements et objets héroïques.
  • L'utilisation de techniques est autorisée dès le premier tour.
  • Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible), sans oublier votre état physique à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide pour faciliter le suivi pour votre narrateur et vos compagnons de RP.
  • Vous avez un délai de 48h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, le tour passera automatiquement au prochain participant et vous risquerez d'être exclu du groupe.
  • Lorsque vous avez une absence programmée de plus de 48h :
    - Informez le staff le plus rapidement possible.
    - Quittez la zone ou rendez votre personnage dans l'impossibilité d'interagir avant votre absence.
    - Le groupe continuera ainsi son avancement sans vous.
    - Lors de votre retour, informez le staff qui regardera alors avec vous s'il est possible ou non, de réintégrer le groupe.


Ordre des participants



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Le Staff


Kazoku Akuma
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Surnom : Seth
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Alignement : Esprit Libre
Re: 4.1. Château de cartes || Mar 7 Aoû - 18:30

Ah, le soleil chaud et lumineux qui venait de son éclat réchauffer les braves ayant acceptés d’affronter les températures caniculaires qui régnaient. Ah, l’air sec et pesant du début d’un été éprouvant pour le physique des plus vulnérables et même pour les plus habitués, d’ailleurs. Ah, ce ciel azuré, libéré de quelconque nuage et obstrué uniquement par les quelques traces blanches laissées par les avions de ligne parcourant le beau territoire aérien japonais. Ah, les buildings gigantesques et robustes te donnant une désagréable impression de vertige inversé lorsque tu daignais lever les yeux pour en observer la pointe. Ah, Tokyo... Aujourd’hui, tu ne t’étais pas fait prier pour t’afficher dans ton outfit le moins héroïque qui soit. L’arrivée de l’été avait fait de toi une véritable icône de la mode et sans complexe, tu revêtais une petite tenue d’été dont tu attendais des nouvelles. Impossible de faire plus touriste ou plus anonyme que cela, mais au moins, si bagarre il y avait, tu savais que tu passerais relativement facilement inaperçu. Oui, aujourd’hui tu n’étais vraiment pas motivé pour travailler. C’était donc un petit short chino beige que tu avais enfilé, cela associé à une chemise plutôt colorée et assez tendance, des manches courtes qui venaient galber à la perfection tes tours de biceps et ainsi, flatter ton égo d’homme, par la même occasion. Une petite paire de basket plutôt confortables mais pas franchement solides, enfin, après tout, tu te fichais bien de l’efficacité de ta tenue, aujourd’hui tu étais un touriste. Un touriste dans les règles de l’art même, puisque tu avais complété ta tenue par un accessoire de choix, une paire de lunettes de soleil, au top du style, au top de l’anonymat, au top tout court.

Ton D.I.A.R.Y était fermement accroché au niveau de ton poignet gauche, il restait à la vue de tous et cela n’était probablement pas une très bonne chose, toutefois, Tsukeru n’était pas assez idiot pour ne pas confier à ce gadget haut de gamme un design plutôt passe-partout. La réalité faisait que cet accessoire qui t’étais si vital paraissait être une simple montre connectée et plutôt technologique aux yeux de tous, rien de bien exceptionnel dans le monde dans lequel tu baignais au quotidien. Dernièrement, tu errais un peu comme tu avais l’habitude de le faire pendant certaines périodes de ta vie. Mais, depuis l’arrivée au pouvoir d’Ayane, il t’était bien plus difficile de gruger et t’improviser des vacances lorsque tu le souhaitais. Il fallait dire que cette femme avec nettement plus de pouvoir sur toi que n’en avait son prédécesseur, Shigeru. Tu demeurais fière d’elle et du travail qu’elle accomplissait dans ce nouveau rôle qui semblait fait pour elle, cependant, tu regrettais parfois ta pleine liberté des années passées. Ta nouvelle directrice te connaissait bien et votre passif lui permettait de ne pas avoir à te prendre des pincettes, si te faire taper tu devais, alors tapé tu étais. Tu soupirais quelque peu, heureusement, cette mainmise qu’elle avait sur toi s’avérait être plus ou moins réciproque et par ta malice et ton charme légendaire, tu parvenais encore jusqu’ici à t’en sortir sans trop d’accrocs. En même temps… ta mission première n’avait jamais été celle d’énerver ton ex-amante. Maintenant que l’idée te traversait l’esprit, peut-être t’amuserais-tu un peu à l’embêter en rentrant, ton côté taquin ne lui avait jamais déplu, mais n’avait jamais empiété sur le professionnel, tu te demandais bien ce que le mélange explosif de ces deux choses pouvait produire, tiens.

Jour de repos ou pas, tu n’en savais pas grand-chose en réalité. Pour une raison obscure que tu n’avais pas non plus tant cherché à creuser, tu étais affecté aux quartiers de Tokyo en ce moment. Peut-être la capitale avait-elle besoin d’un peu plus de main d’œuvre ? A vrai dire, cela ne te choquait nullement, tu t’étais toujours douté que des agences comme Seigi ou Kyunnan n’étaient pas à la hauteur pour gérer une telle mégapole. Pourtant, ce n’était pas faute de regorger de quelques éléments extraordinaires pour ces deux agences. Enfin, il s’agissait là simplement de ton côté Tsukeru-ien qui te menait à prendre de haut les autres héros du pays, ton agence n’était pas réputée pour être le centre de rassemblement de tous les plus gros mégalos de la profession pour rien. Passons. Depuis ton affectation, tes journées étaient somme toute assez semblables : patrouille, remontage de bretelle, cassage d’une ou deux petites frappes, rien de bien folichon et surtout rien qui ne requérait l’intervention d’un individu de ton calibre. Tu n’étais pas fait pour tout ça, toi, il te fallait de l’action pure et vraie. Les deux agences de la capitale avaient bien assez de leurs stagiaires pour nettoyer les rues de la ville de la criminalité bas de gamme. Avec tout ça, tu avais donc pris l’habitude d’envoyer des rapports plus ou moins réguliers via ton D.I.A.R.Y, la plupart du temps tu te contentais de simples « R.A.S » pour signaler que tout était tranquille. Le centre de contrôle avait d’ailleurs souligné que pendant tes rondes, il n’y avait vraiment, mais alors vraiment pas grand-chose à signaler. Peut-être parce que quoiqu’il advienne tu considérais qu’il n’y avait rien à signaler ? En cela, tu remplissais les devoirs de ton job – c’était bien vite dit, oui - mais tu n’avais pas à agir. Tu étais malin, c’était indéniable. Enfin… Dommage que tu sois membre de la meilleure agence nipponne. Tu avais bien vite remarqué que tes fraudes ne marcheraient pas infiniment, désormais, quand le doute s’installait, ton petit bracelet se mettait à vibrer frénétiquement comme pour t’inciter à bosser pour de vrai… quelle plaie.

Tout cela pour dire qu’aujourd’hui, pas de vibrations. Tu en avais donc conclu que tu devais bel et bien être de repos. Bwoah, tu verrais bien de toute façon, puisque tu étais de sortie, tu allais probablement envoyer un rapport par ci par là et si tu ne te mettais point à te faire harceler et violer le poignet, cela voulait probablement dire que tu étais libre pour la journée. Alors que tu déambulais sourire aux lèvres, tu correspondais avec les opérateurs de Tsukeru ton habituel « Rien à signaler ». Toutefois, tu n’aurais jamais cru que le karma s’occuperait aussi vite de ton cas. A peine venais-tu de te débrasser de cette corvée qu’était la ronde quotidienne et son rapport qu’une imposante déflagration retentit. Assez ironiquement, tu pouffais d’un petit rire relativement inapproprié par rapport à la situation dangereuse et imprévue qui venait de se déclarer. Plutôt habilement, tu menas ton dispositif d’agent héroïque près de ta bouche, transmettant un message vocal, chose que tu n’avais pas l’habitude de faire. Au moins, cette petite habitude que tu avais permettait aux contrôleurs et surtout au conseil d’administration de l’agence de savoir pleinement quand tu étais sérieux ou non.

« Ah, bah chose à signaler en fait. Explosion massive en plein quartiers des affaires de Tokyo. Situation dangereuse. Je prends. »

L’information fut traitée puis diffusée à l’ensemble des héros dignes de la recevoir. Quasiment au même instant, tu avais toi-même reçu une note. Le moment était assez inopportun, mais en tant que membre de Tsukeru, tu le savais plus que quiconque : l’information était essentielle. Prenant le temps de check ce message que tu venais de recevoir, tu te rendais alors compte que ta directrice était elle aussi impliquée dans un évènement dangereux pas si loin de ta position. Le fait que deux des meilleurs héros de ton agence se retrouve coincés dans de telles situations n’était probablement pas un hasard, ce que tu avais cru être qu’une simple attaque terroriste isolée relevait peut-être de quelque chose de bien plus organisé et bien plus menaçant pour la société.

Quoiqu’il en soit, tu n’étais pas très loin du lieu de l’explosion, pour l’heure, tu devais rapidement gagner la place et la sécuriser autant que possible. Après cela et une fois ta mission remplie tu pourrai aviser quant au fait d’aller fournir un coup de main à tes collègues en détresse. Comme dans chaque situation de crise, tu assistais à la réaction de la foule. Toi qui avais connu la détresse de tous et la folie de certains par le biais de fuite effrénées et potentiellement dangereuses pour la santé d’autrui, aujourd’hui, tu faisais face à un rassemblement de curieux en attente d’une prestation de ta part. A vrai dire, chaque situation disposait de ces défauts, mais pour le coup, tu ne te plaignais pas de cette réaction des civils. Cette option te permettait de les garder près de toi et de potentiellement pouvoir les protéger en cas de menaces évidentes, mais bien évidemment, cela impliquait aussi que chacun soit un peu plus exposé aux dangers que s’ils s’étaient simplement réfugiés en lieux sûrs.

Ta course débuta, un pas puis deux, tu pris une vive accélération puis tu te propulsais en direction de l’explosion. Après une petite foulée, la plante de ton pied frappa une structure bien différente du béton qui constituait le sol de la ville. Un épais amas de sable s’était formé sous toi, te soulevant rapidement et t’emmenant furtivement dans les airs. Comme chevauchant un petit nuage de sable, tu virevoltais laissant une fine trainée de tes grains derrière toi. Pour une entrée en scène, c’était drôlement bien travaillé bien que cela n’était absolument pas le but recherché. Pour toi, il s’agissait simplement de passer par le chemin le plus dégagé afin d’atteindre le plus vite possible ton objectif.

Pendant ton envolée et avant même que tu ne puisses commencer à agir, une seconde explosion surgit, venant fragiliser davantage la stabilité globale de cet incident de grande envergure. Au moins, toi qui te plaignais de la bassesse des tâches à remplir ici, à Tokyo, maintenant que tu te retrouvais dans un bourbier de ta stature, difficile de t’en plaindre. Cette seconde bombe te fit comprendre le but de cette offensive, de toute évidence, la destruction globale de la place par l’effondrement de ce grand immeuble face à toi semblait être leur objectif. Les bases fondamentales de l’édifice avaient été endommagées et la fébrilité de l’immense construction urbaine grandissaient un peu plus après chaque seconde. Dans le même temps, le souffle dégagé avait provoqué la dispersion de quelques pavés en ta direction et donc celle de la foule également puisque tu venais d’atterrir quelques mètres au-devant de l’agglutinement.

Tes bras s’agitèrent tandis que des petits blocs de sable s’érigeaient dans les airs pour venir intercepter les menaçants morceaux de pierre en plein dans leur course. Tu semblais avoir encore quelques secondes à perdre pour avertir tout le monde. L’immeuble était certes prêt à s’effondrer, mais tu te savais capable d’agir et de l’arrêter, après tout, cela relevait pleinement des capacités de ton alter. La réalité était que la chute du building était loin d’être la menace principale. Tu connaissais parfaitement le danger qu’une telle chute représentait et tu avais les cartes en main pour y mettre fin et sécuriser le bâtiment pendant une durée largement suffisante. Non, ce qui t’inquiétait bien plus c’était cette alerte d’Ayane précédemment reçue. Il y avait fort à parier que ce coup organisé s’avère être de masse, si tel était le cas et aux vues de moyens déployés pour agir, ces deux explosions n’étaient probablement pas tout ce qui était prévu par tes opposants mystérieux. Beaucoup de paramètres rentraient en compte. La protection de la foule, la gestion globale du danger, l’identification des individus hostiles, la sécurité de tes collègues dispersés aux quatre coins de la ville… Tch. Tu secouais la tête un bref instant, tu étais observé, admiré et adulé par certains des civils dans ton dos, tu ne pouvais pas te laisser aller, pas maintenant. Alors qu’une faible quantité de sable se mit à tourbillonner autour de toi comme pour signifier aux arriérés ton identité - celle de Seth le héros désertique - tu prenais enfin la parole.

« Décidément… Heureusement que les agents de Tsukeru sont partout et surtout très doués, hein… ? La situation est sous contrôle maintenant, mais j’vais avoir besoin de me concentrer sur le gros truc qui nous tombe dessus, alors abritez-vous un peu et regardez faire les pros. »

Tu restais dos à tout ce beau monde, seul ton pouce levé était venu se hisser par-dessus ton épaule comme pour ordonner à tous de se protéger d’une éventuelle répétition de la scène précédente. La tâche qui t’attendait allait te demander un minimum de concentration et si tu pouvais éviter d’avoir en plus à gérer cette horde de curieux, cela t’arrangeait assez fortement. Enfin… peut-être t’étais-tu avancé un peu trop vite et si cette tour n’était finalement pas à ta charge complète… ?


Récap':
 
Yamamoto Kyogoku
Chef d'Agence Héroïque
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Surnom : Otohime, l'impératrice des mers
Profession : Ex Chef de l'Agence Kyuunan
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Re: 4.1. Château de cartes || Mar 7 Aoû - 22:56


Otohime, vêtue d'un jean cintré, d'une chemise et d'un blouson perfecto noir, entra dans l'Universal Music Company, qu'un panonceau en or et noir au-dessus de la porte proclamait siège de la maison de production musicale. Elle s'arrêta devant le bureau de réception. Ya.. Yamamoto-sama. Farrell-sama vous attend. La secrétaire, une brune maigrelette affublée de lunettes dont la monture donnait l'impression qu'une chauve-souris campait sur sa figure, l'admirait. Chacune de ses visites lui faisait perdre ses moyens, tandis qu'elle cachait les goodies sûrement raflés auprès de son patron. Elle l'annonça au téléphone et elle pénétra le grand bureau de celui qui la produisait.

Cela faisait longtemps, lui dit-elle en s'asseyant sans même attendre qu'il l'invite à le faire. Elle était parmi les artistes les plus rentables du groupe, cela offrait quelques avantages. En effet, Kyo. Tu n'as plus beaucoup de temps à nous accorder depuis ton retour dans le monde des super héros. Ils se connaissaient depuis une dizaine d'années. Elle le dévisagea. Ses traits étaient tirés. Elle avait aujourd'hui rendez-vous pour renégocier les termes de son contrat et prévoir quelques dates de concert avec le groupe. Les disponibilités de la jeune femme ne furent pas faciles à trouver, mais ils réussirent à trouver un terrain d'entente. Et avant que leur entretien ne se termine, Robert Farrell se permit quelques mises en garde à l'égard de sa protégée. Fais attention à toi, Kyo. Il n'est pas bon d'être un héros ces temps-ci et je m'inquiète pour toi. Elle avait l'habitude de ces sermons et rappels à la prudence. Elle sourit au producteur de musique et saisit sa veste. Tu sais bien qu'on ne m'aura pas aussi facilement, lui répondit-elle en levant la main, avant que la porte ne se ferme derrière elle.

Boum. Le bâtiment entier se mit à vibrer. La stupeur se lisait sur le visage des employés de la compagnie. Sur les murs du couloir se détachaient des couvertures de presse encadrées qui se brisèrent sur le sol. Cela ne sentait pas bon. Otohime s'empara d'une fontaine d'eau et la fit exploser sous la pression afin de revêtir son aquajet. Elle laissa tomber chemise et jean pour ne plus laisser apparaître que sa combinaison d'écailles. Elle marqua une pause, avant de décoller. Navrée, décomptez la fontaine de mes royalties.

Elle ouvrit une fenêtre et décolla. Elle prit assez d'altitude pour mesurer la situation et un second boum résonna dans le quartier des affaires de Tokyo. Un bâtiment affublé d'une enseigne qu'elle ne connaissait pas dégageait de la fumée. Un héros manipulant le sable était déjà sur place. Kazoku Akuma. Il était connu et appartenait à Tsukeru. Otohime survola le fleuve Samida et rejoignit le héros, gêné par la foule, inconsciente du danger, qui se pressait en face du bâtiment. Yamamoto Kyogoku fusa vers la place et créa un épais mur de glace entre le bâtiment instable et les civils, comme une barrière de sécurité. Il était compréhensible d'être émerveillé par leur travail et qu'il soit assimilé à du spectacle, mais un pro jouait sa vie dans chaque opération. D'une pression sur son oreillette, elle contacta le centre de gestion de Kyuunan pour faire un rapport sur la situation et leur laisser le soin de prévoir l'arrivée de renforts. Elle réclama à son équipe un briefing et apprit qu'elle n'était pas la seule confrontée à un incident inhabituel. Elle demanda un scan du bâtiment pour vérifier si des civils s'y trouvaient et coupa la communication dans l'attente de ces précieuses informations. Des échauffourées avaient vraisemblablement eu lieu dans de nombreux quartiers de la capitale nippone. Elle se mit au niveau de celui qui se faisait appeler Seth. Plus tôt on aura sécurisé le quartier, plus tôt on pourra aider nos coéquipiers. Je me charge de maintenir la structure, à toi de la consolider avec ton sable.

Elle se propulsa autour de l'immeuble et fit jaillir des pylônes de glace pour stabiliser le bâtiment. Elle aurait pu congeler le bâtiment, mais cela lui demanderait beaucoup trop d'énergie et elle ne savait pas quelle suite le destin avait choisi de lui réserver. De plus, le sable de son partenaire aurait été difficilement congelable. Son intuition lui intimait de réserver ses forces pour une menace bien plus grande encore, mais elle ne devait pas se détourner de sa mission : protéger tous les civils et empêcher le bâtiment de s'effondrer.
Spoiler:
 
Narrateur
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Re: 4.1. Château de cartes || Lun 13 Aoû - 2:40


4.1. Château de cartes


Spoiler:
 
C’était une voix douce, comme sortie de nulle part. La voix d’un homme que l’on aurait aimé entendre à la radio. La voix d’un homme qui aurait pu charmer, aisément une femme assise au bord de la mer, avant que celui-ci ne la jette au fond avec une ceinture de rochers à sa taille. Il était impossible de distinguer d’où elle venait, mais elle était.

« Quel heureux quiproquo ! Il semblerait que j’aie attiré quelques héros. »

Il avait poussé fortement la liaison. Il avait dit zéro. Il tentait de provoquer. C’était clair comme de l’eau de roche. Mais où était-il ? Que faisait-il ? Il n’y avait, nulle part, de signe distinctif que cet homme était bien sur les lieux et pourtant on l’entendait comme s’il avait été à côté de nous. Est-ce sa voix qui portait ? Est-ce un alter quelconque qui permettait de flouer la masse ? Un rire aigu surgit. Tytytytyh qu’on entendait. Ce rire aurait glacé le sang de quelconque civil si ces derniers n’avaient pas déjà évacué les lieux.

« Douce mélodie qu’est cet air surpris. J’entends ce que vous pensez. Je vois ce que vous planifiez. Vous êtes beaux, les héros. Vous êtes naïf ! C’en est presque addictif. »

Ses rimes martèlent et résonnent. L’absence de visuel n’en est que plus frustrante. Puis le bâtiment branle.  Le sol remue. Les gravats font entendre leur écho et des civils s’exclament.

« Otohime, ma bien-aimée. Seth, mon petit cornichon à l’aneth. Comme je suis heureux de vous voir.   Ces cancres ne m’avaient pas prévenu que vous seriez les loirs. Je me serais mieux habillé. Je me sens si ridicule ainsi accoutré. »

Puis le bâtiment bouge à nouveau. Le rire retentit à nouveau. Visiblement cet homme semble bien informé et le seul indice disponible actuel c’est sa voix. Sa tendance à rimer. Le sol tremble à nouveau. Un cri de mort retentit au loin. Le loup est en chasse. Non, le renard. Cet homme est seul, pas en meute. Il est fourbe, plus que le loup. Il sait très bien que nul ne peut l’empêcher d’agir puisque cet édifice nécessite trop de concentration.

« Souriez mes amours. Entendez les troubadours. Il semblerait qu’il est venu le jour où tombera votre tour. »

Puis le rire sonna à nouveau accompagné d’un nouveau cri, celui d’une femme. De quelle tour parlait-il ? Cet édifice chambranlant ? Ou était-ce une métaphore qui signalait qu’il était venu le temps de rendre le dernier souffle que tout humain retenait en otage.

« Allons mes petites fleurs, venez me chercher. N’ayez pas peur, je ne suis qu’un frêle cerisier. »

Puis un nouveau rire. Une nouvelle fois, le bâtiment s’agita. Chaque fois, c’était comme si un poids s’y ajoutait.

Kazoku Akuma
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Re: 4.1. Château de cartes || Lun 13 Aoû - 21:31

La protection que tu avais érigée afin de mettre à l’abri les civils avait été un franc succès. De tous ceux se logeant derrière toi, aucun n’avait été blessé, tu pouvais au moins te satisfaire de cela. Pour l’heure, tu avais ordonné à la population d’aller se mettre à l’abri. Tu en étais conscient, les maux qui frappaient ce bâtiment n’étaient pas aussi inoffensifs que ce que tu avais pu croire en t’élançant sur les lieux. L’édifice face à toi était branlant, pas loin de s’effondrer si tu n’intervenais pas rapidement, en cela, tu étais prêt, prêt à te propulser et régler ce problème aussi vite que possible afin de pouvoir te concentrer sur sa source, encore inconnue. Tu pris une large inspiration, t’immobilisant l’espace d’une seconde afin, de nouveau, t’imprégner de la zone et des informations dont elle regorgeait. Le quartier des affaires de Tokyo, tu te voyais être dans un beau pétrin. La délicatesse n’avait jamais été ton fort et si tu étais connu, c’était bien plus pour ta force combative et ton pouvoir de destruction massif. Petit à petit, tu t’en rendais certainement compte, mais si un affrontement il devait y avoir en ces lieux, cette zone n’en ressortirait probablement pas indemne… Aaargh. Ayane allait encore te passer un sale savon. Mais après tout, l’agence disposait bien d’un budget pour cela, non ? L’important était d’éliminer les menaces, concernant les dégâts matériels et bien… cela n’avait jamais été l’une de tes préoccupations principales, pourquoi cela devrait-il changer ?

Perdu dans tes courts songes, tu assistas à l’arrivée héroïque d’un nouvel individu, une femme aux élans azurés. Ses actions ne te laissèrent pas perplexe bien longtemps, il n’y avait pas vraiment de doutes possibles quant à l’identité de cette demoiselle volante : Kyogoku Yamamoto. Au moins, tu étais chanceux, quitte à tomber sur l’un des membres d’une des deux autres agences, tu parvenais à te dégoter la cheffe de l’une d’elles. Si tu doutais pleinement de la compétence de tes rivaux héroïques, tu accordais tout de même un minimum de crédit à ta compatriote aquatique. Si elle était parvenue à se hisser au sommet de Kyuunan, tu estimais qu’elle pourrait probablement ne pas te gêner dans tes manœuvres du jour. Une leadeuse de Tokyo devait bien valoir un membre lambda de Tsukeru, pas vrai ? Tu osais espérer au moins cela. Alors que la surnommée Otohime vint se ranger à tes côtés, elle n’hésita pas bien longtemps à rompre le bref silence s’installant progressivement afin de t’indiquer ses prochaines actions. Au moins, elle n’agissait pas de manière solitaire et ne fonçait pas tête baissée dans le tas, c’était déjà quelque chose qu’elle avait de mieux que toi.

Comme elle l’avait si bien évoqué, plus vite cette affaire serait réglée, plus vite tu irais joindre tes forces à celles de tes agents parsemés aux quatre coins de la capitale nippone. Tu ne doutais pas de leur capacité à s’en sortir, mais cette histoire camouflait quelque de bien trop louche pour que tu puisses ne pas la prendre au sérieux. La bleutée s’envola de nouveau, fusant en direction de l’immeuble qui, lentement mais sûrement, entamait sa chute. Usant de son pouvoir élémentaire, elle solidifia le bâtiment à l’aide de pylônes glacés qui vinrent maintenir et ajouter une certaine stabilité à la construction urbaine. En soi, il s’agissait là d’un assez bon travail, toutefois, impossible de laisser cela de la sorte. Il te fallait ajouter ton petit grain de sel ou de sable, plutôt. Comme intimé par la charmante dame, tu t’avanças de quelques mètres, profitant du gain de temps qu’elle venait de te fournir pour attraper ton paquet de cigarettes encore parfaitement neuf, rangé dans ta poche arrière. Allumant calmement le petit batônnet de tabac, tu laissais ton corps s’emplir de ce goût infect que pourtant, tu n’étais jamais réellement parvenu à abandonner. Recrachant un épais nuage de fumée d’entre tes lèvres, tu vis ton sable s’élever et s’amasser aux endroits les plus fragiles de la structure. Elle était ainsi maintenue par les colonnes de glace de l’héroïne de Kyunnan puis plus ou moins stabilisée par tes renforcements sableux.

La zone paraissait être complètement sous contrôle désormais, les civils avaient assisté au spectacle qu’ils attendaient tant et après la représentation des deux héros, la plupart avaient évacué les lieux, sécurité oblige. Mais bon, tes années d’expérience et ton instinct pour les fourberies ne t’avaient pas trompé, il y avait bel et bien anguille sous roche, ici. Le calme du coin devenu désormais désert se faisait de plus en plus pesant, de plus en plus oppressant tant il n’était pas naturel. Pourtant, ce qui vint déranger ce silence ambiant ne fut pas bien mieux. Une voix, esthétique, il fallait au moins l’avouer, qui par de bien belles rîmes interpella le duo héroïque. Impossible de la localiser précisément, le son resonnant dans l’aire de combat toute entière et s’apparentant à quelqu’un parlant au plus près de ton oreille même. « Quelques zéros », « mon petit cornichon à l’aneth » ? De toute évidence, ce rigolo savait sans savoir à qui il avait affaire. Il connaissait ton identité héroïque, mais à t’insulter de la sorte, il n’était probablement pas renseigné sur ton tempérament, disons… spécial. Tu étais relativement susceptible et autant le fait d’être nommé zéro par un moins que rien ne t’énervait pas tant, autant la condescendance de sa comparaison t’irritait au plus au point. Kyogoku s’en sortait avec un : ma bien-aimée et toi, UN CORNICHON A L’ANETH ? Hors de question. Le cri de ce qui semblait être un otage vint tout de même t’expirer de tes pensées un peu enfantines pour te recaler sur la réalité qui te faisait face : un ennemi se dressait contre vous, un ennemi capable de nuire à des civils et surtout un ennemi que tu ne parvenais pas à localiser. Tu te retrouvais embourbé dans bien des problèmes.

Toujours ta clope au bec, tu avais priorisé l’identification et la localisation de celui qui allait être ton probable futur adversaire. Le problème étant que tu n’avais jamais été un très grand adepte du pistage ou du camouflage, pour toi, tout cela n’était que des niaiseries destinées à éviter le combat, des futilités de lâches. Oui, tu avais un état d’esprit un peu vieillot, mais tu t’en satisfaisais pleinement. Pour toi, le combat, il n’y avait que ça de vrai. D’ailleurs, tu avais bien hâte de retrouver l’enfoiré qui s’était moqué de toi, un petit duel des familles, à ça, tu ne disais pas non. Alors que ton bras droit se dressait vers les cieux, tu commençais à ressentir la fureur ue désert s’éveiller de son long sommeil. En l’absence de sable naturel, il t’était bien difficile de reproduire les catastrophes désertiques les plus destructrices à leur échelle originale, mais tu n’étais pas à plaindre, ta maitrise de ton alter te permettait de t’en sortir assez convenablement. Tranquillement, la tempête se leva, répandant chacun de tes grains dans une vaste zone d’une centaine de mètres de diamètre autour de toi. Progressivement, l’intensité du voile sableux augmenta jusqu’à en devenir presque insoutenable. « Oy, Otohime-chan, vaut mieux que vous restiez près de moi le temps que j’trouve où se cache ce détraqué. Ça va être un jeu d’enfant. » Après tes paroles, c’était maintenant une véritable tempête de sable qui déferlait tout autour de toi. Par le biais de ton sable, tu espérais percevoir les mouvements irréguliers et troubles au sein de la tempête et ainsi potentiellement repérer celui qui était à l’origine de tout ce bordel. Par la même occasion, tu rompais peut-être son contact visuel, l’empêchant ainsi d’user d’un avantage unilatéral. Tu aurais bien tenté une blague vaseuse à l’attention de la cheffe d’agence, lui sommant d’approcher plus près, tes bras étant particulièrement confortables… mais la situation ne s’y prêtait guère, tu avais tout de même un minimum de respect et de professionnalisme vis-à-vis des innocents encore en danger. Ce n’était que partie remise.

Alors que les secondes passaient, tu te rendais rapidement compte que malgré la répartition de ta technique sur l’ensemble de la zone de combat, tu ne parvenais pas plus que précédemment à cultiver des informations sur ton opposant. Ni sa position, ni son identité, ni le nombre d’otages qu’il détenait, rien. Pour le coup, l’un de tes deux objectifs venait tout bêtement de tomber à l’eau. Toi qui avait fait le malin juste avant tout ça… Tu allais bien devoir faire face à la consternation probable de ta coéquipière improvisée. Non seulement tu n’étais pas parvenu à tes fins, mais en plus, ton sable entravait probablement de manière assez handicapante la vue de Kyogoku. Vraiment, le seul avantage à tout cela était certainement que votre ennemi se retrouvait dans la même galère visuelle... Incapable de vous discerner… à moins bien sûr de disposer d’un arsenal ou de compétences très spécifiques. Soupirant avant de jeter ta cigarette contre le sol et de l’écraser, l’air un peu blasé, tu reprenais de manière monotone, ne perdant rien de ton air supérieur et de ton égocentrisme. « Ah bah… En fait non. On dirait qu’il est mieux caché que prévu, fait chier. »

Bien que tu t’organisas afin de dissiper les sables volants, il allait te falloir un peu de temps avant de réellement ramener la situation à ce qu’elle était à l’origine : un paysage libre et dégagé. En attendant, tu t’en remettais à la Yamamoto et peut-être à tes provocations, qui sait, peut-être allais-tu éveiller l’appétit combattif de ton némésis du jour. L’objectif était double, bien évidemment. D’abord, dégager la menace planant sur la vie des captifs, ensuite, t’offrir ce que tu espérais depuis bien trop longtemps : un combat digne de ce nom, tu en trépignais d’impatience.

« Bon, Jean de La Fontaine, ça t’dit pas de régler ça de façon un peu plus directe ? T’as l’air d’être un déglinguo sadique donc ça doit pas être très élogieux pour toi de t’en prendre à des otages inoffensifs, hein ? T’as deux héros juste pour toi, à ton entière disposition, amène-toi. »


Bon, tu ne comptais pas vraiment sur la réussite de ce plan du désespoir, mais après tout, qui ne tente rien n’a rien. La vérité c’était que tu ne savais même pas si celui à qui tu t’adressais ne t’avais ne serait-ce qu’entendu, en revanche, ce dont tu étais sûr, c’était qu’il fallait définitivement mettre fin à tout ça. Les consolidations de fortune que vous aviez réalisées, Otohime et toi, commençaient à être mises à mal par des effets inconnus et néfastes s’appliquant de nouveau sur la tour de béton… Décidément, ton intempérie désertique se traduisait bel et bien comme un handicap plus qu’un avantage… Pas de chance.


Récap':
 
Yamamoto Kyogoku
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Re: 4.1. Château de cartes || Mar 14 Aoû - 16:21


Le sable vint secouer les branches des arbres et emmêler ses longues mèches. Ses cheveux et ses sourcils présentaient la même teinte azuréenne inhabituelle au commun des mortels. Comme la rage palpitait sous ses doigts en éventail, le professionnalisme l'emporta sur la colère : elle referma ses doigts et serra le poing, dos à dos avec Akuma. L'immeuble se brouillait à mesure que ses yeux s'emplissaient de larmes, l'une d'elles déborda pour dévaler l'arête de son nez fin. Elle resta absurdement suspendue, collée contre lui -elle n'avait pas d'autres choix. Une terrible tempête de sable la paralysait, qui ne devait rien au chagrin. Son moment viendrait plus tard; elle ne ressentait pour l'instant qu'une immense frustration.

J'aurai dû le savoir, le sentir. Elle se mordit la lèvre supérieure et, tel un amant caressant la joue de sa maîtresse, passa un index gracile sur son oreillette. Otohime au rapport. Nous avons une prise d'otage. Localisation inconnue. Demande de renfort pour solidifier la structure. Elle respectait la procédure. Non pas qu'elle soit consciencieuse, mais tout héros n'était invincible et encore moins omnipotent. Elle ferma les yeux et attendit que son partenaire fasse cesser la tempête pour agir. Le sumida n'était pas loin, l'eau ne serait donc pas un problème.

On n'a pas le temps de réfléchir. Je m'occupe du bâtiment, je te laisse le vilain. Elle aurait aimé ajouter que pour un membre de Tsukeru, ce ne devait pas être compliqué, mais elle s'abstint à toute note d'humour en pareille circonstance. De toute façon, Yamamoto Kyogoku ne maîtrisait aucune technique qui lui permettrait de repérer un adversaire, encore moins s'il se trouvait loti dans un bâtiment. Elle s'avança et leva les mains au ciel. L'eau s'élevait du fleuve tokyoite et flottait au dessus de la jeune femme. Une quantité d'eau assez importante pour que les deux héros ne discernent plus le soleil.

Otohime s'exécuta. L'eau accumulée s'agglutinait contre l'immeuble et se congelait pour former un épais bloc de glace. L'intérieur était composé du sable d'Akuma et était désormais consolidé par l'épaisse couche de glace, tandis que la jeune femme volait en tournoyant pour créer de nouveaux pylones et ainsi satisfaire la stabilité du bâtiment. Elle ignorait si ce qu'elle faisait était vain, mais un pro n'avait pas le temps pour se poser la question. Il fallait agir et recommencer, jusqu'à trouver une solution. Elle espérait simplement qu'arrêter le vilain arrêterait les tremblements. Ses capacités n'étaient pas illimitées. Elle se posa sur le haut d'un immeuble voisin, dans une tentative inespérée d'apercevoir quelque chose. En vain. La suite ne dépendait plus désormais que de son partenaire Montre lui que tu n'es pas un zéro sur dix, mais le zéro qui surpasse le nombre un, Kazoku Akuma.
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Re: 4.1. Château de cartes || Mar 14 Aoû - 20:08


4.1. Château de cartes



Ça l’amusait toujours autant. Tytytytyh. Ce rire continuait de se cogner contre les murs et de faire écho jusqu’au sol. L’homme était toujours là. Quelque part.

« Seth, ma belle petite crevette. Tu me sembles bien pâle, pourtant, on te prétendait tellement mâle. Ton arrogance sent si bon. J'en ferai ma nouvelle fragrance. »

Visiblement, la voix se moquait de cet échec cuisant de Seth à repérer son adversaire. Allant jusqu’à le narguer. Le sable ne l'avait même pas atteint. Le rire retentit à nouveau, le bâtiment bougea encore un peu. Moins que les autres fois, mais il remua un peu. C'était triste, la glace avait maintenant le bel attrait de retenir le bâtiment. Il faudrait une grande puissance pour la faire céder. Tytytytyh.

« Petite fleur, Otohime. Quel malheur, je vais devoir te cibler. »

La voix s’estompa soudainement. Elle semblait moins puissante. Moins omniprésente. Moins divine. Un vent souffla. Le sable sur le sol prit son envol. La terre trembla à nouveau. Un nouveau cri féminin se fit entendre. Puis la voix se leva à nouveau.

«  Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le poète apparaît dans ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :
»

La force du vent augmenta. Ce qui tantôt avait été une tempête de sable était maintenant un immense nuage  qui recouvrait toute la zone évacuée.

« Tytytytyh ! C’est poétique, tu ne trouves pas Seth ? Ton ami charismatique qui se lève contre toi devant tes mirettes. »

Puis le charme se rompit. À environ 5 mètres de l’impératrice des mers, la poussière se souleva et l’asphaltage céda. Il n’y avait là plus qu’un simple impact enfoncé. En son épicentre : un grain de sable.

« Jean De La Fontaine n’est plus. Ne me donne pas une identité qui n’est pas mienne. Le jour de son trépas, en homme à son nom, l’eau plut dru. Pour toi, autant créer une averse saharienne. »

Plus un son. Si ce n’est un pas lent et lourd qui résonnait sur les lieux. Il n’y avait pourtant aucun son audible avant l’impact de premier grain de sable.

« Quand le ciel bas et lourd pleurait, Baudelaire trépignait »

Pok. Pok. Pok. Le nuage s’affaisse tranquillement. Chacun des grains de sable est en train de tomber. Sans considération pour l’environnement, le sol s’enfonce à perte de vu. Chaque fois sous l’impact d’un nouveau grain de sable. Cette phrase ne voulait pas dire grand-chose, mais le rire se fit entendre à nouveau. La cadence du pas avait cessée. Un débris tomba au sol lui aussi. Son bruit camouflé par le brouhaha créé par les grains de sable.

Il était là, sur le coin du bâtiment. Son rire résonna à nouveau. Un grand vent se leva alors que la silhouette de l’homme aux longs cheveux blancs levait les bras vers ses ennemis. Le sable continuait de tomber et un poids se fit sentir sur les épaules des héros. Cette expression n’avait rien d’une métaphore. Les vêtements des héros étaient devenus tels des enclumes, contraignant les mouvements, impossibles à porter.

« Gautier, immobile, écoutait parler la jeune fille.   »

Son regard pervers se promenait. Fixant avec contemplation et satisfaction les deux héros.

« - Ah ! Que n'ai-je mis bas tout un nœud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation !
»

Même s’il était maintenant visible, sa voix était toujours un écho omniprésent qui sonnait dans vos oreilles. Ces oreilles fixées aux corps des deux héros maintenant privés de leur légèreté usuelle, prisonnier d’une pluie de sable dont l’impact fracassait renfonçait le sol.  Ceux-ci se rapproche de plus en plus de la cheffe bleue. Tytytytyh.


Spoiler:
 

N.B. Les répliques en gras sont celles qui déclenchent les techniques liées à l'alter.

Kazoku Akuma
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Re: 4.1. Château de cartes || Lun 20 Aoû - 3:18

Ta tempête était handicapante, tu avais rapidement senti le corps de ta partenaire héroïque venir s’adosser au tien, t’utilisant ainsi, toi qui étais immunisé aux effets des sables volants, comme un repère. Tu lui devais bien ça après tout, c’était tout de même ta technique qui vous enfermait dans une situation un peu plus délicate qu’elle n’aurait pu l’être si tu t’étais abstenu. Puis, mine de rien, tu devais bien avouer que cette charmante compagnie au plus près de toi, ce n’était pas pour te déplaire. Tes yeux n’étaient nullement obstrués et tu profitais de ce petit répit que tu avais imposé à tous pour analyser davantage la jeune femme qui t’accompagnait. Une tenue héroïque -contrairement à toi qui n’en portait pas : mauvais héros- parfaitement à ton goût. Un subtile -ou pas- décolleté à l’avant et un dos nu à l’arrière… de quoi te rincer l’œil quelques instants avant de reprendre la mesure de l’évènement. Dans tous les cas, tu t’en convainquais maintenant, tu n’étais vraiment pas tomber sur la pire coéquipière et ce, à tous les niveaux.

Des paroles qui t’intimèrent de t’occuper du vilain pendant qu’Otohime, elle, se chargeait du bâtiment ? Définitivement, cette jeune femme azurée n’était qu’un amas de bonnes surprises. Tu ne pouvais rêver mieux qu’un binôme te sommant de t’occuper du vilain. Inéluctablement, tes sens s’affutèrent, ton regard se précisa et l’atmosphère changea autour de toi. Tes instincts de prédateur prirent le dessus, l’heure était arrivée, celle pour laquelle tu avais si longtemps patientée, celle pour laquelle tu avais réalisé les basses tâches sans broncher ou presque. Le combat se profilait et tu ne pouvais plus te contenter d’être le héros désinvolte que tu étais au quotidien, définitivement pas. La seule véritable facette de Seth te gagnait : celle d’un Dieu, une puissance divine et colérique pour laquelle aucune forme de pitié vis-à-vis de l’ennemi n’était recensée. Yamamoto Kyogoku… Elle ne le savait probablement pas, mais ces actes venaient d’éveiller ce qui faisait de toi la bête sauvage tant redoutée des forces spéciales de Tsukeru.

Ta coéquipière, après une importante levée d’eau, s’en était allée. Elle comptait bien remplir la tâche qu’elle s’était auto-affiliée. Tu n’étais point déçu qu’elle quitte déjà la tempête, pourtant, tu n’étais pas contre la sentir se dandiner un peu plus longtemps contre toi… Un bref soupire et s’en était terminé. Tes pensées frivoles n’étaient plus. L’intensité de tes iris était à son paroxysme, tout comme ta concentration et ta détermination. Tes mains s’agitèrent durant un court instant, tu t’attelais désormais à la tâche qui était tienne : gérer l’ennemi. C’était ta spécialité, ce que tu faisais de mieux. Pour cela, il te fallait d’abord calmer cette tempête qui était bien plus encombrante qu’utile désormais. Petit à petit, ta technique perdait en intensité sous l’égide de tes mouvements. A côté de cela, tes paroles paraissaient avoir atteint leur cible. Tes provocations avaient trouvé preneur et tu obtenais même des réponses, quelle chance… M’enfin… « Petite crevette », de mieux en mieux. C’était là encore plus dégradant que les dires précédents, pourtant, tu ne bronchas pas, ne sourcillas même pas. Tu avais réellement franchi le pas vers la zone. Cette zone exquise par laquelle tu ne percevais plus que la voie du combat. Insultes, railleries, peut-être même futures excuses… désormais, tu étais loin de tout ça. Ton ouïe comme ta vue s’étaient focalisées en un tunnel, un tunnel qui n’attendait que de repérer sa lumière. Cette lumière, c’était ton adversaire. C’était à cette lumière que le bout du tunnel devait te mener, c’était à cette lumière que le bout du tunnel allait te mener. La tempête ne grondait plus. Quasiment l’intégralité de ton sable avait regagné le sol bétonné des rues nippones, seuls quelques grains virevoltaient encore ci et là sous l’effet de la douce brise. Pourtant, contre ton gré, tu vis un épais manteau sableux se dresser dans les airs. Effectivement, la rage de ton élément ne grondait plus par ta volonté, néanmoins, la colère du désert ne semblait pas apaisée pour autant. Ce fut une véritable pluie de petits grains destructeurs qui commença à s’abattre sur la zone et plus précisément sur l’héroïne de Kyuunan.

L’offensive adverse, bien que concentrée sur la cheffe de l’agence tokyote, te concernait toi aussi. De plus, à cela, un nouveau problème était venu s’ajouter : tes vêtements se faisaient lourds, très lourds, trop lourds. Dans un premier temps, tu n’avais pas réellement compris pourquoi un tel poids s’était fait ressentir sur ton corps tout entier. Tes premières impressions furent un alourdissement de tes membres eux-mêmes, cependant, bien vite, tu t’étais rendu compte que tu n’étais pas directement affecté par ce qui semblaient être les pouvoirs de l’homme qui s’était dévoilé au sommet du bâtiment fragilisé. La pluie de sable, puis ça… un alter basé sur la gravité peut-être ? Tu ne pouvais être sûr de rien, en tout cas, tu pensais bien avoir compris ou au moins cerné les possibilités de base de l‘alter. Deux indices s’offraient à toi. Concernant les grains alourdis -chose que tu ne savais pas directement à ce moment là-, tu constatais bien qu’ils ne s’écrasaient pas tous au sol en un mouvement unique et qui aurait ravagé les environs tout entiers. A cela, tu apposais une hypothèse de dépense énergétique. Ensuite, concernant tes vêtements. Si ce n’était pas ton corps lui-même qui était soumis à ce poids important et pesant, c’était probablement lié à une limite naturelle de l’alter adverse et cela constituait une très bonne information. Si l’ennemi ne pouvait agir directement sur l’être humain, tu te devais de garder cela en tête pour le prendre en compte le moment venu. Pour l’instant, l’important était de se débarrasser de ces habits te ralentissant et de s’échapper de cette zone dangereuse au sein de laquelle plusieurs grains commençaient à frapper près de toi.

Ton corps débuta progressivement sa décomposition, tes pieds, puis l’intégralité de tes jambes suivies de ton bassin, ton ventre, ton torse, tes bras et enfin le haut de ton corps : ton cou et ta tête. Tout cela était désormais devenu sable. Tu n’étais plus toi, tu n’étais plus que ton élément, tu n’étais plus que sable. Un sable volant, fusant et se mêlant aux grains infectés. Un sable qui se libéra du poids de entraves de tissu et qui passa outre la menace de la technique adversaire. Un sable qui te mena non loin de ta coéquipière, sur le toit d’un bâtiment voisin à celui sur lequel se tenait ton opposant. Ensuite, le processus inverse s’opéra, ton corps commença à réapparaitre aux yeux de tous. Enfin, aux yeux de l’homme à la longue chevelure couleur neige au moins, puisque lui n’était qu’à quelques dizaines de mètres sur l’immeuble branlant. Aux yeux de la princesse de Kyuunan aussi, probablement. Évidemment, libéré de ta tenue, cela signifiait que désormais, tu te retrouvais entièrement nu. Etait-ce un problème ? Pas pour toi, en tout cas. Ta psychologie n’avait pas changé de ce qu’elle était quelques minutes auparavant, ta soif de combat était toujours maîtresse en ton sein et ce genre de petits détails esthétiques, tu n’y prêtais aucune attention. La gêne ou la honte, quelle blague, tu n’étais vraiment pas du genre à te faire avoir par cela, pas durant un duel.

« Oy, Victor Hugo, passons aux choses sérieuses. »

Tu avais l’air très sérieux en te tenant là, droit, complètement dénudé. Pour autant, tes paroles n’étaient pas de simples mots jetés en l’air, non, tu t’appliquais à les faire concorder avec la réalité. Depuis ton atterrissage sur le toit de ton immeuble, tu avais commencé à, discrètement, accumuler ton sable sur les flancs de l’édifice sur lequel se trouvait le métrosexuel. Tes amas constituaient désormais deux boules sableuses massives, complètement prêtes à être façonnées. Alors que t’approchais toujours un peu plus du vide, perché sur le rebord de ton bâtiment, tu écartas les bras brusquement puis, en un instant et un mouvement, tu les refermas en venant joindre tes paumes. Le mouvement créa deux immenses blocs qui se refermèrent tel un clapet sur la position du vilain. Comme un moustique que l’on tuerait sans une once de peine et de remords d’un puissant claquement de mains. Tu venais de tenter de faire subir le même sort à celui te faisait face. Tu ne pouvais être certain de l’efficacité de ta technique, le nuage de poussière soulevé et la distance te laissant perplexe.

Malgré ta marge d’erreur, tu ne pouvais lui laisser une seconde de répit, tu générais à nouveau une importante quantité de ton élément, l’accumulant près de toi jusqu’à en obtenir suffisamment pour mettre à l’œuvre ton plan. Une fois ce seuil atteint et profitant toujours de la confusion créée par ta précédente offensive, tu créas une nouvelle plateforme volante par laquelle tu commenças ta traversée des cieux pour rejoindre la position de celui que tu espérais avoir victime de ton sable. Tes mouvements toujours parfaitement synchronisés, tu te décidas à enfin utiliser les grains que tu venais de faire apparaître. Tous se mêlèrent et s’assemblèrent de façon à constituer une gigantesque forme sphérique sableuse. Il s’agissait là d’une prison. A la vue des potentielles caractéristiques de l’alter ennemi, tu estimais qu’adopter cette forme te serait avantageux, tu te trompais peut-être mais au moins, si ta tentative s’avérait être nullifiée par les pouvoirs de l’homme qui s’opposait à toi, tu obtiendrais probablement des informations de choix.

Ta cage ronde te devançait, fonçant tel un requin affamé qui aurait repéré une proie sanguinolente. Tu profitais de sa taille massive pour te camoufler grossièrement, prenant soin de voler derrière et en conséquence. L’impact était imminent, toutefois, tu il te fallait épargner la partie supérieure du bâtiment. Tu avais entendu précédemment des otages, or, tu ne savais toujours pas où ces derniers se trouvaient. Tu ne pouvais pas prendre le risque d’endommager la partie supérieure de l’immeuble et ce, même si cela aurait été probablement bien plus efficace pour attraper ta cible. En l’état, tu te contentais de raser la surface du toit, espérant que cela suffirait à faire une bonne prise. Tu n’avais ni l’effet de surprise, ni l’envergure maximale que t’offrait normalement ta technique, mais bon, pas le choix… La vie des innocents était la seule chose qui réfrénait encore tes pulsions, tu ne pouvais pas y aller à fond quand tu savais pertinemment que le moindre débordement pouvait ôter la vie des prisonniers encore présents dans la zone. Où étaient-ils ? Combien étaient-ils ? Bien trop d’incertitudes. Il te fallait vite régler ce problème, mais, tu n’étais pas un surhomme, enfin si, indéniablement, tu étais un surhomme, mais pas de manière suffisante pour remplir le rôle du combattant et du sauveteur. Tu ne pouvais et combattre et faire le secouriste… Heureusement, tu avais à tes côtés une coéquipière vraisemblablement capable de t’épauler au moins pour cela, après tout, il s’agissait là de la spécialité de son agence, non ?

Les yeux braqués sur l’héroïne bleutée, tu profitais des quelques secondes que t’avais offert ton assaut pour lui faire ta demande. Cela devenait urgent. Si vous vouliez que l’opération progresse rapidement, il te fallait absolument mettre toutes tes forces dans ce combat et pour cela, Kyogoku devait mettre à l’abri les captifs du poète sadique. « Otohime, les otages. J'ai besoin d'avoir le champ complètement libre pour m'occuper de lui, je ne peux pas me soucier des dommages collatéraux... » Vu la démonstration de puissance brute que tu venais de produire, tu ne doutais pas qu’elle saurait faire confiance à tes dires. La suite dépendait d’abord d’elle…

Récap':
 
Yamamoto Kyogoku
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Re: 4.1. Château de cartes || Mar 21 Aoû - 15:28


En survolant l'immeuble, elle redoutait de plus en plus que des survivants indemnes les surveillent, à cet instant même l'attaque d'Adage pouvait percuter n'importe qui. Toutefois, elle devait se faire une raison. Les immeubles protégeraient les civils. Le quartier avait été évacué. Et les otages devaient être retenus précautionneusement non loin de lui, peut être à l'intérieur de l'immeuble sur lequel il se tenait perché. Elle accéléra, en son for intérieur, elle savait qu'elle ne devait pas faire confiance à la logique humaine, mais elle n'avait pas le choix. Elle adopta la posture défensive du clan Yamamoto et fit dévier les projectile un à un, plus rapidement et avec plus de précision à chaque projectile, manipulant des filets d'eau à haute pression qui lui permirent de s'en sortir indemne en utilisant le moins d'énergie possible.

Soudain, Otohime sentit comme un poids sur ses épaules, son corps se faisait plus lourds, ses mouvements plus lents. Ses vêtements pourtant si fins lui paraissaient être une armure de plaque. Elle comprenait déjà certaines spécificités de son adversaire. Il manipulait le poids ou la gravité. Seules les matières non-organiques tel que le sable ou le tissu étaient impactées. Elle n'avait pas toutes les données, mais cette rapide analyse lui permit de comprendre que sans vêtements, il ne pourrait plus limiter leurs mouvements. Elle laissa ainsi choir sa combinaison d'écailles et ses bijoux par terre, exposant au monde entier sa nudité.

Son partenaire d'infortune semblait avoir eu la même idée qu'elle, à peu de choses près qu'il pouvait transformer son corps en sable. Il entama les hostilités et alors qu'il contenait ses offensives, il intima à la cheffe d'agence de s'occuper de l'otage. Elle posa une main amicale sur son épaule et acquiesça. Tout ce qui se passe en bas ne te concerne plus. Occupe toi de ce vilain, lui ordonna t-elle comme s'il s'agissait d'un subordonné. En réalité, la pression qu'elle exerçait sur son épaule démontrait une certaine frustration à ne pas pouvoir faire davantage. Elle devait retrouver l'otage au plus vite et mettre une raclée à ce vilain de pacotille. Elle s'envola, recouverte de sa combinaison aqueuse, puis laissa s'échapper dans son sillage une brume qui ne permettait ni à l'un, ni à l'autre, de discerner ce qu'il pouvait se passer en bas. Tu vas devoir me faire confiance, héros de Tsukeru.

Elle se posa à l'angle de la rue et escalada un à un les étages de l'immeuble à l'intérieur duquel elle suspectait la présence de l'otage. Son regard s'attarda sur une porte défoncée, mais après observation il n'y avait rien dans la pièce. Elle aurait voulu entendre quelque chose. Elle mit sa tête dans un conduit d'aération, se racla la gorge en toussotant et s'exclama. SI TU ES LÀ, OTOHIME EST LÀ POUR TE SAUVER !!! AIDE MOI À TE RETROUVER, IL ME SUFFIT D'UN SIGNE !!! Elle avait la voix qui portait et une voix reconnaissable entre toutes. Elle avait participé à de nombreux spots publicitaires et était parmi les chanteuses les plus en vues de la capitale. S'il y avait bien une voix qui pouvait rassurer, c'était la sienne.
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Re: 4.1. Château de cartes || Mar 21 Aoû - 22:41


4.1. Château de cartes



Tytytytytyh-y-y-y-y. Son rire devenait hystérique, alors que les murs s’abattirent. Ça l’amusait. Qu’est-ce qui l’amusait ? Souffrir ou cette tentative ? La nudité ou son petit tour ? C’était difficile à dire. Un grand coup de vent avait frappé. Le sable s’était levé ci-haut que de voir au travers était devenu impossible. Il tournoyait. Les deux murs n’étaient plus qu’un épais nuage dans lequel on entendait le rire psychopathique du poète.

Le sable retomba au sol. Il n’y avait qu’un vide vers lequel la cage fonçait. Pourtant Adage était là quelques secondes auparavant avant que ce torrent de sable ne cache la vue de tous ceux qui tentaient de voir ce qui se passait. Son rire résonnait. Si on prêtait attention, on voyait bien que le sable ne tombait plus au sol comme des boulets. Sa chute était lente et rappelait celle d’un sablier. Comme si le pouvoir d’Adage n’avait plus eu d’effets.

Le rire était persistant et semblait toujours omniprésent. Comme si Adage avait été n’importe où.  À l’horizon, là où se tenait le vilain plus tôt, on ne voyait plus qu’une faux droite et flottante. Comme si quelqu’un d’invisible l’avait tenue.  C’était tout ce qui semblait rester du vilain. Ça et son rire. Tytytytytyh. Une main agrippa Seth. Il ne voyait pas qui ou quoi, quelqu’un s’était accroché à son dos dénudé.

De toute évidence, c’était Adage. Qui d'autre aurait-ce pu être ? Une main sur le pectorau de son adversaire, il posa l’autre, plus baladeuse, sur ses bijoux de famille et huma avec passion son épaule.

« Hmmm… Seth, ma belle courgette, tu sens si bon… Et dis-moi, tu as en reçu de beaux dons… »

Faisant visiblement référence à l’engin de l’homme qu’il tenait entre ses mains. Il déposa un baiser sur l’épaule d’Akuma et changea sa prise. Il enroula ses bras autours de ceux du héros et fit de même avec ses jambes, de telle manière à empêcher l’homme de se débattre.

« Puisque tu m'as choisie entre toutes les femmes
Pour être le dégoût de mon triste mari,
Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
Comme un billet d'amour, ce monstre rabougri,
»

Il continuait de réciter son poème. Son étreinte se resserra. Il ne semblait pas avoir notifié l’absence d’Otohime sur le terrain, c’est d’ailleurs ce qui inspira sa réplique suivante.

« Mon amour, nous irons nous amuser au sol.  Si tu n’y vois aucun bémol. Nous rejoindre l'impératrice des mers qui, devant tant de tendresse, doit se faire amère. »

Tous les deux furent dès lors comme absorbés dans le vide. Adage les faisant basculer par l’arrière. Le sol approchait dangereusement vite. Il faut dire que la plateforme de sable du jeune héros était plutôt haut perchée. La faux qui tantôt était debout sur le bâtiment s’était affaissée sur celui-ci après avoir effectué une certaine remontée. Elle tranchait le bâtiment, enfin, façon de parler, elle s’y écrasait plutôt, causant des dommages par la même occasion. Un grand cri se fit entendre. Adage ricana à nouveau. Tytytytytyh. Le rire résonna jusque dans le bâtiment où Otohime s’était insérée.

Les deux hommes continuaient leur chute libre. Ils tombaient maintenant tête la première. Il ne restait qu’une dizaine de mètres avant d’atteindre le sol. Adage embrassa la nuque de sa prise et lâcha cette dernière, laissant, ainsi, Seth finir la chute seul. Avec l’énergie cinétique accumulée, l’impact serait le même avec ou sans lui, il le savait bien. Il caressa du bout des doigts le torse puis l’organe reproducteur de son opposant puis s’envola dans une bourrasque de vent.

« Je t’aime mon petit pou ! Tu resteras toujours mon chouchou. »

Il disait ça comme s’il venait de tuer le héros et qu’il ne le reverrait plus jamais.Il ne s'y attarda d'ailleurs pas vraiment: il soupira et se souffla jusqu’à la crevasse qu’avait laissé sa faux. Il la ramena vers lui, elle qui était à nouveau soumise aux caprices d'Éole. Elle avait toutefois quelque chose en plus qu’elle n’avait pas plus tôt. Du sang. Adage sourit et embrassa et lécha la lame avant de se percher aux abords de la crevasse. Sur une seule jambe. Une grimace de douleur lui échappa quand l’autre avait touché le sol. Ses os étaient broyés. Hélas, c’était la seule partie qu’il n’avait pas réussi à sauver lorsque les blocs de sable s’étaient resserrés sur lui.

Il ne fit même pas attention à l’état de Seth. Adage tourna plutôt le regard vers la combinaison vidée d’Otohime. Il rit. Tytytytytyh.

« Otohime, ma précieuse petite fée ? Où te caches-tu ? Il est l’heure que je te tue. »

L’état d’urgence devait déjà être déclarée à cette heure, il n’y avait donc pas trente-six solutions, elle cherchait la provenance des cris de mort, elle cherchait les otages. Adage s’inséra dans la crevasse en suivant le coup de vent qui régnait toujours. Il suivit le trou jusqu’à la pièce où quatre cadavres lacérées jonchaient le plancher. La quinzaine d’autres otages tremblaient de peur, probablement dans leur propre déjection étant donné l’odeur abominable qui régnait dans cette pièce. Pour une fois, le criminel parla normalement, sans faire porter sa voix par le vent, en récitant une autre strophe de son poème.

« Je ferai rejaillir la haine qui m'accable
Sur l'instrument maudit de tes méchancetés,
Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
Qu'il ne pourra pousser ses boutons empestés !
»

Il avait un motif clair : attirer l’héroïne dans cette pièce. Il saisit sa seconde faux qui siégeait toujours dans son dos et frappa le mur le plus près de lui avec. Le mur se fracassa. Il rit à nouveau. Tytytytytyh.

Il contempla ses otages, chacun d'eux étaient durement ligotés par des câbles de fer. Adage les voulait visiblement morts, il ne voulait pas que ceux-ci s’évadent pendant l’effondrement de la tour. Leur vie ne valait donc pas grand-chose.

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Dernière édition par Narrateur le Jeu 6 Sep - 3:29, édité 1 fois
Yamamoto Kyogoku
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Re: 4.1. Château de cartes || Ven 24 Aoû - 11:52


Des cris. Elle entendait enfin les otages. Et un rire, distinguable entre tous. Elle se mordit la lèvre supérieure. Même un héros comme Kazoku Akuma ne l'a pas retenu. Elle fusa à l'étage supérieur. Elle ne savait pas ce qui était arrivé au garçon, mais elle avait pour objectif de sauver les otages. Elle les protégerait au péril de sa vie. C'était un piège, bien évidemment. La jeune femme n'était pas dupe et avait pris ses précautions.

Elle pénétra dans la grande salle où l'attendait Adage. Deux faux dans les mains, les otages ligotés par des câbles de fer. Elle se projeta vers les otages pour faire barrage et se tint face au vilain. Elle fit exploser les canalisations grâce à sa glace et observa le poète. Je ne te laisserai pas toucher à un seul de leurs cheveux. L'enchaînement allait consommer une grande partie de ses réserves d'énergie. Elle jouait le tout pour le tout. Elle inspira, puis expira. Une épaisse brume se constituait, l'air se refroidissait. I'm the bone, se disait-elle à haute voix, tentant de geler le corps du vilain, ou tout du moins de le restreindre dans ses mouvements.

Puis des épées se constituèrent dans la brume. Otohime tendit la main droite devant elle pour maintenir sa concentration et érigea une sphère aqueuse. Atlantide, sa plus puissante défense. Elle englobait les otages, il ne devait rien leur arriver. Elle finit son incantation. Of my sword ! s'exclama t-elle, laissant filer une multitude d'épées glacées à destination du ravisseur. Toujours plus. Il lui fallait davantage d'épées. Elle continuait d'en créer, inlassablement, et s'acharner sur le vilain, espérant lui infliger un coup fatal. Elle ne se faisait pas d'illusions, si son collègue n'avait rien pu, elle ne pourrait rien faire davantage, mais elle mettait toutes les chances de son côté.

Espoir et désespoir se succédaient comme des vagues. Je veux vivre, se répétait-elle. Mais plus que tout, je veux qu'ils vivent. C'était son mantra, sa force, ce qui lui permettait de dépasser ses limites. Elle n'était pas réputée pour sa maîtrise du combat, mais le surnom d'impératrice des mers ne signifiait pas pour autant qu'elle ne régnait que sur les mers. Ses épées en étaient la preuve, elle se battrait n'importe où pour sauver quelqu'un. C'était ça, le travail d'un pro. Elle ne devait pas flancher, ils comptaient sur elle.
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Kazoku Akuma
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Re: 4.1. Château de cartes || Mar 28 Aoû - 20:36


Le fracas de tes murs s’écrasant l’un contre l’autre fut énorme, pourtant, malgré l’intense bruit généré, tu parvenais encore à déceler le rire si singulier de ton adversaire du jour. A en juger par son état d’hystérie, il te semblait l’avoir raté, après tout, difficile pour quelqu’un de complètement aplati de rire aussi allégrement. De ton côté, tu poursuivais ta course sans te soucier davantage des issues possibles de ton attaque, il s’agissait là de la règle d’or en combat : ne pas se reposer sur ses lauriers. Ton attaque avait été grandiose, qu’elle affecte ou pas ton adversaire, elle te servirait d’une manière ou d’une autre, tu ne pouvais donc pas rester planté sur place, attendant de constater ta réussite ou ton échec… Il te fallait profiter de cette ouverture pour asséner un coup fatal.

Ton immense prison progressait lentement mais sûrement, ce ne fut que tard, peut-être trop, que tu remarquas que ta geôle fonçait en direction d’un vide. Adage n’était plus là où il se situait quelques secondes auparavant. En soi, cela n’était pas très grave, si tu avais fait reculer l’ennemi, alors la tentative n’était pas qu’un cuisant échec. De nouveau, le rire diabolique du sadique se fit entendre. Petit à petit, ta prison se dispersa et les grains débutèrent leur longue chute. Bien évidemment, malgré les ondes sonores produites par le Blanc, il t’était tout bonnement impossible de le repérer à l’aide de tes oreilles, les échos et autres stratagèmes qu’il utilisait faisaient en sorte de rendre cet éclat de joie parfaitement omnidirectionnels.  

En te concentrant et surtout en te faisant plus attentif, tu pus outre tout cela repérer l’une des armes de ton adversaire. Une faux debout et immobilisée, lévitant dans les airs, à quelques centimètres du sol. Tes yeux rivés sur la menace potentielle que représentait cette arme de mort, tu fus surpris lorsque qu’une présence étrangère se fit sentir dans ton dos. Ta peau complètement dénudée de ses protections de tissus se fit bien plus sensible au contact physique établi. Ce fut presque un frisson d’effroi qui s’empara de toi tant tu fus ébahi par la manœuvre. Et ébahi n’était probablement pas un mot assez fort, tu venais de te faire avoir. Tu ne pus lever définitivement le voile sur l’identité de la personne derrière toi, mais le doute n’existait pas. Tu le savais, il s’agissait d’Adage. Outre le fait qu’il soit particulièrement gênant pour toi, étant nu, de sentir un homme aussi près de toi, tu constatais péniblement que sa discrétion et la vitesse de sa manœuvre avaient été parfaites. Il jouait avec toi, s’il l’avait voulu, tu serais d’ores et déjà blessé plus ou moins grièvement et cela, c’était un grave problème justement. A quel point cachait-il encore ses capacités ? Tu manquais de trop d’informations. Le combat avait beau avancer dans le temps, tu ne parvenais pas vraiment à te faire une idée des capacités réelles de cet homme.

Enfin, tu aurais bien continué à te perdre dans tes réflexions, mais une première main un peu trop envahissante vint se poser sur ton torse. Tu n’étais pas en mesure de protester, pourtant, tu ne pus t’empêcher de gémir faiblement de surprise lorsque tu compris que ce premier acte n’était absolument rien comparé à la suite… Saisis au niveau de ton intimité, tu sentis puissamment le souffle de ton ennemi sur ta peau. C’était un mauvais rêve, rien d’autre qu’un cauchemar qui tournait on ne peut plus mal, pensas-tu. Mais, tu n’étais là face qu’à la réalité la plus sévère. Toujours tout en rîmes, les paroles du vilain résonnèrent dans ta tête, te hantant tout autant que la sensation de sa peau contre la tienne. Comment osait-il ? D’abord les moqueries orales et maintenant cette humiliation ? Tu avais beau t’être plongé dans état second combattif, tu ne manquas pas de sentir jaillir une fureur intense et incontrôlable dans ton être tout entier. Sa main, ses lèvres contre ton épaule… Tout cela… ce n’étaient que des horreurs, des horreurs dont tu devais exterminer la source.

« Fils de … »

Un poème et un changement de position, décidément, il te prenait vraiment pour son jouet. Tu ne pouvais pas laisser passer un tel affront… Nous amuser au sol ? Que voulait-il dire par là… ? Tu ne mis pas longtemps à le comprendre. Sans pouvoir ni te défendre ni résister, tu fus projeté dans le vide, ton opposant toujours solidement accroché à toi. Ce fut d’abord un sentiment de surprise qui te gagna, dans ta position, il t’était difficile d’évaluer la distance exacte qui te séparait du sol. Tu t’étais plutôt haut perché avec ton sable et votre vitesse de chute était relativement simple à définir. Pour t’aider, tu pouvais toujours compter sur les paysages défilant comme des ombres supersoniques… Impossible de te défaire de cette étreinte… tu étais comme piégé par une enclume d’une tonne…

Une dernière provocation, une dernière caresse avant de te t’abandonner à ton triste sort. Adage te délaissait tandis que tu persévérais dans ta quête vers le sol. S’il se détachait de toi maintenant, cela signifiait sans aucun doute que le sol était proche, tout proche. Tu n’avais pas le temps de réfléchir, simplement, tu devais survivre. Un tel impact te causerait des dégâts drastiques, probablement bien trop importants pour te permettre de continuer un combat aussi acharné. Sans réfléchir, tes instincts de combattant prirent le dessus, ton corps qui, alors, aurait dû frapper puissamment le sol et se briser de l’intérieur, ne se trouva être que millions de grains de sable au moment de l’impact. L’inertie fit que même comme cela, ton sable se dispersa un peu dans tous les sens, te faisant perdre de précieuses secondes dans ta recomposition.

Tu avais beau avoir échappé à l’offensive destructrice du blanc, tu l’avais maintenant perdu des yeux. Ta concentration était ébranlée, la colère te gagnait au fur et à mesure que l’affrontement se pérennisait. Ta haine pour Adage ne fit que grandir, grandir jusqu’à atteindre un point de non-retour. Ce combat était définitivement devenu un duel à mort. Tu n’hésiterais plus, ne te retiendrais plus. Ton adversaire était fort, bien plus que ce que tu avais pu croire aux premiers regards. Dans de telles circonstances, la capture aurait déjà été particulièrement difficile, après tout, il était bien plus contraignant de se battre dans la retenue, en prenant soin de ne pas tuer son adversaire. Mais désormais, cette limite psychologique était levée. Adage n’était rien d’autre qu’une ordure, un déchet qui ne méritait qu’une chose : disparaître de ce monde.

Ton premier réflexe fut de scruter les alentours, le vilain t’avait déjà surpris une fois, tu ne pouvais réitérer la même erreur. Puis, soudainement, tu te souvins de ses paroles évoquant Kyogoku… Il était vrai qu’elle n’était plus dans ton champ de vision depuis quelques temps maintenant… Merde. Combattre était TON rôle. Tes iris allèrent rapidement inspecter le bâtiment glacé… Il avait subi des dégâts récents à son sommet. Tu assistas même au fracas d’un mur qui s’écroula, quelques étages sous le toit. Parfait. C’était donc là-bas que la suite de l’histoire se jouait. Une nouvelle plateforme sableuse fut formée, elle te permit de rapidement te hisser au niveau de l’étage en question. Pendant ton ascension, tu avais même remarqué une épaisse brume, très certainement l’œuvre de Kyogoku. Elle était donc là où se trouvait Adage. Elle avait beau être une cheffe d’agence réputée et une héroïne d’une certaine classe, ton égo te certifiait une chose : si tu avais eu autant de mal de mal contre ce vilain, il y avait fort à parier qu’Otohime passe un sale quart d’heure. Tu devais l’appuyer au plus vite.

Une fois érigé au niveau du mur détruit, tu ne perdis pas une seconde, analyser la situation fut fait relativement rapidement, l’impératrice des mers paraissait être celle menant l’offensive… Tant mieux ! Cela te laissait une précieuse fenêtre pour inverser vos rôles et ainsi sauver les otages, du moins… c’est ce que tu aurais souhaité faire dans l’idéal, mais deux choses perturbèrent la suite de ton plan. D’abord, la protection dressée par l’azurée qui, à ta grande surprise, se débrouillait bien mieux que tu ne l’aurais imaginé. Puis, évidemment, le simple fait de voir Adage se dresser face à toi, son air satisfait et pervers toujours fixé sur son visage répugnant, oui, simplement cette petite chose avait suffi à raviver la flamme de ta fureur. « Otohime, sauve les otages. » Tes mots avaient été durs voire même peut-être agressifs et autoritaires. Ton expression faciale avait changé du tout au tout aussitôt que tu avais entrevus l’homme à la chevelure blanc-neige. Tu ne savais pas vraiment si la cheffe de Kyuunan avait compris tes intentions, probablement pas à vrai dire, mais elle devait certainement se douter, aux vues de ton attitude, que tu n’étais plus DU TOUT dans la retenue.

Sans ne rien chercher de plus, tu t’élevas de nouveau, toujours plus haut, dépassant le bâtiment d’une bonne dizaine de mètres. Tu surplombais l’édifice, les bras écartés, laissant ton sable s’agglutiner petit à petit en une quantité qui devint rapidement incommensurable. D’un claquement de mains, paumes jointes, ton sable s’agita, puis vint former la base même de ta prochaine technique : une gigantesque et prodigieuse représentation d’une statue à mille mains. Les détails de l’œuvre étaient impressionnants, mais plus que la beauté de ta technique, c’était véritablement sa force de frappe absolument destructrice qui était crainte. Jamais, en temps normal, tu n’aurais utilisé une telle stratégie au beau milieu de Tokyo, mais comme prévu, ton impulsivité avait cette fâcheuse habitude de faire de toi un être versatile, imprévisible et surtout parfois complètement incontrôlable…

« Péris mille fois de mon jugement divin, bâtard. »

Une première main s’étira à vitesse grand V, venant s’écraser sur le toit du bâtiment, causant les premiers dégâts d’une longue série. Autant le dire tout de suite, l’édifice ne résisterait probablement pas à ton assaut. Les représailles de ton acte pourraient être considérables, qu’elles soient administratives où tout simplement vis-à-vis de la Yamamoto dont tu n’avais pas vérifié l’échappée. De toute façon, maintenant, tu y étais et il était absolument hors de question de te contenir et encore moins de faire marche arrière, pour dire la vérité, l’idée ne te traversa même pas l’esprit. Seule une chose importait : la défaite de ton adversaire. Ce n’était même plus ta victoire qui te hantait, mais bel et bien la déchéance de celui qui t’avait mis dans un tel état. Et quoi de mieux pour punir un pêcheur qu’une sanction céleste ?

Sans ralentir, une seconde main, puis une troisième, puis une dizaine d’autres s’enchainèrent, s’allongèrent jusqu’à venir frapper le béton qui formait l’immeuble. Le toit d’abord, puis, par des frappes latérales -après avoir tout de même accordé un léger laps de temps à la leadeuse de l’agence tokyote pour se mettre à l’abri avec les otages- ce fut l’étage même où se trouvait Adage précédemment qui fut ravagé. Toi, tu siégeais toujours sur ton trône de sable, au beau milieu des cieux. Ton regard condescendant et supérieur s’abattait sur le pauvre bâtiment duquel il ne resterait bientôt plus que mille morceaux repartis ci et là, au sol. Bien évidemment, ta fureur avait beau altérer ton jugement et ta lucidité quant aux conséquences de tes actes, tu préservais ton sens inné et affuté du combat. Tu balayas la zone du regard avec une vivacité notable et une attention particulière. Il était tout à fait possible que ton adversaire eût esquivé tes tentatives, mais, bien heureusement, tu maintenais ta technique, prêt à agir en conséquence. Le combat n’était pas terminé tant que tu n’avais pas ton adversaire inerte sous les yeux…

Récap':
 
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Re: 4.1. Château de cartes || Jeu 6 Sep - 5:50


4.1. Château de cartes



Une brise… un doux vent. C’est ce qui trônait dans la pièce. Un vent froid rafraichi par cette glace avec laquelle elle l’attaquait. Adage la contemplait. Son corps svelte ainsi présenté aurait déconcentré n’importe quel homme qui aimait un tant soit peu les belles choses. Il ne faisait pas exception à cette règle, pourtant ce n’était pas sa beauté qu’il observait, mais plutôt une lacune. Un point faible, quelque chose qui lui permettrait de la mettre hors combat comme il l’avait fait avec Seth à l’extérieur. Du moins, c’est ce qu’il imaginait. Il sourit de manière carnassière quand les tuyaux se fracassèrent. Que préparait donc cette femme. Il ne chercherait, pour le coup, pas vraiment à le savoir. Tytytytytyh. Encore et toujours ce même rire qui hantait le vent. Vent qui devint soudainement plus puissant. Ils étaient pourtant à l’intérieur d’un bâtiment. Le vent ne devrait pas entrer si facilement. Pourtant on voyait bien le cyclone se créer, faire tourner une multitude de feuille et aspirer en son sein la glace qui fusait vers Adage. S’il avait été juste un peu plus rapide, il aurait pu éviter l’ensemble de l’attaque. Hélas, ce genre de cyclone prenait du temps à former avec ses gants. Le poignard de givre qui se ficha dans son épaule lui fit échapper une grimace.

« Elle ravale ainsi l'écume de sa haine,
Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
Elle-même prépare au fond de la Géhenne
Les bûchers consacrés aux crimes maternels.
»

Le vent se calma. Adage s’arracha un cheveu le laisse voler sous le soufflé de la brise. Celui-ci se dépose sur un bureau dans la pièce qui aussitôt s’éleva dans les airs. Son poids réduit. Adage fit un geste de la main simple la table fonça vers Otohime. Tytytytytyh échappa-t-il à nouveau en contemplant la dame.

« Alors dis-moi, Otohime, avant de t’adresser un dernier hommage, as-tu pensé à ce que tu laisserais comme héritage ?   »

Il éclata à nouveau de rire. Retirant l’épée de glace de son épaule et la pointant vers l’héroïne. Le sang coulait de son épaule, pourtant il riait. Plus fort encore qu’il ne l’avait fait depuis le début. Il prit un grand respire et s’éleva dans les airs alors que son amant du jour arrivait. Les épées de glace continuaient de tourner dans le cyclone, ralentissant tranquillement. Il quittait tranquillement le bâtiment pour laisser derrière lui ces deux héros, mais visiblement, Seth s’était trop attaché et s’éleva à son tour dans les airs. La statue de sable qu’il créa était terrifiante. Mais le pire fut ce moment où Seth commença à matraquer le bâtiment de ses poings gigantesques. Tout d’un coup, il devenait plutôt imbécile. Ce bâtiment contenait encore des otages et sa partenaire. Son ennemi pouvait s’échapper facilement, lui qui volait déjà.

« Oui, vas-y Seth ! Tytytytyh ! Vas-y petite chouette, fais le travail pour moi, je n’aurais plus qu’à m’occuper de toi.   »

Dit-il d’un ton agace, cherchant à provoquer l’homme. Cette tour médiatique allait tomber maintenant. Tytytytytyh! Ç’eut été plus simple qu’il ne l’eut cru. Adage, perché dans les cieux observait le héros qui se laissait avoir par son impulsivité.

« Pourtant, sous la tutelle invisible d'un ange,
L'enfant déshérité s'enivre de soleil,
Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange
Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.

Il joue avec le vent, cause avec le nuage,
Et s'enivre en chantant du chemin de la croix ;
Et l'esprit qui le suit dans son pèlerinage
Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

Tous ceux qu'il veut aimer l'observent avec crainte,
Ou bien, s'enhardissant de sa tranquillité,
Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
Et font sur lui l'essai de leur férocité.

Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
Ils mêlent de la cendre avec d'impurs crachats ;
Avec hypocrisie ils jettent ce qu'il touche,
Et s'accusent d'avoir mis leurs pieds dans ses pas.
»

Encore ce poème qu’il continuait de reciter. Pourquoi ? Qu’avait-il de particulier ? Tytytytytyh. À nouveau. Il s’élevait encore plus haut, toujours plus haut dans les cieux. Ses deux faux bien en main il sourit. C’est quand il fut au-dessus de l’autre homme qu’il se laissa tomber, devant ce géant de pierres. Il avait pris son poids normal. Il voulait atterrir sur cette plateforme de sable et lacérer son adversaire avec ses armes ou les lui planter dans l’épaule. Les pointes de chacune des armes étaient placées vers le bas et n’attendait plus que leur fourreau de chair.

Comme il le croyait, le bâtiment tremblait, la glace à son pied finirait par flancher s’il continuait d’ainsi marteler sa paroi. Pourtant, Adage ne disait rien. Il ne faisait que rire. Comme à son habitude. Tytytytytyh.

Spoiler:
 

Kazoku Akuma
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Re: 4.1. Château de cartes || Sam 29 Sep - 17:39

La fureur de ton attaque se déversait toujours sur le pauvre édifice de béton, qui, avouons-le, était en train de passer un sale quart d’heure. Les fondations déjà fragilisées et soutenues par la glace de ta coéquipière se fissuraient petit à petit, laissant les craquements signe d’un effondrement proche se faire percevoir. Pour le coup, tu te laissais vraiment aller, certainement beaucoup plus que tu ne pouvais te le permettre. Tu avais donné des indications à Kyogoku, tu ne pouvais plus que lui faire confiance car en l’état, soit elle était parvenue à vos fins communes et dans ce cas ton action ne te serait pas trop préjudiciable, soit… Soit elle n’était pas parvenue à s’en sortir et dans ce cas-là, tu ne donnais pas cher de sa peau. Malgré cela, tu sentais-tu coupable ? Pas réellement, il fallait dire que tu n’étais pas vraiment en état de te sentir coupable, pour l’instant. Mais, le serais-tu plus tard ? Toujours pas. Tu avais toujours été ce type d’homme, ce genre de héros, celui qui ne s’arrête jamais, celui qui prend des risques inconsidérés, celui qui se laisse aller, trop aller. Celui prêt à tout pour la réussite de la mission. Ici, tu faisais face à un vilain de gros calibre à n’en pas douter, tu étais définitivement l’un des meilleurs éléments de Tsukeru et jusqu’ici tu avais été accompagné de la cheffe de l’agence de Kyuunan qui, bien que non spécialisée dans le combat, s’avérait être un atout de poids pour toi. Pourtant, ton adversaire n’était toujours pas vaincu, pas capturé ou pas même mort. La menace planait toujours et cet individu à la chevelure blanchâtre et au rire strident se débrouillait on ne peut mieux face à deux des héros les plus côtés de la génération actuelle. Alors oui, les pertes matérielles ne te freinaient pas, pire, les dommages que tu pouvais causer aux innocents ou à ta partenaire… Finalement, quelle était ta priorité ? Eliminer une menace qui pouvait planer sur plusieurs centaines voire plusieurs milliers de vies, ou… Sauvegarder l’existence d’une dizaine d’autre ? Le choix était cornélien et chaque point de vue se défendaient d’une façon ou d’une autre. De ton côté, tu n’y avais pas réfléchi, pas activement en tout cas, tu t’étais contenté de suivre tes émotions et ton instinct, à voir où cela allait te mener…

Ce fut seulement après la dévastation causée par ton attaque que tu remarquas la présence d’Adage en dehors de l’immeuble. Il ne semblait pas touché par ton attaque… C’était fort préjudiciable, cependant, tu avais là une raison supplémentaire de ne pas perdre de temps à occuper ton esprit avec autre chose que le combat tu menais. Tu t’étais préparé à cette éventualité. Heureusement, peu à peu, le calme te regagnait, tu avais bien compris que pour gagner, tu allais devoir faire preuve d’efficacité. Tu n’allais pas avoir cinquante occasions d’en finir, tu te devais donc de te montrer à la hauteur, d’effacer l’homme qui s’élevait face à toi d’une seule frappe, précise et meurtrière. Le combat touchait à sa fin, l’issue était proche. Vous aviez beau afficher vos masques de façade, personne n’était dupe au point de ne pas remarquer qu’Adage autant que toi étaient affectés par la durée prolongée de l’affrontement. L’heure était venue d’en finir.

Tu assistas à la descente des deux armes de mort directement vers ton corps fatigué. L’esquive était possible, une technique de défense s’avérerait probablement être une meilleure option, pourtant, il n’en fut rien. En un battement de paupière, deux flux d’hémoglobine jaillirent, répandant ton liquide vital en quantité relativement importante dans les cieux, créant ainsi une minuscule pluie de sang. Tu ne manquas pas de grimacer de douleur, ta chair avait été pourfendue, déchirée et les lames s’étaient profondément ancrées en toi. Toutefois, Adage était à ta hauteur, Adage était là, face à toi, au plus près de toi et il se montrait vulnérable. Dans ton dos, ton immense création sableuse avait d’ores et déjà commencé à se désagréger, ce qui était jusqu’alors une imposante statue ne devenait plus qu’un amas conséquent de sable qui s’approchait rapidement et dangereusement de toi.  La paume de ta main droite s’était ouverte en même temps qu’un large sourire s’était marqué au coin de tes lèvres. Tes iris d’or plongées dans celles de l’autre combattant, tu dévoilais toute ta panoplie de ce rictus à ton horrible regard supérieur tout en passant par ton expression satisfaite et hautaine.

Beaucoup de mystères planaient encore, qu’était-il advenu des otages, de l’héroïne de Tokyo ? Qu’en était-il de cet interminable poème que s’attelait à réciter le criminel ? Beaucoup de zones d’ombre, en effet, mais elles te paraissaient lointaines, très lointaines. Dans ton esprit, tout était désormais terminé. Tu savais la nature de ce qui se préparait, tu savais ce qui allait advenir de celui qui venait de trancher ta peau, de celui qui incarnait le mal. « Merci pour le combat. » Tes mots furent sobres, simples, presque silencieux tant tu avais eu du mal à articuler tes paroles. Tu étais fier et impassible, pourtant, ton état se faisait déplorable, critique même. Tu te savais capable d’un dernier effort physique pour bouger ton bras fort : ton bras droit, mais pas plus. Les dégâts étaient trop importants pour que tu ne puisses espérer faire usage de tes deux membres davantage, tu allais avoir besoin de soins et vite. En outre, il te restait encore quelques réserves d’énergie, mais tu espérais ne plus en avoir besoin après ce que tu échafaudais… La der des ders.

« Puisses-tu trouver le repos, enfouis dans le désert éternel. »

La plateforme de sable sur laquelle vous vous teniez se décomposa elle aussi, venant s’ajouter à l’orbe massive et condensée qui sommeillait dans le creux de ta main. Privés d’appuis solides, vos deux corps s’apprêtèrent à entamer une chute vers le sol, ou, plus précisément, vers le toit du bâtiment qui ne tarderait plus à s’écrouler sur lui-même. Dans un puissant râlement de douleur, tu parvins à effectuer un dernier mouvement avec ton bras meurtris, l’ensemble du sable accumulé fut projeté à l’instar d’une rafale, que dis-je, d’une tempête de sable surpuissante, directement en direction d’Adage qui devait se tenir quasiment à bout portant. L’impact se ferait lourd et puissant et le projetterait certainement à vitesse grand V vers le premier obstacle qu’il rencontrerait, qu’il s’agisse de l’immeuble ou du sol.

Tu avais beau tenter de suivre la trajectoire d’Adage des yeux, le flou qui s’installait à cause de la douleur et de l’hémorragie couplée à la visibilité réduite qu’entrainait la trainée de ton sable t’empêchèrent de t’assurer que ton offensive avait belle et bien atteint le vilain. Pire, si tu étais parvenu à l’avoir, tu n’avais, pour l’instant, pas la moindre idée d’où il avait pu atterrir. Pour l’heure, tu devais te focaliser sur ta propre personne et potentiellement tenter de collecter des informations concernant Kyogoku.

Tu parvins tant bien que mal à générer une fine plateforme qui te transporta jusqu’au toit d’un building non loin de la tour endommagée. De là-haut, tu tentas bien d’observer les environs, de repérer le moindre indice, quel qu’il soit, te rassurant concernant la situation de ta partenaire ou celle de ton opposant. Mais rien. Tu n’avais rien à te mettre sous la dent. Faiblement, tu analysas plus en détail tes blessures, il n’y avait pas d’autres moyens de le dire : tu avais purement et simplement deux longs et profonds trous de part et d’autre de tes épaules. Aucun organe vital n’avait été touché, heureusement, mais il y avait fort à parier que des tendons ou des nerfs avaient été endommagés voire sectionnés, pour preuve, aucun de tes deux bras ne répondaient aux ordres de mouvement lancés par ton cerveau.

« Seth pour Tsukeru. Rapport critique, la zone est partiellement détruite, les dégâts matériels sont importants. L’ennemi est affaibli mais sa situation actuelle est inconnue. Il y a possiblement des pertes civiles et héroïque, l’état d’Otohime m’est inconnu. Transmettez-moi la position est les informations disponibles concernant Sound Wave. Terminé. »

Récap':
 
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