Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event)
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Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event)

Daeiichi Susumu
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Daeiichi Susumu
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Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 22 Sep - 2:10

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Le casino en flammes, les corps qui gisaient dans les rues du parking, des explosions en chaîne, du gaz lacrymogène qui l'attaquait, les bruits des coups de feu et les trains qui partaient dans la nuit, ressemblant à d'immenses serpents métalliques.

Quand Susumu ouvrit les yeux, ce ne fut pas son lit qu'elle retrouva, mais bien le ciment froid du parking. Effrayée, elle se releva rapidement et vérifia ses alentours, constatant qu'elle était juste assez proche du casino pour pouvoir l'apercevoir dans toute sa splendeur enflammée... mais aussi juste assez éloignée pour ne pas être affectée par les combats devants. La personne qui se tenait devant elle non plus ne semblait pas inquiet quand à sa présence sur la zone de guerre.

Elle le reconnut déjà, surtout grâce à la capuche, mais en se retournant, elle constata que Kaito ne portait qu'une simple veste à capuche, couvrant les bras jusque aux coudes et dévoilant son torse. Ce serait agréable aux yeux s'il n'avait pas de gros trous dégoûtants sur le torse, le dos, les côtes et les bras. Son visage un peu maigre était ferme et quand il se retourna pour dévisager Susumu, elle recula presque de peur.

C'est tout ce qu'il t'a fallu pour m'abandonner ? Pour te détourner des idéaux qui nous ont inspirés de par le passé ?

Tais-toi, tu n'es rien d'autre qu'un cauchemar ! Fit t-elle, le coupant avant qu'il ne puisse continuer. Tu ne dis rien de vrai ! Rien de réel !

Mais tes victimes sont réelles, Susumu. Cette attaque est réelle. Comment comptes tu t'occuper de ça ? Une fois que tu auras accompli ton but, tu comptes juste les oublier et vivre ta petite vie ?

.... Oui.

En un instant, le néant disparut, et Susumu put désormais contempler sa chambre, encore plongée dans le noir. Laissant échapper un grognement las, elle se tourna vers son réveil et se remit dans son lit. A cette heure, elle serait en train de planifier sa journée, mais elle se sentait terriblement fatiguée et voulait juste dormir.

Le cauchemar ne revint pas, mais ça ne l'empêcha pas d'alterner entre le sommeil et des réveils soudains entre de brèves images de violence, séquelles de la nuit fatidique.

--

Susumu avait tout essayée. Elle avait écoutée du self-help, s'était mise un peu plus de maquillage que d'habitude, avait testée son sourire dans le miroir et avait écoutée sa musique favorite tout en observant son cartoon favori avec son meilleur livre à la main, sans jamais être vraiment heureuse.

La conversation avec Shaporo avait été très utile. Quelques fois, elle avait de bonnes journées. Mais d'autres fois, elle se sentait comme un animal coincé dans la boue. Elle tentait vainement de progresser, essayant de distraire son esprit d'ici l'heure de dormir, avec le vague espoir que demain serait une meilleure journée.

Est-ce que Shaporo était disponible aujourd'hui ? Elle prit son téléphone, composa le message... puis le remit dans sa poche, s'approchant de la faculté. Pas maintenant, Susumu. Déjà, occupe toi de la fac. Gère les hordes paniquées et stupides alors que tu veux juste rentrer chez toi, avec de la chance la plupart sont terrés chez eux.

La vision de la fac étrangement vide lui aurait normalement fait froid dans le dos, mais au moins personne ne pouvait la voir errer dans les couloirs, des cernes sous ses yeux rouges. Ses dits yeux rouges étaient d'ailleurs équipés du meilleur regarde tueur en sa possession, poussant les rares élèves du coin à aller se plaindre ailleurs. Elle ne pouvait même pas ressentir le petit rush de pouvoir habituel qui venait avec ces moments.

Se dirigeant vers son petit bureau, Susumu enfonça presque la porte avec son épaule et jeta ses dossiers sur le bureau, éparpillant les objets soigneusement rangés un peu partout. Contemplant brièvement l'idée de les laisser là, elle finit par succomber à son OCD, ramassant lentement les objets et tentant de les remettre en bonne place. Malheureusement, l'Univers avait d'autres priorités.

Occupée à tout remettre, elle ne remarqua même pas quelqu'un a l'entrée. Consciente qu'elle devait au moins tenter de maintenir les apparences, Susumu fit un sourire fatigué, levant la tête pour dévoiler son faciès fatigué.

Bonjour...

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Matsui Seiko
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 22 Sep - 11:27

Les jours sont passés. Puis les semaines.

J'ai tenu mon rôle de prof remplaçant efficace et populaire tout le long, non sans continuer de jouer un jeu de devinettes et double-sens avec une certaine curieuse représentante. Du moins jusqu'à récemment. Elle a l'air... Différente, dernièrement.

Et puis, j'arrive en fin de service. Dés demain, monsieur Fudo devrait revenir assurer son cours. Tseh. Je m'étais presque habitué.

Presque. Car en réalité, ce retour à un emploi du temps plus libre coïncide avec mes derniers besoins. Avec les derniers événements. Après tout... J'ai beaucoup à faire depuis les faits du Casino. Des infos à décrypter, des pistes à explorer. Oui : le temps que le professeur Matsui va perdre, c'est Data qui va le gagner.

Mais pas encore. D'abord, réveil du matin, petit déjeuner, douche, et une dernière fois, voiture jusqu'à la Fac.

Matinal, j'assure un rapide cours, le premier et dernier de la journée : aujourd'hui, l'endroit est plus vide qu'à l’accoutumée.Plusieurs raisons à ça, mais j'imagine que l'état de la ville et les potentielles victimes, blessés... Ouais. Tout ça. Tout ça doit jouer.
J'essaie de faire comme si la vie continuait, comme si rien ne s'était passé. Mais le paysage environnant se charge continuellement de me rappeler que la ville a saignée, il y a peu. Et que la plaie n'est pas encore tout à fait refermée.

Par chance, personne à la maison n'a été touché. Pas gravement du moins : j'ai eu mon frère au téléphone et il m'a dit que tout allait bien, mais je ne l'ai pas vu depuis. Et il serait du genre à me mentir pour ne pas m'inquiéter. Alors... Alors il faudra que je lui paie une petite visite. Pour vérifier.

Pour le moment, mon unique petit cours est terminé. Prochaine destination : bureau de Susumu.

Quelques notes à lui laisser, pour qu'elle transmette à Fudo et autres. Que la transition entre lui et moi se fasse le mieux possible. Après tout, je lui ait dit : je prends mon travail au sérieux, aussi temporaire soit-il. Et puis, au plus vite je m'occupe de ça, au plus vite je pourrais aller manger.

J'approche de la porte, puis toque. Pas de réponse. Second coup de phalange sur la porte. Toujours pas. Pourtant, j'entends du bruit à l'intérieur. J'attends une petite poignée de secondes supplémentaires, puis sort une main de ma poche.

- Bon...

Lentement, j'ouvre la porte, pour finalement me retrouver face à une Susumu occupée à ramasser tout un tas de paperasse tombée au sol, l'air passablement... ailleurs. Fatiguée.

- Bonjour, Susumu. Nuit difficile? Je lui demande ça avec un sourire amical, puis commence à entreprendre de l'aider à ranger tout ça. Je me penche, ramasse quelques papiers, les replace sur le bureau. Entre deux pile de paperasse ramassée, je la fixe, comme pour la sonder. Hm... Hm. D'ici, je pourrais presque jurer que tu n'as pas l'air en état d'assurer la paperasse de la journée, en fait.

Sans jugement, je me contente de lui souligner l'évident : tu es ailleurs, Susumu. J'aurais tendance à penser que ta tête est ailleurs, et que ton corps Aimerait être ailleurs. Dans un lit, à consommer une paisible nuit de sommeil sans que l'esprit ne l'en empêche, par exemple. Après tout, entre son comportement de dernièrement et ses cernes... Ce n'est pas bien difficile à deviner.

- Oserais-je te proposer un café?

Oui, j'ose. Ce bureau peut se permettre d'être déserté un petit moment. Alors je lui propose, effectivement, main tendue vers elle alors qu'elle est encore occupée à ramasser quelques restes.
Daeiichi Susumu
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 22 Sep - 14:18

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Elle manqua de grogner quand elle vit Matsui Seiko. Dans d'autres circonstances, le jeune homme aurait été accueilli plus gracieusement mais elle n'était pas d'humeur. Il venait se moquer, pensait t-elle. Maintenant qu'elle était devenue plus absente et beaucoup moins subtile dans son approche, c'était bien lui qui avait gagné en popularité au cours des semaines, là où Susumu tenait maintenant de la sorcière qui faisait peur à tout le monde.

Elle se revoyait un peu en lui. Et elle détestait cela. Parce qu'il représentait une ancienne elle en quelque sorte. Confiant, tout droit, et avec un sourire de vainqueur. Quelqu'un qui ne souffrait pas de cauchemars, quelqu'un qui... qui... ha, même avec sa nouvelle voie, elle admettait que l'ancienne Susumu lui manquait. Par moment, elle se demandait si elle ne pourrait pas ignorer les leçons de Shaporo et rebâtir sa vie comme avant mais c'était trop tard.

Il lui adressa quelques mots et l'aida avec la paperasse, sans qu'elle ne réponde. Quand il vint lui suggérer, sans être trop méchant, qu'elle ne semblait pas capable d'assurer la paperasse de la journée, elle se contenta de réagir en écrasant la paperasse dans sa main sur le bureau, comme si elle était en train d'essayer de fracasser quelqu'un avec une arme. C'était un détestable aveu de colère mais c'était mieux que d'être vocale.

Se tournant vers lui, elle l'entendit proposer... de l'emmener prendre un café. Déjà, un sourire mauvais s'étira sur le visage de la jeune femme. Comptait t-il donc l'emmener ailleurs, afin de pouvoir pleinement célébrer son succès à sa face ? Ou alors ce n'était rien d'autre qu'une manoeuvre de pitié, introduite pour délibérément tenter d'endommager l'égo de la jeune femme ? Il pensait qu'elle allait paniquer, peut être, mais non !

Ou alors il voulait vraiment l'aider...peut être qu'il était juste concerné pour de vrai ? Pourquoi le serait t-il ? A sa place, elle n'aurait pas fait d'efforts pour le sauver et restait juste restée en arrière, satisfaite de sa victoire et ne ressentant pas le besoin de s'approcher pour aller le lui dire. Qu'est-ce qu'il pouvait gagner à la gesture ? Enfin, un café pourrait combattre un peu le sommeil. Et puis, la fac était quasiment déserte et même les professeurs étaient partis.

Elle était venue par devoir, pour rester "parfaite" par instinct. Peut-être que quitter l'endroit un moment pourrait l'aider avec ça ? La débarrasser de sa notion qu'elle doit absolument rejoindre l'endroit, une "leçon" collante de son ancienne vie ? Elle était convaincue qu'un piège était tendu mais un animal piégé est dangereux. Susumu se défendrait si jamais il essayait de dévoiler une combine tordue, elle ne sera jamais une petite femme sans défense !

... Oui, bonne idée.

Susumu ramassa les papiers et les jeta sur le bureau, perturbant les affaires en place de nouveau. La terroriste cligna des yeux, s'avança vers le bureau et entreprit de fracasser sa main dessus, éparpillant les affaires et jetant les papiers un peu partout. Elle savait que c'était un gâchis total des dernières minutes mais elle essayait, étrangement, de faire du tort à son OCD, comme si le désordre mental allait souffrir de cet affront. De toute façon, elle n'avait pas la patience pour tout re-ranger, et elle était peu satisfaite avec les objets.

Tout semblait un peu mal rangé et éparpillé. Les stylos semblaient être décalés de quelques centimètres en dépit de ses efforts peu importe ces efforts et les tas de papier étaient toujours eux aussi un peu mal rangés. Elle aurait pu simplement s'en occuper plus tard mais elle voulait ennuyer le professeur tout en se "vengeant" de ces objets inanimés.

Je m'en occuperais plus tard. Allez, au café. Fit t-elle, son ton passant de l'habituel mielleux à l'autoritaire. Elle mit ses mains dans ses poches et plissa de ses yeux rouges en la direction de Seiko, marchant derrière lui et fermant la porté à clé ensuite. Une fois finie, elle se lança un peu à la poursuite du professeur d'informatique remplaçant, marchant d'un pas nerveux et le dépassant par moments avant de s'arrêter pour le suivre.

Elle paraissait paranoïaque, ridicule et énervée. Son ancienne elle aurait été choquée à ce comportement et Susumu savait pertinemment qu'elle paraissait bizarre et quasiment dangereuse mais, encore une fois, la jeune femme était en rebellion contre elle-même.

A voir si Seiko allait la supporter.

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 22 Sep - 16:04


- Calme-toi, je n'suis pas venu être une petite chose mesquine qui s'amuse de voir son prochain en galère. Destresse et accorde-toi le droit à la fatigue, tu veux?

Je lui dit ça d'un ton plus doux, alors que je la vois s'énerver silencieusement à ma remarque. Qu'elle a dû prendre pour une raillerie, visiblement. C'est aussi le problème du petit manège que l'on a joué tous les deux un moment : elle doit être habituée à prendre tout ce que je dis comme plein de double-sens pernicieux.
Or, je sais aussi être honnête et me soucier de mon prochain, aussi surprenant que ça puisse paraître.

Alors je lui dis ça, en m'approchant à ma dernière phrase, pour prendre sa main sans gestes brusques et l'éloigner de la paperasse maltraitée. Ces derniers mots, qui pour elle comme pour moi, ont plus de portée qu'ils n'y paraissent. « Accorde-toi le droit de la fatigue », en d'autres termes : c'est bon, brise le masque, on est entre nous. Pas la peine de conserver ce masque de perfection, je m'en vais dés demain et ne serais plus prof ici par la suite.

D'ici peu, je lui rends sa classe, qu'elle puisse en disposer à sa guise. Alors autant mettre un frein sur cette puérile petite guerre d'Ego, vu son état.
Ce n'est plus drôle de continuer ce jeu quand quelqu'un a entre temps arrêté de réellement jouer.

- Bien sûr que c'est une bonne idée, c'est la mienne.

Je réponds d'abord ça, en un sempiternel rappel de mon arrogante confiance en soi, même s'il s'agit plus d'exagérer en une plaisanterie légère, ici. Tout ça pour la voir s'acharner encore un peu plus sur son bureau par la suite. Je la regarde faire, l'air... Confus.

Hm. Quelque chose me dit que ce café est encore plus nécessaire que ce que je pensais.

- Au café, oui.

Et je sors de la pièce, sans un regard vers le bordel qu'elle représente avant que la porte se ferme. Quelque part, cache derrière un faciès de neutralité, la situation me fait sourire. Pas méchamment. C'est juste presque... Attendrissant, de la voir céder à la colère sans se soucier du masque qu'elle garde en permanence. C'est peut-être une différence majeure entre elle et moi : j'ai beau jouer des rôles, je ne trahis pas mes envies pour autant, ou peu. Lorsque la colère me vient, j'ai généralement tendance à l'exprimer même si ça peut m'en coûter. Impertinence et plaisanteries de mauvais goût sont des compagnes proches qui m'ont valus moment d'hilarité tout comme regards en biais, menaçants ou gênés. Je met une importance sur mon image, mais une autre plus forte encore sur mes envies.
Et en ce moment, j'ai envie de manger.

Lentement, on sort de la faculté, moi, et elle qui me suit, avec toujours cette irritation palpable dans son comportement, sa gestuelle. D'un geste, je sors mon téléphone, lance une recherche pour le café le plus proche. Lorsque je le trouve – et j'aurais dû y penser : je connais ce café -, je range l'objet, puis reporte mon regard sur elle.

- Fudo revient en service dés demain, au cas-où tu n'étais pas au courant. Tu n'auras plus à me supporter bien longtemps. Je lance ça d'un ton calme mais ironique, l'air encore neutre. En attendant le café est sur ma note : il faut bien que je dépense le petit supplément de ces derniers jours de travail.

Puisque je ne suis pas bénévole, évidemment : ce service que j'ai rendu à l'ami de mon père m'a valu quelques petits chiffres supplémentaires sur le compte en banque, alors autant en profiter.

Quelques autres minutes de marche, et l'enseigne du café finit par se profiler. J'entre, lui maintient la porte, puis nous trouve une place à un coin plus tranquille du café, pas encore trop fréquenté à cette heure-ci. Un endroit agréable, à l'ambiance chaleureuse, un peu rustique. Une décoration typée japon traditionnel avec quelques éléments plus modernes ça et là, pour un contraste qui m'a assez vite séduit à mon premier pot ici. Sans plus attendre, je me prends moi-même un café accompagné de quelques boulettes de viande pour combler ma faim. Puis,un regard vers Susumu.

- Oublies la Fac et les petites joutes verbales. T'as l'air d'avoir amplement besoin de repos et c'est plus ou moins mon cas aussi. Pour appuyer mon invitation au relâchement, je m'affale un peu plus confortable dans la banquette, en abandonnant la droiture simple mais avérée que j'ai tendance à adopter en temps normal. Day-off, okay?
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 22 Sep - 20:09

Là où les idéaux viennent mourir
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Il cherchait sur son téléphone, et elle était en train de tenter de le tuer du regard. Pour les passants, c'était probablement un frère et une soeur qui étaient engagés dans une sorte de dispute affreuse mais qui étaient forcés de rester ensembles à cause des ordres d'un parent. L'un avait choisi de se concentrer sur son téléphone pour éviter de dialoguer avec l'autre, qui était en train d'enrager.

Ou alors ils sortaient toutes les deux et ça s'était fini en catastrophe, ou alors ils étaient du genre à aimer l'amour vache. Elle aurait vraiment aimée continuer un peu cette petite réflexion mais elle n'était pas d'humeur à ça. Elle n'était pas d'humeur à rien du tout, en fait. Elle prenait le café simplement parce qu'elle comptait tenter de garder son corps bien réveillé et il payait, donc c'était une occasion gratuite de se faire le plein d'énergie.

Elle réussit à marcher sans l'engeuler, consciente que ça ruinerait l'occasion, mais il y'avait cet espèce de danger dans les airs. Elle se tournait un peu les pouces, observait ses alentours avec précaution, observait les voitures de police d'un air fixe et s'éloignait bien des gens. Le moindre bruit un peu distrayant tenait du danger. Pas de la distraction, mais du danger, comme si elle pouvait à tout instant finir par être assaillie par quelque chose.

Elle se souvenait. Le casino était tout calme et cinq minutes plus tard, elle était en train d'errer dans les couloirs, le lacrymo lui attaquant les yeux alors qu'elle tentait de se repérer au milieu des cris et des explosions. C'était une expérience très... enrichissante. En fait, quand elle n'était pas avec Kaito ou son père, elle passait ses nuits à errer dans des couloirs remplis de lacrymo, tentant vainement de se trouver une sortie alors que les bruits de combats se rapprochaient de plus en plus.

Elle ne voulait pas dormir parce qu'elle avait peur. Elle ne l'avouerait jamais après, afin de tenter de garder un peu de fierté. Les bons jours, elle ne rêvait pas mais elle en avait assez du stress. Assez de de demander si elle allait simplement dormir ou se retrouver encore une fois menacée par sa propre imagination. Elle pourrait aller chercher un psychiatre mais elle avait peur de trop avouer. C'était déjà passé limite avec Shaporo.

Le café lui aurait plu avant, mais elle se contenta de s'engager dans une guerre de combat avec le sol, marchant a l'intérieur et s'asseyant près du mur, prenant seulement un café. Normalement, elle n'aimait pas trop ce genre de breuvage. Trop amer et elle ménageait son emploi du temps assez bien pour ne pas en avoir besoin. Elle le prit sec et tenta vainement de pas grimacer devant le goût. Hurgh.

Il entreprit de lui dire d'oublier la fac, les petits affrontements et tout mais elle se contenta de faire la moue, sifflant un peu comme un serpent en réponse. Un petit vieux la dévisagea avec surprise en réponse, et elle se pencha un peu, le fixant droit dans les yeux, le menton presque pressé contre la table.

T'es pas mon père. C'est mes affaires et je fais ce que je veux. Même si je me repose, de toute façon, ça n'arrange rien, donc autant être utile et faire mon boulot.

Elle se releva légèrement. Elle avait admise ses troubles du sommeil mais c'était pas important. Elle choisit rapidement le second sujet pour tenter de l'en distraire.

Hâte de devoir ménager la classe parce que t'es parti, tiens. Fit t-elle. Mais ils seront probablement en train de se cacher. Et après, c'est moi qui vais devoir tout expliquer a monsieur Tanaka. Expliqua Susumu, oubliant le vouvoiement habituel.Comme d'habitude quoi. Je fais tout et ils collectent mes résultats !

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Dim 23 Sep - 1:25


Lorsqu'elle me répond comme elle le fait, j'ai une certaine surprise. Pas choqué, par irrité. Surpris. Quelque part, une toute nouvelle personne devant moi. Une qui ne se soucie pas de ces apparences habituellement si importantes, celles qui l'empêchent de s'énerver franchement comme elle le fait ici. Et je me le dis, intérieurement : quelque chose de très particulier a dû survenir, pour la mettre dans cet état.

Sans un mot, je la laisse cracher sa bile, extérioriser ce qui semble être un trop-plein d'irritation, de colère refoulée. D'autre chose, peut-être. Mais je ne m'étonne pas totalement qu'elle finisse de la sorte : à toujours se refréner par souci d'image, on finit par craquer. Et quand on craque, l'on devient tout ce qu'on est pas habituellement.

Lorsqu'elle finit, je prends une gorgée de mon propre café, yeux fermés, à cogiter un peu. Puis je les rouvre pour plonger mon regard dans le sien.

- Mais est-ce vraiment ce que tu veux? « Je fais ce que je veux », qu'elle me dit. Mais parles-t-on de ce que tu veux, ou de ce que tu t'obliges à faire par habitude ? Par routine, par souci d'image, d'identité ? Je me le demande. Et quelque part, je pense que tu le demandes aussi. Je laisse ma réplique en suspend un moment, puis réponds en souriant. Eh, tu vas pas me reprocher d'être un meilleur prof que l'habituel, non plus. Ose me dire que tu aurais préférée un autre vieil austère sans personnalité, caché derrière ses lunettes à réciter une bouillie de cours sans jamais y mettre un tant soi peu du sien. Je la fixe plus intensément, comme pour vraiment lui poser la question. Peut-être, ouais. Peut-être qu'avec un clone de Fudo, tu aurais eu la tranquillité, l'influence intacte sur ta classe. Mais tu n'aurais pas eu le luxe de mettre ton prof au sol dans une salle de sport, pas plus que de jouer ce petit jeu qui a eu l'air d'amuser tout le monde.

- Ose me dire que ça avait pas quelque chose de grisant, de battre à la salle le prof un peu trop envahissant sur tes plates-bandes. Mon sourire s'élargit, à peu prés sûr d'être dans le vrai. Puis prends une autre gorgée. Je pense que tu avais surtout hâte de faire ce que tu es en train de faire. Ca fait du bien de relâcher la pression un coup, hm ? J'veux dire, réellement. Sans substitut. Puis mon sourire s'efface, en quelque chose d'un peu plus mélancolique.

- T'en fais pas, je connais. Je connais que trop bien.

Après tout, c'est l'histoire de ma vie, la recherche d'un exutoire pour évacuer haine et colère. Des années consacrées à rechercher, pour punir, par représailles, par envies vengeresses. Alors même si c'est différent... Je comprends, en un sens.  

- Mais soit. Si le repos n'arrange rien, la discussion pourrait peut-être aider, non ?
Profite-en tant que je suis là, que ce soit pour te défouler ou pour discuter. Je dois ironiquement être le plus apte à te porter une oreille attentive, pour le moment.


Car quand on est comme elle, on s'entoure oui, mais l'on ne s'entoure que d'amitiés de papier. Des choses fragiles, périssables, de maigres liens.

- Et si tu veux commander quelque chose pour faire passer le café hésite pas, ta grimace se voit d'ici.
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Dim 23 Sep - 16:40

Là où les idéaux viennent mourir
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Elle fut ravie de voir la surprise sur son visage. Ho, elle ne s'imaginait pas qu'il était simplement confus sur sa nouvelle façon de comporter ou sur le sifflement de serpent qu'elle venait de lui infliger. Pour Susumu, il était surpris de la voir aussi réactive. Il voulait l'inviter pour se moquer d'elle et maintenant qu'elle était en train de réagir et de l'insulter, il était trop confus par sa résistance pour continuer sa petite moquerie.

Peut-être pensait t'il qu'elle était coincée avec lui ? Non ! Il était coincé avec elle !... et son café, qu'il se mit à boire avec les yeux fermés. Susumu le dévisagea et le fixa droit dans les yeux. Un bref moment, elle hésita à le baffer ou a faire un coup rapide avec sa main, juste pour voir sa réaction. Puis elle se disait qu'elle était en public et que les gens prendraient un assaut physique plutôt au sérieux, pas comme dans les animés.

Il lui parle un peu du remplacement et du retour de Fudo... mais le vieil homme ne comte plus aux yeux de Susumu. Oui, elle aurait préférée un vieillard. Quelqu'un de faible et de mou, qui parle lentement et qui prend dix siècles pour se retourner. Parce qu'un prof pareil, il bat en retraite quand il la voit autant énervée, il ne l'emmène pas vers un café pour pouvoir se moquer d'elle sournoisement en faisant semblant d'être intéressé dans sa détresse.

Ses paroles suivants la calmèrent un peu. Un peu parce qu'il avait raison, déjà... mais aussi parce qu'il avait, justement, raison. Cet envie de se lâcher était toujours en elle, dissimulé sous des tonnes de calme hypocrite, d'envies de violence et de pressions de perfections. Il y'avait toujours ce moment où quelqu'un s'énerve finalement et peut se lancer dans un petit monologue cathartique. Elle avait vu ça arriver quelques fois à la fac et pensait, de façon quasiment inconsciente, à quel point ça devait être satisfaisant.

Et pourtant... là, elle ne se sentait pas triomphante ni satisfaite. D'une certaine façon, ça menait à un redoutable cycle vicieux, où la colère s'auto-alimente d'une façon qui la rend de plus en plus difficile à gérer. Il y'avait la rage initiale puis la colère de ne pas être défoulée qui s'y ajoutait. Sans un moyen de tout canaliser et extérioriser, les choses allaient devenir compliquées.

Il l'encouragea a parler, et elle manqua donc son petit air mélancolique, avant d'ajouter brièvement qu'elle pouvait commander quelque chose. Elle choisit de ne rien faire, pensant que le gout amer saurait améliorer sa colère.

C'est la destination qui compte, pas le voyage. A quoi sert ma victoire contre toi a la gym si je finis comme ça ? Toi, tu vas repartir tranquillement avec de l'argent et l'appréciation des élèves et moi, je suis dans cet état ! Ce petit jeu qu'on a fait n'a servi a rien !

Elle devait probablement tenir de l'enfant, mais les personnes énervées sont rarement conscientes de ce genre de détails.

Arrête de faire comme si tu étais intéressé par la discussion ! Vas y ! Dis le ! Avoue que ça te fait plaisir de me voir comme ça ! Profite de ta victoire ! Essaye pas de te poser sur une sorte de piédestal qui n'existe pas ! C'est tellement facile de faire ça quand tu n'as pas mes problèmes !

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Dim 23 Sep - 21:02


Ma parole, elle est dans sa mauvaise semaine ?

Je la regarde partir de plus belle, et je suis partagé entre un rire jaune ou un soupire. Alors je laisse partir un peu des deux, en un soupir lâché, lèvres entrouvertes d'un rictus désabusé. Je passe une main dans mes cheveux, puis me lève. Sans un mot.

Je vais au comptoir, puis commande un ramen. J'attends patiemment que ça se fasse, même si ça n'est finalement pas bien long. Puis j'arrive au niveau dans le table, dans son dos. D'une voix ferme, celle que je ne lui ait encore jamais réservée, je commence à parler.

- Deux choses. Je dis ça, puis pose le bol de son côté de la table d'un geste sec. Dans un premier temps, tu vas manger. Et à la suite, je m'assied de nouveau à ma place, et la fixe. Dans les yeux, un sérieux qu'elle ne me connaît certainement pas. Parce que même dans mes moments de zèle lors des cours, il  y avait toujours l'ombre de cet esprit plaisantard et léger qui restait à planer autour de moi, de mes mots et postures. Là, rien de tout ça. Un sérieux droit, froid. Impitoyable, presque. Dans un second temps, tu vas arrêter de te cacher derrière ta colère pour fuir tes problèmes.

Je le lui dit d'un ton qui claque, l'air presque énervé. Puis je développe. Je bois une gorgée de nouveau, et j'enchaîne.

- Deux fois je te tends une perche pour vider ton sac, deux fois tu esquives la question en une surenchère d'énervement. Première vérité. Puis, une seconde. Si ça me faisait plaisir, je ne serais pas là à supporter ton caractère de merde. Je me serais contenté de te voir démoralisée et renfrognée de loin, puis m'en serais satisfait. Or : je n'en suis pas encore à ce niveau de puérile petite bassesse inutile. Seconde vérité. Ca t'énerve, le ton que je prends en ce moment ? Tu le mérites. Cesse d'agir comme une gosse, et j'arrêterais de te parler comme à une gamine.

Sans tact, les mots tombent comme ce qu'ils sont : comme des faits durs, froids et irréfutables. Je cesse de jouer la carte de l'empathie, le temps de quelques mots, pour la confronter à ce qu'elle est en ce moment : une petite chose apparemment brisée qui cache les craquelures de sa carapace derrière de grands cris. Comme un grand flash de lumière pour forcer à détourner le regard des choses embarrassantes.
Le souci, c'est que ça ne fonctionne jamais, cette méthode.

Alors voilà. Au mieux, ça la calme et elle y voit plus clair, au pire, ça finit de l'énerver et elle explose un grand coup. Dans les deux cas, ça me va.
Dans les deux cas, j'espère au moins qu'elle a saisit que je ne suis pas dans un jeu de moquerie, en ce moment. Me voir prendre ce ton sérieux inconnu de ma part jusqu'ici devrait au moins avoir le mérite de lui faire comprendre.

- Pète un câble, redescends un coup, et reviens sur terre. Puis fais-moi savoir quand tu as de nouveau les idées claires. Maintenant à l'oral, si tu es enfin calmée, Et en même temps que je finis ma phrase, je sors mon téléphone, puis compose un numéro. Une sonnerie, la sienne : puis mon numéro à moi qui s'affiche sur son écran. Ou plus tard par message, si tu te rends compte de ta connerie que par après.

Quant à savoir comment est-ce que j'ai eu son numéro ?
Tseh. Ne dis-t-on pas d'un magicien qu'il ne dévoile jamais ses secrets ?
Daeiichi Susumu
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Dim 23 Sep - 23:32

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Encore une fois, il n'y eut pas la réaction escomptée. Pas de grande surprise, pas de colère de sa part ou pas même de joie sadique. Juste un soupir, avec un petit rictus désabusé. Pendant un moment, elle se demande comment il réagirait s'il venait à lui coller un coup de poing ou alors une poigne sur son col ou... n'importe quoi ! Elle voulait qu'il réagisse et arrête de la juger !

Quand il vint aller chercher un ramen au bar, elle fixa brièvement ses affaires et s'approcha un peu. Le toucher explosif. Une seule seconde, et ses précieuses affaires tenaient plus de la grenade qu'autre chose. Elle serait débarrassée de lui et elle gagnerait finalement l'avantage... mais pouvait t-elle vraiment ? Il était innocent... et essayait de l'aider. Pourquoi est-ce qu'elle irait le tuer ?

Parce qu'il est sur ton chemin, Susumu. Est-ce que tu as déjà eu ces pensées alors que tu posais ta main sur l'épaule d'un étranger qui sillonnait les rues de la ville avec sa femme Japonaise ? Ou alors quand tu marquais les objets achetés de la petite famille de touriste, contents de visiter le pays ? Ou alors quand tu visais cet homme qui vivait au pays avant ta naissance ?

Susumu se figea brièvement et rétracta son bras, une sensation de malaise lui coursait l'estomac, remontant jusque à son esprit. La voix dans son esprit était la sienne, mais elle regardait un peu partout, s'attendant à voir une hallucination quelconque. Personne. Rien de rien. Juste des gens concernés ou ignorants. Elle fut quasiment surprise quand il vint derrière elle, posant les ramens à côté d'elle.

Son regard était ferme. Pas détracté ou nonchalant, mais ferme. Et ses prochains mots le sont tout autant, instinctivement, elle se met à manger. Elle ne sait pas si elle est terrorisée ou si son corps est sur auto-pilote mais elle décide quand même de manger ce qu'il y'a devant elle. Elle doit l'avouer : c'est super bon. Elle serait probablement contente si elle n'était pas en train de faire face aux mots les plus précis de sa mot.

Elle tente de couper, mais il est trop rapide. Il dit qu'il est une gamine, et elle a raison. Il explique pourquoi il ne veut pas se contenter de la voir se dépérir de loin et, sans le savoir, réussit à aussi avoir raison quand à son petit comportement d'avant, tout hypocrite. Il l'accusa même de se cacher derrière sa colère, et c'est là qu'elle finit par se rabaisser les yeux fixés sur ses ramens.

Elle n'était même plus en colère ou même plus triste. Juste... fatiguée. Il avait totalement raison sur sa rage, sur sa tentative de cacher sa faiblesse derrière les hurlements et les grimaces. En dépit de sa discussion avec Shaporo, elle restait une criminelle violente. Pas une héroïne nationale ou une miss parfaite, juste une femme violente et enfantine. C'était ça, son vrai soi, caché derrière tout les masques.

Il l'invita à redescendre un coup, mais le geyser était parti de toute façon. Plus de rage et de haine, juste elle toute seule avec son psyché. Instinctivement, elle vint le dévisager, consciente qu'elle pourrait manquer une chance de se trouver quelques réponses... mais pouvait t-il lui pardonner ? Oui, oui bien sûr, pourquoi faire un speech comme ça s'il comptait ensuite l'ignorer alors qu'elle tentait vraiment de prendre la perche ?

KA KA KACHI DAZE !

Sa sonnerie de téléphone, avec le numéro de Seiko. Elle avait toujours gardée le téléphone en silencieux hors des cours mais semblait avoir oubliée. La jeune femme s'occupa de la sonnerie puis entreprit de manger, fixant le professeur avec de grands yeux rouges perdus, a mi-chemin entre la tristesse et la confusion totale.

Pitoyable.

... Je vais tout te dire mais... qu'est-ce que tu sais sur moi ? Je... j'ai... beaucoup de choses à dire mais... enfin... c'est compliqué...

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mer 26 Sep - 21:06


D'abord, le silence. Le silence, et les traits de son visage qui changent pour passer de cette fureur capricieuse à quelque chose d'autre. Quelque chose de plus docile.

J'ai réussi. Au moins en partie, au moins pour l'instant. Bien.

Ensuite, une sonnerie. Et lorsqu'elle retentit, j'ai d'abord une lueur de surprise qui passe dans les yeux.

- Lol. Un sourire amusé sur mes lèvres, je range mon téléphone puis retombe quelque peu dans une attitude un peu plus détendue. Juste un peu. Bon choix. simple commentaire vis-à-vis de la sonnerie, sans m'attarder plus longtemps dessus. Puis je l'écoute. La regarde.

Quelque chose de plus docile dans son attitude, oui, mais plus... mauvais, peut-être. En lieu et place de colère et hurlements, confusion et tristesse. Comme si cette furie qu'elle maintenait servait de façade pour cacher la vérité. De bouclier, d'armure. Mais une armure fragile et incertaine, une armure dangereuse. J'ai réussi à la désamorcer pour le moment, mais pourrais-je réitérer l'exploit à l'avenir ? Rien n'est moins sûr.
Mais ne nous penchons pas sur l'avenir dés maintenant. D'abord, l'aujourd'hui. Le présent.

- Je sais ce qu'un élève curieux peut savoir, ce que quelqu'un qui tape ton nom sur google peut savoir. Je commence comme ça, une bouchée de mon assiette pour servir de point à la phrase. Tu sais. Ces choses sur lesquels les gens s'interrogent, mais sans jamais aborder le sujet en face de toi. Parce que tu es toi, que tu es la parfaite petite représentante irréprochable, et que l'on se dit que ça ne peut qu'être « une erreur de jeunesse ». Entre autre. Référence évidente au cas de son petit ami... Controversé. Et décédé, aussi. Les questions se sont sans doute soulevées dans le sillage de cette relation, mais de ce que j'en sais, elle est relativement laissée tranquille. Je pourrais en savoir plus, mais je me suis senti d'humeur... Respect de la vie privée, on va dire.

Un rictus espiègle teinté de mystère sur mon visage, je conclus sur cette petite réplique qui laisse entendre que Je peux devenir envahissant, mais que je ne le fais pas. Une sorte de preuve de bonne foi.

- Du calme. On a le temps. Ceci dit... Je lance une oeillade autour de nous. L'endroit est calme, mais l'endroit est publique. Et... Et quelque chose me dit que la suite de la conversation n'est pas ce ces discussions que l'on aimerait faire avec une petite demi-douzaine d'oreilles indiscrètes un peu partout tout autour. Peut-être qu'on aurait meilleur compte à bouger pour continuer cette conversation, non ?

Je lui soumets ça, soucieux de garder le climat de confiance, quelque part. Malgré tout, je me permets une dernière, toute dernière petite connerie.

- Je te proposerais bien chez moi, mais ça va finir par ressembler à un rendez-vous douteux à la longue.

Dernière, promis. Peut-être. J'ironise là-dessus, puis sort mon téléphone pour regarder l'heure. Oui, la fac ne devrait pas avoir besoin de nous.
Parlons, donc.
Daeiichi Susumu
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mer 26 Sep - 22:40

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Elle rougit quand il complimente sa sonnerie. Elle avait toujours eu ces intérêts dissimulés. Le genre qu'elle ne révélait absolument pas au reste de sa classe parce qu'elle ne voulait pas passer pour la geek du coin. Quand elle voyait les gens en parler sur le chat officiel, il lui fallait des efforts surhumains pour ne pas rejoindre la conversation et briser son image de buddha sacrée. C'était un peu triste quand ses autres oeuvres plus "matures" ne rencontraient que le silence mais elle n'avait jamais fait attention.

Elle se sentait privilégiée dans sa solitude, tel une sorte de reine qui aime les oeuvres inconnues de la populace. Brièvement, Susumu secoua la tête. C'était comme si jamais elle reflétait sur les années perdues, pas sur la personne qu'elle était il y'a même pas une semaine. Est-ce qu'elle avait vraiment été aussi changée ? Est-ce qu'elle pouvait faire la sage qui pouvait correctement juger ses actions passées et affirmer que ce n'était plus elle ?

Elle ne flancha pas quand il lui dit qu'une simple recherche avait suffie. Le dernier cadeau de papa : un étouffement relatif de l'affaire. Le reste, c'était la sympathie humaine. Qui irait bien lui demander quelque chose d'aussi triste ? Quelques uns s'étaient risqués mais là, c'est la tristesse soudaine, le "non, non... ce n'est pas grave..." et les autres élèves s'empressent de punir le curieux. Enfin, elle devait dire que sa tristesse était causée par son erreur surtout.

Il était mort en provoquant un accident notable dans un métro. Il n'était pas un jeune homme troublé qui n'avait pas eu de chance, manipulé par les ennemis de son père, mais bien un maniaque qui nourrissait des intentions maléfiques depuis le début. Du point de vue du policier, il est le second. De son point de vue, le second. Peut-être qu'il était un peu des deux, quelqu'un qui, comme Susumu, n'avait jamais juste connu les gens capables de l'aider.

C'était sa faute après tout. Elle ne l'avait pas aidé. Elle n'avait pas été là, el... ha, il lui offre d'aller bouger ailleurs, lançant une blague. D'un geste souple, elle leva le pouce puis entreprit de finir de manger et de boire, le faisant d'un rythme impressionnant. Clairement, Susumu s'était privée de nourriture récemment, vu la santé qui semblait lui revenir après consommation.

Se levant, elle laissa le jeune homme déposer la note puis lui fit signe de le suivre, se frayant un chemin dans les rues de Tokyo vers son appartement. Il y'avait du monde, mais moins que d'habitude. Et dans le rythme, personne ne remarqua les deux. Susumu, faisant gage de silence, se contenta de se diriger vers son immeuble, montant les escaliers après avoir utilisé ses clés pour passer les portes. Rien à dire : c'était un immeuble chic, le genre que l'on se prend quand l'on veut montrer qu'on est aisé sans faire de trop folles dépenses.

Elle atteignit le cinquième étage puis ouvrit la porte, entrant en première. Son appartement avait l'air... calme. A l'image de Susumu avant ces évènements. Tout propre, calme et bien rangé. Ses rages, elles étaient dans sa chambre ou la cuisine. Il faudrait qu'il se passe quelque chose de spécial pour qu'il voit la chambre et elle se dépêcha d'entrer dans la cuisine, lui pointant le canapé du doigt. Il était libre de prendre la télé.

Il y'avait des magazines et libres, avec quelques mangas de l'animé qu'elle regardait. Les étagères n'avaient aucun livre nationaliste après. Les mangas, ça passe, mais les livres avec de grands titres graves, ça se remarque facilement. Surtout que sa table en verre masquait mal les magazines en bas, qui revenaient très souvent sur la politique du Japon. Susumu n'allait pas lui dire, mais elle se sentait un peu comme chez quelqu'un d'autre récemment.

Rien qu'a voir sa cuisine, remplie de paquets a moitié arrachés et de vaisselle mises dans tout les sens. Humble, elle se contenta de faire du café puis revint dans le salon, déposant les deux tasses sur la table et s'asseyant tout en enlevant son manteau. Elle prit la parole après quelques secondes, s'assurant seulement de son écoute.

Kaito était mon petit ami. Oui. C'est lui qui a déchaîné du gaz dans le métro en coordination avec un culte de l'apocalypse, Aube Sacrée.

Elle l'observa droit dans les yeux, attendant. Autant aborder Kaito, qui expliquait un peu sa propre histoire.

Il y'a quelques années, j'étais vraiment seule. Je devais un peu... vivre entre deux mondes et je devais être parfaite dans les deux. Ça me pesait un peu sur le psyché, vivre entourée de menteurs avant de rentrer pour parler avec papa. Il n'était pas souvent là... Kaito était unique, parce qu'il n'agissait pas comme si tout allait bien et comme s'il essayait d'être parfait. J'ai eu beaucoup de chances de le voir parce que les professeurs aimaient bien le coller pour mauvais comportement.

Ses parents étaient inconnus, personne ne savait où il se rendait après l'école, il détestait les étrangers et on soupçonnait qu'il avait un alter. Il était mon opposé et... c'est sans doute pour ça que j'ai fini par l'aimer éventuellement. Il me traitait comme... une personne, capable de faire des erreurs. Pas besoin d'être la miss parfaite ou la fille de mon père qui n'attire pas les ennuis. En échange, je crois qu'il a fini par m'aimer parce que j'étais patiente avec lui et je le traitais pas comme une sorte de gêne.

Elle se mordit brièvement les lèvres.

Son alter, il l'a révélé à une grande roue. Des trous sur tout le corps, avec un gaz capable d'être sans danger, ou irritant, ou nocif, ou mortel. Il m'a révélé qu'il voulait se venger. Il disait qu'il voulait... purifier le Japon. Qu'en tuant les gens, ils seraient emportés dans un meilleur monde. Il voulait du suicide national. C'est pour ça qu'il a attaqué le métro. Il savait que les héros allaient éventuellement se mettre sur son chemin et il voulait prendre des tonnes de gens avec lui avant de mourir.

Elle pencha sa tête sur le côté, révélant... un petit tableau d'elle avec Kaito, deux grands sourires au visage. Elle avait pleins a perdre en gardant ce petit tableau photo, mais elle voulait se souvenir de lui comme son petit ami, pas comme le criminel.

La version officielle, je ne savais rien. J'ai essayé de le soigner parce que j'étais gentille et naïve, il a attaqué et j'ai été choquée. La version officielle... parce qu'Aube Sacré n'avait pas pu se trouver les explosifs pour semer encore plus la panique dans le métro.

Lentement, elle tourna la tête vers le Samui, d'un oeil soudainement inquiétant.

Il n'y a pas eu de jeune étudiante naïve. Il n'y en a jamais eue. La personne qui a aidée Kaito... la personne qui a ensuite décidée d'hériter de sa mission... la personne qui se sert d'explosifs soudains pour accomplir ses objectifs...

... Je suis Death Head, sixième du nom.

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Ven 28 Sep - 20:40


Je m'amuse de son air gêné, lorsque je souligne sa sonnerie. Puis je parle, je parle, propose, et attend. Je la laisse manger, avec presse et appétit. Je finis ma propre assiette tranquillement, savoure le peu qu'il reste de ce qui était présent à mon entrée. Puis, on se lève. Je paie de mon argent nouvellement encaissé, et sans un mot, sans une précision de sa part, je me mets à sa suite alors qu'elle me guide entre les passants dans la rue jusqu'à je ne sais encore trop où.

Lentement mais sûrement, on retourne vers un peu plus avant dans le centre-ville, jusqu'à effectivement arriver devant un immeuble, relativement similaire à celui où je vis. Nous ne sommes à vrai dire pas si éloignés en terme de distance, d'ailleurs.

Mais soit. Chez elle, donc. En tout cas c'est ce que je pense pouvoir aisément deviner. L'on s'engouffre à l'intérieur, et la marche des escaliers commence.

- J'imagine que ça marche chez toi aussi, après tout. 

Au bout de cinq étages parcourus, l'on finit par se retrouver devant une porte qu'elle ouvre bien vite. J'entre en second, observateur, l'oeil prêt à se laisser distraire par le moindre petit détail croustillant. Et dans une premier temps, je ne croise rien qui m'étonne outre mesure. Un endroit calme, bien rangé, trop bien rangé. Un petit espace parfait sans rien qui ne dépasse, symétrique, propre et ordonné. En arrivant côté salon, je remarque quelques mangas, ce qui ne manque pas de me faire sourire, le tout au milieu d'ouvrages plus académiques. Sous le verre de la table basse, des magasines d'actualité, et un retour fréquent sur la question de la politique nationale. Sans pousser ma réflexion plus loin pour le moment, je cesse de courir des yeux sur sa décoration pour simplement m'installer plus confortablement, ma veste enlevée, puis déposée à l'accoudoir du canapé.

Et elle revient, café en main. Je la remercie d'un simple signe de tête, Puis n'ajoute rien dans un premier temps, pour lui laisser le temps de parler. De se composer, quelque part.

Ca se voit d'ici sans être dur à deviner : ce qu'elle s'apprête à me dire, ce n'est pas quelque chose de facile à discuter.

Kaito. Bizarrement, que le premier mot, nom de cette conversation soit le sien, ce n'est pas quelque chose qui a matière à m'étonner. Qu'il soit une influence, la source d'un quelque chose qu'elle cherche à cacher, à contenir... Hm. Ok, attends avant de juger, Seiko. Écoute la suite. Je laisse sa première phrase passer sans rebondir, stoïque, attentif.

Elle m'explique les actes de Kaito, sa nature. Puis ensuite, son état à elle, il y a de cela quelques années. Son discours, c'est quelque chose que j'ai déjà entendu. Que j'ai déjà ressenti, dans une moindre mesure. Etre parfait dans le public, mais aussi dans le privé, le familial, parce que la famille en attend beaucoup de ses héritiers. Je n'irais pas dire que j'ai eu une enfance difficile, que mon père était en tyran intéressé que par sa gloire et la sauvegarde de son empire. Mais je pourrais dire avoir eu des moments de tension, de surchauffe, d'overdose de... D'attentes. C'est épuisant, d'avoir les espoirs de tout le monde sur les épaules. Quelque part, j'aime me dire ça a été ma carapace, de me forger cette personnalité légère et déconnante pour... je sais pas. A la fois décompresser, et peut-être un peu faire un pied de nez à ce modèle de perfection lisse, modeste et propre sur soi qu'on a longtemps attendu de moi.
Quitte à ce qu'on attende la perfection de moi, soit, je peux aspirer à ça. Mais alors, une perfection consciente d'elle même, orgueilleuse et pleine de dents pour mordre la vie fort. Pas celle d'une feuille blanche docile et humble, symétrique jusque dans toutes les lignes de son texte sans ratures ni fautes.

Mais bref. Elle parle de Kaito, encore. De leur rencontre, de pourquoi le courant est passé. Une échappatoire, une sortie un peu plus à l'écart du chemin de perfection tout tracé pour elle. Un raccourci durant lequel elle a eu droit d'être elle-même. Et là aussi je peux comprendre, là aussi à moindre mesure. Puisque par ma façon-même de gérer la pression, j'accumule moins de frustration qu'elle.
Mais des fois, ça a fait du bien de pouvoir parler à quelqu'un encore un peu plus franchement, sans fards ni double-jeu. Quelque chose dont je n'ai que très peu le luxe, depuis que je suis devenu Data.

Et ça continue. Cette fois, pour parler des motivations de Kaito. Je plisse les yeux, au fur et à mesure que le discours se poursuit. Un nationaliste extrémiste, lééééégèrement taré sur les bords. Mais vraiment légèrement. Alors ouais, quand c'est énoncé, je plisse les yeux. Légèrement, sans abus ni vrai jugement dans le regard. Une forme d'incompréhension, surtout.

De condamnation, aussi, mais ça, je le garde pour moi pour l'instant.

Je me contente d'observer ses mimiques, de lancer un regard vers le tableau lorsqu'elle le met en évidence. Deux jeunes gens normaux, qui vivent leur vie de couple. De belles apparences, le bon côté d'une pièce de monnaie frappée d'un revers bien plus sinistre.

Un revers qui se rélève, assez rapidement, au fur et à mesure de mots qui arrivent en fait plus rapidement que je ne l'aurais pensé. Et avant même que je n'ai le temps de digérer, enregistrer pleinement l'information, elle me tombe dessus.

Susumu Daeiichi, ou Death Head VI.

Elle me dit ça alors que j'avais encore la tasse à la bouche. Je la fixe, immobile, en continuant de boire. La gorgée est plus longue : d'habitude, je bois une fine gorgée, puis repose. Cette fois-ci, ça reste. Le café coule, coule, coule, et je continue de boire comme pour réussir à faire passer quelque chose.
Des révélations perturbantes, par exemple.

D'un mouvement sec, je repose la tasse presque comme après un shot de whysky. D'ailleurs...

- Si tu as de l'alcool à la place, je suis client. Je pense que ça ne sera pas de trop. 

Je pourrais faire beaucoup de choses, à la lumière de toute ces informations. Je pourrais tenter de la maîtriser, là maintenant. Je pourrais faire mine de rester calme, partir, puis la dénoncer aux autorités dans l'instant qui suit. Je pourrais m'énerver, ne pas comprendre et ne pas chercher à comprendre. Simplement rejeter.
Mais je ne vais rien faire de tout ça. Parce que rien de tout ça n'apportera quoique ce soit de bon. Quand on fait ce que je fais, on apprend à chercher des solutions alternatives. A penser autrement.
Alors, ouais. Jouons sur ce terrain glissant, et si l'on tombe... Qui vivra verra.

- C'était toi, le Streamer, hm? Je commence comme ça, simplement, en la regardant pour la sonder. Je joue des épaules pour m'enfoncer un peu plus dans le canapé, croise les jambes et passe les mains derrière la tête, l'air pensif en fixant le plafond après l'avoir fixée. Heh. Les choses auraient été plus simples, si on s'était croisés de nuit, sous nos masques respectifs.

Je lance ça l'air de rien, comme pour donner un indice sur moi. J'y viendrais bien assez tôt, de toute façon. Mais pas maintenant.

- Or, on est là. Dans ton salon, coincée avec ton prof insistant à livrer de bien sombres secrets. Et moi - au lieu d'appeler la police - à écouter l'histoire et demander un verre. Je ris doucement, d'un rire amère, jaune. Tseh. Tu parles d'un bordel.

Sans gêne, j'étends un peu plus mes jambes jusqu'à poser les pieds sur la table basse.

- Tu permettras, hein. J'ajoute ça, puis la regard d'un œil plus sérieux, reprenant ma contenance. Donc.... Tout ça, c'est pour lui, ou pour toi ? Et... Et ton état de dernièrement, c'est lié, j'imagine ?

Aujourd'hui, maintenant que tu m'en parles : tu en penses quoi, de toutes ces actions?


All in. Tout ou rien.
Daeiichi Susumu
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 29 Sep - 0:59

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Elle s'attend à beaucoup de réactions.

Il perd son calme, panique et lui demande pourquoi elle à fait ça et montre clairement qu'il va la trahir. Regrettable mais elle peut tenter de le neutraliser... elle s'y attendait un peu de toute façon. Il agissait comme quelqu'un de cool et détaché, mais elle savait qu'il restait un humain derrière le sarcasme et l'attitude collectée. C'était sûr qu'une nouvelle pareil irait lui faire un choc.

Sauf dans la seconde option. Il "accepte", fait une petite blague et ne la prend peut être pas au sérieux. Juste le petit coup de geule d'une fille énervée, qui s'affuble un titre sanglant pour tenter d'attirer l'attention. Et son pouvoir ne se démontre pas aisément. Peut être qu'il va alors lui dire qu'elle devrait éviter de se donner un tel nom ou va faire une blague sur comment il s'attendait à quelque chose de bien pire.

Ou il comprend et garde son calme. Sans aucun doute la troisième option mais elle voulait être sûre. Elle craignait, intérieurement, que Seiko ne perde le contrôle ou lui dise simplement "arrête tes histoires". Parce qu'elle plaçait sa confiance dans les mains d'un homme qu'elle ne connaissait pas si bien que ça en fait, vu qu'il dissimulait évidemment des choses de son propre côté et n'était décidément pas du genre à porter son coeur sur sa manche, comme ils disaient.

Il boit son café longuement puis le rabaisse, et Susumu dissimule son stress derrière un regard sans concerne. Quand il mentionne simplement l'alcool, elle hoche la tête. Ça pourrit l'esprit et le corps donc elle ne s'en est jamais pris. Elle avait voulu en acheter pour tenter de chasser les cauchemars mais ses quelques moments plus sains l'empêchaient de se faire. Il la questionne sur le streamer et elle ne hoche pas la tête, il le sait déjà.

Même avant le déclic, elle avait ces moments. Sa main n'était pas guidée par l'appel nationaliste ou même la vengeance. Juste la cruauté et le besoin de tuer pour prouver sa puissance. D'un côté... elle voulait être désolée. De l'autre, elle ne pouvait pas l'être. Elle ne ressentait pas de remords envers le jeune homme, et c'était ça qui la troublait. Elle faillit manquer sa phrase sur le masque, mais à ce point, ça tenait plus de la vérité quasiment confirmée.

A voir ce que disait les journaux de son masque. En tout cas, il est relativement nonchalant, ce qui l'inquiète et la rassure pour autant. Une fois sorti, c'est lui qui va décider de s'il va appeler les policiers ou non. Et c'est facile de feindre la sympathie, de dire "tout va bien aller" puis ensuite composer le numéro de la police en un éclair. Comme d'habitude, c'était un étranger après tout, même si lui aussi semblait prêt à balayer ses petits secrets.

Il lui demande les questions tueuses, et Susumu sait qu'elle se parle autant à elle qu'a lui. Elle boit son propre café un instant et observe son environnement, particulièrement le petit tableau. Un moyen comme un autre de se rappeler surtout de l'homme qu'elle a aimé, en tentant d'écarter l'homme qu'il était... ou qu'il a du devenir.

Je me sentais tellement vide après sa mort... c'était comme le néant d'avant mais encore plus grand. Je le voyais à la télé ou aux journaux, traité comme un monstre. A l'école, on ne parlait que de lui après ça aussi. Je savais qu'il... le méritait, mais c'était quand même dur. J'étais enragée et je savais que ça pourrait ruiner ma couverture, donc j'ai... pris l'héritage d'un vilain plus vieux et je me suis attaquée aux étrangers.

C'était tout pour lui mais j'ai voulu tenter de le faire pour moi, avec toutes ces questions nationalistes. J'avais peur d'avouer que c'était simplement par la colère donc j'ai tentée de trouver une excuse. Je ne tue pas les Japonais mais je pourfends les vils étrangers, les Gaijins...  le vide s'est fermé et j'ai vécue tranquillement. Puis, je suis allée à Sapporo. Et j'ai vu que mes croyances nationalistes étaient facilement dissipées devant le danger. Des tonnes d'officiers explosés et massacrés par des explosions, des purs sangs, le genre que je voulais "aider".

D'une certaine façon, ça a ramenée la partie de moi qui savait que c'était seulement dû à la rage. Le vide est revenu, et je me suis questionnée sur mes idéaux. Devrais-je abandonner mes idées tenus pendant des années ? Même alors qu'ils s'évaporent aussi facilement devant le danger ? Arrêter et le déshonorer ? Vivre une vie tranquille avec les mains couvertes de sang ? Je ne savais pas quoi faire et mes traits autrefois supprimés sont revenus. Ma rage s'est dirigée vers tout le monde pour tenter de couvrir le gouffre, encore.

Elle se mordit les lèvres.

Quand aux actions ? Celles de Kaito ? Les miennes ?... Je veux les regretter, mais je ne peux pas. Ces gens... ces gens... je me fiche d'eux. Fit t-elle. Je vois leurs mères qui expliquent comment elles étaient de bonnes personnes, les témoignages, les documentaires et tout mais... je m'en fiche. Même maintenant, alors que je veux essayer de regretter, je ne vois ces gens que comme des automates. Les élèves, les gens dans le bar, les passants. Que des poupées que je peux détruire sans le moindre remords.

Sauf toi et un autre après... pour une raison étrange, je me soucie des gens quand j'ai ce genre d'interactions avec eux. Mais est-ce que c'est ce que je vais devoir faire ? Essayer de parler longuement aux autres pour les voir comme des humains ? Est-ce que je suis simplement une mauvaise personne qui veut se convaincre qu'elle en est une bonne ?

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Matsui Seiko
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 20 Oct - 7:31

Heh. On fera sans.

Vague grognement lâché entre deux gorgées de café, à soupeser ce qu'elle me dit, maintenant persuadé que je n'aurais pas le luxe de faciliter la conversation à coup d'alcool.

Bien. Faisons ça sobre, alors. Sobre, idées claires, regard fixe. Pas de triche, pas d'échappatoire. Parce que oui : c'était peut-être une façon de s'échapper, cet espoir d'un alcool à proximité. Une façon comme une autre de... Limiter la casse.

Hélas, non. Alors elle continue, elle parle et répond. « L'héritage d'un vilain plus vieux ». Je me remémore son pseudonyme, puis acquiesce doucement. Death Head VI, oui. Tseh.
Tout ça pour ça, alors. Des morts par paquets de dix, parce qu'il a fallu venger la mémoire d'un petit ami fanatique. Je considère cette constatation silencieusement, le temps de quelques secondes. Mes sourcils se froncent légèrement, mais je laisse continuer.

Un mot sort du lot. Sapporo. Lorsqu'elle le prononce et qu'elle explicite le pourquoi du comment, une certaine lumière s'anime dans mon regard. Serait-il possible qu'elle ait été dans le casino ?

Se pourrait-il que je te doive toutes les explosions sur mon chemin le soir du casino?

J'aborde le sujet, sans gêne ni tours autour du pot. Sans en dire plus, non plus, mais en faisant très clairement comprendre que j'étais là, que j'ai participé aux événements, d'une manière ou d'une autre. Tseh. Quelque part, elles m'ont aidées, ces détonations.

Puis ça enchaîne sur la suite d'un problème dont je devine l'origine plus profonde. Elle me parle de ses regrets, ou plutôt, de ceux qu'elle a essayé d'avoir. A cette mention, je plisse les yeux. J'écoute ses interrogations, lancées sûrement tant au vide qu'à moi. J'écoute, puis soupire. Le soupire de quelqu'un qui s'apprête à parler, et qui d'avance se fatigue tout seul.

Vouloir regretter, c'est un premier pas. Simple, un fait banal. Je regarde la photo du couple d'auparavant, puis reviens vers elle. Pose-toi la question : c'était vraiment ton idéal ou te l'es-tu approprié en une sorte de... J'sais pas. Tentative de garder un lien avec lui? Mes yeux passent vers la fenêtre, un regard vers les colonnes de building. Plus bas, la masse fourmillante des piétons et voitures, dans la rue. Quant à savoir si tu es une bonne ou une mauvaise personne...Je me masse le menton. La question pourrait être abordée de bien des façons différentes. Un pragmatique et réaliste « tu as tué par groupes de dix, tu n'as rien d'une bonne personne ». Un empathique et utopiste « tout le monde fait des erreurs ». En ce qui me concerne, rien de tout ça. Je préfère poser une question plus pertinente.

Ce qui serait intéressant, c'est surtout de savoir ce que tu veux être. Une bonne ou une mauvaise personne? Car plus que le passé d'actes à juger, ce qui compte c'est le futur envisagé. La volonté ou non de changer, pour le mieux ou pour le pire. J'en sais quelque chose. Vivre pour quelqu'un d'autre, ça n'a jamais rien eu de bon. Ce n'est ni à moi, ni au fantôme de Kaito de décider quel genre de personne tu es, tu seras.

Je pause l'espace d'un court laps de temps, puis reprend, me penchant un peu plus en avant pour approcher, parlant à voix plus basse.

Je ne suis pas aveugle. Je vois la colère. Maintenant... Dis-toi que quitte à te défouler, tu pourrais choisir de le faire sur les bonnes personnes. Je lui dit ça avec un léger sourire, ironique. C'est ce que j'ai décidé de faire, personnellement. Même si je ne tape pas dans l'explosion grandiose, de mon côté.

Non. Je préfère déchiffrer les grandes pommes corrompues de l'arbre pourri de ce système, tout apprendre d'elles, de leur empire et de comment il fonctionne, qu'est-ce qui le ferait tomber. Puis de les briser. Pas les tuer : prendre entre mes mains l'oeuvre de toute une vie, et serrer fort, jusqu'à ce qu'il n'en reste que des miettes. S'arranger pour que l'opinion leur crache au visage, que leurs alliés retournent leur veste. Que  justice soit faite, finalement, sans portes de sortie.

Moi aussi, j'ai de la colère. C'est comme ça que je la défoule.


Quelque chose de différent, dans ma voix, alors que j'explique, que j'avoue tout ça. Une sorte de relent de fureur froide, celle que je leur réserve, à ceux-là que je fais tomber.
Et quelque part, ça doit se ressentir : que derrière l'altruisme, la gentillesse et l'héroïsme de façade, il y a du simple, pur et bête ressenti. Que je peux pousser la cruauté loin avec ces gens-ci, et que j'y prends plaisir. Et je joue le funambule sur le fil de ces deux extrêmes : ma sincère envie de juste purger le système de l'intérieur pour rendre ce monde un peu plus juste, et la profonde haine qui se cache derrière, la quête vengeresse.
C'est compliqué. Mais c'est mon combat.

- Trouve-toi une colère, toi aussi. Une cible, une vraie, une sur laquelle se focaliser, se canaliser. Pas pour quelqu'un d'autre : pour toi, parce que tu penses que ce combat en vaut la peine. Mieux vaut ça que de colérer sans but. Tu finis par blesser tout le monde, toi y compris, sans rien faire avancer.

Je lui dis ça, le visage fermé, sérieux, puis me passe la main dans la nuque. Trouve, oui. Et trouve bien. Parce que selon ce que tu décides...

- Et quand tu auras trouvé, tu m'auras face à toi ou à tes côtés, selon ce choix. Ce que j'ai entendu jusqu'ici, je ne vais pas l'oublier, mais je vais faire tout comme. Tu as une chance de bien faire, je n'ai pas l'intention de te l'enlever en un élan d'héroïsme vengeur, débile et suicidaire.
Une chance, oui. Une seule. Après, il sera trop tard.


Je pourrais poser d'autres questions. Je sais qu'il y en a plus à poser, je sais que je pourrais interroger sur sa jeunesse, car elle a dû vivre plus pour arriver à une façon de raisonner à ce point extrême aussi vite. Mais je ne le fais pas. Elle m'a avoué un peu, sans approfondir, et j'ai fait pareil. Si elle en dit plus, j'en dirais plus. Une façon simple de procéder, une assurance aussi. Si elle en sait beaucoup sur moi mais que l'inverse est tout autant vrai, elle n'a aucun intérêt à me dénoncer. Car elle sait que je peux lui rendre le coup.

Une sorte de logique assez pragmatique. Mais l'on ne va pas me reprocher un peu de prudence, dans toute la prise de risque que représente cette conversation, non ?

- Tu as le pouvoir de détruire. Pose-toi la question de savoir ce qui vaut la peine d'être détruit. Souvent, les gens avec des pouvoirs de ce genre se sentent comme prédestinés, condamnés à être des Vilains. Tu sais ce que j'en pense ? C'est de la paresse.

Si tu détruis ce qui doit être détruit, pour que quelque chose de meilleur soit construit par-dessus, tu œuvres pour quelque chose de plus grand que de la bête et inutile destruction. En cherchant, on peut trouver un but à tous. Parfois, faut juste cherche plus loin.
Si tu en as seulement l'envie.


Tseh. J'ai l'impression d'être un prêcheur du pauvre.
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mar 23 Oct - 23:16

Là où les idéaux viennent mourir
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Il ne fallait pas être un génie pour comprendre qu'elle n'était vraiment pas une bonne personne. Elle avait passée des années à faire souffrir des personnes aux noms de ses idées et s'était laissée terrifiée quand elle est finalement tombée sur des individus capables de se défendre. Elle était une couarde qui utilisait des pouvoirs à distance pour tuer vicieusement des innocents, une psychopathe qui manipulait son entourage dans une grande danse pour lui plaire, une fille à papa qui manquait d'amour paternel et d'amour tout court et qui essayait désespérément d'attirer l'attention de son paternel via des actes de violence.

Mais elle voulait se convaincre d'une certaine façon. Se dire qu'elle pouvait être meilleure et rebondir, traiter Death Head VI comme une autre personne. Et elle savait que Seiko était un homme lucide, qui comprendrait rapidement ses intentions. Elle craignait un peu sa réponse mais était aussi déterminée à l'affronter. C'était elle : un petit paradoxe vivant, une psychopathe et une personne qui essayait de se convaincre qu'elle valait mieux que ça.

Mais le tout change quand il mentionne le casino, et elle le dévisage, l'air surpris. Le casino ? Mais que faisait t-il... était t-il un héros ? Non, il n'y en avait pas eu. Un vilain ? Mais lequel ? Ou un Justicier ? Peut être qu'elle avait eu raison à la gym ? Il ne s'étend pas immédiatement, répondant d'ailleurs à sa question. Et il est plus gentil qu'elle le pensait sans être "trop" avenant. Il lui demande si elle veut être une bonne ou une mauvaise personne et mentionne que ce n'est pas son choix ni celui du fantôme de Kaito.

Il avait raison... toute sa vie, elle avait été influencée par les autres après tout. Sa honte de ses yeux rouges ? Sa mère. Son comportment ? Son père. Ses actions ? Kaito. Bien sûr, il est naturel pour un humain de s'inspirer de ses rencontres avec les autres, mais Susumu n'avait jamais fait qu'écouter ce que disait les autres pour dicter ses propres actions avant de se trouver ses propres excuses... peut-être qu'elle n'avait pas eu de chance ?

Il vint ensuite expliquer comment il défoulait sa propre colère, et là elle comprit vraiment qu'ils étaient un peu deux côtés de la même pièce. Jeunes, athlétiques, beaux, intelligents... et en colère contre des figures particulières. l'une faisait des explosions et l'autre offrait un moyen humiliant mais lent. Mais... elle avait bien vu sa rage à la gym. Ce moment aussi où il s'était embrasé d'une sorte d'intensité inquiétante au cours de leur petit duel aussi.

Oui. Il avait la colère froide, mais il était capable d'avoir ses propres craques, ses petites failles qui révélaient quelque chose de moins noble. Mais il semble bien gérer cette pouvoir alors qu'il lui recommande une vraie cible, pas un groupe mais bien une cible tangible à frapper avec ses pouvoirs. Il ajoute ensuite que selon ses choix, ils pourraient être alliés ou ennemis, terminant avec la mention d'une seule chance. Et elle savait bien qu'il ne mentait pas.

Il mentionnera dernièrement son pouvoir et le principe de destruction, parlant de "but". Oui, le "but" au fond du chemin... un but qui lui apparaissait lentement en tête, s'éclaircissant à chaque instant.

... Je vois... je vois et je comprends... tu m'as donné de très bons conseils et j'y réfléchirais longuement en conséquence, sans te repousser.

Elle se mordit brièvement les lèvres.

Qui était tu au casino ? En échange de cette information... peut être te dirais-je un peu... ce qui m'a menée ici. Un échange, si tu veux. Je crois savoir ce qui te motive toi.

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mar 13 Nov - 3:57

- Fais donc ça. Tu sais où me joindre si nécessaire.

Je lui réponds avec un sourire simple, bien conscient qu'il doit y avoir beaucoup qui passe par sa tête en même temps là maintenant. Toujours est-il qu'elle a eu l'air au moins réceptive à mon discours, ce qui est un indéniable bon point. Je préfère convaincre par le mots que combattre par la perfidie. Parce que généralement, ce que je ne peux pas obtenir par force de persuasion, je peux l'avoir plutôt par chantage ou manipulation. Ou par la force, en de plus rares occasions. Mais...

Mais c'est toujours et plus agréable, et plus efficace sur le long terme, de simplement convaincre.

Alors qui sait, j'ai p'tet pas complètement convaincu, ici. Mais je l'ai au moins poussée à se poser la question. Se remettre en doute, faire briller cette lueur de « est-ce que c'est vraiment trop tard » dans ses yeux. C'était l'objectif, et il est accompli. Je vais me satisfaire et me contenter de ça pour l'instant. Puis après, peut-être que par la suite, je pousserais pour obtenir un peu plus. Plus tard, au sortir d'une autre discussion, un autre jour. « Peut-être ».

Mais avant le demain, il y a l'aujourd'hui, le maintenant, et maintenant, elle se pose des questions sur qui était Matsui Seiko, lors des événements du casino. Je souffle doucement du nez, un air amusé sur mon visage, lorsqu'elle pose la question. Je me gratte le menton, l'air de soupeser le pour et le contre de lui en dire plus. Même si à vrai dire, considérant sa question en tant que telle... Y a pas énormément à dire.

- Personne que tu as pu croiser. Disons que le Syndicat est une nuisance sur laquelle j'aime rester informé. Un alibi, quelques accès forcés, un masque, et j'ai pu faire mon affaire sur place sans trop éveiller de soupçons.

Je dévoile sans trop dévoiler, dissémine mes indices sans pour autant totalement griller ma couverture. Par sécurité, par principe, mais aussi parce qu'il n'y a rien de drôle à directement donner la réponse. Puis parce qu'il n'y a pas matière à ajouter plus, encore une fois : je suis venu, j'avais une couverture, j'ai fait ma petite chasse aux infos, puis suis parti. Comme je le fais souvent : sans laisser de traces. Aucunes qui permettent de remonter à moi, en tout cas.

- De façon générale, quand j'interviens en civil, je ne suis personne. Parce qu'être plus que monsieur-tout-le-monde serait contre-productif.

Parce qu'être discret est important. D'abord discret, pour ensuite tout dévoiler à la foule dans un spectacle consacré aux secrets honteux de mes cibles. Un feu d'artifice final pour aboutir à tout ce qui s'est fait dans l'ombre des couloirs, des lignes de code, des mensonges et machinations.
Des maux nécessaires au bien commun, à de plus grands desseins.

- Je te l'ai dit à l'époque : je suis bon pour inventer des histoires.

Rictus malicieux à l'appui, je conclus là-dessus, la laissant à ses conclusions sur ce qu'il faut interpréter. C'est la corde raide sur laquelle je suis contraint à jouer l'équilibriste : un peu de mensonge et de manipulation, un peu d'honnêteté et de mise en confiance. Je dois pouvoir faire les deux quand je suis Data, et par extension, quand je parle de Data. Les rares fois où je daigne donner le moindre indice dessus, en tout cas.
Une gorgée de café supplémentaire – la dernière, ma tasse est désormais vide.

- Mais si tu veux une réponse plus terre-à-terre, j'étais un livreur au casino. Une commande de dernière minute par la cour arrière, pour les stock d'alcool.

Je le lui dit sans vraie gêne, pas engagé par le fait de donner cette information. Puis, je la fixe, attend la suite. Cet « un peu plus » qu'elle pourrait me dévoiler.
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Dim 3 Fév - 14:32

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Il lui répondit qu'elle saurait le joindre. Elle avait obtenu son numéro récemment mais elle se disait aussi que quelqu'un avec une vie aussi... intéressante n'irait pas offrir quelque chose d'aussi important si aisément. C'était peu être parce qu'elle avait été un peu paranoïaque avant, mais elle soupçonnait que Matsui Seiko s'était trouvé beaucoup de téléphones différents, dédiés à plusieurs de ses "vies".

Même si elle ne savait même pas s'il était un vilain, un héros ou entre les deux, d'ailleurs. Sa réaction à ses dires, avec le casino, lui confirmait qu'il n'était aucunement un professeur normal mais elle espérait qu'elle pourrait obtenir plus de réponses. Lui connaissait maintenant son histoire et son identité mais elle ne savait toujours pas la sienne, d'identité.

Il confirma définitivement le casino et ses affaires avec le Syndicat, et Susumu hocha la tête. L'organisation de vilains, autrefois la plus puissante du monde, s'était récemment dissimulée dans les ténèbres afin de lécher ses blessures. Elle n'avait pas payée attention aux activités vilains et héroïques récentes mais l'absence du Syndicat avait offert un vide de pouvoir remarquable. Il y'allait avoir encore plus de violence, alors que les vilains vont tenter de prendre l'ascendant.

Il parla un peu plus et dit qu'il était bon pour inventer des histoires, ce qui signifiait qu'il pourrait bien avoir menti, aussi. Autrefois, elle aurait été frustrée par sa nonchalance et ses mensonges mais maintenant, Susumu était trop... fatiguée, voire exténuée. L'identité de Seiko n'était qu'un moyen supplémentaire de lui torturer les neurones.

Son histoire de livreur lui arracha une simple moue. Elle était sortie par la cour arrière et avait vu... une force de police en train de mener un groupe d'homme en joue. Ses yeux tourmentés par le gaz, les ténèbres environnants et le fait qu'elle avait de plus gros chats à fouetter l'avait empêchée de déceler les deux hommes mais il y'avait quelqu'un avec un téléphone... et aussi un homme plus gros, mais clairement pas Seiko, qui était sans doute de la même taille que la jeune femme.

Malheureusement, elle n'avait pas les moyens de vraiment vérifier le costume de Seiko et avait été trop occupée pour chercher des infos sur le net. Peut-être que des sources policières avaient su l'identifier après, qui sait.

Il la fixe, et elle attend un moment, se demandant si elle était prête à se révéler autant à un inconnu.. puis elle se rappela qu'il savait qu'elle était Death Head et soupira, se grattant légèrement la tête.


Mon père m'a passé le masque de Death Head et m'a élevée. Il avait vraiment haï Kaito et à disparu après sa mort. Atsuko était une droguée sans avenir. Je ne l'ai connue que trois ans mais elle m'a... sacrément terrifiée. Je suis restée si longtemps avec pap- père, parce que c'est lui qui m'a éloignée d'elle.

Et non, je ne me justifie pas ainsi. Les histoires tragiques ne justifient guère ce que j'ai fait. Je n'ai pas eu de chance avec mes parents et connaissances mais c'est moi qui ait décidé d'appuyer autant sur le bouton pour supprimer mes ennemis.

Mais je devrais blamer... mon père et Kaito le plus. Cette femme, Atsuko, était affreuse mais c'est eux qui m'ont donné mes idéaux, ce masque et l'entraînement pour assouvir ma vengeance. Mais c'est bien moi derrière les meurtres et les mensonges. La digne héritière de la dynastie des Death Head et des Daeiichi.

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mar 5 Fév - 13:53

- Ne te sens pas obligée de tout porter sur tes épaules.

Je lui réponds ça, d'abord, un maigre sourire de soutien sur le visage. Je... C'est tout à la fois difficile et perturbant, d'avoir cette discussion. Elle a perpétré des horreurs innommables, pour de bien futiles raisons, mais ça plus par fragilité mentale et mauvaise influence que quoique ce soit d'autre. En quelque sorte, c'est une arme qu'ils ont programmée pour qu'elle fasse leur volonté, ces gens qui sont entrés dans sa vie. Ses choix, ils n'ont jamais totalement été les siens. Du moins c'est ma façon de voir la chose.

Peut-être suis-je trop naïf, peut-être que je lui cherche des excuses. Mais une fois encore... Il est trop tard pour empêcher les morts, alors autant se concentrer sur l'idée de prévenir les prochaines.

- C'est facile, de modeler quelqu'un comme on le souhaite lorsqu'on est là tout le temps depuis le début, à le voir grandir, le guider, être une présence permanente qui influence, un murmure sans interruption au coin de l'oreille. Un père devrait se servir de son influence pour éduquer, lui l'a utilisée pour manipuler.

Ne te morfonds pas dans un rôle où tu te considères comme la méchante. Ce serait aller dans son sens.


Car ça peut aller très vite. Regretter ses actions, mais s'en considérer pleinement coupable. Perdre en confiance, perdre en estime de soi, se considérer comme une mauvaise personne. Finir par se dire que quitte à être tombé si bas, autant s'y engouffrer. Se laisser guider de nouveau par ce que le père a appris.
Tout ça, ça peut aller très vite.

Je dis ça, puis laisse planer un silence, l'air pensif. Je réfléchis. Cogite, cogite, et ultimement, un soupire. Pas un soupire à l'encontre de qui que ce soit, ou alors de moi-même. Tu cherche trop à aider tout le monde, Seiko. Un jour, ça te retombera dessus. Et ce jour-ci, ça fera mal. Très, très, très très mal.

Je sors un carnet de ma poche intérieur, puis un stylo. Page arrachée, je m'appuie sur la table puis commence à écrire quelque chose sur le bout de papier. Lorsque j'ai fini, Je le fait glisser de la main sur la table jusqu'aux doigts de Susumu, l'inscription tournée dans son sens. Sur le papier, l'une des adresses Mail sécurisées que je possède avec Data. Le nom y est inscrit, celui de ce Justicier hacker qui fait parler de lui ça et là depuis un petit moment.

- Si à l'avenir tu as besoin d'aide pour gérer ces choses-ci sur le plan concret, contacte cette adresse.
Puis... Si l'idée te vient d'utiliser tes pouvoirs à meilleur escient, tu devrais pouvoir faire appel à lui aussi.
Je pense que tu devrais pouvoir lui faire confiance. Évite simplement les casinos, il aime pas trop


Elle le comprendra sans aucun doute : Indirectement, je lui donne ma double-identité et lui offre mon soutien pour la suite, si elle se retrouve de nouveau confrontée à ses influenceurs, ou si elle trouve le besoin d'agir autrement.
C'est risqué, oui. Mais... Mais c'est comme ça.
C'est ma façon de faire.
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 9 Fév - 19:44

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Il lui répondit qu'il ne devrait pas se sentir obligée de tout porter sur ses épaules, le poids de son tourment et de sa honte, mais jusqu'ici elle n'avait pas vraiment eu d'autres personnes pour supporter son malheur. Kaito était mort, son père absent et sa mère éloignée. Elle avait été la seule avec ce secret.

D'un certain point de vue, ça marchait bien jusque ici. Elle n'avait pas besoin de cacher son identité à quelqu'un d'autre et ne pouvait pas être atteinte via quelqu'un d'autre. On peut frapper l'invincible héros en attaquant ses alliés et familles, qui le sont certainement moins. On peut déceler le vilain en interrogeant les bonnes personnes, mais quand tout le monde est éloigné, mort ou pas proche, c'est facile de se dissimuler.

Mais son approche ne marchait pas tellement alors qu'elle était en train d'affronter sa culpabilité. Personne ne pouvait la réconforter, après tout, et il était dur d'approcher les autres et d'admettre ses crimes. Elle voudrait être honnête, mais on n'admet pas être l'instrument de la destruction de tant de vies sans être emprisonné... ou exécuté. Et elle ne se sentait pas prête à partir dans l'abysse, pas de suite.

Il y'avait eu des moments très bas où elle avait contemplé ça, mais à chaque fois, il y'avait cette étincelle qui tournait la lame dans une autre direction, l'instinct de vie qui pousse à reculer. Elle ne pouvait pas partir, ce n'était pas la chose à faire, pas alors qu'elle avait des dettes dans ce monde.

Seiko fit un petit speech, et elle y réfléchit. Tout blâmer sur Taro serait excessif, mais il avait eu de l'influence. C'était lui qui l'avait tournée vers le crime, qui l'avait éduquée afin de faire de Susumu son héritière et qui avait choisi de disparaître après son grand traumatisme. Il l'encourageait peut être à simplement se calmer mais... en fait, elle blamait son père.

Il n'avait jamais été physiquement abusif mais c'était lui qui l'avait subtilement menée vers le chemin du mal, en l'encourageant à se venger, en lui enseignant ce concept de "souris tranquillement et poignarde dans le dos". Il n'avait pas causé la mort de tant de gens mais c'était lui qui avait engrangé les évènements qui ont mené à sa haine fanatique. Et il avait lui même causé son petit lot de souffrance, et continuait de le faire.

Ce n'était certainement pas ce qu'il voulait, mais une idée naissait dans l'esprit de Susumu. Ses yeux se firent plus dur et elle se releva légèrement. Elle se souvenait de ce que lui avait dit Shaporo et le combinait aux mots de Seiko... était-ce ça, sa dette ? Cette chose qui l'empêchait de simplement avouer ses crimes ?

Elle ne remarqua pas trop qu'il avait écrit, jusque au moment où il entreprit de lui glisser un papier dans les doigts, contenant un mail sécurisé, marqué d'un simple nom, Data. C'est tout ce dont elle a besoin alors que l'idée lui germe dans l'esprit, lui faisait finalement comprendre l'identité de son allié, qui lui offrait son soutien.

Daeichi Susumu, Death Head VI, rencontre Matsui Seiko, Data.

C'était sans doute parce qu'elle avait eu une enfance bizarre, mais elle avoua qu'elle eut simplement un air confus sur le visage. Pourquoi ? Pourquoi faire autant d'efforts quand elle n'avait jamais été que manipulatrice ou même carrément meurtrière ? Qu'est-ce qui pourrait bien le pousser à tenter de faire autant d'efforts pour l'aider ?

Elle était reconnaissante de savoir qu'il était une bonne personne mais... elle ne comprenait vraiment pas. L'idée de mettre son identité en danger pour s'assurer qu'elle, une femme qui ne méritait que le mépris, survive lui paraissait saugrenu. Impossible.

C'est gentil mais... pourquoi ? J'ai... tué beaucoup, j'ai essayé de te viser via ton frère, je... je ne comprends pas pourquoi tu donnerais ton identité secrète et donnerait autant ton aide pour quelqu'un de ma trempe. Bien sûr, j'accepte tout aide, mais je ne pense pas mériter autant de considération.

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Lun 11 Fév - 17:47

Tseh. T'as du mal à le concevoir, le concept d'altruisme, hein.
J'peux pas t'en vouloir. Ce serait mentir, que de dire le geste Totalement désintéressé.
Je suis sympa, mais pragmatique.

Quand elle me pose sa question, l'air perdue, je peux pas m'empêcher de doucement sourire en secouant la tête. C'est normal, oui. Quand on a passé toute une vie à voir le monde à travers ses yeux, comprendre ce genre de geste, c'est compliqué. Triste réalité : personne n'a du mal à croire en l'idée de cruauté gratuite, mais le concept de gentillesse désintéressée est inimaginable à l'esprit de tous. Vous voulez connaître une autre vérité plus triste encore ?
Ces gens, ils ont bien raison, de se méfier.

Moi ? Je l'aide parce que je comprends son parcours, en partie. Parce que je sais par où elle est passée, que je peux à peu prés me douter d'où ça vient, et que je pense que c'est réparable. Que je suis un peu trop optimiste, un peu trop naïf. Que j'ai toujours eu cette sale, idiote et dangereuse manie d'être plus indulgent avec les jolies filles. C'est dangereux, comme trait de caractère, partout, mais surtout dans mon milieu : la mort, qu'elle soit habillée d'un costume noir et de gants de cuir, ou d'une robe serrée au corps et d'un décolleté plongeant, reste la mort. Les gens n'attendant pas pour agir, quand ils voudront faire du mal. Alors.... Alors si je me trompe, si j'ai tort de lui faire confiance, de lui accorder le bénéfice du doute, de m'imaginer un espoir de rédemption pour elle, je pourrais le payer très cher. Mais je l'ai fait, et maintenant c'est trop tard. Mais ?

Mais oui, j'ai quelques garanties. Disons que chacun a son secret, et que chacun n'a pas intérêt à rendre l'autre public. Elle sait que je suis Data, je sais qu'elle est Death Head. Et.... Tseh
Et j'ai ma petite certitude quant au fait d'être plus expérimentée qu'elle, dans l'art de ruiner le nom de quelqu'un.

J'y songe, pas avec l'idée de le faire, ni aucun desseins sadiques, mais... « Au cas-où », comme qui dirait. Je sais vers quelle méthode me tourner, le jour où les choses tournent mal. J'ai toujours su le faire, et c'est ce qui m'a tenu en vie jusqu'ici. Prévoir à l'avance, avoir des contre-mesures, savoir apercevoir le pire scenario avant qu'il ne se réalise. S'il n'arrive jamais, tant mieux, s'il arrive, je suis prêt.
Tout bêtement.

- Disons...
Disons que sur le long-terme, j'ai deux choix, face à ton histoire. Tenter d'aider, et éventuellement échouer, ou te combattre. En théorie, j'en ai un troisième, c'est d'ignorer. Mais j'ai jamais été très bon à ça.
Alors je choisis le premier. Pourquoi ? Parce que si ça ne fonctionne pas, rien ne m'empêche de me rabattre sur le second. L'inverse n'est pas vrai.


Je lui dit ça, la première partie de mon discours, assez terre-à-terre par son pragmatisme. 'Parait que je gagnerais à être moins franc, parfois.

- J'aurais pu tourner comme toi, à une époque. Pour de bien différentes raisons, et d'une façon pas tout à fait comparable. Mais... Heh. J'ai pas toujours envisagé d'utiliser mon Alter comme je le fais aujourd'hui.
À l'époque, j'y songeais pour la vengeance, rien d'autre. Je pensais pas à contourner des systèmes de sécurité et piéger des gens, mais à buter des types avec leur propre flingue, à en écraser d'autres avec des semi-remorques qui bougent tout seul. Tout ça, j'ai réussi à le garder au fond de moi, à force d'efforts. Et grâce au soutien de quelques personnes, ça et là.
Si j'y suis arrivé, pourquoi pas toi?


Indirectement, je lui dit les tenants et aboutissants de mon Alter, sans entrer dans le détail. Mais surtout, je parle d'un épisode de ma vie que peu connaissent, que peu veulent connaître : je parle de ces doutes qui me prenaient le crâne, les quelques jours après la suite de malheur qui nous est tombés dessus, chez les Matsui.

Dans un premier temps, on ne pense pas à une vengeance « dans les règles », humaine et maîtrisée. On ne pense pas à combattre l'injustice, lutter pour éviter que d'autres vivent ce qu'on a vécu.
Ce à quoi on pense, en premier, c'est à crever des gens, les ruiner. D'abord, leur œuvre, ensuite, leur esprit, et enfin, leur corps. On réfléchit, on se monte des scénarios optimales pour les faire souffrir autant que possible. On se met dans la peau de ce qu'on déteste, parce qu'on est sur les nerfs. Parce qu'on a besoin d'un coupable à détruire.
Je sais pas. Peut-être certains auraient pas eu ces pulsions que j'ai eu, à l'époque. Je les ai eu. Et aujourd'hui encore, j'y songe. J'ai simplement tout un tas de petites choses qui me permettent de gérer ça. Notamment, des gens sur lesquels me reposer.
Elle, elle a pas eu cette chance.
Oh bien sûr, je compte toujours me venger. Mais... Les choses ont un peu changées.

Je lance un regard sur mon téléphone, puis me lève. M'approche d'une fenêtre, pour voir la fourmilière qui grouille quelques étages plus bas.
Toutes ces petites choses, coincées dans leur routine quotidienne, manipulables, manipulées...

- Si ça m'amusait, je pourrais faire tourner cette ville au rythme de mes caprices, de mes envies et lubies. Et ce serait mentir que de dire que l'idée ne m'a jamais traversée l'esprit. Je pourrais rassembler des gens puissants mais faibles d'esprit, les soumettre, et mener mon petit empire, à manier tout ce tas de malléables petites marionnettes dans l'ombre. Et ça pourrait être... Séduisant, comme vie. Mais ce genre de pouvoir ne m'intéresse pas. Dans mon scénario idéal, tout le monde pourrait vivre sa vie tranquillement sans risquer un jour où l'autre de soudainement devenir le dommage collatéral d'un connard ambitieux sans scrupules qui passait par là.

Et en même temps que je déclare ça, je me retourne vers elle, m'adosse sur le bord avec les coudes posés de chaque côté.

- Alors je me bats pour ça. Il y aura toujours des pourritures ambitieuses et corrompues sur c'te foutu globe, mais si je peux au moins essayer d'en museler le plus possible dans mon pays, je vais essayer.
J'suis du genre ambitieux, moi aussi... a ma façon.


Je lui souris, amusé par mon constat. Ouais. T'es ambitieux, Seiko, c'est le cas de le dire. L'ambition de nettoyer le système de l'intérieur, c'est pas rien. Et pire encore, tu veux faire ça sans manquer l'occasion de te marrer de temps en temps.
'Parait que je suis utopiste. Mais...
Mais j'aime penser que si on m'a donné ce pouvoir, c'est pour que je puisse réaliser mes délires utopistes. Alors sois patient, Rêve fou.
Sois patient. Petit à petit, je me contente plus de te rêver, je te construis là, dans le monde réel. Et qui sait. Peut-être qu'un jour, je pourrais rêver éveillé.
Tseh. C'est beau l'espoir.
Daeiichi Susumu
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mer 13 Fév - 21:08

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Il la contemple un instant, réfléchissant sans doute à ses propos. Elle s'imaginait que c'était peut être de l'altruisme mais, en soi, c'était aussi parce qu'il était dur de bien expliquer. Il ne pouvait pas seulement dire qu'il avait pitié d'elle ou la comprenait, après tout, elle qui avait causé tant de mort et de destruction de par le passé.

Le plus important, c'était de se souvenir de ça. On l'avait menée sur le chemin mais c'est elle qui y a marchée toute seule. Si jamais elle blame autre chose, attribue le poids de ces erreurs à d'autres, alors elle déshonore la mémoire de ses victimes, et se place elle même en victime. Elle serait gênée si Matsui venait à ignorer ça en défendant ses arguments, surtout parce qu'elle n'avait vraiment rien fait pour vraiment le pousser à s'enticher d'elle.

Il expliqua ses choix, d'abords, ce qui faisait du sens. Elle afficha sa réponse avec un rapide mouvement de la tête, comprenant ce qu'il voulait dire. Il voulait essayer, au moins, même s'il dit bien qu'il pourrait se rabattre sur la première option s'il en avait besoin. Elle le comprit, se disant bien qu'il avait l'avantage d'être réaliste. Assez optimiste pour la pardonner mais il n'hésiterait pas à la... neutraliser si elle le trahissait.

Le monde avait besoin de plus de gens comme lui. Mais, très malheureusement, le reste de son argument n'allait pas tout à fait convaincre Susumu. Elle fut à moitié surprise d'entendre parler de son côté sombre, alors qu'il contemplait une revanche plus... frontale sur ceux qui s'étaient jetés sur sa famille comme des vautours, ayant vu son aspect compétitif tout à l'heure. Peut-être qu'il pensait que ce dit côté était plus loin qu'il ne l'était vraiment, ou alors il mentait un peu, déclarant que ses pensées tenaient du passé alors qu'elles continuaient sans doute de tourmenter son esprit en ce moment.

Il s'approcha d'une fenêtre, sans qu'elle ne se lève et eut un autre discours, concernant la puissance de son alter et le pouvoir à portée de main. C'était admirable, bien entendu, mais il y'avait toujours un problème. Susumu comprenait son point, mais malheureusement, il manquait du petit côté qui unissait les deux. Ils avaient eu des problèmes parentaux (quoi que fort différents), avaient des alters puissants et menaient une guerre solitaire et "secrète" mais quelque chose encore continuait de les séparer.

Son mode à lui était idéal, même s'il était au moins réaliste, mais Susumu se contenta de hocher la tête, en négatif, avant de se relever aussi, posant les mains sur le bord pour le regarder dans les yeux. Son air n'était pas antipathique en soi, mais il était clair que son message n'avait pas vraiment touché... ou alors qu'en partie, vu qu'elle comprenait quand même un peu ce qu'il expliquait.

Tu as failli tourner comme moi, oui. Tu le voulais, tu y pensais, mais tu as heureusement été convaincu d'arrêter. Moi, j'ai fait. j'ai tué... sans doute une centaine, avec cette histoire de casino en plus, et j'ai aidé mon père dans ses petites entreprises. Nous sommes similaires, oui, mais il y'a une différence : quand on a regardé dans l'abysse, j'ai cligné des yeux.

Elle s'éloigna un peu, leva la main de façon contrôlée, et sortit une sorte de carnet, sobrement marqué par le soleil levant en couverture. Calmement, elle ouvrit le livre, révélant que des photos y étaient collées. Si Data avait, autrefois, porté attention aux méfaits de Death Head VI, il verrait alors que certaines photos appartiennent en effet aux victimes de la jeune femme. Elle prend même la peine de pointer du doigt le streamer, collé sur la dernière page et une des dernières victimes.

Je sais que tu veux essayer de me faire comprendre, me réconforter, me dire que je peux devenir mieux, après... mais, si nous sommes proches, il y'a une grosse différence. J'ai tué, beaucoup. Toi, tu as certainement impacté la vie des gens, mais seulement de ceux qui le méritaient. Regarde toutes ces mères, tout ces pères, tout ces... bon sang, des enfants !

Susumu balança quasiment le livre sur la table. A priori, elle essayait de pleurer, mais en semblait pratiquement incapable, exhibant une grimace de dépit.

Il n'y a rien qui peut m'excuser, Seiko. On se souviendra de toi comme quelqu'un qui s'est dressé contre les patrons et les boss et tu as su vaincre ta colère pour faire la bonne chose ! Moi, j'ai tué ! Pour des années ! Sur des innocents !

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Matsui Seiko
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Mer 20 Fév - 2:50


Culpabilité, hein.
Logique, de passer par là.
Mais... Mais non, on ne s'est pas tout à fait compris.

Quand elle me montre le carnet, je ne cille pas. Parce que je sais ce qu'elle a fait. Intérieurement, y être confronté comme ça, de la sorte, me met légèrement mal à l'aise. Mais je n'en montre rien. Même quand je vois ce streamer au visage familier. Elle a tué, avec moi pas loin d'elle, à parler, mener un cours, jouer le jeu de notre duel un peu puéril. L'idée ne me plait pas, l'idée m’encolére brièvement. Mais non, je ne te vends pas le pardon. Pas tout à fait. Je ne détourne pas mon regard du sien, bien au contraire, puis inspire un coup.

- Je t'ai dit que j'étais doué pour inventer des histoires, Je lance un regard vers le caret lancé vers la table, puis reviens vers elle. Mais je suis plutôt bon pour être d'une honnêteté sans détours, aussi. Donc...

J'inspire, cherche mes mots. Les trouve, puis me lance.

- Oui, Susumu. Tu as été monstrueuse, tout un pan de ta vie, et si les gens un jour l'apprennent, apprennent que tu es Death Head, ils ne se rappelleront pas de ce que tu as fait de bien. Ils se rappelleront des meurtres, du mal, de la folie. Parce que c'est plus facile, plus marquant.

Est-ce une excuse pour  abandonner ? Pour ne pas tenter de prendre un nouveau chemin ? Tu as des remords. Tu te remets en question, tu doutes. Et à la fin ?
Tu vas finalement retomber dans le trou qu'on a creusé pour toi par peur de ne pas être pardonnée ?
Je ne te demande pas d'être pardonnée.
Tseh. Je ne te demande pas de Te pardonner, même.
Je te demande d'agir selon ce qui te semble juste, maintenant. S'interdire de devenir meilleure à cause de ton passé... Ce serait rentrer dans le jeu de ceux qui t'ont manipulés.
Ce serait leur donner raison.


Et certaines personnes pragmatiques, médisantes, pourraient dire que je suis moi-même en train de la manipuler, en ce moment.
Est-ce qu'ils auraient tort ? Oui et non ?
J'essaie de ramener l'humanité que d'autres lui ont enlevés à l'époque. Je ne pense pas réussir à faire ça en un joli discours sur l'espoir et l'humanité, non. Mais... Heh. J'imagine que je pourrais la surveiller. Surveiller les gens, c'est ma spécialité. Une personne de plus, de moins... Ce serait juste différent de ce que je fais d'habitude.
Surveiller, pas pour traquer, mais pour protéger. En quelque sorte.
Bref. Me mettre dans la merde, pour quelqu'un d'autre. Comme d'habitude.

- Le pardon, il viendra peut-être en cours de route s'il le faut. Mais tu n'es pas obligée de continuer de vivre selon l'héritage auquel on t'a prédestiné.
La dernière Death Head peut s'éteindre, et laisser place à quelque chose d'autre. Recommencer à zéro, en quelque sorte.


Pas pour oublier, pas pour faire semblant que le passé n'est jamais arrivé. Simplement pour reprendre sa vie sur des bases saines. Changer de nom, pour changer d'existence. Seiko ne pouvait pas combattre le crime, alors Data est né. Des gens comme elle et moi sont sûrement les mieux placés pour comprendre la puissance d'une identité alternative.

- Il y a ce que je te propose, ce que le monde te propose, ce que d'autres te proposeront.
Puis à la fin, il y aura ta décision.
Sois sûre de bien y réfléchir. Les seconds départs existent, les troisièmes par contre...


Je termine ce discours bien sérieux, sans finir ma phrase, un air entendu sur le visage. Puis, je m'étire, m'écarte du bord de fenêtre.

- Bref. J'pense que tu as assez d'une voix moralisatrice qui te dit quoi faire et comment penser avec ta conscience, alors je vais arrêter là. La suite, c'est toi et ce que tu décides de faire.

Pour le meilleur comme pour le pire.
Daeiichi Susumu
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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 23 Fév - 19:21

Là où les idéaux viennent mourir
PV SEIKO

Le premier meurtre avait été le plus marquant. Une grosse photo sur son carnet, marqué d'une inscription de triomphe. Puis, s'était devenu plus facile, les faces alternant et devenant de plus en plus nombreuses. Elle avoua, elle regarda légèrement les photos, se rendant compte du niveau de folie qu'elle avait réussie à garder plus ou moins secrète à ses pairs ou ses supérieurs pendant plusieurs années.

C'était comme regarder les écrits d'une toute autre personne, ou alors être placée dans un autre corps. Elle avait l'impression d'avoir finalement été sortie d'une longue torpeur, revenant à ses sens après plusieurs années de tourmente et d'explosons. Et, chaque jour, elle avait une envie secrète de redevenir cette personne, de cesser de s'inquiéter en reprenant son éternelle mission, dissimulant ses doutes derrière son fanatisme.

Puis, Matsui annonça son honnêteté en lui disant qu'elle avait été monstrueuse, et que ses action auront certainement un impact majeur sur sa réputation. Un jour, on découvrira ses actions passées, et on se souviendra certainement plus de celles ci que de ses autres. C'était normal mais rafraichissant à confronter. La chose morale serait de faire ça, sans doute, de juste marcher vers le centre de police et de s'avouer responsable des maux de la population étrangère.

Mais, ses prochains mots lui firent lever la tête, l'air surprise. Oui, il avait encore raison. Si elle se laissait convaincre d'abandonner, alors elle échouerait et retomberait juste dans l'ombre de son paternel. Ce qu'il fallait faire, c'est se prouver meilleure que son ancien soi, son père et son héritage de Death Head... Enfin, ça paraissait facile à dire, mais le procédé ne serait certainement pas facile, surpasser ses démons intérieurs allait prendre du temps et tuer le démon extérieur pourrait être tout aussi long.

Mais les mots du jeune homme firent écarquiller les yeux de Susumu, signe de succès, et elle hocha ensuite la tête. Abandonner le titre, donc ? C'était une idée mais elle voudrait... voudrait changer avec le nom. Le Death Head original était un justicier qui voulait changer le monde. Le titre avait été marqué par des psychopathes, dont le quatrième, mais il serait poétique que la dernière Death Head ne complète la boucle en aidant les innocents.

Peut être qu'elle pourrait... vaincre le mal ? Aider le bien de cette façon ? Non, elle ne savait pas encore. Déjà, il fallait qu'elle se remette un peu, écoutant le reste des mots de Seiko, qui lui expliqua qu'il n'y avait que deux chances de redémarrer. Un discours honnête mais efficace, quoi qu'elle eut une réaction plus bizarre, cachant son visage derrière ses bras alors qu'il conclut en lui expliquant qu'il avait probablement assez expliqué.

C'était surtout pour cacher son visage étrangement pourpre, quoi qu'elle eut le mérite d'être redevenue pale quand elle leva la tête.

T... tu as raison. J'ai... je vais essay, non... devenir meilleure et aller de l'avant. Je... enfin, je vais voir ce que je vais faire mais je vais dormir déjà, histoire de me remettre les idées en tête. Puis je verrais quoi faire, mais je ne ferais rien de critique. Je... je réfléchirais avant d'agir, maintenant...

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Re: Là où les idéaux viennent mourir (PV Seiko, post event) || Sam 23 Fév - 21:28

J'aime penser que j'ai réussi à faire quelque chose avec Susumu, aujourd'hui.
J'aime penser que cette discussion va servir de base à quelque chose de meilleur pour le futur.
Quelque chose sans étrangers qui explosent de façon aléatoire à travers l'archipel, quoi.
C'est... Difficile, comme sujet. Difficile, de parler de ces choses, d'aborder ce passé de manipulation, de folie et de violence. Mais c'est nécessaire.

Quand je vois sa réaction, ouais, j'aime penser que j'ai réussi quelque chose.

Sur le court-terme, en tout cas. Et je sais qu'il est dangereux, ce chemin sur lequel je m'engage. Décider d'aider, de faire confiance, de délivrer ces informations sensibles. Mais... Heh. Derrière le calculateur, logique et analytique Seiko, y a toujours eu une vérité différente. Celle d'un type qui agit à l'instinct, qui parfois, fait les choses sur un coup de tête. Parfois, ça me réussit, parfois, ça me joue des tours. Souvent. Quant à savoir ce qu'il en sera cette fois-ci. Who knows. Payer cher ses décisions, c'est quelque chose que j'ai déjà expérimenté par le passé. Même si... Même si j'espère ne pas me tromper, cette fois-ci.

Je l'observe, tandis que mes mots semblent avoir eu leur effet. Sans intervenir, sans en rajouter. J'écoute ses mots, et je n'arrive pas à retenir un large sourire, à les entendre. Sourire, amusé de voir la parfaite petite représentante sans défauts tant peiner à trouver ses mots. Sourire, content de voir ces bonnes résolutions s'imprimer dans sa pensée, faire petit à petit leur placer pour s'installer je l'espère durablement.
Sourire, parce que ça lui va bien, de briser le masque le temps d'une conversation.

- Dormir me paraît une bonne idée, oui. Considérant ton état de ce matin, aurais-je pu ajouter. Je m'apprête à enchaîner, puis mon téléphone sonne. Un message. Hm. Je regarde en vitesse, des fois que ce soit quelque chose d'important... Et c'est important. Du taff. 'Semblerait que le timing soit bon, en plus : on m'appelle ailleurs.

Ailleurs, soit, devant mon ordi à finir le projet commencé y a quelques semaines pour lequel je viens de recevoir une deadline. Aussi vite qu'il est sorti, le portable retrouve sa place au fond de ma poche, tandis que je porte une main à son épaule.

- Tiens-moi au courant. Tu sais où appeler s'il y a un souci. J'entame de me retourner, puis lance un regard vers elle, par-dessus mon épaule. Ou si l'envie te vient de sortir à l'occasion.

Proposition innocente, lancée avec un rictus aux lèvres.
Ultimement, je peux t'aider, Susumu. Mais les choix seront les tiens, le chemin choisi, c'est toi qui vas le marcher. Je peux te montrer les différentes directions, tout au plus. Qui sait ? Peut-être que d'une certaine façon, je n'ai pas totalement fini d'être ce prof espiègle un peu trop curieux pour son propre bien. Simplement n'y a-t-il plus d'autres élèves autour, ni de bureaux et exercices d'informatique.

J'ai toujours eu cette sale manie de cumuler les casquettes. Heh, et j'ose ensuite me plaindre de devoir tourner au café pour tenir mes journées.
Aujourd'hui ne sera pas une exception. Suite du programme : Maison, café, boulot.
Et plus tard dans la soirée... Heh. Peut-être autre chose, si la chasse aux infos s'avère fructueuse.
Attends-moi, Tokyo.
J'arrive.
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