3.1. Piège de cristal
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3.1. Piège de cristal

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3.1. Piège de cristal || Dim 5 Aoû - 13:56


3.1. Piège de cristal


Introduction

Invités au siège du gouvernement pour l'annonce du classement général des héros, Hibiki Ayane, Nakamura Malaki et Terumi Rei se trouvaient dans l'assistance faisant face au premier ministre et au ministre chargé des affaires héroïques. Les agences avaient reçu l'information en exclusivité, si bien que la surprise n'en était pas vraiment une.

Ce qui le fut, en revanche, fut cette rafale de feu nourrie, suivie de cris de panique et de douleurs, ainsi que cette fumée opaque qui se leva dans la salle. Rapidement, les héros sur place assistèrent les forces de l'ordre pour tenter d'une part de sauver tout le monde et d'autre part, de localiser d'où venait cette attaque abominable.

Mais la priorité pour la cheffe de Tsukeru, de Rei et de Malaki... c'était de porter secours au premier ministre et à son ministre.

Explications

Vous devez faire en sorte de réussir votre objectif, en prenant en compte tous les éléments du contexte et des posts RP du narrateur qui vous placeront face à des choix et des situations à résoudre.

Ce groupe permet de gagner « trois points » en résolvant trois situations distinctes : 0/3 signifie que votre mission est un échec total, 1/3 une défaite, 2/3 une semi-réussite et 3/3 une réussite totale. Ces points détermineront votre réussite inRP et seront évidemment pris en compte au niveau du contexte.


Consignes

Les groupes doivent suivre les règles ci-dessous :
  • Respectez l'ordre des participants sauf accord d'un administrateur.
  • Seule l'utilisation de techniques validées dans votre FT est autorisée. De même pour les équipements et objets héroïques.
  • L'utilisation de techniques est autorisée dès le premier tour.
  • Résumez toutes vos actions et vos techniques (ainsi que leur rang et leur cible), sans oublier votre état physique à la fin de votre RP, avec la balise spoiler ou hide pour faciliter le suivi pour votre narrateur et vos compagnons de RP.
  • Vous avez un délai de 48h pour poster lorsque c'est votre tour. Si vous ne le faites pas, le tour passera automatiquement au prochain participant et vous risquerez d'être exclu du groupe.
  • Lorsque vous avez une absence programmée de plus de 48h  :
    - Informez le staff le plus rapidement possible.
    - Quittez la zone ou rendez votre personnage dans l'impossibilité d'interagir avant votre absence.
    - Le groupe continuera ainsi son avancement sans vous.
    - Lors de votre retour, informez le staff qui regardera alors avec vous s'il est possible ou non, de réintégrer le groupe.


Ordre des participants



Liens utiles



Have fun ♫
Le Staff


Hibiki Ayane
Chef d'Agence Héroïque
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Re: 3.1. Piège de cristal || Mar 7 Aoû - 5:55



Piège de cristal



Un bel effluve flottait ce matin. Un lumineux soleil prenait la place qui lui était due dans le ciel et de doux rayons chauds caressaient la peau de mes joues. Étendue dans mon lit, vacillant entre le monde des songes et la réalité, je m’extorquais tranquillement de ce doux sommeil que j’avais accueilli avec tendresse la veille. Cette odeur de café qui régnait dans la chambre d’hôtel me glissait langoureusement hors de l’étreinte de Morphée et Lord Tubbington, ronronnant pour des caresses, l’aidait énormément. Lui et moi étions seuls dans ce grand lit au confort indéniable particulièrement à la suite de grosses journées comme celle d’hier. Encore plus quand la journée qui vient en est une où l’on attend un évènement depuis des lustres. C’était mon cas cette fois. Cette journée qui, pour les plus fous étaient banale, était aussi celle d’un merveilleux début. Ce gouvernement avait lu dans mes pensées et préparait, de ce fait, sous un ciel radieux, l’annonce du premier classement des héros. Un avènement que j’attendais impétueusement. Ce jour était enfin arrivé où les gens verraient ma grandeur et saurait à quel point mon héroïsme était grand, à quel point ma puissante était haute, à quel point je méritais de siéger au sommet de ce palmarès héroïque. Il avait fallu presque vingt ans de carrière pour en arriver à ce point culminant où je pourrais, avec raison tangible, regarder Belladone Yu de haut.

Cette pensée me fit ouvrir les yeux. Quelle jubilation que d’imaginer la cheffe de Seigi enfin remise à sa juste place. Stupéfait, mon chat ouvrit grands les yeux et se jeta vers le sol. Il faut avouer qu’il n’attendait que ce moment où je m'éveillerais pour goûter ses juteuses bouchées du matin. Je m’étirai avec grâce puis tirai mes couvertures pour m’en dévêtir. Je me relevai et enfilai mes pantoufles. Un léger bâillement se fit entendre de ma bouche puis j’alignai les pas de telle manière à suivre mon petit chat rouquin qui me rappelait le chemin vers le garde-manger. Je connaissais bien entendu la raison et une fois devant, ce ne fut pas bien long avant que j’ouvre le sac et lui tende quelques bouchées. Je souris devant sa grande joie. C’était maintenant l’heure de cette fameuse journée qui bientôt me comblerait de joie. Si certains me disaient de ne pas trop espérer, tout en moi me poussait à croire en cette fameuse première place que j’appréhendais tant. Il n’existait personne qui puisse me retirer cet espoir de m’attribuer le sommet. À défaut d’être humble, je me savais suffisamment compétente pour espérer à cette position. J’agrippai une tranche de pain que je tartinai de beurre d’arachides puis fonçai vers le bain. J’avais pris la peine de faire livrer à ma chambre quelques savons moussant pour bien me prélasser avant de sortir. Sur le comptoir, mon costume d’héroïne trônait tel un trophée, me rappelant tous ces moments dans ma carrière qui m’avaient fait grandir comme personne et comme professionnelle de l’héroïsme.

Une heure passa, facilement. J’avais le temps, après tout, de me prélasser, le temps ne pressait pas tant que ça. La conférence n’était prévue que pour quatorze heures. Je regardai mon D.I.A.R.Y., il indiquait midi vingt-quatre. Dormir à Tokyo avait été l’un des meilleurs choix que j’eus fait la veille, mon arrivée tardive en faisant foi. Il faut dire que ces quatre heures de route entre Tsumago et Tokyo n’étaient pas très évidentes à faire le matin. Une tasse à la main, je savourais ce doux nectar caféiné que je m’étais servi avant de me tremper. Si je n’affectionnais pas particulièrement dormir dans une chambre d’hôtel, il y avait de ces luxes que je ne prenais pas le temps de faire chez moi qui valait entièrement le côté moins agréable de ces domiciles temporaires. La dernière bulle du bain éclata puis je me levai. Laissant l’eau presque bouillante être aspirée dans le drain. Ma peau était rougie tant la température de la matière aqueuse était haute. J’attrapai une serviette rapidement puis me sécher. Le vent frais caressant mon épiderme, me laissant trembloter de froid. Il faut s’avouer que cette journée de juillet n’était pas la plus chaude que j’eus connue. De gestes calculés, je me séchai puis enfilai ma tenue d’héroïne. Si ses couleurs n’étaient pas chatoyantes, son efficacité était grande et il n’y a rien que je regrettais de cette tenue moulante. Je séchai mes cheveux puis souris à Lord Tubbington qui m’observait, perché sur le siège de toilette.

« Eh bah mon amour ! C’est une grande journée pour maman aujourd’hui. Tu vas m’attendre sagement ici et mordre ces vilaines femmes de chambre qui tenteront de photographier mes culottes, d’accord ? Ces connasses feraient tout pour un peu d’argent.   »

Je pouffai de rire devant la réaction de mon petit compagnon qui, comme s’il me comprenait, hocha la tête. Je lui caressai le cou, déposai un bisou sur son front et lui fis dos. Treize heures. Il allait y avoir foule à cette conférence de presse, il était préférable d’arriver en avance. Comme de fait, je me dirigeai vers la porte, m’assurant d’avoir ma carte d’accès à la chambre et laissai tomber un petit « je t’aime mon chéri » à l’endroit de mon petit ami touffu. J’ouvris puis refermai derrière moi. Un grand sourire aux lèvres, il ne restait plus qu’à me rendre au siège du gouvernement, là où se tenait cette fameuse assemblée. J’avais, fortuitement, choisi un hôtel pas très loin afin de minimiser mes déplacements dans cette ville que je ne portais pas particulièrement dans mon cœur. Faire mes études près d’elle m’avait grandement suffi. Il y a de ces choses dans l’agitation urbaine qui ont tôt fait de me donner le mal d’être. Cette dépression et cette urgence constante qui règne sur tous les visages, ces rides de nervosité qui défigurent toutes ces femmes qui autrefois avaient pu être belles et qui, maintenant, avaient tout à m’envier.

L’heure de l’annonce approchait, cela se sentait bien. Tant de gens accouraient vers le siège gouvernemental. Certains visages que je reconnaissais, d’autres non. D’illustres inconnus tantôt héros, tantôt admirateurs de cette profession noble qui avait été inventée avec l’apparition des alters. Il semblait y avoir ici une réelle communion entre civils, aspirants-héros et héros. Une sorte de havre de paix était levé tant l'admiration des uns était grande envers les autres, ce havre faisait office d’accueil. Sans m’arrêter, j’entrai dans le bâtiment. Si j’entendis quelques cris de joie et quelques personnes scander « Sound Wave », je ne m’arrêtai point. Je n’avais aucun intérêt net à le faire dans la situation actuelle. Certes, j’aurais gagné quelques points en admiration de mes fans, mais il avait ici une si grande foule que je ne pouvais risquer de perdre la place que je m’étais auto-assignée au-devant de la scène. Autrement, je ne pourrais monter sur scène à l’annonce de mon nom au sommet de cette liste de héros. En quelques enjambées, je parvins à l’endroit que j’avais tant imaginé depuis l’annonce de cette conférence. Je m’assieds.

Je savais que cette assemblée risquait d’être longue. Il y avait d’abord ce remaniement ministériel qui avait attiré journalistes et politiciens. À vrai dire, d’un point de vue public, la présence d’autant de héros en ces lieux n’était pas justifiée.  Les moins chanceux d’entre nous avaient sans doute été abordés pour répondre à ce questionnement commun : Que font certains des plus grands héros du Japon réunit ici à Tokyo en cette journée précise alors qu’un simple remaniement ministériel est annoncé ? Il y avait quelque chose dans cette ignorance qui me délectait.

Les minutes passèrent et la salle se remplit peu à peu. L’abondance de gens dans celle-ci avait fait monter la température d’un cran. Cette salle qui tantôt était fraîche et tempérée par un air climatisé performant était maintenant devenue d'une chaleur difficile à tolérer. Il faut dire que la condensation d’autant d’individus en un lieu clos avait cette vilaine tendance à ainsi faire grimper le mercure. J’étais néanmoins là, devant, souriante, m’éventant avec une brochure que j’avais récupéré sur mon siège. Quatorze heures sonnèrent enfin. J’eus envie de piaffer quand le premier ministre fit son apparition sur scène accompagné de son ministre des affaires héroïques. C’était l’heure. La tête dirigeante de notre pays s’avança vers sa tribune et salua son auditoire.

Pow. Un vent de panique. Pow. Un cri de douleur. Pow. Un brouhaha de terreur. Pow. Une salve de tirs fusa sur l’audimat. Pow. Je crus entendre un civil pousser son dernier souffle à travers les cris d’effrois de ces journalistes et de ces politiciens qui se ruaient vers l’extérieur ou qui se cachaient sous les chaises. Pow. Pow. Pow. Ce bruit mitrailla mes oreilles. Son écho me glaça le sang. Son sifflement neutralisa mon calme et ma joie. S’il y avait une chose que je n’autorisais pas, c’était que l’on nuise à ces évènements auxquels je me rattachais. Je cliquai sur le bouton d’alerte de mon bracelet d’agence. Ma position était donnée. Tous les agents de Tsukeru à proximité se rueraient maintenant vers leur directrice. Je me levai, le regard noir. Mon sourire avait laissé place à un air sérieux. Ma joie avait cédé sa place à une colère que je maîtrisais. Qui s’autorisait à ainsi gâcher la journée que j’attendais tant ? Un nuage de fumée opaque prit place dans la salle. Il devenait difficile de voir à plus de deux mètres.

Il y avait ici suffisamment de héros pour gérer cette situation. Néanmoins si le son pouvait m’indiquer facilement où se trouvaient les tireurs, il serait difficile de m’y rendre avec la foule de gens ici présents. Ma place, néanmoins, me permettait un accès simplifié à notre gouverneur afin d'assurer sa protection. Non sans difficulté, je fis mon chemin vers le ministre et le premier ministre, empruntant l’escalier de service de la scène. Tous les deux devaient y être restés, couverts par leur garde-du-corps. Leur évacuation n’avait pas pu être faite compte tenu de la rapidité d’action de ces terroristes. Cet acte avait été méticuleusement planifié. Volontairement, j’accrochai le bouton pour baisser les rideaux de la scène. Pourquoi ? Simplement parce qu'il était difficile de viser sur quelque chose que l’on ne voyait pas.

« À tous les héros près de la scène, j’ai besoin d’un coup de main pour assurer la sécurité du premier ministre et de son collègue. Laissez nos amis agir dans la salle, il y a plusieurs fronts à gérer et nous jeter sur le même front ne permettra qu’aux attaquants de profiter de notre confusion.   »

Hurlais-je du plus fort que je le pouvais, espérait qu'une oreille m'entende. Si rien ne laissait présager un quelconque danger, mieux valait prévenir que guérir. Cette journée, ce lieu, ce moment précis n’avaient pas été choisis pour rien. L’assaillant savait clairement qu’il y aurait une ouverture sur le premier ministre en attaquant par surprise. Pétrifié, ce dernier n’avait pas bougé de sa tribune, mais il ne semblait pas blessé. Je m’approchai de lui et sommai le ministre à nous rejoindre. Si un affrontement devait avoir lieu ici, ils seraient certainement, tous les deux, un handicap, mais rassemblés, il serait moins pénible de les protéger, cela évitant de diffuser notre vigilance.

« Messieurs, je vous demanderais de demeurer calme dans la mesure du possible et d'écouter tout ce que je vous dirai. Je m’assurerai de votre protection personnellement. Mes collègues dans la salle s’occuperont des cessez-le-feu. Là où il y a un écho qui trouble le calme, Sound Wave n’est pas loin. »

J'avais dit cette dernière phrase avec tant de confiance que n'importe qui aurait frémis dans un contexte normal. Hélas, ce contexte n'était pas normal. Toute mon attention était dirigée vers les escaliers, les coulisses et les pendrions. Je tendais l’oreille vers n’importe quel son qui pouvait me permettre de repérer une potentielle intrusion ennemie sur la scène. Il était certain que quelconque menace qui s'aventurait ici devrait me faire face, même si cette fumée rendait difficile ma surveillance.

Spoiler:
 



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Même si je maintiens que j'ai gagné cette soirée avant Miraï



Dernière édition par Hibiki Ayane le Mar 14 Aoû - 2:34, édité 2 fois
Nakamura Malaki
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Re: 3.1. Piège de cristal || Jeu 9 Aoû - 10:55



La tenue d’une cérémonie officielle au nom des héros les plus valeureux et les plus populaires est une idée qui traverse les esprits depuis déjà bien longtemps. Il va de soi qu’avec l’histoire troublée de notre pays, cette décision n’est pas simple à prendre. De nombreuses crises, les conflits nombreux entre ceux détenant un Quirk et ceux n’en ayant pas, les implications politiques et sociales que cela représentait, les affaires de corruption jusqu’au démantèlement de Rouhi. Tant d’éléments qui ne pouvaient jusqu’à présent qu’amener un sentiment de méfiance et un regard lointain sur les héros et leurs activités.
Mais avec le développement des récentes affaires, la paix sociale, la restructuration de la société et l’implication de nombreuses têtes de pont pour rétablir l’ordre, les choses se sont inversées et il est possible d’envisager une conciliation nationale par la tenue d’une fête récompensant les méritants et les dévoilant au grand jour.

Le gouvernement tient une place importante dans ce déroulement protocolaire, puisqu’il rappelle majestueusement au peuple et à ces hommes et femmes qu’il est celui qui se place au sommet de l’État, afin de faire respecter l’ordre, le devoir et l’honneur. Que plusieurs ministres soient présents en cette occasion ne fait que renforcer cette relation entre le gouvernement et les différentes associations de héros, dans une unité nationale et fraternelle ; chose qui n’est pas du goût de tout le monde. En raison du même passé évoqué plus tôt, certains estiment que le gouvernement devrait être davantage contrôlé ou surveillé ; ou que les héros devraient être plus sous contrôle. Bref, les jalousies et remises en question d’un monde.

Dans cet imbroglio de circonstances, l’agent Nakamura fait office ce sorcière à exorciser. Détenteur d’un Alter, au service de la police, portant une double casquette de policier et de héros, il fait partie des rares qui devraient être éradiqués de la carte ! Les actions des forces de l’ordre étant souvent contestés, et la crainte de voir des hommes trop zélés faire usage de leur Quirk à un moment inapproprié fait de ce projet une étape dangereuse dans l’évolution de la société. En tant qu’épicentre du phénomène, Malaki a parfaitement conscience que sa position est difficile à tenir. D’ailleurs, on le lui rappelle très régulièrement. Et il sait que sa tâche est complexe. Le tout sera de faire cohabiter les différentes facettes pour qu’un jour, son travail lui aussi soit reconnu. Peut-être le ministre prévoit-il une petite note à ce sujet ?

En position au bas de la scène principale, le flic n’a pas plus de temps pour penser à cela. Sa mission de sécurité commence dès les premiers débordements, suite à une série d’explosions et de bruits sourds qui rendent la foule hystérique et les héros en alerte. De son côté, ne réfléchissant qu’à sa mission, l’agent Nakamura estime qu’il peut désormais faire usage des moyens mis naturellement à sa disposition. Il porte machinalement la main à son épaule droite, et appuie sur sa radio.

« Agent Nakamura. Preuve d’attaques et de coups de feu lors de la cérémonie ministérielle. J’active ma licence en zone civile. »

Dès ces paroles prononcées, l’individu applique ses mains sur son torse et y fait apparaître un gilet antichoc afin de se protéger d’éventuels projectiles ou de se jeter en avant afin d’encaisser les coups. Dans le même temps, il grimpe sur l’estrade et rejoint rapidement les deux ministres paralysés, ainsi qu’un petit groupe de héros déjà sur place. Les mesures de sécurité pour les cibles prioritaires sont rapides, c’est bien. Mais rien ne garantit que les cibles soient vraiment les ministres ! Certes, éliminer une cible politique est toujours un mets de choix, mais faire de gros dégâts dans la foule est aussi une possibilité. Se mordant la lèvre à l’idée que la situation leur échappe encore complètement, Malaki met un genou à terre et se place devant le trio (double-ministre et Sound Wave) pour matérialiser un bouclier anti-émeute.
Il se saisit de nouveau de sa radio.

« Ici agent Nakamura. Les ministres sont actuellement sous protection et hors de danger, ils attendent d’être évacués. Demande un rapport de la situation concernant les civils. »
« Ici agent Shigikawa. Suis en poste aux portes ! Les civils commencent à se presser pour sortir ! On fait quoi, Malaki ?! »
« Shigikawa, dirige les vers les sorties de secours sur les côtés ! On peut craindre une attaque dès leur sortie du bâtiment ! Mieux vaut les disperser en petits groupes et de tous les côtés pour éviter des victimes ! »

La police s’active, tente de coordonner les lieux. Mais rien ne s’annonce facile. Il faudrait plus d’éléments et davantage de soutien logistique pour une telle entreprise ! Le regard ombrageux du policier se porte sur la chef du Tsukeru et le petit groupe de héros autour d’elle.

« Je peux laisser ici ce bouclier tactique pour garantir la protection des ministres ! Mais il faut aussi se charger des civils ! L’un de vous peut-il m’accompagner pour orienter la population dans la bonne direction et m’aider à chercher d’où viennent ces attaques ?! »

Spoiler:
 


Dernière édition par Nakamura Malaki le Sam 25 Aoû - 12:31, édité 2 fois
Terumi Rei
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Re: 3.1. Piège de cristal || Ven 10 Aoû - 23:10

Cela avait été un véritable crève-cœur quand j'ai dû donner mon arme non-létale lors de mon entrée dans le bâtiment. Le service de sécurité se moquait de mon statut d'apprentie héros, il avait réquisitionné mon équipement qui selon eux prêtait trop à confusion, néanmoins j'avais le droit de le récupérer une fois la cérémonie achevée. Ne m'oublie pas mon cher et tendre Beretta, avais-je dit en tendant l'arme à l'homme en gilet pare-balle.
La salle était grande, elle était à l'image de l'évènement qu'elle accueillait, à savoir le premier classement des héros du Japon. C'était à la fois existant, mais également ennuyant sachant que j'étais venue pour admirer les autres et que ma présence ici était semblable à celle d'un fantôme errant seule dans les couloirs d'une maison hantée. Un jour mon heure viendra, mais pour le moment je devais me contenter de l'invitation que j'avais reçue plus tôt dans la semaine grâce à l'agence Tsukeru qui avait besoin d'élèves de Yuei pour ce show en plus des héros titulaires qu'elle comptait en son sein.

Je m'asseyais dans mon siège, la tribune était encore vide, il fallait dire que j'étais arrivée avec trois bons quarts d'heure d'avance et que maintenant je n'avais plus qu'à prendre mon mal en patience. Le seul bienfait qui me sautait aux yeux était la tenue que je portais puisque je n'étais pas obligée d'avoir sur moi l'uniforme de Yuei, j'étais simplement en débardeur noir avec un mini short en jean, je n'allais pas avoir chaud.
Je fermais les yeux, balançais ma tête en arrière et attendait que le spectacle commence. Sans vraiment le vouloir, je m'étais endormie malgré le brouhaha des autres invités qui rentraient petit à petit dans la salle tout en cherchant leurs places désignées. C'était l'entrée du ministre sur scène qui me réveilla.

La salle était bouillante et dans tous les sens du terme. Les gens étaient excités que cela commence, l'impatience se lisait sur les visages de mes voisins de siège, j'entendais même certaines spéculations sur le classement d'aujourd'hui. Mais une douce mélodie brisait cette atmosphère conviviale. Il s'agissait d'armes à feu qui ronronnait, par réflexe je posais ma main sur mon holster pour y sortir mon Beretta, mais ce dernier était vide. La panique gagnait la salle, certains se bousculaient, mes voisins surgissaient de leurs sièges pour tenter de s'échapper, c'était le bordel !
Mon D.I.A.R.Y sonnait. Je regardais l'appareil de haute technologie, il y avait un message vocal de ma cheffe. La jeune femme réquisitionnait tous les membres de son association présents sur les lieux pour lui donner un coup de main sur scène en évacuant tout en protégeant le premier ministre et son collègue. Putain, je dois aider à protéger un mec du gouvernement, cela ne me plaisait pas, car au fond de mon cœur j'avais une abjection pour les gouvernements et leurs systèmes pourris. Néanmoins, je devais mettre mes états d'âme de côté et obéir, telle était ma mission du jour, une mission sans équipement pour ma part, donc pas d'utilisation de mon alter.

Je me dirigeais vers l'estrade, me faufilant à travers la foule qui allait justement à contre sens. Les rideaux de la scène avaient été abaissés, je poussais l'un d'eux pour rejoindre ce qu'il y avait justement derrière ces épais morceaux de tissus. Il y avait ma cheffe Ayane, le ministre et son associé qui étaient de parfaits inconnus pour moi, mais leurs costumes m'indiquaient leur position sur l'échelle sociale. Il y avait un autre homme lui aussi inconnu au bataillon, mais très vite je comprenais qu'il s'agissait également d'un héros puisque ce dernier fit apparaitre un bouclier anti-émeute afin de protéger la jeune femme et les deux V.I.P. Son alter était cool, vraiment cool.
Je m'approchais du groupe. « Je suis à poil cheffe, la sécu' m'a confisqué mon arme à l'entrée, je ne peux pas utiliser mon alter. Sauf si je trouve une gun dans le coin. » Pour le moment, je ne serais pas d'une grande utilité, je me rapprochais davantage du statut de civil que celui de l'héroïne, mais bon cela pouvait changer avec une arme dans les mains et je pouvais faire un carnage, enfin un carnage positif ou plutôt négatif sur les forces ennemies.

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©crackintime
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Re: 3.1. Piège de cristal || Sam 11 Aoû - 15:26



« Are you, are you
Coming to the tree ? »



Une petite rengaine dans la tête, qu’elle chantait dans cette salle sombre et isolée. Elle entendait bien des voix et des brouhahas, étouffés par l’épaisseur des murs, dans une salle adjacente. Comme une artiste qui attendait son tour de passage sur scène. Le signal n’allait pas tarder. Son cœur battait, mais elle laissait sa mâchouille de chewing-gum évacuer le peu d’angoisse qui la montait. Elle avait une mission. Elle connaissait sa cible. Et elle savait que ça allait être compliqué.

« They strung up a man
They say who murdered three. »


L’attente était interminable. Les couloirs remplis d’étudiants et de chaises lors des oraux au collège et lycée étaient moins pénibles à supporter que celle-ci. Elle soupira, mâchant un peu plus bruyamment, se dégoûtant des fioritures de cette pièce sans doute inutile. Des lustres en pierre précieuse, des bibelots en or, des livres d’une autre époque valant sans doute des milliers de yens, des meubles cossus : tout respirait le bourgeois et la décadence.


« Strange things did happen here
No stranger would it be… »


Les premiers coups de feu se firent entendre, les cris de panique avec. Elle eut un léger sourire. Ils n’allaient plus tarder. Elle se trouvait pile dans la salle par laquelle les forces de l’ordre devaient passer s’ils voulaient mettre les ministres en sécurité. Et l’un d’eux ne repartira malheureusement pas debout de son passage ici. Elle se concentra, ses mains se teintant d’une légère teinte rouge et se cristallisant. Elle les posa par terre, et un golem qui faisait deux fois sa taille se matérialisa. Il avait des mains immenses et, sur le torse, des motifs faisant penser à une armure.

« If we met at midnight
In the hanging tree. »


Enfin, ils arrivèrent. Trois personnes et deux ministres. Elle fit une bulle avec son chewing-gum pour attester de sa présence, mais ils durent faire face, en plus de la jeune femme, au Goliath de cristal rouge. Elle sourit légèrement.

« Bah alors ? J’ai attendu, moi, hein… »

Sa main se teinta de nouveau et, la posant au sol, elle invoqua deux nouveaux golems de cristal, sensiblement différents des précédents cette fois-ci. Les deux, rouge sang également, avaient taille humaine. L’un d’eux semblait avoir une espèce d’arc dans la main, tandis que l’autre était lisse, légèrement lumineux… Presque satisfaisant à regarder.

« Enfin, cela dit je vous fais une fleur. Vous mourrez dans un endroit chic. Soyez heureux, c’est pas toujours le cas de tout le monde. »

Elle claqua des doigts, et, alors que le grand golem s’agenouilla, lui laissant l’occasion de monter sur sa large épaule, les deux autres eurent des comportements bien différents. Alors que l’archer tira une salve de flèche de cristal en leur direction, l’autre se dirigea à toute vitesse vers le groupe de 5. Dès qu’il fut à portée… Il explosa dans une myriade de morceaux de cristal tranchants et mortels…

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Hibiki Ayane
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Re: 3.1. Piège de cristal || Mar 14 Aoû - 4:17



Piège de cristal



J’aurais aimé avoir le temps de m’ébahir et d’admirer ces étranges cristaux articulés. J’aurais aimé avoir le temps de les briser pour leur emprunter quelques morceaux. Je n’avais pas ce temps. Non, à la place, j’entendais une macabre comptine poussée par une fille qui ne semblait pas si âgée. Je n’avais entendu que le dernier couplet. Rien d’autre. Soit elle avait réussi à échapper à mon filtre auditif, soit elle n’avait chanté que ce couplet. À la regarder, elle avait pourtant tout chanté ; ça se voyait de par son regard impatient. Cette femme ne semblait pas faible, bien au contraire, j’aurais mis ma main au feu qu’elle nous réservait bien plus de surprises que ce géant de cristal. Les alliés de fortune que je m’étais dégottée semblait être pas trop mal pour couvrir nos hôtes, pourtant, je ne le sentais pas. Si ce combat était un trois contre un, il y avait quelque chose ici qui compliquerait la situation. Un groupe terroriste ne laissait jamais rien au hasard. Cette femme était probablement plus redoutable qu’elle ne le semblait. Même si je refusais de l’admettre serait bien compliqué à gérer seule. Ce visage me disait quelque chose. Cette fille, cette femme… je l’avais déjà vue quelque part. Pas nécessairement en vrai, mais ce pouvoir, ces géants de cristaux rouges, j’avais déjà entendu parler d’un tel pouvoir.

Mon D.I.A.R.Y. vibra. Bordel, ce n’était pas le temps. J’aurais voulu le fracasser pour éviter qu’il ne me dérange plus. Concentrée, je le touchai du bout des doigts pour qu’il me lise le message. La nouvelle me surprit légèrement, Akuma avait lui aussi une urgence. Il semblerait que ce ne serait pas aujourd’hui que j’obtiendrais un coup de main digne de ce nom. Je regardai l’homme et la jeune fille du coin de l’œil. Tous les deux semblaient prêts à livrer bataille. Ils n’auraient pas le choix de toute façon. Ni moi ni cette invitée non-désirée ne les laisserait quitter si facilement. Cette fille à ma droite, j’avais pu voir qu’elle avait elle aussi un D.I.A.R.Y., j’aurais au moins droit à un brin de compétence de la part de mes adjuvants. Je souris, son jeune âge trahissait son statut de stagiaire, où était son tuteur si elle était ici ? Son aide m’aurait été bien utile. À gauche, c’était un policier, considérant son uniforme. J’avais appelé des héros pourtant, un policier n’avait pas le droit d’user d’un quelconque alter, s’il en avait un, en service. Non seulement je devais protéger deux politiciens inutiles, mais en plus je devais me taper un agent de police. Cette confrontation risquait d’être tout, sauf amusante. Pourtant, je jubilais. Il y avait longtemps que je n’avais pas été sur le terrain. Si je me prenais quelques missions de temps à autres, il y avait bien deux mois que je n’en avais pas exécutée une.

Un nouveau golem se matérialisa. Analysant mes alliés, je n’avais pas pris le temps d’observer les mouvements de la criminelle qui se tenait devant nous. Les aptitudes d’invocation avaient, généralement, un mécanisme simple, un mouvement clef qui permettait la matérialisation des créatures que laissait l’invocateur. Il fallait trouver le sien et l’empêcher de le faire. Neutraliser son alter constituait notre meilleure chance.  Il suffisait de trouver la clef qui ouvrait la porte. Puis, dans le temps de le dire, un troisième golem vint rejoindre son armée. Celui-là n’était toutefois pas comme les autres. Il fonçait sur nous plutôt que de garder sa position. En fait, chacun d’entre eux venaient de bouger. L’un s’était incliné. L’autre avait décoché une salve de flèches, le dernier marchait ou courrait. Je n’aurais trop su dire ce qu’il faisait exactement vu sa physionomie particulière. J’ouvris grand les yeux. Il fonçait droit sur nous, juste après qu’elle nous ait menacés. Ce golem, de toute évidence, était bien loin de nous vouloir du bien. Je sautai en exécutant une sorte de salto arrière. Mes cheveux fouettèrent le visage du premier ministre qui était maintenant au front de notre groupe. Moi, j’étais à l’arrière, concentrée sur les pas du monstre et gardant un œil sur les flèches qui arrivaient.

« 3… 2… 1… Et… Loup ! »

Qui parlait de cristaux et de golem parlait nécessairement d’un poids considérable. C’était comme une paire que l’on ne pouvait séparée. Le poids était la Juliette des pierres précieuses. Un simple brin de culture permettait de le savoir. Le son des pas figea, comme si le temps s’était arrêté. Un mur magenta se forma devant et au-dessus de nous. La couleur presque assortie aux golems était vive et belle. Presque autant que cette pluie de cristaux qui tombait sur nous. Le son était toujours là, tournant en boucle devant nous. Il formait un bouclier contre lequel les morceaux de pierres se butèrent. Une chaleur s’échappait de ce halo de couleur, venant chauffer notre peau comme si nous nous trouvions devant un feu de camp. Ç’aurait été presque agréable dans d’autres circonstances. J’observai rapidement la scène. Il n’y avait aucun doute à avoir : ce son à en faire trembler le sol semblait avoir fait son travail. Les flèches comme les éclats, tout s’écrasa contre le mur de son que j’avais créé. Une poussière rouge remplissait maintenant le sol, il y avait quelque chose de poétique dans ce nouveau revêtement. Les éclats perlant le reflet de l’éclairage de la scène.

L’heure était maintenant à la revanche. Quiconque m’avait déjà affrontée savait bien que je ne laissais jamais une attaque impunie. J’insufflai quelques secondes puis je poussai un grand cri. Effroyable. Il m’en déchira presque l’intérieur. Sa force grattait les parois de ma gorge qui s’enrouait. Il est certain que j’avais surpris mon petit groupe. Ce cri aurait glacé le sang du plus brave des héros traversant la pièce s’il n’avait pas su ce qui s’y passait. Le mur magenta que j’avais formé tomba. Son aurore vint se fusionner avec le filet bleu cyan et froid qui sortait de ma bouche.

« Staccato ! »

Dis-je avec prestance.  Un voile violacé se leva au plafond, formé par ce filet qui continuait de s’échapper de ma bouche. Ondulant pour s’adapter à la pièce et aux objets. Le froid se fit sentir, me faisant même frissonner.  L’aurore se divisa en milliers de petits morceaux. Ce qui était un drap fin devint une pluie violette rigide qui fusait en direction des deux golems encore debout. La silhouette du premier encore fumante semblait figée dans le temps. Ébahie. Je le comprends, je l’aurais été aussi à sa place. Le spectacle qui s’offrait à nous était comparable à un feu d’artifice, si beau si ce n’eut été du froid qui pesait et ce son strident qui se répétait, celui de mon cri. Les petits cristaux, façonnés de manière à ressembler à des petits poignards explosaient contre les golems dans un bruit sourd. Comme si le bruit ne faisait que mourir et s’en aller subitement, comme tout humain, vers un monde meilleur. Il y avait dans cette technique une grande rage. Une fureur que mes employés ne me connaissaient pas. Une colère propre à une Ayane plus jeune et plus impertinente encore que je ne l’étais aujourd’hui.

« C’est ma journée là ! J’vais t’la faire bouffer ta chanson ! Vous deux, amenez messieurs les ministres à l’abri.   »

C’était tout moi ça. J’avais demandé de l’aide et voilà que je la balayais de la main comme si elle n’avait été qu’un vulgaire handicap duquel je voulais me détacher. Ce n’était pas tout à fait vrai ni tout à fait faux d’ailleurs. Les politiciens, sur cette scène, étaient de réels problèmes et leur vulnérabilité était trop grande. Je serais vite dépassée et perdue entre leur protection et la neutralisation de cette fille qui était devenue, subitement, ma cible. Celle-ci se concentrerait certainement sur ces politiciens. En fait, je peinais à croire que cet attentat était dirigé contre les civils ou le rassemblement en soi. Quelque chose ou quelqu’un en voulait à ces hommes en veston cravate et il était hors de question que je les laisse disposer ainsi d’hommes qui allaient vanter mes louanges. Je souris narquoisement et fixai mon adversaire.

« Vois-tu, petite, il y a des territoires sur lesquels on ne marche pas si facilement.  Que tu veuilles t'en prendre aux ministres, ça passe encore. À la limite, j'en ai tellement vu des gens comme toi que c'en est devenu banal. Mais que tu oses monopoliser l'attention, ça par contre, ça ne passe pas. On ne vole pas ce qui m’appartient. Tu t’attendais à quoi au juste ? »

Je ne connaissais pas son nom certes, mais son alter ne m’était pas tout à fait étranger, ça c’était un avantage. Si je n’en connais pas les tenants et aboutissants, j’en connaissais les grandes lignes. On n’oublie pas un tel alter. Forcément, je devais avoir lu un rapport à un moment donné. Quelqu’un devait bien lui avoir fait face récemment. Il suffisait que je me souvienne de chacune des lignes du rapport pour contrer efficacement sa particularité. Hélas, je n’avais pas le temps de chercher sur mon bracelet. C’était bien triste d’ailleurs puisque j’avais tout à portée de main, dans les combats, ce bijou devenait soudainement très inutile. Néanmoins, je savais une chose sur ce genre d’alter : il fallait limiter les mouvements de son utilisateur. Plutôt difficile à faire quand ce dernier est perché sur un golem de plusieurs mètres de haut. Je sortis mes gants de ma poche et les enfilai. C’était l’heure de passer aux choses sérieuses.

Elle n’était pas inaccessible, j’aurais pu voler jusqu’à elle, mais je devais sauver mon énergie. Il y avait un risque à utiliser dans l’immédiat tout ce que j’avais de mieux dans mon arsenal. Qui plus est, il y avait de ces choses que j’ignorais encore sur sa capacité. Néanmoins, il était certain que je ne pouvais pas rester là, immobile, ce dernier géant… je ne savais pas ce qu’il faisait. Si l’un explosait et que l’autre tirait à l’arc comme les plus rapides tireurs que ce monde ait connus, que nous cachait ce géant de cristal ? Vive, je me mis à courir. Les cheveux dans le vent, mon regard ne se détachait pas d’elle, de ma cible. J’étais concentrée. Il fallait que je trouve ce mouvement. Ce simple mouvement qui lui permettait d’invoquer ses monstres. Ce petit geste pouvait être n’importe quoi, discret ou évident. Mon objectif était de le limiter, voire de l’empêcher et d’ainsi éviter la création d’autres statues articulées. Le bruit de mes bottes était juste assez fort pour agir rapidement si le besoin s’en sentait, sans oublier cet avantage que j’avais ici : on dit que les pendrions ont cette particularité d’absorber le son et de le contenir. J’avais au moins ça : l’avantage du terrain.


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Dernière édition par Hibiki Ayane le Lun 27 Aoû - 2:35, édité 1 fois
Terumi Rei
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Re: 3.1. Piège de cristal || Dim 19 Aoû - 21:11

Une jeune femme arrivait sur la scène tout en chantonnant, les paroles m'étaient inconnues. Qui était cet individu au regard sombre ? Mais le plus étrange dans cette arrivée inopinée, était la présence d'un géant en cristal de couleur rouge. Merde, c'était quoi ce bordel ?!
Elle claquait des doigts, et deux autres géants - plus petit que le premier, apparaissaient et montraient un comportement plus agressif que leur prédécesseur. Des flèches rouges volèrent dans notre direction. Putain des flèches en cristal, mais où va le monde ? Très vite, la cheffe de Tsukeru prenait les choses en main en déployant un panel de techniques afin de nos protéger de cette salve de flèches. Je donnerai n'importe quoi pour avoir des armes dans mes paluches afin de prêter main forte à ma supérieure, mais je ne pouvais rien faire, mise à part mettre les deux V.I.P en sécurité.

Je tirais par le col les deux hommes à protéger pour qu'ils se redressent rapidement et pour nous mettre à l'abri. « Go, go, go ! » Disais-je tout en les poussant devant moi. Il ne fallait pas rester sur l'estrade, c'était une zone de danger importante, notre unique solution était de partir dans les coulisses du bâtiment en espérant ne pas tomber sur d'autres individus malveillant comme cette jeune femme capable de matérialiser des géants en cristal. C'était vraiment un putain d'alter de méchant qu'elle avait cette connasse !
Mon cœur battait la chamade, il avait envie de sortir de ma poitrine, de se montrer à tout le monde, quelques gouttes de sueurs commençaient à perler sur mon front. L'adrénaline parcourait tout mon corps, de la tête jusqu'aux orteils, cette sensation était extraordinaire, c'était jouissif. Le flanc droit était notre salut pour mener notre mission à bien, exfiltrer les ministres. Les deux hommes avaient peur, ils avaient leurs mains sur leur tête et avaient le dos tout courbé comme si quelque chose allait leur tomber du ciel dans une fraction de seconde. Des rigolos ces hommes en col blanc.

Une fois hors de la scène, je me mettais devant les deux V.I.P afin d’ouvrir la marche dans ce dédale que pouvait être les backstage d’une salle comme celle où nous nous trouvions.

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©crackintime
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Re: 3.1. Piège de cristal || Jeu 23 Aoû - 16:44

Juchée sur son géant de cristal, elle haussa un sourcil en voyant la cheffe de Tsukeru exécuter son ballet. Quelle pimbêche. Lorsque son kamikaze explosa et que son attaque échoua, elle soupira. On lui avait promis un contrat simple, direct, concis, et voilà qu’elle se retrouvait à jouer à qui a la plus grosse avec un mannequin un peu trop dévergondé qui se prenait pour la reine du monde. Mais il fallait avouer qu’elle avait du charisme, dans son allure et dans sa façon de se battre. Elle posa son coude sur la tête de son golem, et posa son visage dans la paume de sa main, légèrement contemplative.

Mais elle n’eut pas le temps d’admirer le reste, car le spectacle son et lumière qui s’en suivit était à destination d’elle-même. Elle tiqua légèrement, claquant sa langue contre ses dents de devant. Sans qu’elle eut à faire quoique ce soit, son propre golem la protégea de l’attaque, se fissurant de toute part, mais restant debout. A contrario de son archer qui explosa dans un bruit de verre brisé.

« Hey drama queen, t’as pas mieux à faire ? T’as des tas de civils blessés et mourants dans la pièce d’à côté, et tu préfères jouer à la garde du corps de deux mecs qui s’en foutent des gens ? Bah p’tain, c’est beau les héros. »

Du coin de l’œil, elle vit que le policier et la gamine profitaient de l’assaut d’Ayane pour se faire la malle avec sa cible et son comparse. Elle haussa de nouveau un sourcil, son air d’ado’ rebelle ressortant plus que jamais.

« Vous me prenez pour une débile ou quoi ? »

Son golem la décala contre le mur, sur lequel elle posa sa main. Après une légère lueur rouge, un nouvel archer se matérialisa, tombant lourdement au sol dans un bruit sourd. Sans attendre, elle posa de nouveau sa main contre le mur avant de créer un golem inédit, qui n’était pas encore apparu lors de ce combat. Il était large, et ressemblait à un taureau sur deux pattes. Sans attendre, alors que des salves de flèches fonçaient vers les politiciens, le taureau chargea à toute vitesse vers Ayane. Au vu de la taille du golem, se le prendre de face allait être… douloureux. Mais s’en protéger laisser le temps libre aux flèches d’atteindre leurs cibles.

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Nakamura Malaki
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Re: 3.1. Piège de cristal || Ven 24 Aoû - 21:07



La rencontre prend une nouvelle tournure avec la présentation de l’assaillant. Une femme ont le regard d’assassin s’est apparemment posé sur les politiciens. Ceux-ci deviennent ainsi des V.I.P = des « Very In-danger People ». Bref, le devoir d’un flic est alors de les protéger, quoi qu’il en coûte !
Pourtant, notre Nakamura ne peut s’empêcher d’être inquiet pour la situation dans son ensemble. Après tout, les dégâts se sont généralisés dans les dernières minutes, et pour le coup, les politiciens sont certes les cibles toutes désignées mais n’en demeurent pas moins que deux individus face à une foule en danger permanent. Tous les protéger est une mission indiscutable pour l’agent des forces de l’ordre qui doit trouver sur quel pied danser en un instant. Et pour l’heure, toujours pas de confirmation sur l’évacuation des civils à côté mentionnés par la lolita.

Ayant fait quelques pas en arrière, pour suivre la jeune Rei, Malaki remarque que celle-ci, au-delà de sa mission d’escorte, reste passive. Est-elle à court d’équipements ou d’idées pour faire face à la situation ? Sa proposition de laisser un bouclier derrière lui pour qu’ils puissent se défendre n’a visiblement pas fait mouche. Une arme plus offensive serait une meilleure alternative ?
Matérialisant cette fois-ci un stungun, l’homme ténébreux tend le joujou à la jeune tatouée.

« Pour l’instant, je n’ai rien de mieux à vous proposer. Mais ce sera toujours utile au bon moment. Visez quand votre fenêtre de tir sera parfaite … ! »

Notant la manœuvre de l’attaquant, l’agent Nakamura identifie enfin les premiers prérequis de celle-ci pour créer ses golems et réaliser ses attaques ! Ses créations ont semble-t-il besoin d’éléments de base qui peuvent se retrouver dans la structure du bâtiment ! De cette façon, on peut dire qu’elle a à disposition une quantité illimitée de matériau pour mener à bien ses ambitions ! L’acculer s’annonce difficile : en toute logique, elle manipule soit la pierre, soit le béton, soit indistinctement tout matériau solide lui permettant de former un pâté de sable ou un golem aux propriétés dangereuses ! Première hypothèse pour résoudre cette crise : il faut la séparer de toute surface pour limiter ses créations !

La réflexion ne peut être poussée plus loin, car deux nouvelles créatures font leur apparition. L’archer ouvre le feu sans attendre, laissant le champ libre au minotaure pour charger la cheffe de l’agence Tsukeru. En soi, un nouveau casse-tête ! Bloquer ces flèches, ou tenter d’intervenir pour bloquer le bélier ? Dans l’urgence des choses, et réagissant avant tout par instinct, Malaki se place délibérément sur la trajectoire des flèches pour les intercepter. Son bouclier étant assez large, et sa carrure assurée par un entrainement régulier, il sait qu’il peut ainsi retenir les assauts à distance. La paroi métallique lourde intercepte les projectiles dans un bruit de cabossement et de fracas sourd.

« Je prends les devants ! Protégez les personnalités et tentez d’évacuer ! »

En un éclair, l’homme part vers l’assaillant, et charge l’archer ! Son bouclier toujours équipé, le voilà à son tour devenu un véritable bélier, capable de fracasser n’importe qui sur son passage sans s’arrêter ! S’il parvient ainsi à détruire le golem archer, il mettra fin à cette menace d’attaque à distance ! Mais cela ne peut s’arrêter là ; car ce n’est pas en bloquant et en parant les attaques successives qu’ils réussiront à se tirer de ce mauvais pas ! Dans sa course, il interpelle Ayane Hibiki qui doit gérer le bipède.

« Il faut l’éloigner des murs ! Elle a besoin d’être en contact avec quelque chose pour le créer, et perchée sur son golem, elle s’est elle-même éloignée de sa source de production ! »

Ce sera déjà un moyen de limiter ses actions ! Car rien ne dit qu’elle n’a pas un autre tour dans son sac ! …
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Hibiki Ayane
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Re: 3.1. Piège de cristal || Lun 27 Aoû - 5:49



Piège de cristal




Tout se passait tellement vite. J’avais néanmoins l’avantage de pouvoir vanter mon équipe qui se montrait bien obéissante. Tel que je l’espérais. Je n’avais pas envie de devoir protéger plus que ma propre personne auquel cas le combat serait encore plus difficile. Je souris. Si le terrain ne m’avait pas appelé depuis quelques temps, je voyais bien que je n’avais pas perdu la main sur la gestion d’un groupe inconnu ou non. C’était bien heureux et j’avoue que j’aurais pu me féliciter si cette voix ratoureuse ne m’avait pas ramené à la réalité. La dramaqueen. La dramaqueen… Si elle savait ce qu’elle lui préparait la dramaqueen. Mon visage tourna, le teint pâle que je montrais normalement tirait tranquillement vers le rouge. Était-ce l’effort physique de ma course en direction qui me faisait ainsi rougir ou était-ce une sorte de colère qui me gagnait. L’adrénaline m’empêchait de le dire. Je n’avais plus qu’un seul focus, cette folle sur sa statuette géante. Je ne sais pas trop si je voulais la gifler ou simplement la voir descendre de ses grands chevaux, mais son arrogance allait lui coûter cher. Nul n’était autorisé à ainsi me parler. Hélas, pour l’heure l’offensive me semblait difficile. Tant que je ne savais pas comment ces monstres apparaissaient, je ne pouvais établir une stratégie fixe. Les réflexes obligent, je ne la quittais plus des yeux, sa coupe garçonne de couleur jais, sa tenue rouge, le mouvement de ses lèvres. J’analysais tout au mieux que je le pouvais à cette distance.

Puis l’ouverture se vit. Comme un halo de lumière descendant du ciel. Son golem qui s’approcha du mur pour lui permettre d’y apposer sa main. Une lueur rouge permit de faire apparaître un nouvel archer qui tomba d’un bruit sourd au sol. Mes yeux s’ouvrirent grand. Elle souhaitait donc faire feu d’une nouvelle salve de flèches. Sur qui ? Moi ou le quatuor qui tentait de quitter la scène ? Je jetai un regard par-dessus mon épaule. Je ne voyais plus qu’un bouclier anti-émeute. Ils s’étaient donc préparés, je pouvais donc agir en solo pour ce coup. Un second golem s’écrasa au sol. Celui-ci à la forme rappelant largement un taureau. Le son grave résonnait, je souris. Une plateforme orangée se forma sous ma semelle. Mes pieds comme cette fameuse plateforme quittèrent le sol. J’avais bien fait. Le taureau m’avait pris pour cible et courrait vers ma précédente position. J’avais cru entendre grincer ses cornes contre la plateforme de son qui me soulevait. Maestro faisait son travail et selon ma commande il me guidait là où je le voulais. Au sol, mes alliés et de fortune et ces golems occupaient tout de même une certaine place dans mon esprit. Il faut dire que cette adversaire se montrait pleine de ressources et qui sait jusqu’où elle pouvait aller encore. Du coin l’œil, je regardai légèrement les positions de chacun des pions de ce combat. Se battre pour se battre était chose aisée. Se battre pour protéger des gens était toujours plus difficile puisqu’ils revendiquaient automatiquement une partie de notre concentration. C’est pourquoi que je m’étais toujours dangereusement amourachée de ces missions en solitaire.

Je me retrouvais face à ce géant de cristal, flottant juste devant lui. À quelques mètres bien entendu, par mesure de sécurité. Je regardais son invocatrice avec cet air de défi et de provocation qui m’avait toujours permis d’avancer dans ma carrière d’actrice et d’héroïne. Ma plateforme était immobile, mais toujours là, me tenant à une certaine altitude. J’avais hoché la tête quand le policier m’avait interpellé. J’avais déjà compris. Je n’avais pas besoin de lui, de quoi se mêlait-il ? Sa perspicacité était, sans nulle doute, de celle qui justifiait sa position, mais il ne fallait pas me sous-estimer, certes, je comprenais son geste, il essayait de m’aider.

« T’sais c’qui est beau avec les héros ? On a toujours quelqu’un sur qui compter. Dans l’autre pièce, je sais que des tas de gens sont déjà en train d’arrêter votre attaque débile et de venir en aide aux blessés, du coup, j’sais que j’ai pas besoin d’y être. Anacrouse. Toi, par contre, c’est l’heure de graver ton épitaphe. »

Le son de ma voix se mit à sortir sous la forme de huit longs rubans bleus. Ceux-ci flottaient autour de moi, je levai les bras vers mon interlocutrice. Les rubans ne partirent toutefois pas tous dans sa direction. Ils fusaient tous en paires vers l’un des golems et notre assaillante. La température de ces rubans était telle que le contact avec la peau de la fille engourdirait ses muscles au point de les endormir. Comme lorsque l’on marche dans un blizzard. Ce n’était pas suffisant pour la transformer en glacier, mais son endurance serait certes mise à l’épreuve si je faisais mouche. De leur côté, les golems seraient simplement limités dans leur mouvement, comme si une force les empêchait de bouger.

« La dramaqueen comme tu l’dis en a déjà marre de toi. »

Mon assurance était palpable. Là, sur la plateforme où j’étais, je me permettais de profiter de la vue. J’inspectais les traits de la jeune fille espérant y voir une once de désespoir. Il y avait, chez elle, quelque chose que j’admirais. Sa fougue, son courage, ce sont de bien belles qualités qu’elle pourrait utiliser tellement mieux. Ma désolation et ma sympathie, pourtant rare, semblaient prendre l’ampleur pour cette femme. Il était triste de se dire qu’aujourd’hui, j’allais devoir procéder à son arrestation.

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Re: 3.1. Piège de cristal || Mer 5 Sep - 11:38



-De toute façon, c'est bientôt fini.

Éviter une attaque de taureau en pleine charge c'est un classique de toutes les corridas. Et quand on veut en plus se débarrasser du taureau, au moment ou il vous loupe, on le frappe, c'est l'estocade. Et quand on ne la fait pas, le taureau lui, il continue. Dans une arène déserte c'est plutôt anodin, dans un espace plus petit avec quelqu'un derrière vous par contre, c'est tout à fait autre chose.

Et alors que le golem géant tranche d'un coup de griffe les filaments de sons matérialisés par Ayane, le golem bélier va percuter de plein fouet le bouclier de Nakamura qui court vers l'archer. Le choc est digne d'un assaut de sumo, sous l'impact, les cornes et la tête du golem bélier traversent le bouclier avant que le choc ne fragilise assez le monstre pour le fissurer et le faire s'effondre à son tour.

Préservé par l'attaque de son collègue, l'archer continue de décocher méthodiquement ses flèches. Mais Rei venant de pousser les deux cibles hors de son champ de vision, c'est sur Ayane qu'il décoche la flèche suivante.  

Immédiatement suivi par Red Crystal qui génère une fois de plus de quoi se battre à sa place. Mais cette fois ce n'est pas un golem complet, mais une série de paires de mains munies d'arcs bandés et de flèches, qui se mettent immédiatement en devoir de transformer Ayane en une version féminine du martyr de Saint Sébastien en tentant d'en faire une vrai pelote de flèches.

HRP:
 

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