Flash Back 4,5 - Wanna LOVE you
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Flash Back 4,5 - Wanna LOVE you

Daeiichi Susumu
Vilain
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Surnom : Dead Head VI
Profession : Étudiante | Terroriste
Rang : A
Yens : 890
Alignement : Dominateur
Flash Back 4,5 - Wanna LOVE you || Mar 4 Sep - 2:38

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Wanna love you
Solo

Ses grands yeux rouges étaient fixés sur ceux du requin, sans qu'elle ne cligne jamais des yeux, défiant le prédateur du regard.

Bien évidemment, la vitre entre les deux aidait très probablement avec ça, et elle ne faisait même pas face au fameux grand requin blanc. D'après le petit panneau à côté d'elle, elle était en train d'observer un requin-taureau, beaucoup plus réceptif aux aquariums que son fameux cousin. En dépit de son air intimidant, il était relativement docile envers les humains, ce qui n'empêchait pas à quelques touristes et gugusses de laisser échapper des piaillements de terreur quand le requin ne faisait que nager vers eux.

Le requin était un peu son opposé. Un animal dangereux mais avec une réputation exagérée, qui se voit affublé une sauvagerie fictive. Susumu, à l'opposé, était aussi dangereuse mais tout le monde s'approchait d'elle, convaincu qu'elle était gentille et compréhensive, ignorant le sang déjà sur ses mains.  C'était une réflexion... étrange, mais il fallait dire que ses pensées divergeaient vers des endroits étranges par moment.

Aussi, elle ne savait pas si elle pouvait vraiment s'identifier a l'animal quand les Daeiichi du passé pratiquaient la chasse aux ailerons. Après un peu de réflexion, elle décida de se délaisser de l'animal, tournant la tête vers Keito, qui était en train de venir vers elle avec deux petits souvenirs. Une plance de surf miniature, marquée d'une énorme morsure de requin et une petite figurine de poisson tout plat, qu'elle ne saurait nommer.

Lequel tu veux ? Fit t-il, se calant devant l'aquarium. Elle hésita brièvement puis entreprit de prendre le poisson, le rangeant sans sa poche.

Merci.

Kaito poussa un "ouais" discret et rangea sa planche, sous le regard de Susumu. Ils avaient entamé la confidence depuis déjà un an. D'un côté, il l'avait aidé à finalement retirer ses contacts et s'assumer, quoi qu'elle savait que sa mère ne risquait pas de quitter son psyché avant longtemps. De l'autre, elle s'était arrangée pour éloigner ses brutes.

Il fut décidé que sa haine des étrangers reste un secret mais en échange, elle devrait aller voir les sessions d'Aube Sacrée, le groupe qu'il avait rejoint. Son succès, et la façon avec laquelle elle avait réussie à éviter que son père ne remarque les réunions, l'avait rendue un peu fière, quoi qu'elle continuait d'agir en tant que miss parfaite.

En dehors de la couverture parfaite que ça lui offrait, elle était juste contente d'avoir au moins une personne avec qui être vraiment elle-même pour le moment. Pas l'étudiante modèle ni la petite super-vilaine, juste Susumu, une jeune femme avec des qualités mais des défauts. En attendant, la fille aux cheveux bruns observa le poing de son confident se lever lentement. Sans avoir besoin de dialogue, elle secoua la tête et cala son poing derrière son dos.

Trois secondes s'écoulèrent et elle leva le doigt, sa main ouverte faisant face au poing fermé de Keito. Elle aurait aimée faire un sourire de politesse, mais un rictus joyeux, semblable à celui d'un enfant, apparut sur son faciès. En réponse, Keito tenta de ressortir de la situation en tant que gagnant du conflit moral, et fit son meilleur air stoïque... avant de se mettre à rire de son côté, attirant l'attention des autres visiteurs.

N'ayant même pas besoin de communiquer, ils partirent, quoi que Susumu se tourna vers la vitre de l'aquarium, en direction du requin taureau : elle s'était servie de la reflection pour voir son coup d'avance.

Merci a toi.

--

Tokyo la nuit, c'est beau. Certains pourraient penser que la cité est trop claustrophobique et quasiment psychédélique dans ses néons, mais Susumu aimait l'activité. Elle voyait les pubs d'idoles sur les buildings, les titres brillant, les ondes de mascottes, les écrans remplis de bandes annonces de films ou de pubs et ne pouvait s'empêcher de sourire devant la liberté qui se dressait devant elle.

Il y'avait cet espèce d'interdit qui l'excitait. Elle échappait à la surveillance de son père et vivait une vie secrète en tant que confidente de Keito. Un seul coup de malchance, un seul élève au mauvais endroit et elle est chopée. Elle était entourée de projecteurs avec le jeune homme, bloquée dans un tango compliqué qui pourrait bien compliquer leurs vies collectives.

Enfin, elle serait en complications. Il n'est pas exactement illégal de faire des sorties avec une fille en soi. Keito était relativement silencieux avec ses parents, mais d'après ce qu'elle savait, ils se fichaient bien de ce qu'il faisait. Elle aurait besoin d'expliquer à toute la classe pourquoi elle est avec lui et devra aussi rassurer son père concernant les intentions du jeune homme... ou potentiellement lui faire accepter ce dernier.

Le temps change les gens, et elle s'était trouvée une sorte d'affection pour le jeune homme, quoi qu'elle avait du mal à l'admettre. Susumu était une personne logique, le genre qui réfléchit avant d'agir, et elle était complètement incapable de repérer la source de cette attraction. Si elle était poétique, elle admettrait que c'est le pouvoir de l'amour, incapable d'être compris par sa logique froide, qui la pousse à aimer. Et pour elle, qui n'as jamais reçu de l'affection, cette sensation est incroyablement alien et étrange en conséquence.

Elle pensait, toutefois, qu'elle aimait Keito parce qu'il représentait la liberté. Elle ne l'aimait pas parce qu'il était mignon ou intelligent, mais simplement car il permettait à la jeune femme de finalement s'affranchir de ses responsabilités et de temporairement vivre sans la pression de l'école ou de la vie aux super-pouvoirs. Le concept est ce qu'elle aime, la personne n'est jamais que le conduit de son affection.

Ou alors elle avait finalement succombée à ces puissants mouvements de sourcil, capable de faire ployer la gente féminine.

Une fois devant l'aquarium, Susumu s'approcha de son véhicule, une moto, et vérifia sa montre. Il y'avait encore assez de temps pour un film.

On va au cinéma, on prend un film de deux heures, maximum.

Pourquoi pas... Les mangues du paradis ?

Ha, un film indépendant. Secrètement déçue, elle enfila son casque rouge et offrit le bleu à Keito avant de déchaîner le véhicule, se posant dessus et attendant de pouvoir passer. Keito se cala devant elle et posa ses mains sur son ventre, mais  n'étant pas une fille d'animé qui panique quand le garçon respire dans sa direction, elle ne perdit pas son attention.

Une fois le passage trouvé, elle s'y engouffra, naviguant au travers des voitures.

--

La créature s'agitait dans la pièce noire, faisant face au protagoniste en armure. Le démon semblait ricaner, la caméra suivant à peine sa tête noire et verte. Son expression enjolivée était en contrast total avec le calme du protagoniste, qui n'avait qu'un petit sourire confiant au visage.

Des mangues brillantes trônaient en fond.

HAHAHAHAHAHAHAHA ! TU NE MANGERAS JAMAIS LES MANGUES DU PARADIS ! JE LE FERAIS ! MOI ! LE DEMON !

Il est temps pour toi d'avoir une meilleure diète en effet !

OOOOOOOOOOOOFFFFFFFFFF ! POUR CELA TU DOIS MOURIR ! Poussa le démon, envoyant des tonnerres du bout de ses doigts. Les étincelles illuminèrent la salle de cinéma en bleue, révélant une Susumu à peine assise sur son siège, le poing levé avec une expression d'intérêt total au visage.

Keito, lui, était plus modeste, observant d'un seul oeil. Il était occupé à manger des pop corns. Le film était de toute façon tellement bruyant que personne d'autre n'était gêné. Il observa brièvement Susumu et ricana, satisfait de la voir si intéressée dans le film... et aussi ravi à propos de la campagne marketing très déshonnête du film.

--

C'était génial la partie où le requin laser sort de l'eau, non ?!

Ouais, j'avoue. J'ai lâché à la partie avec les aliens kung fu après.

Susumu agita les poings en réponse, comme si elle faisait du kung-fu. Les autres spectateurs lui firent des regards bizarres, mais ça ne la souciait pas. Elle vivait pour ça. C'était le but, après tout : faire ce qu'elle voulait et bien montrer son vrai jour.

Atteignant sa moto, elle jeta un coup d'oeil sur sa montre et remarqua qu'il faisait tard. D'après son soupir mal déguisé. Se retournant brièvement vers lui, elle contempla l'idée de le ramener chez lui, faisant tourner le casque avec ses mains.

Tu veux que je te dépose ?

Nan, c'est prêt de chez moi de toute façon. Fit t-il, pointant du doigt un immeuble tout prêt. Juste un immense bâtiment lumineux parmi tant d'autres mais elle hocha la tête. En réponse, elle leva la main.

C'était productif, que comptes tu faire demain ?

Y'a un parc qui s'ouvre demain.

La dernière fois que tu t'es rendu au parc...

Ils m'avaient pas prévenus avec l'accélération soudaine des tasses ! Mais je serais prêt ! Fit t-il, agitant les mains. En réponse, ce ne fut pas un évènement particulièrement amusant, mais la nostalgie avait un certain don pour gommer les petits défauts... enfin, si on peut bien dire que les évènements de quelques mois tiennent de la "nostalgie".

Ils s'observèrent et elle entreprit de se retourner lentement pour poser le casque. Le problème dans la confession, c'est que ça ne se finit jamais bien pour un vilain. Un jour, elle devra écumer les rues en tant que Death Head VI et livrer un combat contre les forces de l'ordre tout en ménageant sa vie civile et professionnelle. Gérer un amour, ce n'était pas facile dans de conditions pareilles... et puis, surtout, comment réagirait t-il s'il venait à apprendre ?

Quand un compagnon apprend que l'amour de sa vie est un héros, il peut comprendre, il peut se caler derrière les actions héroïques de l'élu(e) de son coeur. Mais un vilain ? A moins d'avoir un époux spécial, on risque de choquer et horrifier. L'idée de devoir potentiellement supprimer Keito lui faisait mal au coeur. Elle était prête à enfermer sa classe dans une salle et les faire exploser pour protéger son identité mais tuer Keito lui semblait impardonnable.

Elle voyait ça comme de la faiblesse, mais par moments, elle voyait aussi ça comme son humanité. Keito représentait sa part "gentille", détachée de la violence, du mensonge et du désir compulsif d'être la meilleure. Si elle venait à être séparée de lui... enfin, ce n'était pas quelque chose à esquiver pour toujours. Demain, elle confessera et... et elle verra.

Bonne soirée. Révise, le week-end ne durera pas longtemps.

Ha, une émergence de la présidente du conseil d'étudiants ?

Elle leva le casque pour tirer la langue et démarra au quart de tour.

--

Les deux Daeiichi étaient occupés à souper dans le salon. Si Taro mangeait de la viande rouge par immenses morceaux, Susumu était plus réservée, mâchonnant lentement et poignardant, de temps à autres, sa viande.

Ton pouvoir grandit. A ce rythme, tu pourrais bien voler de tes propres ailes sans ma guidance.

Je n'ai pas l'arrogance d'agir seule, père.

Oui, et de toute façon, je ne te laisserais pas. Si tu fais tes preuves en tant que vilaine costumée, on connaîtra éventuellement ton alter. Si tu émerges en tant que Death Head VI, d'un coup, ils auront du mal à identifier ton pouvoir. Je me suis chargé de déguiser les attentats. Ils pensent que c'est des bombes.

Bien. Ils penseront avoir affaire à de la technologie, et non un alter plus tard... comment va ta lutte contre ce PDG, d'ailleurs ?

Il pensait que je voulais kidnapper sa femme. J'ai attrapé son fils. Il le saura ce soir... et tiens, quid de ta cible de choix ?

Les étrangers. De cette façon, je pourrais avoir du support de la part de nationalistes et les touristes me craindront. Peut-être que je pourrais aussi attirer de l'attention internationale de cette façon.

Il hocha la tête et il y'eut de nouveau du silence. Sans doute inspirée par sa propre épreuve plus tard, Susumu leva la tête et observa Taro, ce dernier la dévisageant en retour. Elle ne savait pas s'il avait l'air plus jeune ou vieux qu'il ne l'était vraiment : il avait des pommettes saillantes et des cheveux blancs (quoi que marqué par des mèches de cheveux noirs en zig-zag, à sa confusion éternelle) mais il y'avait une sorte de feu dans ses yeux. Le genre qu'elle voyait dans des hommes bien plus jeunes.

Comment est-ce que tu as rencontré... cette femme ?

Il leva les yeux au ciel et finit de manger.

Quand on s'est rencontrés, nous étions jeunes et au lycée. J'étais attiré par sa beauté et son franc-parler, elle était attirée par ma détermination et mes compétences. Nous t'avons eu et nous avons décidés d'assumer et je suis resté avec elle, j'ai même suggéré ton nom. Mais mes ennemis ont essayés de me frapper via ta m-cette femme et toi. Je me suis éloigné pour les distraire et j'ai tenté de vous surveiller. Malheureusement, le stress l'a gagnée et elle a reçue une version distordue des évènements.

Il secoua la tête.

Les vilains ne s'entre aident pas. Un bébé est une cible facile, je suis désolé pour ce qui t'est arrivé. Fit t-il. Son ton était lacé d'une irritation mal déguisée, et semblait avoir été préparé à l'avance. Consciente qu'elle était en eaux troubles, Susumu secoua la tête mais son père leva son sourcil immense en réponse.

Pourquoi cet intérêt maintenant ? Je t'ai prévenu, les adolescents modernes sont des pervers obsédés qui veulent ton corps. Ils t'abandonneront au moindre signe de danger et te briseront le coeur. Et bonne chance pour élever correctement un bébé avec ta double vie.

Je-je sais mais... je suis curieuse. Que ma propre mère me dise que j'étais un accident...

Je comprends que ce soit choquant mais ne lui accorde pas de doutes. Elle était perturbée et tu n'étais qu'une enfant. Ne sois pas définie par la haine d'une femme que tu n'as plus vue depuis plus de quinze ans.

Elle agréa, et le repas se finit dans le silence.

--

Susumu, emmitouflée dans la laine de sa veste de motarde, se trouvait près de l'entrée immense du parc, son téléphone dans la main.

Le discours de son père lui revenait en tête, jetant le doute dans son esprit. Elle voulait prouver qu'il avait tort mais elle se demandait s'il n'avait pas raison. Kaito était... gentil mais pouvait t-il vraiment supporter une relation ? Est-ce qu'elle n'allait pas finir visée par des vilains et forcée de l'abandonner aussi ?

Elle avait peur de répéter un cycle, de devoir un jour tomber sur un Keita devenu cynique et cruel suivant les années. Et si elle aurait sans doute pu passer plus de temps pour méditer sur l'affaire, elle allait devoir gérer une affaire de son père. Ce dernier avait disséminé les objets piégés un peu partout dans le parking d'un building, afin de prendre par surprise un vilain rival qui y organisait une réunion secrète.

Il allait lui envoyer un message d'apparence simple, qui lui permettait de déclencher l'une des bombes. Elle n'allait pas pouvoir se concentrer sur le rendez-vous de cette façon, parce qu'elle avait besoin d'une commande mentale précise et aussi parce qu'elle aurait besoin de sortir le portable.

Elle pouvait le garder dans sa poche et attendre que la petite symphonie résonne, mais elle recevait déjà des tonnes de message. Elle aurait pu reporter le rendez-vous mais elle voulait absolument être sûre des intentions du jeune homme, afin de ne plus être tourmentée plus longtemps. Et demander au téléphone manquait de flair dramatique.

En le voyant arriver, elle hocha la tête et s'approcha. Il n'avait pas changé de vêtements, portant toujours le même pull, pantalon, gants et tout, mais c'était une habitude. Et elle n'était pas vraiment habillée pour un rendez vous non plus.

Désolée, j'ai... enfin quelque chose est arrivée et je dois garder correspondance avec papa. Ça ne te gêne pas ?

Non non ! C'est grave ?

Non... mais je pense qu'aller au parc va m'aider pour me remonter le moral, allez-viens.

Il la suivit d'un bref coup de tête concerné. Il neigeait, le ciel de la nuit était dégagée et les fêtards dansaient autour d'eux, la foule gigantesque engloutissant les deux amoureux, mais son doute transformait une soirée joyeuse en un cauchemar d'incertitude. En arrivant à l'entrée, elle passa aisément.

Kaito ne passa pas, vu que les gardes semblaient se méfier de son esthétique "capuche noire et gros manteau". Immédiatement, il pesta, piétinant le sol et agitant les bras sous le regard ennuyé des familles derrière lui et des gardes. La scène lui apporta un sourire... puis son téléphone vibra.

Je suis au marché. Tu veux que je t'apportes quoi ?

Elle fit sa propre réponse, puis entreprit d'activer une des bombes. Il n'y eut aucun choc, aucune déflagration : le rendez-vous des mafieux était isolé. Plusieurs personnes venaient d'être englouties dans une boule de feu loin d'elle... et elle s'en fichait, rabaissant le téléphone et accueillant Kaito avec le sourire.

En fait, si elle le pouvait, elle déclencherait les autres bombes de suite.

--

Par surprise, il fut révélé que faire des attractions avec un téléphone constamment dans la main n'était pas une bonne idée. Elle s'était attendue à des messages en chaîne mais son père prenait son temps. Avec le recul, il voulait probablement semer le chaos lentement, guider les Yazukas vers une autre bombe et profiter de la confusion.

Kaito lui parlait, et elle communiqua en réponse. Mais ses messages avaient été décidés à l'avance : ses sourires, ses rires et ses blagues étaient faites a l'avance. Elle lisait un script plus qu'elle ne réagissait comme une vraie personne.

Je n'ai pas trouvé ce que tu voulais... devrais-je chercher ailleurs ?

Boum.

Elle ne sait pas comment ça se passe, mais les messages viennent et il semble bien écrire. Il a sans doute programmé une application quelconque pour envoyer les messages après... ou alors, il était assez loin de l'action pour écrire au téléphone. Avec son pouvoir, réagir aux surprises lui était facile.

Keito s'égosillait devant une mascotte, et elle hocha la tête, se promenant parmi les stands. Tout était parfaitement désigné pour lui offrir un rendez-vous inoubliable mais son père avait tout ruiné. Ce n'était pas la première fois, mais elle l'admettait : son père l'énervait.

Et dans sa colère, elle se demandait s'il avait dit la vérité. S'il la traitait comme sa fille ou s'il l'aurait laissée chez sa mère si elle n'avait pas d'alter... et il avait bien forcé Susumu à ruiner la vie de cette fille après avoir fait un gros speech sur comment il faut accepter les coups ! Peut être qu'il avait été l'un de ces "adolescents cons" au début, d'ailleurs ?

Susumu ? Tout va bien ?

Oui, tout va b-hurgh !

Très bien, je vais m'y déplacer. Envoie moi un message d'ici deux minutes.

Boum.

Elle allait aussi devoir causer une détonation d'ici deux minutes, ce qui signifiait qu'il allait abandonner le téléphone pour l'instant... elle remit son téléphone en poche. En dépit de ses protestations, elle avait bien activée la bombe ! Et Kaito vint pour poser sa main sur son épaule en plus !

Le but du truc, c'est qu'on soit soit honnêtes, hein ?

... Tu as raison, viens, vite.

Prenant la main de son confident, elle entreprit de rejoindre rapidement la grande roue. "VOYEZ TOUT TOKYO !" hurlait le panneau près du stagiaire ennuyé. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine, même si elle ne savait pas si c'était par rage ou par excitation. Il y'avait très peu de queue, elle aurait pris ça pour un signe du destin dans un autre état d'esprit mais elle s'en fichait bien.

Les deux entrèrent dans la capsule, et Susumu s'assit en face de Kaito. Lui était tout bête, changeant de position toutes les cinq secondes tout en rougissant. Susumu, elle, était assise toute droite, ses grands yeux rouges fixés vers la ville.

Dix secondes, elle se leva et pointa l'immense ville du doigt, constatant que la grande roue s'était arrêtée. Panne ou design volontaire, elle s'en fichait bien : la femme se leva et pointa du doigt, pile au moment où elle était censée déclencher la quatrième bombe.

Boum. Un petit flash de lumière retentit dans un coin près de la banlieue, des émissions de fumée se dégageant de la zone. Kaito regarda, cligna des yeux et tourna son regard vers elle.

J'ai un alter, Kaito. Je l'utilise pour aider mon père à commettre des crimes. C'est la personne que je suis. Pas une miss parfaite, pas une femme intéressée par des films sans queue ni tête. Une criminelle qui vient de mettre fin à des tonnes de vie sans s'en soucier.

Elle se pencha vers lui, sans jamais cligner des yeux ou le quitter du regard. Si les regards pouvaient tuer, celui de Susumu aurait causé un carnage dans tout le parc.

Est-ce que tu veux rester avec moi ? Est-ce que tu veux joindre ce type de vie ? Assister une criminelle ? Elever son enfant qui pourrait peut être marcher dans ses pas ?

Susumu se rassit promptement. Elle ne savait pas s'il y'avait des caméras mais c'était le souci de l'adrénaline.

Kaito attendit, puis se releva lentement et entreprit de s'emparer de la manche de son pull, tirant en arrière pour révéler plusieurs trous sur la chair de son bras. Son regard ne changea pas, mais Susumu jurait qu'elle pouvait voir de la fumée s'en échapper.

Je... j'ai un alter moi aussi. Je... je crée des gaz... je peux faire des trucs doux mais pour Aube Sacrée, je fais des gaz super virulents aussi. J'ai pas de costumes et tout mais je compte en avoir un et être autre chose que l'arme de boss, autre chose que l'enfant non voulu, autre chose que la victime des étrangers, autre chose que le mec que tout le monde évite.

Il se lécha les lèvres et continua.

Mais... je sais que je suis quelqu'un à tes yeux. Tu me vois comme autre chose qu'un truc à utiliser ou à jeter et c'est pour ça que... je t'aime. Tu me traites comme quelqu'un ! Pas comme une arme chimique vivante ! Pas comme un rebut ! Avec toi, je me sens apprécié ! Et bien sûr que je suis prêt à accepter ça ! Tu vaux tout pour moi !

Susumu resta figée. De un parce qu'elle était véritablement surprise par les révélations... et aussi parce qu'elle comprenait ce qui se passait.

C'était en train d'arriver !

Si le monde essaye de nous séparer...

Elle bondit sur l'occasion, sortant hors de son siège pour lui choper les mains. Les explosions vinrent plusieurs fois en arrière plan, la dernière étant assez violente pour être légèrement aperçue de tout en haut. Les cris d'horreurs résonnèrent en bas.

On va le détruire tout les deux ! Les étrangers, nos parents, les hypocrites, ceux qui te rejettent !Les héros ! Les vilains ennemis ! La police ! On va tous les détruire ! Et quand on aura un enfant, il suivra nos pas !

Haha, détruire le monde c'est une chose, mais gérer un enfant !

Bah, ça viendra plus tard !

Leurs lèvres se rencontrèrent, alors que les passants fuyaient le parc, que le personnel évacuait le parc, que les "ATTENTATS " fusaient dans les airs et que son téléphone vibrait furieusement. Mais elle s'en fichait.

C'était la beauté de l'instant. Et ça, on le le vole pas.SUSUMU - Back to the past

« Seulement au lycée... »  ► Susumu
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HRP:
 

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Thème de Susumu :

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