Retour aux bancs de l'école [PV Susumu]
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Retour aux bancs de l'école [PV Susumu]

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Matsui Seiko
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Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Jeu 13 Sep - 17:11


Sensation de picotement, mains qui s'agrippent à l'oreiller collé à ma joue. Les yeux s'ouvrent difficilement, encore collés, et les oreilles sifflent au son de la sonnerie stridente du téléphone. Pas si stridente que ça, mais... Mais n'importe quel son paraît strident quand il te réveille. Et celui-là vient de me réveiller, sur les coups de sept heure du mat'.

Un effort supplémentaire pour tenter d'ouvrir mes yeux pour de bon, avorté finalement. Pas maintenant. alors je cherche le téléphone à tâtons sur la table de nuit, fait tomber un livre, puis l'agrippe entre mes doigts. Quelques coups d'index vers là où je sais être le sigle pour répondre, et je porte l'appareil à mon oreille.

- Hmmmmm.
- Allo, Monsieur Matsui ?
- Hmmm.
- C'est Monsieur Tanaka, de la Faculté. Notre professeur d'informatique ne pourra pas assurer son cour aujourd'hui et certainement d'autres au jour qui suivent, son état de santé ne le permettant pas. Etes-vous toujours disponible en remplaçant comme vous nous l'aviez signalé il y a de cela quelques mois ?

Un moment de confusion, sourcils froncés, visage encore collé au matelas. Puis je me rappelle, oui : un ami à mon père qui travaille à la faculté, un arrangement pour que je puisse occasionnellement assurer un rôle de remplaçant si besoin est, contre rémunération. J'avais accepté, par sympathie, avarice et générosité. Certains de ces facteurs plus que d'autre peut-être. Mais mon père en devait vraisemblablement une à son collègue, et ne pouvait pas assurer la tâche lui-même. Alors c'est tombé sur moi. Et à vrai dire, ce n'était pas pour me déplaire : les bancs de l'université me manquent parfois.

Même si pour être tout à fait honnête, là maintenant, la gueule enfoncée dans le lit, le corps engourdi et les yeux toujours incapables de rester ouverts, c'est pour me déplaire. Au moins un peu. Mais....

- … Moui, je suis toujours disponible. Donnez-moi une heure et un programme.
- Merci beaucoup. On a besoin de vous à partir de quatorze heure. Je vous envoie par mail les détails du cours et les horaires au cours de la semaine. Bonne journée et merci encore.
- 'bjournée.

La fatigue dans la voix, je raccroche, dépose le téléphone, puis me retourne, nez pointé vers le plafond. Un profond soupir, et je m'étire un long moment avant de me lever.

- Au moins ils m'ont pas appelés pour un cour du matin.

Je me rassure de la sorte, puis j'entame ma petite routine matinale un peu en avance par rapport à mes projets de base. Petit déjeuner, douche, toilette et passage à la penderie. Point positif comparé à mes dernières journées : je n'ai pas à me cacher derrière des Sweat à capuche et des masques chirurgicaux, puisque aujourd'hui, je ne suis pas Data, mais bien Matsui Seiko.

Alors plutôt, une chemise blanche et un jean tous deux simples mais classieux, puis une paire de baskets passe-partout, décontractées. Un branchement, et je passe les écouteurs à mes oreilles en arrivant devant l'ordinateur. Un mail est arrivé, avec quelques dates et explications sur le contenu du cours et les notions étudiées dernièrement. Je note, construis quelque chose rapidement, puis flane un moment sur le net avant que l'heure n'arrive.
Faculté, me revoici. J'espère que je t'ai manqué.

***

D'une pression de bouton, je ferme les portes de ma Mitsubishi, garée à côté d'une moto. Sans presse, je me dirige vers la salle de cours, une main dans la poche, l'autre à pianoter sur mon portable. Un message de mon père que je survole avant d'arriver sur place. T'as bien intérêt à dire merci, vieil homme, tu sais comme j'ai jamais aimé me faire réveiller par le son d'un téléphone.

Lorsque j'arrive dans la salle, c'est pour constater qu'elle est déjà quasiment complète, pleine à craquer d'étudiants pas beaucoup plus jeunes que moi, sûrement quelques uns plus vieux même. A peine sur place que je remarque déjà de la surprise sur certains visages. Mes yeux se plissent alors que j'arrive devant mon bureau. Alors, je pose la question simplement.

- Laissez-moi deviner, personne n'a été mis au courant que votre prof est malade, c'est ça ?

Un silence équivoque, et quelques « heuuu » qui s'élèvent dans la salle. Finalement, quelqu'un me le confirme. Je soupire.

- Génial... Bien, faisons les choses en bonne et due forme, en ce cas : la bonne journée à vous tous, je suis Matsui Seiko et je serais le remplaçant de monsieur Fudo le temps de sa convalescence. Selon s'il respecte les consignes du médecin ou non, je serais parmi vous quelques jours ou quelques semaines. Je tâcherais de reprendre le programme que vous avez travaillé jusqu'ici mais je ferais les choses à ma manière, aussi je vous suggère de vite prendre le pli.

Et me voici, à me présenter sous ce nom que certains pourraient connaître, pour expliquer que cet humble vingtenaire va prendre la suite à la place d'un vieux prof de presque le double de son âge, tout drapé dans ma chemise à col ouvert avec un grand sourire confiant sponsorisé colgate. J'imagine un certain contraste avec leur prof habituel, du peu que j'ai pu lire sur lui, mais il devront s'y faire.

- Des questions avant qu'on débute?

Par souci de protocole, je demande, puis commence mon cours de suite après soit le silence soit la réponse aux questions posées. J'aborde diverses notions complexes mais en étant capable de les expliquer très clairement, puis viens directement en aide aux plus à la ramasse, allant les chercher à leur table. Avenant et sociable, j'approche les étudiants avec une simplicité qui met en confiance, tout en gardant cette fine distance que me force mon rôle. Le tout me vient naturellement, parce que mon métier me demande une certaine fibre pédagogue : plus d'une fois je me suis retrouvé à dire à un responsable informatique que son système est obsolète, avec la nécessité de lui expliquer par A + B pourquoi par la suite, pour l'aider à y remédier. Ici, c'est la même chose, à quelques détails prés. Et j'ai cette impression d'être presque l'attraction locale, à remarquer quelques regards par-dessus mon épaule.

C'est comme avec Data. Je dois montrer au monde que le système est obsolète, et lui expliquer par A + B pourquoi, pour l'aider à y remédier. À la fin, c'est tout ce que je fais. Réparer ce qui est cassé. Et je le fais sous la lumière des projecteurs, pour que tous constatent. Oui, c'est presque la même chose.

Presque.
Daeiichi Susumu
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Jeu 13 Sep - 22:23

Retour aux bancs de l'ésole
PV SEIKO

Susumu était occupée à déguster une petite boule de riz sucrée, mâchonnant lentement la nourriture alors qu'elle observait le rythme de la fac autour d'elle, essayant de motiver les trainards à aller plus vite en les regardant ou saluant les plus studieux de façon silencieuse. Elle-même devait bientôt filer en classe d'informatique, mais elle prenait son temps. Elle connaissait le plan de l'école mieux qu'elle ne connaissait sa propre mère après tout, et elle se disait qu'elle pourrait guider ses camarades perdus vers la salle.

Elle pouvait aussi excuser un simple retard mais Susumu n'était pas prête à être mise en retard. Le traffic de Tokyo, les élèves lents, les imprévus n'avaient pas réussis à la mettre en retard, et elle ne comptait pas faire exception aujourd'hui. Lançant le petit papier vide vers la poubelle, elle tapota légèrement l'épaule de Jimize, sa "confidante" du jour.

Fille d'un homme d'affaire, sa vie tenait de la montagne russe. Un jour, elle était toute contente. L'autre, elle était maltraitée par l'univers en personne. Susumu prétendait la garder auprès d'elle pour être "supportive" mais elle cherchait aussi à remonter son propre égo en gardant la jeune femme près d'elle, en trouvant quelqu'un avec une vie pire qu'elle. Aussi se trouver quelqu'un de dépendent d'elle, qui serait capable de faire tout et n'importe quoi pour lui plaire.

Le problème, c'est que s'en débarrasser était difficile, mais Susumu était sûre que la propre vie de la demoiselle s'occupera de l'éloigner de la fac. Pour l'instant en revanche, elle était occupée à regarder un streamer sur son phone. Une sorte de blond occupée à s'égosiller devant une gare, hurlant des choses en Anglais à un rythme surhumain. Elle l'avait vu récemment : il lui avait serré la main en hurlant "JAPANESE GIRL ! WAIFU !" dans le métro.

Qui est-ce ?

C'est un streamer Anglais ! Il est marrant, tu trouves pas ? Je sais que tu préfères des trucs un peu malin mais...

Hahaha non. J'aime les films de super-héros autant que toi. En revanche, tu vas devoir quitter un peu le stream, vu que le cours d'informatique commence.

Ha, je hais ce cours ! Mr.Fudo est super chiant ! Je jure qu'il est un vieux Japonais transporté plusieurs siècles en avant ! Bouh !

L'informatique est important dans une ère aussi numérique. Allez, viens, si tu survis, tu pourras regarder ton streamer dans les news.

Jimize hocha la tête, rangea son portable et se leva pour suivre Susumu. Cette dernière détourna brièvement son regard pour sourire. Ho, oui, elle allait voir son streamer dans les news après cette classe.. mais pas de la façon qu'elle espérait. Son "test" pour cacher les têtes de mort sur les objets marqués par elle semblait avoir fonctionné. De façon calme, elle pressa l'activation mentale, et le T-shirt du streamer anglais vit sa charge déclenchée.

Boom.

--

Susumu était assise avec Jimize dans l'immense salle d'informatique, son "amie" étant occupée à se faire ses ongles. Quand ce fut un jeune homme qui entra dans la pièce, Susumu trahit sa confusion, plissant des yeux alors que le jeune homme s'aventura vers le bureau. Les autres élèves eux-mêmes se mirent à exprimer leurs propres confusions. D'abord avec leurs expressions faciales, puis ensuite avec des questions audibles.

La jeune femme leva la main, et tous se turent, lui permettant de se présenter. Matsui Seiko, un jeune homme qui saurait remplacer Fudo pour les jours a venir. Il entreprit d'aller poser une question, et la jeune femme eut un air fier quand elle remarqua que Jimize avait levée la main. Elle devint rapidement moins fière quand elle entendit sa question.

Ouais, votre numéro de téléphone ?

Susumu ricana nerveusement de son côté, et les cours démarrèrent. Seiko ne payait pas de mine mais il avait une connaissance accrue de son sujet et était approchable, discutaillant de façon nette et précise avec les élèves. Il n'approcha pas le coin de l'amie blonde de la terroriste, sans doute parce que la femme aux yeux rouges réprimait les tentatives de l'élève avec un regard.

En seulement trente minutes, quelques élèves vinrent lui demander de supplier pour que le jeune homme se trouve une place définitive auprès du corps enseignant, sans qu'elle ne réponde. Il faisait les choses à sa manière, oui, mais la jeune femme ne se laissa pas distraire par la situation, couchant les leçons sur son petit ordinateur sans jamais s'arrêter bêtement ou s'engager dans des conversations sur comment le prof était trop bô.

Quand même, elle se rendit compte qu'il fallait répondre aux gens. Elle ne voulait pas qu'ils pensent qu'elle était une femelle alpha jalouse de la présence d'un élément charismatique et perturbateur dans la classe. Elle choisit Jimize, qui avait délaissée son propre ordinateur et semblait attendre de pouvoir quémander l'attention du professeur.

Oh mah gawd, c'est le mec parfait ! Il est pas si vieux que ça comparé à moi et il est déjà prof, Susumu, tu vois ça ?

Je ne le vois pas parce que je suis en train d'écrire sur mon ordinateur pour enregistrer mes cours. Car les cours sont importants, là où ce prof n'est qu'un remplaçant.

Bah j'aurais qu'a demander une copie parfaite sur le site de la fac ! Allez, laisse moi l'appeler !

Non, je n'en ai pas besoin. Reste concentrée, tu ne feras pas d'erreurs tant que je serais là.

Jimize soupira.. puis, en un geste, leva la main.

Monsieur, je crois que mon amie a besoin d'aide !

Death Head VI fit de son mieux pour ne pas tenter de tuer Jimize sur le champ, se contentant de la dévisager du regard. Brièvement, elle contempla marquer sa trousse ou son ordinateur, mais réalisa que c'était impulsif.... et puis, pas de victimes Japonaises. On ne tue pas par hasard, on envoie un message et on surveille les vrais Japonais. Oui, souviens t'en, rappelle toi que la vie de la jeune femme s'occupera de venger cet affront.

Observant Seiko avec son plus grand sourire de winneuse Colgate, elle dévoila ses cours à lui, lui permettant de constater qu'elle avait tout bien écrit.

Hahaha, pardonnez les... pitreries de mon amie, monsieur Seiko.

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Matsui Seiko
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Ven 14 Sep - 2:34

- Je suis à peu prés sûr que tu ne t'es pas intéressée de si prés à celui de Monsieur Fudo, n'est-ce pas?

Plutôt que de réprimer sévèrement ou prendre un air paniqué, je réponds ça sans me départir de mon sourire, plus amusé qu'autre chose par la question. Les relations prof-élève ne sont pas recommandées dans le milieu, mais les profs les plus susceptibles d'avoir des soucis à ce niveau ne sont pas ceux qui savent répondre à ce genre de chose avec légèreté, calme et second degré, mais plutôt ceux qui restent incapables de rétorquer avec un air paniqué dans les yeux. Alors je me contente de cette petite réplique, en étant quasi sûr de ne pas me tromper : Monsieur Fudo est un vieil homme austère compétent mais bien peu apte à retenir l'attention de tous, de ce que j'en ai lu et entendu.

- Je suis joignable à tout moment sur ma ligne pro en dehors de ce remplacement de dernière minute, ceci étant dit.

J'ajoute ça en une œillade joueuse vers la jeune impertinente, une façon d'entrer dans le jeu sans m'y embourber. Soit elle voulait s'amuser à titiller le nouveau prof  et aura du mal à gérer son assurance désinvolte face au pseudo « test », soi elle était sérieuse et je recevrais peut-être un coup de fil sur la fameuse ligne au sortir de ce job temporaire. Dans tous les cas je suis gagnant, comme dirait l'autre.

- Plus sérieusement, s'il n'y aucune autre questions, nous allons pouvoir débuter.

Dés lors, je me débarrasse de ma façade malicieuse pour afficher un visage plus neutre, quoique toujours souriant et ouvert. Puis je commence mon cours : Je reprends les bases de ce que le vieux Fudo leur faisait plancher, en y ajoutant un peu de moderne et de souplesse : ce prof connaissait visiblement son sujet, mais était pas mal de la vieille école dans sa façon de faire et de voir les choses. De nouvelles méthodes et nouveaux codes existent aujourd'hui, et c'est précisément ce que j'ajoute à la recette. Une façon de permettre aux élèves de garder leurs marques tout en ajoutant un peu de ma sauce dans le programme. Je m'écouterais, je ferais complètement fliptable son programme pour partir sur quelque chose de totalement différent, mais il ne s'agit pas de les perdre, les pauvres. Alors on va y aller doucement.

Cependant, parmi cette foule de jeunes d'un âge avoisinant le mien, j'ai remarqué quelqu'un qui se démarque. Une fille, le genre belle, studieuse et sérieuse, avec cet air de premier de la classe collé au visage. Le genre qui ramène le calme au sein d'une classe lorsque le prof ne s'en occupe pas, comme à mon entrée lorsqu'un simple geste lui aura suffit à faire calmer les chuchotements. Le genre que je connais, pas dans leur fond, mais au moins dans l’apparat qu'ils veulent renvoyer : des espèces de modèles à suivre qui tachent d'exceller partout, aux yeux de tous, de plaire à la fois au prof et aux élèves. Sûrement la représentante de classe. Vous me direz que je connais bien mon sujet, oui. Et je vous répondrais que je dois ça à deux très simples raisons.

1) J'ai un gros cerveau.
2) J'étais ce genre d'élève lors de mes plus jeunes années. J'aimais voir des regards tantôt admiratifs tantôt envieux dans mon sillage, ça avait quelque chose de grisant. Une sensation de pouvoir qui boost l'Ego, en somme.

Même si j'étais aussi un peu le genre d'élève à avoir la plaisanterie facile. Trop facile. Enfin, j'ai un souvenir assez fort de ces années. Je pourrais citer tous les « archétypes » d'élève sans trop de souci en balayant cette classe du regard. Mais ce n'est pas ce sur quoi je me concentre. Pour le moment, je circule entre les rangs puis jette des regards par-dessus les épaules, à voir comment ça avance. Je vois quelques écrans occupés à autre chose que mon cours, mais ne relève pas, me contente de sourire et continuer mon chemin.

Un chemin dont on me détourne au bout de quelques minutes. Comme quelques autres fois au long du cours, certains élèvent qui viennent demander de l'aide. Ici, c'est notre amie aux cheveux de blé qui revient à la charge. Jimize. Parait-il que son amie à besoin d'aide. La modèle et concentrée Susumu – oui ça aide de faire l'appel. Alors je m'approche nonchalamment, moyennement convaincu à l'avance. Je doute que la jeune femme ait du mal avec le cours, et mon petit doigt me dit qu'elle n'aurait pas nécessairement voulu le manifester à l'entièreté de la classe si ça avait dû être le cas.

Lentement, je passe de l'autre côté de leur table pour me retrouver derrière elles, m'abaissant pour appuyer mes mains sur le bois et lancer un regard vers l'écran de Susumu. Un léger rictus à mes lèvres pour répondre au sien, lorsqu'elle confirme mon impression.

- C'est tout pardonné, pas d'inquiétude. Puis, malgré les apparences, ce n'était pas si vain que ça... Lentement, mon regard bifurque vers l'écran de Jimize, pour constater un certain retard. Et quelques erreurs. ...Puisque vraisemblablement, quelqu'un a effectivement besoin d'aide ici, n'est-ce pas Jimize ?

Je la fixe un petit moment, sans jugement dans le regard, sans rien perdre de ma décontraction de jusqu'ici. Plus amusé qu'autre chose, à vrai dire. Encore une fois.
Quelques pas sur ma droite, pour me retrouver dans le dos de la moins studieuse des deux élèves, et apporter quelques éclaircissements sur des notions apparemment incomprises. À coup d'exemples, schémas et explications, je tâche de lui faire rentrer dans le crâne un savoir qui ne doit d'habitude pas la passionner tant que ça. En bref : j'essaie d'y mettre tant d'énergie que de connaissance, car il ne s'agit pas seulement d'expliquer, mais aussi de donner envie d'apprendre. Finalement, j'achève en me penchant au-dessus d'elle pour lui chiper souris et clavier des mains l'espace d'un instant, et corriger quelques erreurs tout en expliquant oralement ma démarche au fur et à mesure. Lorsque j'en ai fini, je lance un nouveau sourire puis reporte mon regard vers Susumu.

- Je peux compter sur toi pour veiller à ce que ton amie s'en sorte ? De ce que j'ai vu, tu es parmi ceux qui ont le mieux compris et assimilé le cours, je gage que ça ne devrait pas être trop compliqué pour toi. Un gage de confiance, en quelque sorte, parce que le regard que j'ai passé sur son écran m'a suffit à confirmer sa compréhension du cours. Et ne lui rend pas la tâche trop difficile, Jimize, tu veux? Une dernière œillade, et je me reporte lentement vers mon bureau.

- Oh, et,  Sur le chemin, je lève l'index, puis lance un regard par-dessus mon épaule vers la blonde. Essaie de me cacher au moins un minimum cet onglet de stream la prochaine fois, tu seras mignonne. Et ça vaut pour vous tous, tâchez au moins d'être discrets, quitte à squatter Youtube ou je ne sais quoi.

Sans me formaliser des réactions, je retourne m’asseoir, puis donne une dernière information.

- Vous pourrez télécharger une copie du cours sur le site de la Fac par après, mais je vous déconseille de rester sur vos occupations annexes lorsque l'on passera aux exercices. 

Dis-je, en ouvrant un lien vers Youtube pour checker les dernières vidéos de mes abonnements, confortablement installé derrière mon bureau.
Après tout, les fameux exercices sont déjà tout prêts à être lancés, donc...
Daeiichi Susumu
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Ven 14 Sep - 19:57

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PV SEIKO

Le jeune homme ne fut heureusement pas dupe, et se contenta habilement d'aller reporter son attention sur Jimeze. Cette dernière ne parut pas si surprise, s'attendant peut être à ce qu'il remarque et se penche sur lui. Un instant, Susumu les observa, pendant que le regard du prof était ailleurs, et alors que ce dernier était en train de donner les directions à une blonde très instructive, elle sentit quelque chose lui passer dans l'esprit.

Serait t-elle jalouse ? Serait t-elle vraiment menacée en tant que la dominante du groupe, qui se voyait confronté à un jeune homme similaire ? La petite triche de Jimize tenait sans doute d'un bête piège pour être proche du professeur mais l'égo de Susumu voyait surtout qu'elle préférait les avis du professeur aux siens, et pour la perfectionniste qu'elle était, se faire outrepasser par un nouveau était simplement inacceptable.

Et le problème n'était naturellement pas avec elle, mais bien avec Jimize. Une fois cette dernière penchée, Susumu fit son approche, déguisant son courroux derrière de l'ennui "sympa", avec un sourire "nerveux" qui dissimulait une grimace affreuse et un "sympathique" tape sur la tête qui dissimulait l'envie de craquer le crâne de la jeune femme pour voir s'il y'avait bien quelque chose à l'intérieur ou non.

Ce genre de pensées lui venait un peu ces derniers temps, à sa grande confusion. Son séjour à la gym allait être plus long que d'habitude pour compenser.

Pourquoi est-ce que tu viens de gâcher son temps ?

Bah je cherchais à t'attirer vers lui. Fit t-elle, une fois assurée que le prof était hors de portée.

Dans un de ces soap opéras intolérables tant aimés par la jeune femme, Susumu aurait rougie et aurait fortement déniée l'accusation. Mais elle était habituée a ce que ses "amies" et même "amis" essayent de la cadrer avec des mecs. Pour cette raison, elle se contenta d'agiter la tête, tentant de dissimuler sa frustration derrière un sourire factice.

Ne t'inquiète pas pour ça. Ce qui est important, ce n'est pas mes relations, mais bien les cours. Concentre toi dessus, surtout parce que les exercices viennent.

Jimize prit un air paniqué. Après tout, elle avait passé le cours à regarder le professeur ou un stream. Susumu l'avait laissée faire, par curiosité et pour voir si elle allait voir que son streamer était mort, mais elle semblait suivre quelqu'un d'autre. Et que lui, elle ne passait pas par les coins de news qui pourraient informer le petit groupe concernant la mort du malheureux beauf étranger.

Elle devait l'avouer, il avait bien efficacement remarqué la distraction de la jeune fille. Ce prof était plus qu'un simple charmeur qui avait pris les notes de Fudo et se contentait d'être "hip" pour plaire aux jeunes. Elle était curieuse sur lui. Pas a cause de son apparence (aussi beau soit t-il), mais simplement parce qu'il fallait qu'elle sache absolutement tout sur les personnes autour d'elle. Les zones d'ombres étaient inacceptables, et elle refusait de se laisser dérangée par un élément imprévu.

Une fois sortie de la salle, elle se mettra au travail. Quand il quittera cet établissement, elle sera informée sur lui. C'était un défi, en tant que représentative mais aussi en tant que perfectionniste qui refusait de laisser l'imprévu la déboussoler.

J'avais pas prévu... ha meerrdde...

Tu veux qu'il vienne de nouveau ? Fit t-elle, tentant de ne pas avoir un rictus de triomphe satisfait. Je vais te montrer mes cours. Le prof me l'a demandé après tout. Sers-toi.

Ha t'es la meilleure !

Susumu secoua la tête de façon humble mais fut contente de voir les regards se porter vers elle. En plus d'être généreuse, elle obéissait au professeur en plus, ça lui donnerait des points bonus pour que lui aussi lui obéisse. En passant, ses mots, ignorés a cause de la colère sourde de la terroriste, revinrent dans l'esprit de Susumu. Il savait quoi dire pour qu'elle le respecte en tout cas, mention qu'elle a bien compris de toute la classe, il lui demande d'aider une élève, mentionne une bonne assimilation...

Hm. Pour un peu, elle rejoindrait les rangs adorateurs de la classe. En parlant de ça, elle vérifia les rangs, agitant un peu les doigts pour compter. Ils étaient des fanas du prof, mais ils comprirent vite que les exercices venaient : aussi, ils se rangèrent rapidement, permettant à la terroriste de dévisager Seiko, toute fière.

Nous sommes prêts, monsieur.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Sam 15 Sep - 7:00


Un regard distrait sur l'accueil Youtube, à noter ce que je regarderais en rentrant chez moi. Sur une autre fenêtre, une œillade vers la série d'exercices préparés à l'avance. Un principe simple : la première partie aborde les notions qu'ils ont vu avec leur prof habituel, selon ses méthodes, et la seconde, un peu plus courte, prend le relais sur ce que je leur ait appris jusqu'ici. Une façon de comparer et me rendre compte s'ils peinent sur ma partie, et à quel point. Juger à la fois de leur capacité d'adaptation et de si je vais avoir besoin de rester au plus proche de ce que fait ce cher Fudo ou non.

Dans l'idéal, non. Mais ça, ce n'est pas à moi de le décider. Pas entièrement, tout du moins.

Je vais devoir faire une classe avec des éléments disparates. Des dissipés et insouciants comme Jimize, des studieux et concentrés comme Susumu. D'autres entre les deux, et de ce que j'ai vu, certains qui auront des facilités du fait d'une connaissance extra-scolaire de notions informatiques seulement survolées en cours. Hétérogène comme classe, en somme. Ce qui n'est pas pour me déplaire.

Et même si les niveaux de connaissance et de motivation sont très différents d'un à l'autre, quelque chose est commun à quasi tout le monde : une pointe soit de surprise, soit de tension, à la mention d'exercices à venir. Quelque chose qui ne manque pas de me faire sourire, surtout lorsque je devine certains manœuvrer de la souris pour quitter leur stream, leur vidéo ou leurs réseaux sociaux et recommencer à réviser le cours. Par un accès de mansuétude peut-être excessif, je repousse le lancement de quelques minutes, laissant le temps aux retardataires de se replonger dans le cours. Puis l'heure arrive. Je lève les yeux de mon écran pour lancer un regard vers Susumu lorsqu'elle m'assure que tout le monde est prêt. Un rictus, et sans un regard vers mon ordinateur, j'appuie sur Entrée.

Bien. Vous venez de tous recevoir la série d'exercices sur votre ordinateur. A compter de dés maintenant, vous avez jusqu'à 18h30 pour terminer, ce après quoi je vous libère. Bonne chance à tous. 

Et sans plus de cérémonie, je me renfonce plus confortablement dans mon fauteuil, puis sort mon téléphone, tandis que la classe devient définitivement silencieuse, le sourd d'une presque-absence de bruit perturbé que par le son de la ventilation et les cliquetis de doigts qui frappent sur les claviers.

***

Les minutes passent, puis les heures. Je surfe sur internet, suis les actualités d'un œil distrait. Quelques faits attirent mon attention : Pas les habituels constats sur la misère dans le monde et la violence à l'étranger, non. Plutôt les drames politiques et commerciaux – qui ne peuvent qu'intéresser ma contrepartie nocturne – et les faits divers plus inhabituels. Comme la mort d'un Streamer Anglais aujourd'hui même, retrouvé décédé dans sa chambre d'hotel alors que son Stream s'était d'un coup interrompu sans explication ni préavis. Les nouvelles parlent d'une explosion. Je détaille l'article, sourcils froncés, pensif. Hm. Plus tard.
Plus tard, parce que j'ai d'autres choses à gérer pour le moment. D'un geste, je glisse du doigt sur l'écran pour ouvrir un nouvel onglet, puis ouvre ma boite Mail. L'autre boite Mail. Quelques nouveaux messages, des propositions de boulot, sybilines et douteuses en bien des occasions. Sans m'y attarder, je note le nombre de nouveaux message puis lance un regard vers l'horloge. 18H30.

- Stop ! Plus un seul clic de clavier, c'est terminé. N'oubliez pas de m'envoyer vos exercices et vous êtes libre de vous en aller. Je serais disponible quelques minutes en cas de questions.
Quelques minutes seulement. J'ai à faire.


Soyez rapides oui, j'ai un en-cas à prendre et de l'énergie à dépenser. Direction la salle de gym.
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Sam 15 Sep - 16:43

Retour aux bancs de l'ésole
PV SEIKO

Tout les élèves avaient un moyen différent de calmer le stress des exercices. Certains restaient calmes, comme elle, d'autres étaient en train d'essayer de mémoriser en quelques minutes des leçons complexes, tel Jimeze et les autres. Le reste était occupé à copier des chiens de course sur la ligne de départ, préparés à bondir sans gâcher une seule seconde, afin de faire quelque chose de nette, rapide et propre qui fera la fierté d'un professeur bien populaire auprès du reste de la classe.

Après, Susumu ne voyait pas ça comme une course. Le professeur ne se souciait pas du temps. Pire, il pourrait voir ça comme un projet bâclé. L'important était de tout peaufiner, pour lui donner quelque chose qu'il appréciera lors de sa relecture. C'était sa tactique habituelle et ce professeur devrait y réagir comme le reste, en dépit de son côté plus populaire et détendu que les autres enseignants de l'établissement.

Les exercices sont envoyés et le temps est donné. Susumu se met au travail, utilisant ses connaissances et son calme olympien pour rendre Seiko fier. Mais même ça ne l'empêcha pas d'aller se féliciter mentalement pour le silence de la salle, obtenu en éjectant les éléments troubles de la salle et en tâchant de convaincre tout le monde que les bruits ne seraient pas acceptés pendant les exercices.

Elle l'avait dit de manière polie mais c'est ça le "génie" humain. Il voit les menaces partout, et ça rend son boulot déjà beaucoup plus facile. Satisfaite, elle se mit au travail.

--

Susumu acheva les petites touches de son exercice, un air tranquille au visage pour dissimuler son triomphe sournois. L'exercice était bon mais elle avait réussie à percer au travers, ce qui devrait satisfaire le professeur. En se retournant, elle fut surprise de constater que même Jimize était contente, envoyant son exercice avec un sourire joyeux, fort inhabituel de la part de la femme si stressée tout à l'heure.

Elle attend que le professeur annonce la fin de l'exercice puis entame le cours, même s'il est clair que la blonde veut discuter avec le jeune homme. C'était bien parce que Susumu avait atteint le seuil de sa patience avec la jeune femme et ne voulait plus la revoir d'ici demain : cette dernière conversation, c'était surtout par pure curiosité.

Je suis ravie de te voir si satisfaite.

Bien sûr ! Je veux rendre monsieur Seiko content en lui envoyant un bon exercice ! Bon, la partie de Fudo est moins bien mais tout le monde s'en fiche de ce vieux monsieur. Allez je file !

Susumu se leva et entreprit de faire ses affaires, observant la blonde partir pour rejoindre quelques élèves. Les questions brèves fusèrent, et elle entendit Jimize le questionner sur ce qu'il faisait en dehors de l'école. La Daeiichi elle-même fut entourée de monde, ce qui ne la gênait nullement. Au contraire, elle se surprit à tenter de comparer la taille des groupuscules. L'intention était de se rassurer et de constater qu'elle était toujours populaire mais elle était trop fière pour avouer ça.

On peut remplacer Fudo par lui ?

T'as bien fait ton exercice ?

T'as entendu parler du streamer ?

J'ai complètement oublié ce que je voulais dire, tu peux me le rappeler ?

Normalement, elle se serait excusée, mais Susumu entreprit de répondre convenablement à toutes les questions, consciente qu'elle devait se montrer à son meilleur jour alors que le nouveau professeur était toujours dans la salle. A force, le petit groupe autour d'elle finit par se briser, et elle quitta la salle puis la fac, laissant Jimize derrière elle. Le professeur était parti avant elle mais ça ne la gênait guère, elle allait enquêter sur lui via internet au lui de lui poser des questions.

Mais avant : elle allait devoir se défouler sur le sac de sable, et pour cela, il y'avait la gym. La jeune femme enfila sa veste a fourrure puis le casque, monta sur sa moto et entreprit de se diriger vers le lieu, s'arrêtant à un feu rouge.

Ha, oui.

Elle se souvenait qu'elle avait marquée le sac d'un touriste avant d'entrer à l'école. Consciente qu'elle devait remplir un quota, Susumu activa Nitro Hand et rabaissa son casque quand elle entendit un choc très loin dans la ville, dissimulant son sourire triomphant derrière sa protection.

Puis, elle démarra vers la salle de gym.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Sam 15 Sep - 18:10


La fin du cours sonne, les exercices sont peu à peu remis. Je jette de rapides coups d'oeil à chaque fois, sans réellement prendre le temps de m'attarder, puisque la correction arrivera plutôt pour demain. Donc ce soir. Donc... Et merde, Y a l'épisode ce soir.... Hm. Bon, eh bien, je n'aurais plus qu'à m'occuper de tout ça rapidement, j'imagine. Ca ou tirer une croix sur ma série. Dans l'idéal, je préfère la première alternative. Le futur me dira si les choses se feront selon ma préférence ou selon l'urgence.

Ce que le présent me dit, c'est que certains sont effectivement présents à la fin du cours pour poser quelques questions. Mais contrairement à ce qu'un accès de naïveté m'a fait penser un premier temps, pas des questions sur le cours. Enfin, si, mais pas que ça. Aussi des questions sur moi. Ce que j’accueille avec un sourire désabusé, pas agacé, mais amusé d'un amusement... Jaune, dira-t-on.

Alors j'explique je suis effectivement Ingénieur Informatique Freelance, que je dois ma présence ici à un mélange de volontariat et de... « Service à rendre ». Les mots me sortent de la bouche avec un soufflement de nez ironique, sans que j'explicite la chose. Je réponds à quelques autres questions sur le cour, quelques autres questions moins pertinentes, et je me garde de trop en dire sur tout ce qui entoure mon nom de famille. Pas que je sois incapable de garder la face lorsque le sujet est abordé mais... Mais j'ai beau être bon acteur, les faits sont là : au fond, tout au fond, derrière la façade joviale, les sourires et le ton léger, j'ai toujours cet abysse de colère qui me prend au cœur lorsque je me retrouve à me justifier du nom Matsui. Lorsque j'entends parler de nouveau des petits scandales industriels qui y sont affiliés. Malgré tout, je n'y échappe pas : parce qu'il est facile de se renseigner sur le fameux nom, qu'il est connu, dans une certaine mesure. Ca m'a joué des tours à plus d'une offre d'emploi. Parfois à mon avantage : des gens qui savent l'expertise de ma famille dans le milieu. Parfois le contraire : des gens qui retiennent surtout la façon dont mon père a été traîné dans la boue. Les rumeurs, les poursuites et le vol de l'entreprise. Le vol, ouais. Je refuse d'appeler ça autrement.

Pas d'inquiétude, messieurs. Petit à petit, preuves par preuves, lignes après lignes, le dossier se rempli. Et un jour, je vous ferais tomber. De très haut, très rapidement, que vos visages s'écrasent très fort sur le sol. Et je veillerai à vous écraser la face de ma botte, pour être sûr que vous ne vous releviez pas.

- Vous allez bien, monsieur ?

Je lance un regard vers l'étudiant qui m'interpelle, puis me rends compte que j'étais entrain de mettre de secs et bruyants coups d'index dans la touche Entrée de mon ordinateur, un regard froid lancé vers l'horizon, par-delà les silhouettes qui m'entourent.
Je cligne les yeux, puis passe une main à mon front. Calme-toi.

- Hm, oui, désolé, juste un début de migraine qui me tape sur le crâne. D'ailleurs, je vais vous laisser là, j'ai une boite de Doliprane qui m'attend dans ma boite à gant. Bonne journée à tous.

Et de refermer l'ordinateur, le passer sous mon bras, et m'en aller comme je suis venu : d'une marche lente et décontractée. Seule différence : une paire de doigts qui massent ma tempe, un air douloureux sur le visage.
En vérité, je n'ai pas besoin de cachets, pas plus que je n'ai un réel mal de crâne. J'ai surtout besoin de me défouler. Mes dernières virées nocturnes ont été éprouvantes, mes boulots tout autant. Quelque part, ce poste aussi temporaire soit-il signe une occasion de souffler un coup pour moi.

Alors je vais faire ce que je fais souvent depuis maintenant quelques années : aller frapper dans un sac et courir sur un tapis plutôt que de cogner sur des gens et marcher sur d'autres.
Un Exutoire comme un autre.

***

Nouvelle virée en voiture, nouvelle destination, nouveau parking. De nombreuses places disponibles, alors je me gare sans trop de soucis. Ca change de la fac.

Anyway. J'entre, puis me change dans les vestiaires. Exit la chemise, pour laisser place à un débardeur plus pratique. En lieu et place de mon jean, un short long. Mes basket décontractées quant à elles sont remplacées par d'autres basket plus souples, plus adaptées. Téléphone en poche, écouteurs aux oreilles, je lance une playlist puis m'engouffre dans la salle.



Parfait. Maintenant, j'ai encore plus envie de taper dans un sac et soulever des trucs.

Sans porter grande attention à mon entourage, je me dirige dans un premier temps vers les sacs de frappe, sans grande surprise. Je ne vais pas faire semblant de le nier : des souvenirs désagréables ont ressurgis sans prévenir au détour d'une simple réflexion, et j'en ait encore un peu la haine aux tripes. Une espèce de sensation désagréable qui tape sur les tempes, un tonnerre qui tonne. Et d'aussi loin que je m'en souvienne, taper plus fort que ce tonnerre s'est souvent avéré une bonne solution pour le faire cesser.

Alors une fois arrivé en face d'un sac, j'inspire un coup, me cale sur le rythme de la musique. Et lorsque je m'en ses prêt, j'ouvre les yeux pour commencer à enchaîner les coups de pied dedans. Fort, rapidement, un quelque chose de féroce dans le regard. Et ce serait mentir que de prétendre pas avoir une image mentale de l'actuel PDG de feu l'entreprise familiale, tandis que je malmène ce truc.

En attendant de pouvoir lui faire du mal à lui, je me défoule en ne faisant de mal à personne, si ce n'est ce sac de frappe. Mais il est là pour ça. Puis quand le temps sera venu, les coups seront plus concrets, réels. Pas nécessairement sur vos visages, bien que ce soit envisageable, mais surtout dans vos réputations, vos carrières. Vos avenirs.

Patientez donc un moment. Bien assez tôt, vous serez brisés. Et il s'agira ensuite de rebâtir sur la ruine de vos échecs.
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Dim 16 Sep - 1:32

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

En dépit de son air paisible, Susumu n'était pas très sereine alors qu'elle entrait dans la gym, saluant ses connaissances habituelles avec un rapide signe de la tête.

Les explosions en chaîne, c'était normal. Elle était dans le genre avec des quotas précis, mais les pensées de violence physique venaient rarement avec autant d'intensité. Peut-être que le stress du rendez vous commençait a l'influencer ? Peut-être qu'elle n'avait pas trouvée un moyen de libérer sa frustration ? Peut-être que le moyen habituel (la violence sur les touristes) ne parvient pas à la libérer de tout ce désordre ?

Autant se défouler fort alors, de toute façon, elle faisait juste un peu moins attention aux regards des autres là bas, il faudrait juste qu'elle évite d'être trop violente. Se préparant lentement dans les vestiaires, Susumu prit le temps de résumer ses activités suivantes. Elle ne faisait jamais rien au hasard après tout. Un exercice de commencé, sept de planifiés. Donc, une fois bien détendue et préparée, elle rentrera chez elle.

Puis elle ira se détendre. Il ne faut pas faire un burnout après tout. Puis durant la détente, elle ira chercher des infos sur Matsui Seiko, nouvelle idole de sa classe. D'ici demain, elle saura tout ce qu'il y'a a savoir sur le bonhomme. Ensuite, elle activera une bombe, puis ira se commander quelque chose (les touristes aiment mourir près de ces restaurants préférés de toute façon) et ira se détendre devant la télé... tout en prenant les appels non stops de la part d'élèves.

C'était une vie peu paisible mais elle aimait bien ça. Les gens qui sont partout pour lui quémander de l'aide, c'est du pouvoir. Elle se sent comme une reine qui tient plusieurs personnes en laisse. Si elle lâche la laisse, pas grave, ils reviendront rapidement parce qu'ils savent bien qu'ils ne sont rien sans elle, tel était le petit empire qu'elle s'était fondé et qu'elle alimentait jalousement, sans que personne ne le sache.

Elle était bien préparée pour la politique en somme. La faculté n'était que de l'entraînement pour qu'elle applique cette logique de laisse au pays après tout... enfin, les études c'était bien, mais elle n'était pas contre un coup d'état aussi. Efficace, brutal, et un moyen de s'arranger pour que les masses pathétiques se calent derrière elle.

Et puis quoi, miss parfaite ?

Susumu secoua la tête et se dirigea vers les sacs, avec un T-shirt rouge et des leggings gris. En chemin, elle constata que quelques musclés traînaient près de la salle, sans s'approcher. Curieuse, elle s'avança vers eux, inquiète quand a l'idée que sa petite journée soit perturbée dans un endroit plus tranquille que la fac.

Il déconne pas le mec. Tu mets ces coups de pied a un mec et il se casse en deux comme heu... du kit kat.

J'espère qu'il va pas tout bousiller, je viens de me faire doubler en voiture et j'ai parfaitement mémorisé la geule de cet autre conducteur ahuri. Faut que je me défoule aussi.

Susumu entra, curieuse, et s'arrêta nette, en découvrant Matsui Seiko lui même, occupé à frapper un sac de sable avec rage. Le contraste avec son calme olympien et son charisme tranquille à la fac était incroyablement étrange, mais elle était trop surprise par sa présence pour réellement y penser. Un instant, elle fut énervée.

Le jeune homme n'était pas vraiment envahisseur quand il n'était qu'un professeur. Au pire, il était un élément perturbateur d'un pan de sa vie. Sa présence dans la gym le rendait menaçant en revanche. Parce que pour Susumu, c'était un autre endroit où il pouvait potentiellement lui voler les projecteurs, et c'était impardonnable pour la jeune femme.

Cette dernière assuma toutefois un visage souriant après une brève expression de surprise et se contenta de passer à côté, en gardant une distance respectable. Elle lui demanderait bien pourquoi il était énervé mais elle savait qu'elle tomberait sur une invitation à ne pas se mêler de ses affaires ou même un mensonge nonchalant.

Elle engagea donc avec l'humour.

Hm, l'exercice que j'ai rendu est donc si mauvais ? Fit t-elle, posant ses mains sur ses hanches.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Dim 16 Sep - 4:19


Un coup, un son sourd. L'image d'un visage détesté qui gonfle au rythme des frappes.
Deux coups, un peu plus fort. D'abord gonflé, le faciès change maintenant de couleur. Le violet des hématomes, le rouge du sang.
Quatre coup, dont le dernier. Dans la salle, le bruit d'un sac déplacé. Dans ma tête, le son d'un os qui craque. Plus plaisant, plus cathartique.

Des fois, j'aimerais avoir les moyens de mes pulsions. J'aimerais être assez physique pour voir cette vision devenir réalité, même contre les plus solides. La réalité est différente : la réalité, c'est celle d'un jeune homme certes athlétique, certes souple et certes pourvu d'une modeste force de frappe, mais de quelque chose de très commun. Très humain. Comprenez-moi, pour rien au monde je troquerais mon Alter. Mais si j'avais dû avoir la Super-Force à la place, je me serais pas plaint.
Et les choses seraient certainement très différentes, au jour d'aujourd'hui.

Ma musique prend fin, et avant même que la prochaine prenne sa suite dans ma playlist de workout, une voix qui me sort de mon isolement. Qui me sort de cet état d'esprit où il n'y a que moi, ce sac de frappe, et une musique agressive. L'espace d'un instant, je pousse une longue inspiration, puis une longue expiration. Je ferme les yeux, puis les rouvre, plus serein. Putain, ça fait du bien, quoi qu'on en dise.

Lorsque je les rouvre, je tourne mon regard sur ma droite pour tomber sur un visage familier. Et à vrai dire, la voix elle aussi était familière, je m'en serais rendu compte si j'avais fait un effort d'analyse quelconque. Mais je ne l'ai pas fait, alors je ne m'en rend compte que maintenant. Dans mes yeux, un mélange de surprise et d'amusement.

« Heh. Le hasard est décidément d'humeur bien espiègle ces derniers temps. Rebonjour, Susumu. » A sa question, je souris faiblement puis réponds d'une simple vérité. « Si je devais m'inquiéter d'une fiche, ce ne serait pas la tienne, pour être tout à fait honnête. » D'une simple pique, aussi. Elle devinera à l'intention de qui. « Non, disons simplement que pour rester l'homme sympathique et souriant de tous les jours, il faut un exutoire, à un moment ou un autre ». Une vérité oui, mais une semi-vérité. Quand je peux m'en sortir avec ça plutôt qu'un vulgaire mensonge, je préfère. « En ce moment je gère et vos cours, et mon emploi habituel, et... Mon abruti de frère. Ça fait beaucoup de choses à la fois. » La réplique sort avec un soufflement de nez, notamment à la mention du frère. Je n'élabore pas, mais cet emmerdeur a un don pour m'embarquer dans des affaires prise de tête. S'enfoncer dans la boue sciemment, en sachant que j'irais plonger le bras dedans pour l'en sortir.

Toujours est-il que ça reste désagréable, un bras dans la boue.

Alors rien d'étonnant : le surmenage est une chose courante dans ce Japon plein de bourreaux de travail. Pourtant, j'arrive habituellement à me trouver un rythme plus sain qui me laisse du temps libre – pas pour rien que je taff en Freelance. Mais avec le cumul de ce nouveau job temporaire à heures fixes et mes... Activités annexes, je vais avoir des journées bien remplies, prochainement.

« Pas d'inquiétude donc : ton nouveau prof ne compte malmener personne comme il malmène ce sac de frappe de temps à autre ». J'ajoute ça en une dernière ironie, avec un regard vers ledit sac. Puis me reporte vers elle. « Je suis de toute façon à peu prés sûr que tu es très capable de te défendre, hm? »

Dis-je en la détaillant un court instant. Au-delà du fait qu'elle ne soit pas désagréable à regarder – chose dont elle est très consciente et que je n'ai pas besoin de souligner en une ultime flatterie d'Ego -, il y a surtout qu'elle a le physique d'une personne qui fréquente la salle plus qu'occasionnellement. Athlétique, elle est sûrement de ces femmes qui surprendrait le moindre agresseur un peu trop ambitieux en étant capable de le mettre au sol de ses propres mains.

« Habituée, je présume ? » J'enchaîne sur la conversation en reprenant ma routine sur le sac de frappe, plus calme. « Je fréquente une autre salle habituellement, mais celle-ci est la plus proche de la fac, en l'état. »

Quelques coups supplémentaires dans le sac en guise de virgules dans la conversation, et j'enchaîne sur quelque chose que je voulais lui dire au sortir du cours.

« Je crois comprendre que je te dois en grande partie le calme de la classe. Merci, je t'avoue que je n'aurais pas nécessairement eu la même patience ni le même sourire face à une bande d'emmerdeurs en puissance. »

Les mots sont moins policés que lors du cours, puisque ici je ne suis plus le prof et elle l'élève, mais plutôt nous sommes deux personnes venues se défouler à la salle. Chacun ses raisons, chacun sa croix. J'ai expliqué les miennes en partie, sans entrer dans le détail. C'est une méthode comme une autre : être très sincère sur quelques points précis, pour mieux occulter ceux qui dérangent. Non pas mentir, mais choisir sa vérité pour acheter sa tranquillité.

Après tout, personne ne sort ses secrets et desseins les plus personnels au simple détour d'une conversation autour d'un sac de frappe.
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Dim 16 Sep - 13:57

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L'homme ne semble pas mécontent de la revoir, même s'il est bien évidemment surpris. Susumu savait bien qu'elle interrompait ce dernier après, donc, elle planifiait déjà un moyen de se mettre à faire aussi de l'exercice. Pas besoin d'aller à la gym si on veut juste parler après tout, et elle avait ses propres petits... problèmes à régler via des coups de pieds copieux sur des sacs de sable imaginés comme des personnes problématiques.

Si elle pensait avoir une similarité autre fois, elle était désormais sûre qu'elle faisait face à une sorte d'équivalent masculin d'elle. Lui aussi avait beaucoup de troubles à gérer, lui aussi se servait un peu de la gym comme exutoire et lui aussi semblait avoir des problèmes, vu la façon avec laquelle il soufflait du nez quand son frère vint dans la conversation. Cet homme devait être particulièrement ennuyant s'il était capable de provoquer une réaction pareille auprès de l'homme qui avait su supporter la classe entière de la jeune femme.

Mais ça, c'était un point qui séparait. Elle n'avait pas de frère ou de soeur pour l'ennuyer... aucun qu'elle ne connaissait du moins. Ce n'était pas quelque chose de particulièrement attristant, ça fait déjà une personne de moins à gérer et elle a bien assez de choses à faire en l'état. Elle hocha donc rapidement la tête, sans laisser paraître sa surprise concernant la mention d'un frère si tôt dans la conversation.

Il la rassura ensuite à propos du tabassage de sac, avant de rapidement constater qu'elle pourrait se défendre, tout en ayant la courtoise de ne pas tenter de complimenter son physique. Susumu hocha la tête en réponse. Elle n'avait pas eu besoin de se défendre depuis un moment mais son travail de vilain nécessitait une forme physique impeccable, vu que son pouvoir n'était évidemment pas pratique pour se défendre quand son ennemi était à portée de bras.

J'ai moi même cherché à faire des exercices tôt dans ma vie. La vie de biche sans défense ne m'intéresse pas et... il y'a quelque chose de satisfaisant quand on se débarrasse d'un homme aux mains baladeuses, non ?

Ça n'était pas trop suspicieux comme phrase. Elle avait appris tôt qu'il fallait être très prudent avec ce que l'on disait après tout en tant que vilain. Un seul mot déplacé et on peut se retrouver avec des suspicions... mais il y'avait de la vérité dans ce qu'elle disait. Choper un pervers la main dans le sac, lui broyer les poignets et bien attirer l'attention de tout le monde aux alentours, c'était une expérience très satisfaisante, même après des années.

C'était du pouvoir physique et tangible. La capacité de juste écraser quelqu'un et de faire en sorte que tout le monde le voit, humilié dans son atteinte. Heureusement qu'ils n'avaient pas de pouvoirs après.

Il la complimenta sur sa classe et elle se contenta de se courber en avant avec un grand mouvement théâtral de la main. Elle pourrait être indignée de ses mots mais elle le comprenait un peu, même si la classe n'avait pas été sous son meilleur jour aussi... nouveau objectif : préciser à tout le monde qu'il faut rester calme quand le prof est remplacé. De préférence ce soir, vu que personne ne risque de se coucher tôt un jour de week-end.

J'ai beaucoup travaillée pour avoir une classe aussi efficace. D'ici le prochain cours, elle sera plus discrète, je vous en fait la promesse. Fit t-elle, se glissant derrière un sac de sable pour taper.

Il était dur de maintenir une conversation tout en imaginant qu'on frappait quelqu'un, donc elle permit a la conversation de se trouver une pose de quelques minutes.

Depuis... la maternelle, je n'ai jamais vraiment été fan du chaos dans les classes. Je fais mon petit acte de représentante depuis l'enfance. Fit t-elle, se penchant un peu et ouvrant la main, précisant sans mots qu'elle le faisait "depuis qu'elle était haute comme trois pommes". Il y'a toujours un peu de chaos mais on ne peut pas supprimer la surprise et les émotions d'un humain après tout... heureusement.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Dim 16 Sep - 17:14


« J'ai déjà eu à le faire pour une autre femme, mais jamais pour moi, jusqu'ici. En espérant que ça dure. » Rapide réponse, avec un rire discret. Mais oui. Oui, j'imagine bien que ça doit avoir quelque chose d'agréable, d'agresser l'agresseur. J'ai apprécié le faire en tant que tierce personne, et sûrement que j'apprécierais plus encore si j'étais la victime. Mais encore une fois : je ne suis pas pressé d'arriver à l'éventuel jour où j'aurais à me débarrasser d'un homme aux mains baladeuses pour mon propre compte. Ce serait quand même sacrément gênant, comme situation. Je songe cette théorie un peu trop loin, nah ? « Bonne initiative, en tout cas. Mieux vaut ne pas avoir besoin de preux chevalier, ils ont cette sale tendance à manquer à l'appel. »

Sorte de sarcasme pessimiste, pour traduire une triste vérité : souvent, l'aide n'est pas présente lorsque l'on en a le plus besoin. Certains diront « c'est là que les héros interviennent », mais les héros n'interviennent pas toujours.

Je suis bien place pour le savoir.

C'est une exagération, oui. Parfois ils sont là. Mais parfois non. Et rares sont ceux à aimer jouer leur intégrité à pile ou face. Alors il est préférable de savoir être son propre héros. Ca aussi, je suis bien placé pour le savoir. Tseh. L'espace de quelques secondes, une nostalgie mélancolique me passe dans les yeux, à y penser. Les débuts n'ont pas été de tout repos, non.

Quelques frappes dans le sac, et la conversation passe au cour et la classe. J'esquisse une risette en la voyant se courber avec exagération, une qui s’élargit encore lorsqu'elle parle de redoubler l'effort quant à la discrétion du cours. Doucement, je secoue la tête en stabilisant mon sac.

« Ne te surmène pas, c'était très bien comme ça. Je suis capable de gérer quelques tempéraments, j'ai vu pire. » je suis pire, ai-je failli ajouter. « Je te préviens si un jour je commence à imaginer des têtes d'élève sur ce sac de frappe ceci dit, promis. »

Toujours d'humeur décontractée, je lance la remarque en l'air, comme pour la rassurer. Non, il en faut plus que quelques bavardages et distractions pour me sortir de mes gonds. Il en faut beaucoup pour réellement me sortir de mes gonds dans le cadre d'un cours, en fait. C'est cette même insouciance qui me sied bien en travailleur Freelance : de comptes à rendre à personne si ce n'est moi et ma Deadline. Et je respecte toujours mes Deadline. Parfois mes employeurs. Parfois non.
Et ça se vérifie aussi avec Data. Enfin, je m'égare.

Un égarement qui dure quelques minutes de pause, où les mots sont remplacés par les coups dans la toile. Et ça reprend. J'écoute, jauge, et soupèse. Un air rêveur sur le visage, je parle avec un regard porté au plafond.

« Trop de chaos et le cours est impossible à suivre. Trop d'ordre et les individualités s'effacent, les frustrations s'accumulent. J'aime essayer garder un équilibre entre les deux. Tseh. Fort heureusement, je ne suis pas votre prof de philo. » Une pique à moi-même, pour me moquer de mon espèce de philosophie de comptoir. « Fudo, je n'ai pas eu le plaisir de le rencontrer, mais de ce que j'en ai lu et entendu parler, c'est un vieil homme un peu austère aux méthodes très traditionnelles, oui ? Vois ça comme un exemple : je suis arrivé dans sa classe en trouvant un bon pourcentage d'élèves tout bonnement in-intéressés par la matière. Au sortir du premier cour, j'ai déjà réussi à retrouver l'intérêt de nombre d'entre eux. J'en profite pour me lancer des fleurs, mais tu vois ma philosophie. »

Je n'aime pas m’embarrasser de fausse modestie : je suis tout à fait conscient d'avoir mis un coup de pied dans les habitudes de cette classe et en avoir profité pour réveiller la fourmilière, pour le meilleur comme pour le pire. Pour le moment, le résultat direct, c'est des élèves plus intéressés et investis. Un pari réussi, donc. Le premier d'une longue série, j'espère.

En parlant de pari... Mon regard s'arrête sur quelques gants entreposés plus loin. Vous savez, les espèces de gant de sparring faits pour qu'on frappe dedans. Je n'ai jamais retenu le nom, non. Bref, Ces trucs, là-bas.

« Envie de taper dans autre chose qu'un sac de frappe ? Quitte à se croiser ici, autant en profiter pour varier la routine d'exercices. »

Quelle idée de te proposer en punching-ball, Seiko.
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Lun 17 Sep - 1:14

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

Il expliqua qu'il avait déjà sauvé une femme du danger. Bien différent des personnes habituelles, qui se contentent de regarder les évènements arriver et ne font rien parce que c'est le problème de quelqu'un d'autre ou parce que quelqu'un d'autre va surgir et s'en occuper. Avec tout ces héros, le mode de pensée proposé plus haut à redoublé en popularité en plus. Ne faites rien, citoyen, quelqu'un en costume s'arrangera de résoudre la situation pour vous.

C'est pour ça qu'elle voudrait sans doute diriger ou faire un coup d'état. Les gens suivront parce qu'ils n'ont pas le courage de se soulever contre le danger. Il est futile d'essayer de provoquer un soulèvement de la population : mieux vaut être la voix qui la dirige et qui lui dit de faire ce qu'il faut faire. C'était bien pour ça qu'elle faisait ses études.

Il lui dit ensuite de ne pas se surmener. Elle pourrait le remercier mais elle se contenta de sourire. Pas besoin qu'elle aille faire du porte-à-porte ou envoie des MPs concis quand un seul message général est nécessaire. Mais elle comprend, hoche la tête et rigole quand il blague un peu, des gestes polis mais qui n'indiquent pas ses émotions réelles. Tout ceci, ça viendra quand elle le connaîtra mieux... et elle avoue qu'elle voudrait mieux le connaître, il est plus intéressant que la moyenne.

Il explique ensuite sa propre philosophie, et elle ne peut pas agréer concernant ses notions d'ordre. La société Japonaise ne recherche pas l'individualité. On se cale dans son coin et on fait son travail. Elle se contente de préparer ces élèves au monde de plus tard, où les petits traits de caractère ne sont pas permis. Après, il disait vrai : il y'avait un intérêt pour l'informatique avec son arrivée. Et cet intérêt allait redescendre quand Fudo viendra se remettre derrière le bureau du professeur.

Je suis d'accord avec vous, mais je pense juste qu'il faut y'avoir une certaine harmonie dans la classe a certains moments. Je ne veux pas transformer mes camarades en robots mais je veux juste qu'ils s'unissent quand un exercice ou un contrôle vient.

Elle se demandait toutefois s'il savait tout sur son propre passé. Elle savait déjà que sa relation avec Kaito ne tenait plus du secret (quoi que ça avait été dissimulé comme, essentiellement, une innocente avec un maniaque) mais elle voulait être prudente. Sa vie, pour les professeurs, c'est une petite fille sauvée par son père qui est parti en voyage d'affaire ensuite. Il s'était arrangé pour que ce soit l'istoire officielle et elle avait couvert ses propres traces mais elle craignait qu'il trouve une petite preuve encore présente.

Elle n'avait pas de raisons de le soupçonner après... enfin, si elle découvre qu'il vit secrètement dans son immeuble, là elle va devenir suspicieuse.

Les pensées parano de Susumu cessèrent quand il entreprit de pointer du doigt quelques gants, voulant sans doute s'entraîner et changer un peu de routine. La jeune femme le dévisagea brièvement puis entreprit de sourire.

Très bien. Après... trouvons nous une excuse éventuelle si jamais on finit avec un oeil au beurre noir.

Se dirigeant vers les affaires, elle enfila les gants et jeta quelques coups de poings dans les airs pour test. Se faisant, elle se dirigea vers le centre de la petite arène improvisée, faisant quelques petits exercices pour s'échauffer avant d'aller tenter de coller une mandale à son nouveau professeur.

Dès que vous êtes prêt, monsieur.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Lun 17 Sep - 11:41

Enfin. Quand je te dis de ne pas te surmener, ce n'est pas avec l'espoir de t'empêcher ces quelques petites manœuvres.

Ce hochement de tête et léger rire en guise de seules réponses me suffisent à le déduire : demain, la classe sera plus calme, quoique j'en dise. Sans étonnement : Rares sont les Représentants de classe à ne pas montrer cette fibre perfectionniste commune à la plupart d'entre eux.

- Mais si tu le fais quand même, Je compte sur toi pour mettre l'accent sur le suivi du cours plutôt que celui des streams de deux-trois pseudo-célébrités Mainstream que j'ai croisées sur certains écrans.

Je lui dit ça à voix plus basse, un air malicieux au visage, en une espèce de regard entendu. Une entente tacite, en quelque sorte : je sais que tu vas vouloir mettre de l'ordre dans la classe, et quelque part, ça m'arrange, c'est une partie du travail que je n'aurais pas à faire. Alors, en se cachant derrière le conditionnel, disons que je me permet d'aiguiller la manœuvre et pointer du doigt les choses réellement problématiques...
Même si nous sommes tous les deux bien conscients qu'il n'est ici pas question de conditionnel, mais de futur. Tseh.

Vient ensuite mon petit élan de philosophie, ma petite vision anti-conformiste de comment les choses devraient tourner. Celle-là même qui se heurte souvent à un mur d'incompréhension, de désaccord ou de mépris. Ou les trois combinés. Susumu ne me réserve quant à elle qu'un acquiescement nuancé, en tout cas sur la question de la classe. Je ne m'attendais pas à moins. Par ma personnalité et mon vécu, j'ai appris à voir et déprécier les failles de l'actuel système Japonais. De l'actuel système mondial, plus simplement. Humain. Et si ça ne tenait qu'à moi, je proposerais un système différent. Qui lui aussi aurait ses failles.
Ce n'est finalement que ça : il y aura toujours les qualités et les défauts, les adhérants et les détracteurs. Le seul éventuel luxe d'un homme assez décidé et influent, c'est d’inter-changer ces valeurs. Dis donc, j'ai l'humeur fataliste aujourd'hui, moi.

- Puis, je me passerais des crises de fan d'un élève apprenant en plein cours que son chômeur préféré est mort il y a quelques minutes.

Référence plus ou moins subtile – pas subtile – au décès du streamer que j'ai croisé sur l'écran de Jimize en début de cours. C'est un autre problème de ce genre d'inattention en cours : Parmi le flot de faits divers, nouvelles et informations que l'internet brasse à la minute, il peut y en avoir une qui secoue réellement, qui brise définitivement la concentration. C'est pragmatique de ma part de m'attarder sur ça plutôt que sur la mort d'un type mais... Mais ce qui est fait est fait.
Je finirais peut-être par m'intéresser à ce cas. De nuit, sous une autre identité.

Pour le moment, je vais m'intéresser à arrêter de savater ce sac, et tromper un peu l'ennui de la routine. Une œillade vers les gants, une proposition. Et de l'autre côté, un oui. Un oui nuancé d'une touche d'humour qui me fait rire jaune.

- Je suis plutôt doué à l'art d'inventer des histoires. Paroles équivoques. Déstabilisantes, potentiellement, car ce genre d'aveu se résume vulgairement à un Je mens bien. Plus d'un serait tenté de remettre en doute tout ce qu'on lui a dit auparavant après ce genre de déclaration. Mais c'est un fait : je suis plutôt doué à ça. Puis... Plus simplement, pas besoin d'excuse : je n'aurais qu'à expliquer qu'une de mes élèves m'a mis une dérouillée lors d'une séance d'entraînement. Je le prendrais bien.

J'achève sur ce zeste d'autodérision, puis lève ma garde. La garde qu'on reconnaît à quelqu'un qui a quelques bases d'auto-défense et combat rapproché, mais qui pour autant est loin, très loin d'en faire une spécialité.

- Même si je ne t'en voudrais pas de laisser une marque autre part que sur le visage, si tu dois en laisser une. Tu peux y aller.

Et ça commence. Les coups partent, les gants bloquent, en tout cas pour le moment. Et mentalement, je me fais une note de me renseigner brièvement sur les quelques élèves notable de la classe – elle compris, évidemment -. Tout est toujours plus facile avec quelques informations dans la poche.

Ça aussi, je suis bien placé pour le savoir.
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Lun 17 Sep - 22:06

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

Il avait la jugeote de savoir qu'elle ne risquait pas de lui obéir. Bien. Il ne fallait pas qu'il devienne une sorte d'attraction massive. Il était... beau et bien éduqué mais il restait un professeur. Dans le bâtiment, il n'était pas un pote ou quelqu'un que l'on pouvait tutoyer, mais bien une figure d'autorité compétente qui devait être respecté. Il avait beau agir de façon détendue, elle ne comptait pas permettre du relâchement de la part des autres.

Il entreprit ensuite de la prévenir contre les streams, et elle hocha la tête. Elle ne comprenait pas l'intérêt pour les vidéos de macaques qui s'égosillent : il y'avait le zoo pour ça. Ces étrangers rudes étaient d'ailleurs ses meilleures victimes, quoi qu'elle devait être prudente et éviter de les faire exploser, dès fois qu'on ferait le lien entre cette jeune femme aux yeux rouges et les morts répétées de streamers au Japon.

Elle releva qu'il avait utilisé "chômeur mort" pour désigner la perte de l'étranger. Pas très sympathique de sa part mais est-ce que la meurtrière pouvait juger le témoin ? Et elle approuvait silencieusement quand même, ça voulait dire que lui aussi n'était pas un fan. Elle savait bien qu'il était intelligent mais ça lui permit de monter dans son estime.

Après, ils lui faisaient de la pub supplémentaire et tant qu'elle faisait des efforts pour être hors de portée de la caméra (et que ses mouvements n'étaient pas suspects) c'était tout bon. Si elle pouvait comparer ses activités à un jeu, les streamers tiennent de l'ennemi bonus, qui nécessite un certain doigté pour être bien défait mais qui donne un meilleur score ou une sorte de petit cadeau. Quoi qu'elle ne comparerait pas sa mission sacrée à un vulgaire jeu vidéo.

Seiko précisa ensuite qu'il pourrait se dispenser de la surprise de l'annonce de la mort d'un streamer. Elle avouait : elle avait laissée Jimize accéder à cette vidéo pour voir sa réaction. Elle était surprise qu'il ne se soit d'ailleurs pas posé de questions auprès de ça : la représentante de classe parfaite qui laisse sa voisine accéder à son stream. Enfin, peut-être qu'il l'avait deviné mais pensait que Susumu avait été distraite ou négligente avec son ami.

Oui, c'est malheureux qu'il ait été tué dans cette explosion soudaine. Je ferais de mon mieux pour calmer Jimize avant les cours demain. Elle est du genre émotive après tout, vous l'excuserez.

Il mentionna assez casuellement sa capacité à élaborer des mensonges, et elle fit l'erreur de trop réagir, en levant un sourcil de surprise. Elle ne changea pas alors qu'il enchaîna sur une pointe d'humour mais dissipa rapidement ses doutes, souriant en réponse. Elle n'était pas prête à dévoiler toutes ses cartes donc elle allait simplement réagir comme si elle n'était pas en train de se faire des tonnes de scénarios compliqués dans la tête.

Vous ne passez pas vos nuits à combattre le crime Tokyoïte quand même ? Ça vous rendrait encore plus populaire après... et je ne pense pas que je pourrais calmer la classe.

Après, il n'y avait pas de raisons de penser qu'il menait une double vie mais il avait définitivement une sorte de masque. Susumu se mit en position, l'écouta parler et puis se lança au combat, ne sachant pas si elle allait affronter un amateur aux bases bien arrondies mais sans capacités combatives supplémentaires ou un expert qui allait la mettre au tapis quand elle ne s'y attendait pas.

Dans les deux cas, une égalité serait optimale, peut être une victoire aussi mais elle refuserait la défaite. Et lui aussi, sans doute, ne serait pas prêt d'accepter la défaite. Les coups partent lentement, et ils bougent lentement. Une offensive rapide est lancée de temps à autres mais c'est plus un duel de défense, le genre où l'on attend une erreur de la part de l'autre avant de lancer une offensive éclair pour le mettre au tapis.

Pour les deux combattants, c'était un intense duel d'anticipation. Pour les spectateurs, ça tenait plus du duel de regard avec quelques coups de poings. D'ailleurs, Susumu lança quelques coups de poings, gardant un sourire confiant mais serein. Le genre qui est utilisé pour dire "je suis confiante dans ma victoire mais ce n'est rien de personnel".

Quand la "salve" ennemie vient, elle tente une esquive vers la droite mais est plus lente qu'avant, ou alors simplement s'est décalée trop tard : le poing "ennemi" saille au travers des airs en stop motion et la rate de peu... mais parmi les brefs gouttes de sueurs, alors que le temps se geler, elle sent une mince douleur à la joue, un signe que l'offensive ennemie a réussie. Et brièvement, Death Head VI apparaît alors que les grands yeux rouges de Susumu s'écarquillent.

Ses attaques ne sont pas létales ou exécutés avec toute sa force, mais elle lance quand même des coups plus rapides et précis, perdant rapidement son illusion de "jeune femme tranquille" pour révéler, temporairement, la perfectionniste obsédée qui vient de faire une erreur et qui réagit en conséquence. Pour les autres, c'est un changement bienvenu, vu les quelques "whoah" qui s'échappent hors des bouches spectatrices.

Et ça la motive, car ce qu'elle veut, c'est être triomphante sous les faisceaux.

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Matsui Seiko
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Mar 18 Sep - 14:49


- Moui. Ton soutien aura certainement plus d'effet que le sourire et les plaisanteries légères du nouveau prof. Tiens-moi au courant à propos d'elle, si tu le peux.

Émotive, je veux bien le croire. Pas qu'elle soit méchante, mais je n'ai que peu de goût à me retrouver à devoir gérer une pseudo-dépression passagère d'élève à la suite de la mort de son streamer favori. Les gens meurent, parfois selon les lois de mère nature, souvent plus injustement. Épargne-toi des larmes et des émotions fortes pour la mort d'un inconnu vaguement familier, Jimize. Tu te rendras service. A toi et aux autres tout autour.

J'y songe, puis plisse les yeux un moment, me mettant une claque mentale à avoir des pensées aussi froidement pragmatiques. Tu sais ce que c'est, Seiko, inutile de te monter haut sur ton piédestal de jugement facile et de condescendance. comme pour me répondre à moi-même, je rigole un court instant, puis reporte mon regard sur Susumu, remarquant sa surprise à ma petite réplique espiègle.

Un indice, en quelque sorte. Se dire bon à raconter des histoires, et faire passer ça pour une simple facétie du nouveau prof extraverti, mais en fait dire donner une pièce du puzzle. Par jeu, par envie. Puis par manque de gêne, aussi. Par beaucoup de choses.

Ainsi, lorsqu'elle expose l'hypothèse d'un Seiko justicier nocturne, je ne peux m'empêcher de rire d'un rire franc. Si tu savais, Susumu. Si tu savais.

- Tu m'as bien regardé? Je réponds d'abord ça à la fin de mon hilarité, pas feinte pour un sou, pour le coup. Mais si l'on pourrait deviner sa signification comme un « ne sois pas ridicule », il faut plutôt comprendre un « tu as tiré au hasard, et pourtant tu as touché en plein mille ». Mais ça, je ne compte pas le laisser deviner. Je ne suis pas grand chose de plus qu'un Ingénieur Informaticien à la tchatche facile. Tout au plus, je peux me vanter d'une condition physique pas trop dramatique. Ca pourrait être drôle, d'enfiler un costume moulant et déblatérer des discours optimistes en tapant du Vilain, mais je tiens à ma vie.

C'est pour ça que généralement, mes cibles tombent sans jamais même me rencontrer physiquement.

La vérité, c'est que oui, je combats ce crime dans les rues de Tokyo. Mais je ne le fais ni en costume moulant, ni à coup de discours optimistes. Je le fais drapé des ombres, caché à la faveur de l'anonymat, de la distance et des lignes de code. Et lorsque je parle, c'est pour appeler au réveil des masses. Pour pointer du doigt les loups déguisés en mouton, pour punir ceux qui abusent du système, en le retournant contre eux. La vérité est différente, mais....

Mais j'aime raconter des histoires.

C'est mon ultime pensée, murmurée à mon esprit en un sourire malicieux, alors que je lève ma garde et donne mon signale. Jouons donc un peu, Susumu. Tseh. Tu n'as qu'à m'imaginer comme un de ces fameux pervers au mains baladeuses, si ça te motive.

Je la laisse venir à moi, reste défensif dans un premier temps, puis lance quelques coups en retour lorsque je vois une ouverture. Un long moment, le combat reste à ce stade de poke. Je la jauge, elle me jauge, et je réponds à son sourire par le même, sans donner signe ni de faiblesse ni de confiance excessive. Je frappe, défend, analyse, rinse and repeat.

Jusqu'à ce moment, ce fameux moment où une ouverture se dégage.

Un coup de poing lancé trop agressif, avec trop d'élan de sa part. Le genre où il va être plus compliqué de réajuster sa garde par après. D'un geste rapide, j'esquive sur le côté, puis lance mon poing en réponse.Un coup, un pas de côté, et un début d'esquive de sa part, interrompu par une frappe qui touche partiellement sa cible. Sa laisser de marque physique ni de réelle grave blessure, mais en laissant sa marque mentale. La marque du Premier Sang, en quelque sorte.

Et la réaction ne se fait pas attendre. Intérieurement, elle me fait autant sourire que m'inquiéter : la voir perdre son apparat calme, serein et maîtrisé pour quelque chose de plus instinctif, agressif, je l’interprète autant comme une victoire que comme un danger. Réussir à aller par-delà le masque, partiellement, mais en même risquer de prendre tarif au prochain assaut.
Et bien soit. J'ai assez mangé lors de mes dernières sorties pour avoir développé une certaine habitude.

Par réflexe défensif, je fais un pas en arrière dés mon coup passe, car je sais que la contre-attaque arrive. Et effectivement, elle arrive, rapide et impitoyable : Plus offensive, agressive, elle ouvre sa garde oui, mais sans me laisser le luxe d'exploiter cette ouverture, parce que j'ai trop à me défendre pour ça. Je tiens un petit moment, car j'ai eu le bien heureux réflexe de reculer avant même l'avalanche, mais le cour des choses tourne peu à peu en sa faveur.

Et déjà, je commence à me sentir comme le sac de frappe que je savatait plus tôt.

Des coups qui passent, des chocs à encaisser. Je m'en sors, répond du mieux que je peux, un peu submergé. Humpf. Les choses ne vont peut-être pas être si faciles, ma grande.
Je met mon poing en opposition pour arrêter un coup, puis le baisse ensuite. Lorsque la vue vers mon visage se dégage, quelques petites choses restent, d'autres changent : Le sourire est toujours là, mais gagne une espèce de teinte plus féroce. Pas haineuse, coléreuse, mais hargneuse de la hargne de quelqu'un qui compte rendre les coups. Mon regard reste fixe dans le sien, mais s'anime d'une lueur d'intérêt nouvelle : un défi à relever, un divertissement à consommer. Parce qu'en soi, oui... Je m'amuse, en ce moment. Et, au-delà de ce simple intérêt, un quelque chose d'autre dans les prunelles : des yeux noisettes qui reflètent un regard plus analytique, plus acéré. Ce que je manque vis-à-vis d'elle en expérience, je l'ai en sens de l'observation. En adaptabilité. Et c'est bien ce sur quoi j'entends me baser pour au moins un peu revenir dans ce combat.

Je la laisse continuer ses attaques un moment, mais reste fixé sur sa silhouette. Patiemment, j'observe, j'apprends, j'assimile. Et ça commence à venir, lentement. Lentement, plutôt que parer, j'esquive. Puis rebloque. Puis esquive, et enchaîne d'une autre esquive, puis rebloque. Et je continue, jusqu'à ne plus qu'esquiver. Et rétorquer de coups légers mais localisés entre chaque assaut. Pour la forcer à redevenir défensive, pour la fatiguer, aussi. L'espace de quelques minutes, le tout redevient équilibré.

Puis, en conclusion à l'un de ses assauts, je vois un coup en passe de venir m'atterrir au milieu du visage. Trop rapidement pour une esquive propre. D'un geste trop rapide pour être très précis, je pivote sur le côté pour mettre mon épaule en opposition. L'impact survient, puis me fait perdre l'équilibre. Un pas en arrière, deux, puis trois. Ce qui aurait pu être une chute s'avère en fait être une projection dans les cordes.

J'y reste, sans bouger ni rétorquer les coups, visage baissé au tapis. Un temps de silence, et je lève un regard vers elle. L'adrénaline disparue, le sourire à mes lèvres reprend une nuance plus neutre, mon regard perd sa lueur combative.

- On avait dit pas le visage, me semble-t-il, non? C'est dit d'un ton goguenard, sans reproche. Doucement, je me redresse puis revient vers elle. Tu ne pourras pas te vanter de m'avoir laissé un œil au beurre noir, mais sans problème de m'avoir battu. J'enlève mes gants, puis remarque les gens autour qui regardaient. Je n'avais pas fait attention jusqu'ici. Tsh. Dans un dernier élan de mise en scène, j'agrippe le poignet de Susumu et lui lève le bras à la façon d'un arbitre annonçant le gagnant. Votre vainqueur, mesdames et messieurs.

- Les hommes aux mains baladeuses n'ont qu'à bien se tenir. Je lui glisse ça à l'oreille en gloussant rapidement, puis lui libère le poignet dans le même geste.
Daeiichi Susumu
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Mar 18 Sep - 22:31

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

Peu d'hommes avaient jamais réussis à l'énerver autant. Peu de femmes aussi. Seiko appartenait à cette catégorie d'humains qui avait réussi à abattre le masque de Susumu et avait temporairement révélé sa vraie nature... ou une partie de cette dernière, vu qu'elle n'était pas en train d'hurler des slogans de partis politiques ultra-nationalistes.

Pendant quelques secondes, elle pense gagner. Ses coups deviennent plus brutaux, plus rapides, se glissent dans les failles de la défense et viennent et reviennent de manière à briser ses capacités défensives avant qu'ils ne puissent bien retrouver son footing. Ses coups atterrissent et elle voit bien qu'elle est en train de faire reculer Seiko, clairement dépassé par la puissance brute et la rapidité de la jeune femme.

Elle sentait la victoire. Tellement qu'elle faillit bien pousser un cri de frustration quand il bloqua son coup, levant la tête pour dévoiler son propre sourire hargneux. Et si elle ne se laissa déjà pas intimidée, elle dut constater que sa propre efficacité avait montée en flèche. Les coups autrefois puissants touchent ses bras ou le vide, et à sa frustration grandissante, sa vitesse et ses réactions augmentent plus en vitesse que le rythme des attaques de Susumu.

Elle lance un coup de pied et est frappée vers le front. Une frappe légère mais déstabilisante. Se remettant sur ses pieds, elle lança deux coups de poings mais fut encore parée et frappée. Rien qui ne pouvait la mettre K.O, mais elle devait quand même sans cesse se remettre en position pour placer des assauts qui ne menaient à rien. Les minutes qui suivent sont éreintantes, les deux combattants étant égaux.

Elle ne l'avouerait JAMAIS mais ça ressemblait à cette scène dans ce dessin animé, où le héros avec son nouveau mode évite les coups du gros alien gris. Elle devait avouer être une fan de cette série... même si elle savait très bien ce qui était arrivé au gros alien gris vers la fin : il s'était fait démolir. Et se faire humiliée devant la gym ne lui plaisait guère.

Ce fut un coup de poing aléatoire qui eut ironiquement le mérite de la faire gagner, l'attaque étant trop rapide pour être pleinement esquivée. Le jeune homme se prit le coup vers l'épaule et fut envoyé vers les cordes. Un instant, elle reste droite et aggressive, réalisant à peine ce qui venait de se passer. Quand il entreprit de la fixer droit dans les yeux, elle leva les poings par réflexe, s'attendant à une contre-offensive brutale...

Et il entreprit de la congratuler, levant même son poignet pour annoncer sa victoire, avant de laisser échapper un bref message discret. Susumu perdit son air confus juste à temps pour bien sourire devant la victoire, mais même son amour pour la scène ne put lui faire oublier l'image de Seiko, avec un sourire déterminé au visage, en train de se mesurer à la terroriste désormais bien sérieuse. Clairement, elle n'avait pas été la seule à révéler un petit peu de sa vraie personne aujourd'hui.

Le truc avec l'adrénaline, c'est qu'une fois que ça part, la fatigue revient en force. Susumu dut bien se tenir contre le mur pour éviter de tomber à ses genoux, et elle se sentait brièvement dépassée et épuisée, souriant pour tenter de prétendre qu'elle était en contrôle. Elle était sûre que Matsui Seiko était... d'une autre classe. Il avait beau se défendre avec des petites plaisanteries et des défenses, ça ne marcherait pas sur elle.

Hé bien... vous êtes un excellent adversaire monsieur Seiko. Je pense que je vais rentrer tôt du coup. Au revoir et bonne chance !

Les petits mots gentils et tout, et Susumu se fraya un chemin vers le vestiaire. Son corps était engourdi mais elle pouvait simplement marcher dans la rue et laisser sa moto près de la gym. Entrant au vestiaire, elle adressa de brefs signes de tête puis vint se changer, enfilant sa veste de motarde quand même parce qu'elle avait un certain sens de la fashion. Et un truc important de la fashion, c'est que ça s'enfile peu importe la situation.

Une fois changée, elle quitta les vestiaires puis la gym elle-même, incapable de se défaire de son stress. Elle avait bien triomphée au cours du combat mais c'était beaucoup plus proche qu'elle ne l'aurait voulu. Et puis, ce jeune homme pas normal l'avait vu s'énerver. Il avait vu au travers de son masque de velours et avait correctement éveillé son véritable "soi". Les autres ne semblaient rien avoir remarqués mais elle cherchait déjà un mot d'excuse à poster sur le site de la gym pour justifier ses actions.

Susumu est une femme normalement pas nerveuse et pourtant elle se sentait rongée même quand elle essayait de regarder d'autres choses. Seiko avait un rôle flou maintenant. Pas un ennemi mais pas vraiment un allié. Elle avait vu plus de sa vraie personnalité et de ses capacités mais il semblait doué pour les mensonges... laisser une zone d'ombre comme lui autour d'elle était définitivement interdit.

Une fois devant chez elle, Susumu accéléra brièvement, agissant comme si Seiko était en train de la suivre et montant rapidement les escaliers pour fermer sa porte. Une fois arrivée, elle se contenta d'allumer les lumières, déposant les objets aux coins requis. Elle avait mieux à faire, mais son perfectionnisme l'empêchait de laisser le désordre dans sa maison.

Bondissant vers son ordinateur, Susumu accéda rapidement à Internet et s'étira brièvement, un sourire carnassier au visage alors qu'elle entreprit ensuite de rechercher le nom de Matsui Seiko.

Je saurais tout sur toi, monsieur le professeur.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Mer 19 Sep - 11:57

- Rien de très digne de louanges, ne me flatte pas. J'ai menti : des fois, j'aime jouer la carte de la fausse modestie. Mais alors sur un ton d'ironie acerbe comme ici. Hm, j'vais faire pareil oui. Bonne fin de journée.

Un signe de tête à son intention, je la libère puis finis par descendre du ring en sautillant un peu pour faire retomber définitivement l'adrénaline. Avant de retourner vers les vestiaires, je lui lance un dernier regard alors qu'elle est de dos. Tseh.

Je suis à peu prés sûr que tu es plus qu'une simple élève assidue qui a suivie deux trois leçons de Self-Defense, ma grande.

Retour à ma chemise et mon jean décontracté, retour à ma voiture. Retour à ma playlist, pour quelque chose de plus décontracté. Un étirement, une main devant la bouche qui baille, et quatre glissades du doigt sur l'écran pour me retrouver devant le planning de la semaine à la Faculté.
Peut-être que toute cette farce de remplacement de dernière minute va s'avérer plus divertissante que prévu.

***

Un passage au Drive-In d'un fast food quelconque du centre ville en guise de correspondance, et me voici devant la destination : devant ma porte. Un sac d'où s'échappe une odeur alléchante dans une main, un jeu de clefs dans l'autre. D'un geste, j'entame d'effectuer les tours dans la serrure pour ouvrir la porte.
Mais j'entame à peine la rotation que la porte est déjà ouverte. Mes yeux se plissent tandis que mes sens se mettent un peu plus en alerte. J'ouvre doucement la porte, aux aguets. Puis je commence à progresser dans l'appartement.

Oreilles grandes ouvertes, j'entends des sons qui proviennent du salon. La télé est allumée, et il y a comme un bruit de craquement qui se fait entendre. J'avance, pas à pas, prêt à me défendre. Jusqu'à arriver au coin de porte.

Et voir mon frère, affalé sur le canapé, un paquet de chips entre les mains, confortablement installé devant un Animé.

- Comment est-ce que t'es entré ici?
- Ah, t'es là, salut ! T'étais pas là quand je suis arrivé, donc je me suis permis de...
- De?
- D'utiliser le double ?

Me dit-il avec un espèce de sourire nerveux en sortant une clef de sa poche. Je soupire, puis le fixe d'un regard inquisiteur.

- Et ça sort d'où ça?
- T'as laissé tes clefs à la maison la dernière fois que t'es venu chez les parents. Du coup je me suis dit que...
- Tu pouvais me demander au lieu de « m'emprunter les clefs » en traître, abruti. Tu te prenais un coup dans la nuque si je t'avais pas reconnu.
- Hm hm. Oh, t'as quelque chose pour moi là-dedans ?

Il dit ça en fixant le sac plein de nourriture chaude et prête à être dévorée qui pend pas loin de mon genou. Je lance une oeillade vers le sac, puis reporte lentement mon regard vers lui. Vers le paquet de chips qu'il a entre les mains. Celui-là même qui était dans ma cuisine, de base.

- Non. Tu étais là pour une raison particulière ?
- Eh ben, so much for sharing. Mais bon... Tu sors ce soir ? J'ai un plan qui pourrait t'intéresser.
- Heh. Bon, écoute, je bouffe, je fais deux-trois trucs sur l'ordi dans ma chambre, et tu me précises ça quand je reviens. En attendant dévalises pas la cuisine, steuplai.
- Je promets rien !

Ma main passe chercher une bouteille de soda vide que je lui lance à la tête avec un sourire complice avant de m'engouffrer dans le couloir et aller à ma chambre. Tseh. Invasif et fourbe, mais il sait comment se faire pardonner. Mais avant de m'intéresser à son cas, je vais déjà manger, copieusement manger, et me permettre quelques recherches innocentes à la fois sur le site de la fac et sur le net.Objet de la recherche : Daeiichi Susumu.

De simples recherches, sans pour le moment utiliser de moyens trop... Élaborés. Mais déjà assez pour obtenir des noms et des faits divers. Des parents, un petit ami mort. Des trivias plus ou moins croustillants que je note dans un coin de ma tête. Pour le moment, rien qui ne vaut réaction. Simplement de bonnes infos à avoir pour la suite.

Une fois cela terminé, je reviens vers le salon, et écoute ce que mon frère a à me proposer.

Il finira par me traîner vers une soirée arrosée en boite de nuit, où je me suis amusé, mais pas autant que je l'aurais voulu : la fatigue de l'entraînement était encore présente, et le rappel d'une journée de cours à assurer demain m'est resté en tête. En somme : j'ai été déraisonnable mais pas trop.

Après tout, la semaine s'annonce mouvementée.
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Mer 19 Sep - 20:05

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PV SEIKO

Il revint assez aisément sur la toile, ce qui avait de quoi surprendre Susumu. Après tout, le Japon est quand même un pays densément peuplé. Il y'a certainement une autre Daeiichi Susumu quelque part sur le globe et elle s'attendait quand même à devoir passer au travers de quelques personnes avec le même nom avant de finalement atteindre l'homme qu'elle recherchait.

Mais à la place, elle tomba sur une histoire de chute, celle d'un homme nommé Denzo Matsui, qui avait commit divers scandales et s'était vu virer hors de sa grosse entreprise, remplacé par un actionnaire influent qui avait aussi délogé ses deux fils par le même coup. Le père avait essayé de prendre des actions, passant même par les héros, mais il fut repoussé et le nom Matsui fut associé aux scandales et renvoyé dans l'ombre.

Il était plus jeune lors des faits mais elle était sûre que c'était son homme. Et elle doutait qu'il prenne l'éviction de son droit de naissance aussi bien que ça... en tout cas, les articles suivants, s'ils faisaient part de l'accident, décrivaient surtout un homme social mais intelligent. Comme quoi l'homme était doué pour couvrir ses traces. Mais son élan de rage lors du "combat" de la gym et son défoulement contre le sac de sable indiquait clairement une rage ou alors une détermination spéciale.

Malheureusement, en dehors de cet évènement, il était discret. Celui qui ne l'était pas, c'était le frère. Il était aussi discret mais son nom revenait de façon beaucoup moins glorieuse, un petit être qui avait eu des interactions mineures à la police. Elle devait avouer que Seiko avait au moins le mérite d'être intelligent et athlétique. Le frérot, lui, tenait plus de ce petit poisson ennuyant qui suit des prédateurs parce qu'il n'est pas assez gros et malin pour survivre seul.

Mais ça allait rendre sa tache plus facile... Fermant la page, Susumu s'étira en arrière et laissa échapper un petit gloussement. D'un côté, l'ennemi était là et tentait de prendre son territoire, oui. Mais de l'autre, elle se sentait amusée. C'était beaucoup plus amusant que sa vie quotidienne habituelle, composée d'assauts invisibles et succès en chaîne. Enfin, elle trouvait quelqu'un qui sera dompté avec de grands efforts au lieu de simplement ployer.

Quoi que, elle ne savait pas vraiment ce qui la poussait tant à "suivre" le jeune homme. Sans doute qu'ils avaient des points communs ? Tout deux appréciaient la gym, tout deux avaient des côtés cachés et tout deux semblaient désireux de garder leurs petits secrets. Ils avaient leurs différences après, mais ça offrait quand même un miroir amusant. Quand Susumu vint rejoindre son réseau social, elle faillit grimacer en tombant sur les pitreries de ses camarades.

J'ai pas de petit ami !

Hohoho, je vois une intéressée ?

Naon ! T'es pas comme Morgan Bauxer ! Et ta moto dégeulasse sent super mauvais !

Le nouveau prof est sooooo cute >:3

Tu vas pas te dessiner avec lui hein ?

A L'ATTENTION DE TOUTE LA CLASSE: Je suis consciente de la popularité de monsieur Seiko, mais il reste votre professeur. Évitons de regarder des streams ou des vidéos ou autres distractions et évitons d'aller lui gâcher le temps. Merci à vous.

Bref silence, puis les messages habituels. Satisfaite, Susumu vérifia l'heure puis se dirigea vers son salon, observant un peu ses alentours et allumant son ordinateur portable. En même temps, elle mit la télé, complétant un devoir alors que l'épisode final de la série jouait. Demain, elle allait définitivement surprendre Matsui Seiko. Demain, elle connaitra la pleine vérité de l'héritier déchu devenu prof populaire en fac.

KA KA KA KACHI DAZE !

--

Gun Gun Gun o muki...

Descendant de sa moto, Susumu enleva les gants de sa tenue, répétant un peu la fameuse chanso de la série. Sa soirée n'avait pas été vraiment palpitante, la jeune femme ayant fait affaire à des choses beaucoup plus basiques. Son grand plan pour finalement poser un pied dans la vie de Matsui Seiko était en marche mais pour l'instant, il n'y avait rien à faire. Pas besoin de l'assommer et pas besoin de tenter de le stalker comme une sorte de romantique effrénée.

Ce qu'elle avait bien fait avant de se coucher, c'est d'ordonner à tout le monde de filer en classe, précisant qu'elle saurait accueillir Seiko afin de le guider vers la salle... où il serait calmement accueilli par une salle sereine. Sur le papier, c'était l'occasion de se pardonner pour le bordel d'hier. Mais en vérité, c'était surtout une occasion de montrer sa domination à Seiko et de s'assurer de pouvoir lui parler un moment.

Après tout, la salle de classe aujourd'hui passait par une cour, quelques couloirs et un petit jardin, c'était bien assez de temps pour parler. Se trouvant définitivement un amour pour la veste en fourrure, Susumu se positionna près de l'entrée et attendit, les bras croisés dans une pose confiante. Le genre qui donne l'impression de totalement maîtriser la situation.

Quand il se pointa finalement, elle le salua dignement.

La classe s'est dépêchée vers la salle de cours. Ils ont pris mon avis et tout le monde souhaite se... pardonner.

Elle aurait bien pu faire une in-joke sur son visage, mais plus tard.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Mer 19 Sep - 21:49


Sensation de picotement, mains qui s'agrippent à l'oreiller collé à ma joue. Les yeux s'ouvrent difficilement, encore collés, et les oreilles sifflent au son du tintement infernale de mon réveil. Pas si infernal que ça, mais... Mais n'importe quel son paraît infernal quand il te réveille. Et celui-là vient de me réveiller, sur les coups de sept heure du mat'.

Impression de déjà vu, hein ?

Mais ici, les choses sont encore un peu plus différentes. Les yeux sont encore plus récalcitrants à s'ouvrir qu'ils ne l'étaient déjà la dernière fois, le corps un peu plus engourdi, et une crampe vient même se glisser entre deux étirements un peu trop ambitieux. Une sensation d'inconfort légère, une espèce de parodie de gueule de bois trop timide pour être totale, mais quand même perceptible.

Lorsque j'arrive enfin à à peu prés ouvrir les yeux de façon à pouvoir mettre un pied devant l'autre, je me traîner nonchalamment jusqu'à la cuisine, puis me prépare un petit-déjeuner minimaliste à base de café et de céréales. Quelques œillades paresseuses sur mon téléphone entre deux passages dans les couloirs, douche, brossage de dents et tutti quanti. Le tout jusqu'à arriver devant la penderie, les yeux plus réveillés.

- Hm.

Après quelques minutes d'hésitation, je me décide à un jean délavé d'un bleu plus sombre que celui d'hier, avec un pull noir à col roulé, une veste anthracite  et des chaussures de ville en cuir.
Et parce qu'il fait froid, une paire de gants de la même matière pour aller avec.

Arrivé l'heure, je me traîne à mon ascenseur pour descendre les étages jusqu'à ma voiture, et me mettre au volant.

C'est parti pour une nouvelle journée de cours.

***

Technique habituelle de triche avec le sommeil : écouter de la dubstep ou de l'EDM trap agressive pas loin du volume max pour forcer les neurones à se brancher entre eux. Le café et la douche avaient déjà fait une partie du travail, mais les notes qui résonnent dans mes oreilles en même temps que je conduis aident plutôt pas mal, en ce moment. Le chemin se fait sans encombres, et je finis par de nouveau me garer non-loin de la même moto que la dernière fois.

Quand je sors de la voiture, il ne reste plus grand chose des marques de fatigue auparavant visibles sur mon visage. tâchons de garder les choses ainsi.

J'ouvre la portière, passe dehors, puis la referme dans mon dos, direction le portail. Distrait, je ne me rends compte de la présence de Susumu que lorsque je suis à quelques pas d'elle, les écouteurs encore aux oreilles. J'arrête ma marche pour éviter de lui rentrer dedans, puis me saisis des bouts de fil qui pendent depuis mes oreilles pour ôter le tout. Je la fixe un instant, un air... Confus sur le visage. Pas de la confusion contrariée, ni même complètement perdue. Plutôt la confusion d'un homme pas très matinal qui prend quelques secondes avant de réagir à quelque chose à quoi il ne s'attendait pas.

- Eh bien, j'ignorais avoir droit à un accueil à la porte façon grand Prince. Bonjour, Susumu. Mon habituel sourire s'affiche à mes lèvres, et l'espace d'un instant, se déforme en la grimace d'un bâillement difficilement gardé pour soi. Tseh. J'en serais presque vexé d'être privé de mon ultime petit moment de somnolence paresseuse sur le chemin de la salle. Le ton ne laisse pas de doute quant au non-sérieux de la remarque, alors que je commence déjà à avancer tranquillement vers notre destination commune. Je finis par revenir sur ses premiers mots, à l'entrée.

- Se pardonner, hein ? Heh. Curieux de voir ça.

Curieux, effectivement.
Daeiichi Susumu
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Mer 19 Sep - 22:58

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

Matsui Seiko s'approche, et Susumu attend, l'air parfaitement calme et confiante. Elle sait quoi dire, est bien préparée et est prête à toutes les situations. Peu importe ce qu'il fera, il ne fera que s'embourber dans sa toile. Alors que l'échéance approche, elle garde son visage bien gelé, sans laisser apparaître de la sueur ou autres signes qui indiquerait qu'elle est inquiète ou pas sûre de l'issue de la situation.

Puis il continue de s'approcher et elle réalise qu'il pourrait entrer en collision avec elle. Mais il ne serait quand même pas si distrait que ça ? Son corps balance d'un côté et elle contemple la nécessité de s'écarter de son chemin. Mais ça ruinerait toute son entrée classe et Susumu n'allait quand même pas se caler encore devant lui pour tenter de l'impressionner, c'est le genre de trucs qu'on ne fait pas deux fois.

Il se tient qu'a quelques pas et elle ne sait pas si elle à affaire à un distrait ou un génie maléfique qui essaye de l'embarrasser en passant en force. Un moment, elle aperçoit des fils.. des écouteurs ? Il écoute de la musique ? Il était si proche qu'elle pouvait peut être entendre. Un instant, elle se demande ce qu'il écoute puis se rappelle qu'elle va devoir esquiver si elle ne veut pas se manger un professeur d'informatique/fils de riche destitué dans la poire.

Finalement, il s'arrête et l'observe, confus. Elle remarque là un air normal : la confusion matinale de la personne surprise. Elle voit ce visage plus souvent qu'on ne le pense, via sa tendance à convier les élèves récalcitrants tôt, afin de les mettre dans un état second à peine réveillé qui rend la conversation plus "facile" pour elle. Il est facile de s'imposer et de se faire obéir quand l'interlocuteur est à peine réveillé.

Elle ne s'attendait pas à un tel visage de la part de Seiko. Lui n'était probablement pas du genre à se prendre des douches froides le matin comme elle. Le sommeil, on le chasse. C'est ce qu'elle à appris toute seule et c'est une leçon qu'elle appliquera bien à ses futurs enfants quand le jour viendra.

Il retrouve rapidement ses esprits après, réprimant un bâillement, utilisant ses mots d'esprits habituels. Elle le suivit, marchant à côté. Elle gardait une distance respectable et suivait son rythme, quoi qu'elle avait souvent le regard vers un élève. Certains semblaient inquiets ou confus de la voir parler à un professeur, d'autres se contentaient de les saluer, et recevaient de brefs "bonjour" en réponse.

Je sais juste que le... chaos d'hier à été plutôt dur à gérer. La classe saura être calme. Curieuse bien sûr, mais calme. Fit t-elle. Brièvement, elle se demandait s'il ne pensait pas tomber sur la classe entière massacrée aux mains de Susumu, qui avait pris son "instruction" beaucoup trop au sérieux. Ce qui était absurde, tous étaient pur sangs.

Susumu porta brièvement son doigt vers le menton et prit un petit sourire. Plus personne n'était dans les couloirs.

Je me suis un peu renseignée hier sur vous... et.... vous êtes compétent et efficace, bien. Il n'y a rien à redire dessus.

Elle voulait surtout voir sa réaction. Peut-être qu'il penserait, avec de la chance, qu'elle n'avait effectuée qu'une recherche basique. Matsui Seiko le prof sympa, et non le fils de Denzo le renié. L'homme au nom qui avait été associé à la trahison et la misère qui fréquentait les salles de gym et était beaucoup plus hargneux qu'il ne le laissait paraître.

C'était pour mieux placer la phrase suivante.

Dommage pour votre frère après. Fit t-elle, haussant les épaules.

Elle aurait pu dire qu'elle savait ce que ça faisait, mais... pas ici. Ça révèle trop. Mentionner les trucs privés des autres dans l'école ? Oui. Mentionner même un fil de sa pensée ? Inacceptable. C'était comme ça qu'elle marchait.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Jeu 20 Sep - 0:09

- Je vais finir par croire que tu cherches à m'accaparer pour toi toute seule, entre cet accueil matinal et les rappels à l'ordre autoritaires à la suite des divers messages sur « le nouveau prof sooo cute ».

Mon sourire s'élargit en une grande risette malicieuse, un air goguenard sur mon visage, et des yeux qui fixent comme pour chercher une réaction chez elle, curieux et inquisiteurs. Sans réelle surprise, le nouveau prof d'informatique jeune et branché (lol) garde un œil sur les réseaux, et sur ce que sa classe peut dire, également. Spectateur pour le moment silencieux, je n'exclus pas de m'arroger le droit d'une ou deux interventions sur le groupe de la classe, histoire de laisser ma marque et de faire savoir à tous que le professeur Matsui est peut-être là, à lire les messages postés sur ici.

- Merci pour le rappel, ceci étant dit.

Je rajoute ça pour retrouver un peu du sérieux disparu de ce début de conversation, lançant un occasionnel regarde autour de nous par moment. Je capte quelques regards autour, parfois inquiets, parfois confus. Parfois neutres. Sans m'en formaliser, je note le tout, neutre dans mon comportement.

Mais je me rends bien compte qu'il y a quelque chose qui... Cloche, quelque part.

Je vois mal Susumu faire les choses au hasard. Cette rencontre au portail n'a très certainement rien d'anodine, et quelque chose me laisse penser que je vais bien assez tôt avoir l'occasion de comprendre le pourquoi du comment de la manœuvre.

Quelques pas supplémentaires, quelques flatteries qui volent. Quelques informations aussi : alors comme ça, demoiselle Daeiichi se renseigne. Eh bien sois rassurée, ma grande : je me renseigne aussi. Je me renseigne tout aussi librement. Pour seule première réaction, un regard qui se penche sur elle, fixe d'une façon neutre, mais peut-être un peu interrogative. Mais je finis par répondre.

- Mais c'est que j'attise toutes les curiosités, dis donc. un rictus, indéchiffrable pour le moment. Merci.

Puis la suite arrive.
La suite arrive, et d'autres circonstances, aurait emportée mon sourire avec elle.
Mais je le garde. Je le garde, tout en la jaugeant un moment. Et où comptes-tu aller comme ça, Susumu ? Quel est le but de la manœuvre ? Quelque chose me dit que tu sais ce que tu fais, et que tu vas certainement obtenir ce que tu veux. Ce dont je doute, cependant, c'est que tu sois réellement satisfaite du résultat, lorsqu'il te parviendra.
J'entends parler de mon frère, puis garde une mine égale. Je finis par hausser des épaules.

- Il est encore jeune. Je ne doute pas qu'il s'en sortira, c'est juste qu'il a grandi dans une période difficile. Mais il est intelligent. J'attends simplement le jour où il mettra cette intelligence à son service plutôt que de gâcher son potentiel.

Et j'aurais certainement à l'aiguiller, pour ça.

J'aurais pu réagir autrement. J'aurais pu lui demander comment elle a eu ces informations, pourquoi est-ce qu'elle s'intéresse à ça, et bien d'autres chose. J'aurais pu m'énerver. Mais rien de tout ça. Pour le moment, je me contente de rester égal à moi-même, malgré la pointe d'irritation qui commence à tambouriner à la porte de mes tempes.

J'attends de voir jusqu'où pense-t-elle pouvoir continuer ce petit jeu. Jusqu'où a-t-elle l'intention de pousser. J'attends, pour agir en conséquences.
On s'amusait bien jusqu'ici, Susumu. Ne fais pas en sorte de tout gâcher. Je m'en voudrais de devoir entrer dans ce petit jeu puéril pour t'y écraser du seul bout de mon index.

Rends-nous service à tous les deux, me grande : ne me provoque pas.

- Tant que j'y suis, Jimize tient le coup malgré sa... Mauvaise nouvelle?

Je lui tend ça comme une porte de sortie du piège qu'elle est en train de refermer sur elle-même.
Heh. Je ne nie pas que ça pourrait avoir son amusement. Et parfois, les nerfs ont besoin d'être stimulés pour trouver son plaisir dans une joute.

Mais... Mais il y a des sujets que j'aime autant éviter.
Daeiichi Susumu
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Jeu 20 Sep - 19:39

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

Elle l'avoue, elle est légèrement surprise quand Seiko lui même fait sa petite blague... et mentionne tranquillement le chat d'hier, ce qui était la cause majeure de la surprise de Susumu. L'idée que le professeur aille vérifier la discussion de classe lui donnait encore plus d'incentive d'être policière avec ses camarades de classe. La classe devait être professionnelle même hors de l'école. On pourrait l'accuser de pousser le bouchon mais elle voit un peu la classe entière comme une voiture.

On ne présente pas sa voiture chérie sale ou en mauvais état après tout. La classe était son petit prix à elle, plus de vingt jeunes adultes matés. Il fallait qu'elle soit à son meilleur jour ou alors elle ne serait jamais satisfaite.

Mais pas vraiment aigre à montrer la surprise, la faiblesse, Susumu se contenta d'utiliser un sourire casuel. Le genre qui faisait passer la situation pour de l'habituel, idéal pour tenter de reprendre le contrôle en faisant penser qu'elle était insensible aux tentatives de la déstabiliser. Le truc qui était important, c'est que oui, Seiko avait des caractéristiques assez attirantes et était aussi vieux que Susumu d'après ses recherches internet.

Mais les caractéristiques étaient ironiquement la raison pour laquelle il n'y aurait pas de relation. Il était indépendant et capable de se débrouiller tout seul, et l'homme idéal de Susumu était faible et dépendant. Un petit moins que rien qui avait constamment besoin de ses réconforts et de sa protection, qui lui obéissait au doigt et à l'oeil et incapable de la quitter parce qu'il ne pouvait vraiment pas vivre sans elle.

Aussi, elle n'était pas sûre de pouvoir abandonner Kaito de si tôt. C'était bien pour ça qu'elle ne s'était pas remise avec quelqu'un. Le vide lui donnait de la force, servait de motivation en quelque sorte. Une fois remplacé, elle aurait du mal à retrouver sa peine et risquerait de faillir dans sa grande quête ! Et puis, une raison plus simple...

Une élève qui sort avec un professeur, ça va avoir des risques sur notre réputation. Fit t-elle, sans dire définitivement "non" à sa petite idée, afin de voir s'il comptait rebondir ou non par amusement. Ce qui signifie qu'il ne recommencera pas vu la nouvelle que Susumu venait de lancer, concernant son frangin. Le sourire est là, la réponse est calme et le rythme ne change pas mais elle sait qu'elle vient de taper mal.

Et elle sourit encore du coup, mais avec les dents. Ses yeux restent calme mais elle montre un peu sa satisfaction, sans avoir l'air vraiment vicieuse. Seiko était populaire mais s'il venait à s'énerver, c'était lui contre la populaire représentante, dans les couloirs de l'école. C'était son territoire et elle comptait exploiter ce fait. Même si la réponse est calme, elle reste contente d'elle-même et ne répond pas tout de suite quand Jimize est mentionnée.

Je n'aime pas les zones d'ombres, j'en suis désolée mais je veux tout connaître sur mes proches. Fit t-elle, insistant sur le "ton" et parlant plus bas. Mais ne voyez pas ça comme.. une invasion. Je suis simplement concernée avec les soucis de mes camarades et professeurs. Je ne suis qu'une représentante d'élève attentionnée.

Puis ses lèvres couvrent ses dents et Daeiichi Susumu fait place à Miss Parfaite en une seconde. La menace voilée de son visage disparaît et son ton devient plus chaleureux et bruyant aussi. Elle était fière de son petit coup. Le frère n'était qu'une chose mais si elle voulait, elle avait encore de quoi taper. Ça devrait être suffisant pour le convaincre qu'elle avait de quoi utiliser son passé contre lui s'il essayait de s'occuper d'elle.

Jimize s'est trouvée un... Husbando. J'espère qu'il ne va pas mourrir dans sa propre série télé.

Le duo passait maintenant dans le jardin, Susumu observant les plantes avec intérêt, un petit sourire narquois au visage grâce au fait que personne n'était dans le coin.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Hier à 1:05


- J'aime vivre dangereusement, que veux-tu. Une surenchère facile, mais amusante. Parce que ces jeux sont de ceux qui titillent ma fibre espiègle, et que je n'ai pas tant à perdre qu'elle. Ma réputation dans une faculté que je ne vais fréquenter que deux à trois semaines au grand maximum ne m'importe que peu, tandis qu'elle effectivement, aurait peut-être à plus se soucier de l'affaire. Alors je pousse, en un mélange de curiosité et de défi : voir à quel point l'élève studieuse donne de l'importance à sa si précieuse réputation, et définir son goût du risque, sa capacité à surenchérir sans franchir de ligne : jouer avec le feu sans se brûler. Il est rare de rencontrer quelqu'un de capable de jouer ce jeu, et j'ai toujours eu une fascination pour les flammes, dira-t-on. Ici, elles auraient été nombreuses à soit nier ma petite pique en rougissant d'un air confus, soit réfuter plus sèchement, en cas de désintérêt concret. Tandis qu'elle, de son côté... Je note que tu ne nies pas ceci dit.

Elle ne nie pas, effectivement.

Alors je le remarque, d'un air innocent, comme un ajout bénin à la conversation. Une façon de la confronter à cet état de fait, aussi : au dicton du qui ne dit rien consent. Un petit jeu malicieux, mais très innocent, lorsque l'on y réfléchit bien.

À l'inverse de celui qui commence à doucement se profiler. Un que je connais et maîtrise bien, aussi. Énormément, même.

J'ai toujours eu du mal à être totalement confortable avec les curiosités sur mon passé. Trop de choses que j'aimerais oublier, et donc, que j'aimerais qu'on oublie. D'autres que j'aimerais réparer, mais la tâche est difficile lorsque quelqu'un s'amuse à frapper sur la vitre déjà fêlée à répétition.
C'est l'espèce d'hypocrisie que beaucoup de personnes comme moi partagent : ceux qui excellent à découvrir les secrets et déterrer les passés ont en horreur de goûter à leur propre médecine.

Alors je la laisse parler. Je réponds paresseusement, d'une réponse sincère mais brève. Des vérités sur ce frère, un avis authentique, mais succinct. Puis j'écoute la suite, et étudie les traits de son visage, en même temps qu'elle me parle. Et finalement, mon sourire rejoins le sien. En tous points.
En cette petite nuance partagée : mon rictus habituellement neutre mais amical garde son espèce de bienveillance de façade, mais se pare de la teinte d'un air plus retors, alors que je répond d'une voix posée, en me penchant doucement à son oreille. Habitué à m'exprimer d'un ton chaleureux et fort, je parle ici plutôt d'une voix basse, un presque murmure. La voix est toujours chaude, mais ce n'est pas la même chose. C'est Différent.

- Sois parfaitement rassurée, je possède la même fâcheuse petite manie. Ca nous fait un autre point commun. Puis je me redresse, tout sourire, l'air de rien. Et pourtant, le sous-entendu est lourd de sens : moi aussi, je me suis renseigné. Je ne dis pas comment, ni à quel point, ni ce que je sais, et c'est bien l'effet escompté. Tout ce dont elle peut se douter, c'est qu'un homme expert dans les choses de l'informatique sait des choses sur elle en une quantité aléatoire. Peut-être des choses insignifiantes, peut-être des secrets intimes. Qui sait? Moi. Mais j'ai bien l'intention de faire planer le mystère. Pareillement à toi, j'ai le souci de connaître mes élèves pour mieux répondre à leurs besoins et attentes. J'aime prendre mon travail à cœur, aussi temporaire soit-il. Je ne suis qu'un prof remplaçant attentionné.

Je reprends sa formule mot pour mot, comme pour prolonger l'effet miroir installé jusqu'ici. Je n'ai rien dit qui justifie dénonciation, indignement ou autre, rien susceptible de donner matière à quelconque stratagème : mais elle sait, elle est intelligente. Elle sait que d'une certaine manière, cette réponse, c'était une façon de rendre le coup. Un autre duel que celui de la salle de gym se joue, en ce moment, mais celui-ci, je le maîtrise sur le bout de mes doigts. C'est ma vocation, ce que je fais pour vivre la nuit. Trouver les informations, gérer les informations, les exploiter. Et avec ça, manœuvrer mes cibles comme des pantins, à coup de pression sociale, médiatique et psychologique.

Et pourtant. Pourtant, malgré la tournure peut-être un peu moins saine de cet affrontement : je m'amuse encore. Ce n'est pas toujours une bonne chose, de marcher à l'adrénaline et à l'esprit de compétition. Dans une certaine mesure, en tout cas.

Je me contente d'acquiescer maigrement, lorsqu'elle me répond pour Jimize. Seulement ça, car elle comme moi le savons tous les deux : Jimize n'est qu'un prétexte, ici. Finalement, nous arrivons vers le jardin, là aussi désert. Je passe mon regard sur la verdure, puis m'arrête sur une fleur, en particulier. Mes lèvres s'étirent légèrement.

- Rose. Je dis le mot en plein milieu d'un silence, sans enchaîner dans un premier temps, mes yeux fixés sur la fleur du même nom. Puis, je reviens vers Susumu. Vers ses yeux couleur rubis. J'ai pour habitude de surnommer à peu prés tout le monde dans mon entourage, arrivé un moment. Je ne le fais pas systématiquement, mais lorsque l'idée me vient, j'adopte le surnom. J'explique ça, serein, puis enchaîne avec la même simplicité. Une belle fleur rougeâtre, Reine des jardins, petite créature du règne végétal haut perchée sur son piédestal de perfection. Mais derrière la robe de rouge et les pétales agréables à l’œil, il y a toujours les piquants, redoutables et vicieux.

Je la fixe un instant, alors que je décris les caractéristiques de la fleur. Un instant de flottement où je la laisse à ses propres suppositions, ses propres interprétations.

- Ca me paraît être une métaphore adéquate, pour la jeune Représentante assidue qui recèle d'insoupçonnées ressources en art martiaux, non ?

Et je désamorce la tension, en finissant ma petite scénette sur cette fin en compliment étrange. Difficile à dire : une réplique de drague douteuse, un trait d'esprit du professeur souple de ses mots, un compliment simple ?
La vérité, c'est que le silence n'était pas anodin : sans cet ajout, d'autres suppositions étaient plausibles. L'analyse d'un esprit vif, le constat d'un autre joueur du double-jeu. Dans cette version, la fleur est toujours belle et parfaite, mais les piquants ne représentent pas une bête capacité à se défendre, plutôt les aspects cachés, dangereux, dissimulés par le reste.

Je continue de jouer le jeu, de faire le funambule sur la corde des mots. Et je n'ai pas l'intention de tomber.
Daeiichi Susumu
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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Hier à 19:01

Retour aux bancs de l'école
PV SEIKO

Il répond comme elle s'y attendait, avec une certaine pique sur son manque de déni. Elle répondit avec un sourire mystérieux. C'était toujours amusant cette espèce de tension ambigüe après tout. Comme ses vieux dessins animés où la vilaine et le héros s'étaient lancés dans une sorte de petite rivalité mis amour mi haine qui remettait en question le sens de la justice du héros. Elle se disait toujours que ce serait "cool" d'essayer ça un jour. D'être une femme fatale, l'opposée de la femme nerveuse et faible comme sa mère.

Au moins, ça lui donne une excuse alors que Matsui se penche pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Il précise que lui aussi fait ses petites recherches maniques et ajoute que c'est un autre "point commun", avant de repartir en arrière, laissant Susumu avec ses doutes. Elle ne lui donne pas la joie de voir son choc sur son visage mais elle se fige un peu, terrorisée quand a l'idée qu'elle puisse être vue sous son vrai jour.

Kaito n'était qu'un criminel maintenant. Les circonstances de sa mort ne prêtaient pas vraiment à l'héroïque après tout. Elle s'imaginait que Matsui se ferait un malin plaisir de noter que la petite parfaite avait connu l'amour avec un terroriste brutal. Tout le monde avait noté ça tôt ou tard et devoir préciser que le jeune homme était affreux et qu'elle était traumatisée par l'expérience lui faisait toujours mal, elle qui avait toujours son deuil.

Sa mère était... des vieilles affaires. Elle était jeune quand papa l'avait récupérée et Atsuko Gorou était restée calme pendant son temps en prison et était tranquillement partie s'installer hors du Japon. Taro n'avait rien fait pour la tuer et avait simplement dit a Susumu qu'il serait suspicieux de la liquider. Et puis, c'était la méchante. La femme qui est méchante et qui donne un passé tragique à la jeune femme.

Mais ça allait. Personne ne l'avait trouvée. Matsui était sans doute tombé sur les choses de base. Choquant mais elle était habituée. D'un air tranquille, Susumu se contenta de ricaner. Pas de façon méchante mais le message était censé couvrir sa surprise initiale.

Allons. Vous me murmurez des mots doux en public ? Fit t-elle. Elle ferait une blague sur comment il avait copié sa phrase mais elle savait bien que s'éloigner de l'affaire était le mieux pour l'instant. Elle aimait bien le petit jeu mais s'ils continuaient, ils allaient s'engeuler sous les yeux de l'école. Elle n'était pas très satisfaite après, consciente que Matsui avait quand même fait un sacré coup en lui disant seulement ça.

Une fois arrivés dans le jardin, le professeur vint fixer une rose et Susumu le fixa. D'un côté, elle voulait se presser mais de l'autre, il savait probablement ce qu'il faisait, et il vint confirmer sa théorie très rapidement en se lançant dans une petite diatribe sur la rose. La jeune femme offrit un sourire qui, à son grand damn, grandit avec le temps. Elle n'avait jamais vraiment pensée à la comparaison, et elle admettait qu'elle était sensée.

Après, elle préférait le dauphin comme "totem". Comme elle, le dauphin est un animal intelligent, qui dissimule un côté plus sombre derrière une apparence relativement pure. De par le passé, elle s'était attachée vers le requin mais le dauphin, animal populaire mais étrangement vicieux, semblait juste mieux adapté. Elle fit pourtant sa petite courbette, ravie quand au petit speech de Seiko.

Vous êtes vraiment plein de qualités. Mais je pense que la rose s'applique aussi bien à vous : c'est une fleur remarquable mais qui doit être manipulée avec attention. Fit t-elle. Elle référait aussi bien à ses capacités défensives physiques qu'a son irritation avec la fascination de la classe. Mon speech est moins long mais je ne suis pas aussi romantique que vous, hélas.

Elle emboîta le pas, marchant lentement au début pour le laisser répondre avant de se diriger vers la classe. Jusque ici, ils étaient silencieux. Elle ne doutait pas qu'ils devaient discuter après, mais c'était pour ça que la porte en bois menant au dernier couloir fut ouvert avec une force un peu disproportionnée. C'était le message : taisez vous, car le prof arrive.

Susumu se mit sur le côté et hocha la tête.

Il n'y a pas de pièges ou de monstre en fin de couloir, je vous rassure.

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Re: Retour aux bancs de l'école [PV Susumu] || Hier à 21:40

- Ne va pas t'en vanter auprès des autres, tu risquerais de faire des jalouses.

Sans cesse ni interruption, cette arrogante confiance en soi comme façade publique. Des mots doux, oui, dans ce jeu où nous jouons tous les deux, amusons-nous donc à prétendre qu'il s'agit de cela. Alors je lui donne ce conseil, une œillade autour vers les quelques rares personnes présentes. Un quelque chose de satisfait dans le regard, je reprends la marche puis recentre mon attention vers droit devant.

Des jalouses, ouais. Parce que comme souvent lorsque je débarque avec ma belle gueule et mon verbe agile, je ne manque pas d'avoir quelques commentaires qui se font dans mon sillage. C'était un fait au collègue, au lycée, et tout le reste de mon parcours par après. Je n'ai jamais été réservé à ce propos, et au contraire me suis assuré d'en jouer à chaque occasion qui s'est présentée.

Vous seriez surpris de savoir comme il est facile de faire changer d'avis à une employeuse sceptique avec quelques mots doux et regards appuyés. Un pari risqué, mais un pari gagnant.
L'histoire de ma vie. Des paris et des risques. Parfois des gains, parfois des pertes.

Un peu comme en ce moment. Un jeu de pression, où l'un attaque avec des sous-entendus, l'autre défend avec une feinte indifférence. Une partie de poker où chacun sort son plus beau bluff, où personne ne dévoile complètement sa main, tout en cherchant à deviner celle de l'autre. Et c'est dans ces moments que la partie est intéressante : quand les deux joueurs connaissent leur art.

L'on continue notre marche, alors que je note d'approfondir mes quelques petites investigations sur la jeune Daeiichi. D'abord, je me suis renseigné sur elle par simple et légère curiosité, par intérêt professionnel. Mais les choses ont changées. De légère, ma curiosité est passée à grandissante, de professionnel, mon intérêt est passé à personnel. Je vais devoir en apprendre plus, sur plus de sujets, et préciser ce que je sais sur ceux déjà connus. Sur ce petit ami douteux, mort en enterrant avec le mystère du pourquoi du comment d'une relation entre lui et la parfaite petite représentante irréprochable. Une idylle surréaliste, de quoi soulever les questions, les doutes. Une craquelure dans la carapace de perfection, en somme. Ca et ces parents un peu trop énigmatiques. Douteux aussi, à leur façon. De deux manières bien différente de chaque côté.
Du moins... En apparence.

Apparences. Un mensonge sur lequel l'on s'appuie tous les deux depuis un petit moment. Similaire au mensonge qu'incarne une rose : quelque chose de trop beau pour ne pas être dangereux. Un piège, en somme. Je lance mon trait d'esprit, ma petite réplique alambiquée, sans perdre rien de ma contenance. Mi compliment, mi indice, mi aveu de découverte.
Mais peut-on reprocher à un prof de jouer sur plusieurs tableaux ?

A sa réponse, je laisse s'échapper un rire léger, comme amusé par la remarque. Romantique. C'est une façon de le voir, oui.

- Merci. Mais ça te sied mieux, avec tes yeux rouges. Moi... Je réfléchis, pense à mes yeux noisettes... Puis arrive assez vite avec une idée. L'on parlerait plutôt d'Aigle Royal, je pense. D'apparence majestueux et libre, mais en réalité prédateur impitoyable, sauvage. Et cette fois-ci, le thème couleur est également respecté. Je t'apprendrai, si tu veux.

Dernière réplique ambiguë, lancée en réponse à la sienne. L'ultime petite taquinerie de cette partie du jeu, alors que les portes qui se profilent à la fin du couloir annoncent une seconde, qui ne répond pas exactement aux mêmes règles. Ici, il s'agissait de manier les mots et prendre les décisions pour sous-entendre sans avouer, paver notre chemin de légers indices sans jamais complètement dire la vérité. Pas toute. Maintenant, il va falloir aussi réinvestir plus pleinement nos rôles respectifs. Car cette fois-ci, ils sont présents tout autour, ces autres. Soit. Faisons donc ça, alors.

- Je les aurait remarqués si c'était le cas.

Je hoche pareillement la tête lorsqu'elle ouvre la porte, plus droit dans mon attitude alors que j'arrive dans la salle, calme. Je laisse Susumu s'installer à sa table, tandis que je retrouve mon bureau.

- Bonjour tout le monde.

Dans une décontraction certaine mais sans perdre du sérieux renouvelé que j'ai pris sur moi d'adopter en entrant dans la salle, je m'occupe de quelques routines, fais l'appel et enchaîne sur la suite. La suite ? Les résultats des exercices, bien entendu.

De façon générale, la classe a eu des résultats relativement satisfaisant. Et non sans une certaine satisfaction, j'ai remarqué une tendance à de meilleurs résultats sur la partie consacrée à ce que j'ai vu en cours avec eux, plutôt que celle consacrée à leur prof habituel. Sans perdre un temps précieux à rendre les corrections une à une en passant sur les rangs, j'envoie les fiches à chacun via mon ordinateur, avec un petit message personnalisé pour tous. Notamment pour Susumu et sa blonde de voisine.

Citation :
Un effort remarqué et apprécié, Jimize, les progrès sont certains. Veille tout de même à mettre le même aplomb avec monsieur Fudo, je serais déçu d'apprendre un relâchement de te part.

Citation :
Rien à redire, les deux parties sont maîtrisées sur le bout des doigts. Beau travail.

Rien de très étonnant dans tout cela, donc.
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