Camarade en détresse
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Camarade en détresse

Fubuki Nami
Apprenti Héros
Fubuki Nami
Surnom : Cold Breath
Profession : Élève 3S - Filière Héroïque
Rang : B
Yens : 2510
Renommée : 103
Alignement : Dévouée
Camarade en détresse || Ven 28 Sep - 11:00


Ordre de mission:
 

Les choses n'allaient décidément pas en s'arrangeant en ce moment... Après l'assaut massif de vilains sur Tokyo et les dégâts qu'ils avaient pu causer, le moral général de la population n'était pas au beau fixe, tout comme leur estime des héros ou des porteurs d’alter en général...
Qui pouvait vraiment leur en vouloir ? Surtout depuis que des fous furieux se déchaînaient sans raison ici et là : du moins, « sans raison » pour les civils. Car nous, nous la connaissions. Une drogue du nom de « Trigger » qui sévissait en ville et décuplait les performances des alters – une perspective intéressante pour certains – mais qui rendait cinglé en contre partie.

D'habitude, lorsque j'étais affectée à une mission, c'était en général l'agence qui me contactait et qui faisait le briefing. Aujourd'hui, ce fut différent. C'était mon père, le Lieutenant Fubuki des forces policières de Tokyo, qui avait pris les devant avec Seigi et qui m'avait mis d'office sur l'affaire. Mise au courant par la suite, mon binôme fut choisi en la personne du dénommé « Shaporo », un premier année de Yuei que j'avais déjà croisé là bas ou à l'agence mais dont je ne savais absolument rien.
Étant donné que la police était un peu mon domaine et que j'étais la senpai, c'était a moi de prendre les directives et de l'encadrer pour veiller au bon déroulement de la mission.

Une mission qui consistait a amadouer un jeune étudiant de Yuei en filière générale pour connaître la raison de sa possession de drogue et les liens qu'il possédait avec le réseau – histoire de récupérer des noms et arrêter son trafiquant -.
Mon père l'avait interrogé un bon moment et avait jugé bon de le laisser face à des personnes de son âge et du même établissement pour lui délier la langue – la vraie raison étant certainement qu'il avait perdu patience et qu'il était a deux doigts de le frapper pour qu'il parle... -.

Postée devant le commissariat, j'attendais mon acolyte du jour. Avant d'entrer, je voulais en apprendre un peu plus sur lui pour réussir à le cerner : ça pourrait être utile...
Je n'eus pas a attendre bien longtemps pour le voir arriver. Pour l'occasion, j'avais troqué mon uniforme de réserviste des forces de l'ordre pour ma tenue héroïque. C'était rare que je vienne sur place comme ça mais aujourd'hui je venais en tant qu'apprentie héroïne de Seigi et non pour le compte de la police. Et puis, j'étais persuadée que cela aurait plus d'impact sur Hiragato Shosei qui avait voulu entrer dans la filière héroïque, que de se retrouver une nouvelle fois face à un uniforme. Après tout, il n'était pas obligée de savoir que j'étais directement affiliée au commissariat.

« Hi Shaporo-san ! »

Le saluai-je d'un signe de la main, quittant le mur sur lequel je m'étais adossée pour patienter et relevai la tête pour capter son regard – c'était le problème quand on mesurait tout juste 1m60 : on passait notre temps a lever la tête -.

« Je suis Fubuki Nami aka Cold Breath. Mais ici tout le monde me connaît et m'appelle Fubuki-chan ou Nami-chan alors fais comme tu veux. »

Clamai-je dans un léger sourire avant de reprendre un air plus sérieux.

« Tu es au courant de l'enjeu de notre mission j'imagine ? J'ai l'habitude de participer aux interrogatoires mais aujourd'hui c'est un peu différent. Je pense qu'il faut davantage mettre l'accent sur notre affiliation à Yuei, en classe héroïque, plutôt que sur les protocoles policiers qui n'ont rien réussi à lui soutirer. C'est dans tes cordes ?  »

Pas de violences ou de haussement de ton pour l'instant : juste chercher a instaurer une sorte de climat de confiance pour nous raconter ce qu'il savait. L'énumération des risques qu'il encourait viendrait en numéro deux si tout ça ne donnait rien.

« Le fait que je sois en dernière année et toi en première sera aussi l'occasion pour lui de voir deux « générations » différentes avec des expériences changeantes dans le monde héroïque. De quoi peut être lui faire comprendre de ce a côté de quoi il passe et qu'il se plante, surtout vu les fréquentations qu'il a l'air d'avoir. »

Lui rappeler que s'il a été candidat pour la filière héroïque c'est qu'il défendait avant certaines valeurs dont il n'a plus rien a faire aujourd'hui visiblement.

« Tu pourras bien sûr lui parler et le questionner aussi, nous sommes partenaires sur l'affaire, mais en tant que senpai et familière du domaine, je te demanderais simplement de respecter cette approche. Ça marche ? »

Il n'y avait nulle tentative d'intimidation ou d'autorité dans le ton de ma voix, seulement un sourire de confiance à son égard.


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Shaporo
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Surnom : Shaporo
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Re: Camarade en détresse || Dim 30 Sep - 19:04

Sigh…. En ce moment, je n’étais vraiment pas moi-même. Je me surprenais à démontrer de la gentillesse et de l’attention lorsque je le pouvais. Ce qui me surprenait, ce n’était pas tant que je montrais cet aspect plus humain de ma part, mais… Si, ça l’était un peu. Je n’avais pas ce genre de caractère, pas le moins du monde. Je savais qu’en voulant être un héros, il fallait que je change un peu, mais… Je n’aurais jamais pensé qu’un problème dans ma tête viendrait à le faire subitement.

Au fait, tu t’es toujours pas décidé à parler la voix ? Depuis que t’as disparu, j’admets que j’ai commencé à changer, et c’est quelque peu déplaisant. Est-ce que tu peux m’entendre ? T’es là ? Dis quelque chose au moins, franchement. Sigh… Je suis fou, définitivement. Être dérangé par la disparition de quelque chose que j’ai probablement imaginé… Et si ce n’était pas le cas, cela voulait dire qu’il y avait réellement une chose qui me hantait ou un truc du genre. Quelle connerie. Je ne peux pas simplement rester moi-même sans y penser ? Mets-toi ça dans le crâne foutu cerveau.

M’enfin, en vrai, je n’avais pas trop le temps de m’apitoyer sur mon sort. D’une, ça allait vraiment pas avec le type de personnage que j’étais, de deux… Je me devais d’agir. J’avais été appelé pour assister une aînée pour une mission. Assister hein… J’avais encore de la marge pour que l’on me considère comme un vrai héros. Tout ça parce que j’étais un premier année hein… La vie était des plus injustes. Toutefois, ça m’allait, ce genre de défi. En ressortant du lot alors que personne ne s’attend à tes exploits, ça procure la meilleure des sensations. Bien que je n’étais qu’un pauvre élève venant tout juste d’entrer à Yuei, n’étant qu’un aspirant héros sans grandes connaissances ni expériences… Si je venais à graver les échelons à mon jeune âge, je serais sans doute reconnu comme un génie. Mais bon, puisque j’en étais un, ça allait finir par se savoir assez rapidement.

Quoi qu’il en soit, je devais apporter mon aide à une certaine Fubuki Nami. Eh bien, ça ne me disait rien. Même si je pouvais reconnaître la plupart des héros connus, ma base de données s’arrêtait là. Dans le passé, je n’avais pas pris le temps de retenir les noms de chaque personne prometteuse ou ce genre. Et, j’avais arrêté cette attitude d’Otaku pour me concentrer sur mes performances physiques… En tout cas, qu’importe qui était cette demoiselle, cela ne changeait pas qu’elle allait être ma camarade de mission.

« Hey. »

Mon prénom dès le début ? M’enfin, il fallait dire que je préférais ça. J’étais bien plus habitué comme cela, et puis j’avais presque renié mon nom de famille. Pour ma part, j’avais instinctivement placé une barrière de sorte à ne pas paraître trop grossier dès la rencontre… Même si sa tête bleue me disait quelque chose. L’avais-je déjà rencontré auparavant ? Mmh… J’avais oublié. Cela ne devait pas être très important pour le coup. Cold Breath… ? Non, ça me disait vraiment rien.

« Quant à moi, tu le sais sans doute déjà, mais je suis Shaporo. Fenihara… Shaporo. Je ne suis qu’un première année de Seigi sans aucun glorieux passé. M’enfin, tu peux rester sur Shaporo, je n’aime pas trop mon nom après tout. Enchanté, Fubu-chan. »

Ce fut une réponse instinctive à sa propre présentation. Bien qu’elle semblait légèrement me dénigrer moi-même, ce n’était pas tant le but donné. C’était réellement une réponse instinctive, sans arrière pensée. Ceci dit, il m’avait été difficile de ne pas reprendre mes vieilles habitudes, me montrant quelque peu irrespectueux. J’étais quelqu’un qui prônait la liberté de pensée, et ainsi j’appliquais naturellement cet aspect sur ma façon de parler.

Lorsque la miss mentionna la mission, j’en vins à soupirer intérieurement. Ouaip, j’avais réussi à taire ce soupir avant qu’il ne subvienne. Un idiot avait cru bon d’utiliser une de ces drogues Triguer pour se renforcer hein. Il était vraiment désespéré ou… Complètement idiot. Pauvre agneau perdant de vue son objectif… Il voulait devenir un héros, à ce que j’avais compris. Même s’il avait raté les examens, il avait qu’à persévérer ou je ne sais pas… A chercher des raccourcis, on finit par se brûler… Non, l’expression c’est… Bon, qu’importe. C’était un idiot, mais je pouvais le comprendre… Un tout petit peu. Après tout, ce n’était pas tout le monde qui pouvait être un génie comme moi. La vie est injuste. M’enfin, au final, il fallait le faire parler.

« J’suis pas vraiment sûr de pouvoir me contrôler pour cet idiot. Et dire qu’il y a tant d’idiots dans ce monde… Sigh… Mais bon, je ferai un effort pour tes beaux yeux. »

Me grattant légèrement l’arrière du crâne lors de cette réponse, je ne fis que dire mes ressentis sur l’affaire. Si je venais à parler, ça allait sans aucun doute mal finir. Bien que je pouvais être habile avec les mots, j’avais tendance à ne pas me tendre vers une possible négociation… Mais plutôt à chercher un moyen de pression qui ferait cracher les informations que je voudrais de mon interlocuteur. En quelque sorte, mes méthodes étaient assez agressives pour un élève. Cela dit, je savais aussi observer les situations et m’adapter à celles-là. Bien que ma nature générale était plutôt orientée sur un côté violent, je pouvais tout de même me rapprocher sur des façons d’attiser certains sentiments pour que tout se passe… En douceur. C’était comme lorsque j’avais dirigé les autres élèves avec mes discours, lors de l’attaque des vilains. Mais bon… Ce n’était pas quelque chose à faire sans attendre le moment opportun.

« Je suppose que tu devrais plutôt essayer de lui parler en premier. Je me calerais sur ta façon de faire en premier temps. Je n’aimerais pas ternir ta réputation ou massacrer tes efforts alors qu’on aura à peine commencé à le cuisiner. M’enfin, j’suis quelqu’un d’impulsif tu vois. Faudra pas m’en vouloir s’il m’énerve. »

Ceci dit… Je venais d’avoir une idée de génie. Les gens qui cherchaient à cacher quelque chose essayaient souvent de rester le plus calme possible, mais loupait toujours un battement de cœur quand on s’approchait de la vérité. Sans utiliser de machine pour le restreindre et ainsi le mettre plus en confiance, on pourrait toujours lui parler normalement… Mais j’utiliserais mon alter pour le cerner… C’était une possibilité.

« Écoute Fubu-chan. Ce genre de gars, je peux vraiment pas les encadrer… »

Pourquoi donc ? Eh bien, ils étaient tout ce que j’aurais pu être si je n’avais pas la résolution nécessaire pour persévérer dans les efforts.

« Mais, je crois que je peux rester calme un moment. M’enfin, plutôt que de dire ça comme ça, je vais plutôt dire que je peux capter les battements de son cœur et repérer quand y’a une irrégularité avec mon alter. Cependant, je serais pas capable d’entendre ce qu’il dit précisément, ça me demandera une bonne concentration pour écouter l’intérieur de son corps, et précisément et uniquement son cœur après tout. Je pourrais cela dit tenter de minuter, dire à quel instant son cœur aura agit étrangement, et on pourrait concorder avec ce qu’il t’a dit. Mais bon, c’est qu’une idée. J’suis pas sûr qu’elle soit bonne. Il faut dire, même si je suis doué pour trouver des informations… Ce n’est pas la même chose pour soutirer ces mêmes informations de quelqu’un. »

Je ne savais vraiment pas si l’idée était bonne, mais selon moi c’était quelque chose que l’on pourrait mettre en pratique. La difficulté était surtout de pouvoir nous coordonner par la suite, ou si notre interlocuteur venait à me parler. Bien entendu, si Nami me ferait un contact physique, je pourrais sans doute revenir à la conversation, mais mon espionnage s’arrêterait alors. Quoi qu’il en soit, le choix lui revenait, en tant que Senpai.

« Qu’importe, je tâcherais de me contenir comme je peux. C’est pas comme si je cherchais à mettre en échec notre mission t’façon, je ferais tout ce qui est possible pour la réussir. Du moins, jusqu’à ce que j’explose. Eh bien, je te suis têt-… Fubu-chan. »

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Fubuki Nami
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Fubuki Nami
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Re: Camarade en détresse || Ven 5 Oct - 19:19


Il était courant de dire que « la première impression était la bonne ». Celle de Shaporo me dressa un portrait de lui auquel j'étais relativement habituée car il ressemblait finalement beaucoup à Suza-kun. Hormis que cette fois, c'était moi la Senpai !

Le garçon avait un caractère bien affirmé – cela se sentait- et il avait l'air d'avoir un ego démesuré. Ouais... définitivement comme Phoenix quoi... ça ne me changerait donc pas trop de d'habitude. Mais « Fubu-chan » sérieusement ?! Je m'étais contentée de son prénom parce que j'ignorais son nom mais j'étais au moins restée avec un « -san » pour être un minimum respectueuse et non un « -kun »... ça ne se voyait peut-être pas par la taille – effectivement - mais je restais son aînée et à plus forte raison aujourd'hui où il flirtait avec mon domaine.
Cela dit, je ne relevais pas. Je me moquais un peu des civilités du moment qu'il se sentait à l'aise et respectait les consignes, même si, d'après ce qu'il m'en disait, ce point précis risquait d'être compliqué.
Oui, j'étais bien plus vexée par le fait qu'il ne semblait pas me prendre au sérieux de part ma taille plutôt que sur mes compétences... mais ça aussi c'était habituel.

« Aha... Laisse mes « beaux yeux » en dehors de ça. C'est la procédure. »

Je haussai les épaules après l'avoir gentiment remis à sa place finalement.

« Tu peux considérer cela comme un ordre si tu en as besoin pour le suivre mais je préférerais que les choses restent plus « à la cool » alors je te fais simplement confiance pour te tenir. »

Parce que sinon les choses ne se termineraient pas bien pour lui, et pas seulement à cause d'une soufflante de ma part mais de manière bien plus impactant pour lui. Moi non plus je n'aimais pas me prendre une gueulante de la part du Lieutenant – ne jamais s'y frotter lorsqu'il était furax – mais... j'étais sa fille et pas un apprenti héros inconnu au bataillon. En clair, si Shaporo faisait une bourde majeure... il ne le louperait pas. Et l'agence non plus. Mais ça, il le savait déjà.

Il avait visiblement intégré les choses de toute façon puisqu'il avait une manière bien différente de les aborder tout à coup. Bien sûr, il me fit part de son impulsivité et du fait que ce genre de gars le dégoûtait, ce qui n'arrangeait pas les choses mais... au lieu de me faire pester, tout ça me fit esquisser un sourire, me rappelant encore une fois quelqu'un que je connaissais bien.

« ça ira ! Suffit que tu me laisses parler si tu sens que tu vas exploser. En ce qui concerne ton alter... inutile d'y avoir recours pour le moment. La simple présence « héroïque » pourra ptet lui faire écho vu qu'il s'y destinait aussi. Et puis... la police en général n'aime pas trop les démonstrations d'alter. Si jamais il ne veut vraiment rien dire malgré nos tentatives alors on pourra envisager ce plan. »

Confiante, je hochai la tête avant de débuter officiellement notre mission, entrant dans ce commissariat dont je connaissais chaque recoin et sous sols.
Venue sans mon arme pour aujourd'hui, je déambulai dans les couloirs sans besoin de personne pour me diriger vers notre homme : il était forcément déjà en salle d'interrogatoire et cela depuis un petit moment. Autre moyen pour le repérer ? Suivre la voix portante de mon paternel qui commençait presque a jurer depuis la pièce.
Je levai les yeux en l'air sans me départir de mon sourire, rencontrant sur le chemin des collègues de la brigade ou autres officiers qui me saluèrent d'un signe de tête ou d'un « Fubuki-chan ! » voir même de « Nami ! » souvent accompagné de « comme tu l'entends, il est sacrément remonté ». Aha...ha..ha..

Entrant finalement dans la pièce avec Shaporo après avoir exceptionnellement frappé, je me postai dos contre le mur en inclinant la tête à l'attention de mon père. Celui là même qui en fit de même après s'être pincé l'arrête du nez.

« Je vous laisse en compagnie des héros. Peut-être que vous serez plus enclin a délier votre langue auprès de vos "idoles"... Tss... »

Là dessus il s'éclipsa après avoir pesté, laissant ce cher Hiragato Shosei cracher sur le sol à ses pieds et le plaçant donc dans une boîte sur laquelle était écrit « petit con » dans un coin de ma tête. Mais, après tout, ce n'était pas comme ci c'était la première fois dans cette pièce.

Je pris place sur l'une des chaises à la tablée, face à lui.

« Hiragato-san, je suis Cold Breath. Apprentie héroïne en dernière année à Yuei et affiliée à l'agence Seigi. Voici Shaporo-san, un premier année. »

Les présentations étant faites, nous pouvions entrer dans le vif du sujet. Tutoiement de circonstance pour effacer la distance entre nous, briser les codes et l'installer dans un climat de confiance.

« On nous a dit que tu as toi aussi tenté la filière héroïque. C'est donc la voie que tu te destinais. Ma question est donc la suivante : pourquoi lui avoir fait un doigt ? »

Les mains jointes sur la table en pyramide et le regard focalisé sur le sien, j'affirmai mon assurance et observai son langage corporel, comme je l'avais appris. Dans quel état d'esprit se trouvait il ? … Son regard se mit a fuir vers le coin supérieur gauche, laissant comprendre qu'il se remémorait cette période. En revanche, ses bras croisés contre son torse exprimait bien son désir de fuite par cette « barrière ».
Il resta dans son mutisme.

« Chaque héros est différent, bien sûr, mais ils partagent quand même des convictions communes. Comme celle de ne jamais baisser les bras par exemple. »

Ce qu'il avait pourtant fait à la première occasion.
Je cherchai volontairement à le faire réagir et je ne fus pas déçue. Son regard se posa sur moi et il se crispa.

« Je ne suis pas un lâche ! »

Enfin une réponse.

« L'ai-je dis ? Un échec a bloqué ta route et te voilà maintenant du côté de ceux que tu te destinais à stopper. »

Il commença à se ronger les ongles peu à peu, anxieux voir même peut être en manque...
Et s'il était lui même victime de la drogue Trigger ? Dans le réseau malgré lui ? C'était une possibilité...

« Qu'est-ce qu'elle représente cette drogue, pour toi ? »

Nouveau silence. Il ne souhaitait sans doute pas avouer qu'il en avait consommé lui même mais je connaissais les protocoles donc... il était un peu foutu si c'était le cas.

« Le prélèvement sanguin et salivaire que tu as fais il y a quelques heures nous le dira, tu sais ? »

Haussement d'épaules.

« Inutile de le cacher si c'est vrai. Et c'est même tout dans ton intérêt de le dire ! Car figure toi que nous voyons les consommateurs de cette substance plus comme des victimes qu'autre chose. »

« … Pourquoi vous ne le dites pas ? … Pourquoi vous ne balancez pas l'existence de cette drogue pour expliquer ce qu'il se passe, bordel ?! »

Eh oui... c'était encore les porteurs d'alter qui trimaient, qui étaient vu comme fous et donc une menace a confiner.
Mon regard se tourna vers Shaporo, le laissant répondre a ça, s'il le souhaitait.
C'était pour moi une forme de test. Saurait-il trouvé les mots justes sans balancer d'infos confidentielles ? Et surtout, garderait-il son sang froid ? …

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Re: Camarade en détresse || Jeu 11 Oct - 20:10

… Laisser ses beaux yeux en deh-… Ah, j’avais encore parlé pour rien. Quand je prenais mes aises, je faisais rarement attention à ce que je disais, surtout que j’avais l’habitude de débiter quelques conneries sans m’en rendre compte, comme à ce moment-là. Non, à vrai dire, comme je prenais mes aises tout le temps, quasiment, on pouvait dire que c’était dans ma nature.

M’enfin, je pouvais comprendre que faire foirer la mission à cause de mon tempérament risquait d’être mauvais. Même si j’étais un rustre impulsif, je pouvais toujours me tenir en laisse quelques instants… Sans doute. Sigh… Je devais me mettre en condition, c’était une mission, pas une simple recherche de mon côté. Je devais laisser mon aînée agir sans intervenir, après tout, elle restait plus expérimentée que moi… Tss. Je hais vraiment le fait de me sentir inférieur aux autres. Sigh… Je devrais juste arrêter de penser à ça, je suis le gamin de génie Shaporo, tout le monde le remarquera bientôt. Un génie !

« Compris, essayons donc d’abord des méthodes plus… Réglementaires. »

Au final, ma proposition n’en était qu’une. Ce n’était pas parce qu’elle avait été réfuté que j’allais ressentir quoi que ce soit. Bien que je pensais que c’était une bonne idée, cela avait ses propres défauts que je pouvais déceler facilement. Et puis, si ce type était réellement comme je le pensais… Je ne doutais pas pouvoir toucher son cœur si j’y mettais un peu du mien. Restait à savoir si je n’allais pas l’effrayer durant le processus… Mais bon, en premier lieu c’était à la tête bleue de parler.

Eh… Fubuki-san était plutôt connue dans le coin, et surtout, elle semblait assez respectée et aimée au vu des visages des policiers. Certains avaient même l’air d’être rassuré de son arrivée, signe que l’on comptait sur elle. Tss ! Je montrerais au monde que je suis un génie ! J’ai pas besoin que l’on croit en moi ou n’importe quoi. Je me dirigerais au sommet et je rabattrais le clapet de tous ces gens qui me prennent de haut, comme avant.

Effectuant un léger hochement de tête pour payer un certain respect au père de ma camarade avant qu’il ne parte, je m’assis à côté de la miss sans prendre attention à mon apparence ou à mon attitude, et ne dit un seul mot, observant uniquement.

Sa première réaction ne put que me faire rire. Ce n’était pas un lâche ? J’avais vraiment envie de le frapper. Il avait même pas les couilles d’admettre que c’en était un. Un parfait lâche. Je retire mes précédentes pensées… Je ne serais jamais, et je n’aurais jamais été comme lui, qu’importe les situations. Je savais que je ne suivais pas les règles du système, et que je m’en foutais royalement. Ceci dit, j’avais mes principes. Peut-être était-ce là ce qui m’écartait de la voie des vilains pour l’heure… En tout cas, je ne dis rien et laissai couler, par respect envers la tête bleue. Ouaip, j’avais pas l’air d’en montrer, mais c’était quand même le cas. Je ne dénigrais jamais quelqu’un sans l’avoir vu agir avant… En temps normal… Et ! C’était un temps normal…

Quoi qu’il en soit, la lady savait s’y faire, pas étonnant vu son statut de policière héros tout ça… M’enfin, ça n’empêchait rien que j’étais légèrement impressionné par son savoir-faire. Sans doute était-ce qu’une habitude en plus, pour elle… Sigh… J’avais encore beaucoup à apprendre… Je devais devenir plus fort, je devais avoir plus d’expériences, je devais engranger plus de connaissances et de techniques, je devais apprendre davantage d’approches… J’étais vraiment faible. Mais bon. J’étais un génie. Tout cela, j’allais vite le surpasser.

« A ton avis, qu’est-ce qui se passera si on balance l’existence de cette drogue hein ? »

Pas de réponse ? Il m’ignorait ? Tu joues avec le feu à m’ignorer comme ça. Même si ma coéquipière pourra me cool down, t’es vraiment joueur… Ou alors, il ne savait juste pas quoi répondre à cette question ? Ces gens étaient tous les mêmes. Ils critiquaient et gueulaient et rejetaient la faute sur n’importe qui et n’importe quoi sans même réfléchir un minimum… Mais bon, je pouvais les comprendre. Ça faisait passer les nerfs, il fallait toujours un martyr dans le lot.

« J’attends ta réponse. Que penses-tu qu’il se passera si on dévoile tout ça au grand peuple ? Tout le monde sera heureux dans la joie d’apprendre qu’il existe une putain de drogue capable de rendre plus fort en contrepartie de perdre son contrôle de soi ? Tout le monde sera heureux de coopérer dans l’ordre et la bonne entente ? En aucun cas il n’y aura de chaos, surtout suite à l’attentat de ces putains de vilain ? Réfléchis un peu idiot. »

Selon moi, le dire ou non officiellement m’importait guère. Non, je m’en foutais complètement… Mais, je voulais toujours garder un statut de héros, et pour cela il fallait forcément que le système survive. La confiance du peuple envers les héros et les policiers étaient déjà au plus bas, ce qui expliquait ces hausses d’utilisations d’alter sans permission.

« T’avais vraiment envie d’être un héros si tu te demandes ça ? Permets-moi d’en douter. »

Oh, enfin une réaction. Il avait l’air énervé, parfait. J’avais un don pour provoquer les gens, je n’allais pas laisser cela de côté sans en faire profit. La tête bleue m’avait permis d’agir plus tôt pas vrai ? Alors c’est enfin mon tour. En quelque sorte, j’avais réussi à me contenir, un peu. Si j’arrivais à le mener en bateau par la colère, il finira sans doute par cracher un ou deux morceaux.

« Alors, comme tu le sais, je suis un première année. Un apprenti… H-E-R-O-S. Comment penses-tu que j’ai réussi à le devenir ? Le talent ? La puissance de mon alter ? »

J’avais touché le bon bout. Il avait assez les boules pour répliquer et laisser ses pensées défiler via ses paroles. Un idiot impulsif qui irait jusqu’à prendre une drogue pouvant le rendre plus fort allait forcément finir par s’énerver si je le poussais un peu… Et ce genre de type ne pouvait que se montrer franc s’il parlait dans ces conditions.

« Vous autres, ceux qui ont réussi l’examen ne peuvent pas comprendre ce que l’on ressent… Vous avez tous un physique adéquat ou un alter suffisamment puissant pour… Vous pouvez pas comprendre ! »

J’aurais tout entendu. Un physique adéquat… ? Un alter puissant ? Je ne cumulais ni l’un, ni l’autre…

« Et donc, tu as décidé de dériver de ton rêve pour te sentir fort ? Comme je le disais, tu n’avais vraiment pas envie d’être un héros. Un rêve qui peut se faire piétiner aussi facilement… C’en est pas un. »

Alors, là, j’avoue, je n’aurais pas dû dire ça. Cela n’était d’aucune utilité pour nous. Il n’allait pas délier sa langue parce que je l’avais insulté de la sorte, et il n’allait sans doute pas s’énerver pour cela sachant que c’était la vérité. Au contraire, il risquait sans doute de déprimer et d’arrêter de parler. Mais bon, je n’avais pas pu m’empêcher de dire ça. Le pire dans tout ça, c’était que je n’avais pas haussé le ton, ni m’étais montré agressif. J’étais calme, perplexe, limite… Déçu.

Je vins alors à sortir mon téléphone portable, puis à attraper une photo qui était cachée dans une des poches de la protection de l’appareil. Après un bref soupir, je vins alors à poser l’image sur la table, devant l’élève de la filière générale.

« Qui penses-tu que ce soit ? »

Après avoir rapidement regardé, le détenu vint à secouer la tête avant d’affirmer qu’il ne connaissait pas ce jeune homme. Ouais… C’est sûr… Moi-même je ne le connais pas. M’enfin, presque… Sa silhouette ressemblait plus à une énorme boule qu’à un homme.

« Et si je te dis que ce type est actuellement un apprenti héros ? »

Il ne dit pas un mot. C’est vrai, après tout, il pouvait très bien avoir un pouvoir destructeur. Ainsi, il n’aurait pas à se préoccuper tant que cela de son physique.

« Connais-tu beaucoup de personne avec une tête cendrée ? »

Il avait l’air d’avoir compris. Le type sur la photo, ce gars obèse qui avait subi les moqueries du monde, c’était moi.

« Tu veux savoir comment j’ai pu entré dans l’académie de Yuei en tant qu’aspirant héros maintenant ? M’enfin, écoute. Cette apparence date d’il y a maintenant… Un peu plus de trois ans. Ouaip, seulement trois ans. J’étais la risée de la famille, de la classe et même de la ville. Je clamais vouloir être un héros avec ce corps-là… Et tu sais quoi ? Mon alter, à l’époque… Il me permettait juste de changer de timbre de voix. Ouais, je pouvais avoir une voix de gonzesse si je voulais. Impressionnant pas vrai ? Haha. Même ma famille a fini par avoir honte de moi. J’étais un sac… Un sac de frappe, un gros sac… J’étais la cible des nerfs de tous, mais cela n’a en rien entaché mon rêve de devenir un héros. Comment je suis devenu aspirant avec ce corps que j’avais, et l’alter de merde que j’avais ? J’ai persévéré. J’ai craché du sang, encore et encore et encore… Et maintenant me voilà. Penses-tu que j’avais un physique adéquat ? Que j’avais un alter surpuissant ? J’ai surmonté tout cela juste avec ma volonté ! »

Qu’est-ce que cela avait avoir avec l’affaire ? Eh bien, en vérité, rien. J’avais besoin de dire cela à quelqu’un, depuis longtemps, et c’était venu sur le coup. M’enfin, cela n’avait pas non complètement rien à voir. J’appliquais une certaine méthode pour tenter de me rapprocher avec ce type, le mouvoir et tout cela. Clairement, j’essayais de jouer avec ses sentiments. Mais bon, je le cuisinais de cette façon depuis que j’avais pris la parole.

« Toi qui as voulu devenir un héros… Ce rêve, est-il encore en ton cœur ? N’es-tu pas assez jeune pour le viser encore ? Vas-tu tout jeter pour une simple histoire de drogue qui pourrait passer aux oubliettes ?

- De toute façon, c’est fini ! J’ai passé l’âge de pouvoir devenir un apprenti !

- Choppe cette foutue licence héroïque autrement alors. Et puis, c’est pas dit qu’à l’avenir il n’y ait pas d’autres façons de devenir un héros. Tu veux devenir un héros ? Alors bosse. Bosse jusqu’à en cracher du sang. Être un héros, ce n’est pas être surpuissant… C’est d’avoir la volonté de se relever coup après coup, de toujours avancer droit devant soi. Si tu veux toujours devenir un héros, tu pourras le devenir. Toutefois… Il te faudra avancer en persévérant sur le chemin des héros. Pas après pas sans chercher à prendre de raccourcis démoniaques qui te feront tomber en enfer, et qui changerait ta gloire en déshonneur. Tu peux encore devenir un héros, ceci dit… Les fondations de cette quête dépend de toi. Vas-tu t’accrocher à un noir destin, ou vas-tu écrire ton propre futur ? Le prix du livre n’est que ta coopération. Que vas-tu choisir ? »

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Fubuki Nami
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Re: Camarade en détresse || Mar 16 Oct - 15:54


Finalement, Shaporo-san ne se débrouilla pas si mal.
Je l'observai parler au dealer sans pour autant lâcher mon attention sur ce dernier. Après tout, ses réactions et sa gestuelle m'importait bien plus que celles de mon partenaire de mission actuellement.

Je doutais moi aussi très fortement de son implication héroïque pour tenir un discours pareil – à moins qu'elle n'ait duré que le jour de l'examen d'entrée à Yuei -.
Toujours est-il que Shaporo tentait de le titiller dans sa fierté tout en se prenant comme exemple. C'est ainsi que j'appris en même temps que notre « martyr », que le premier année en avait pas mal bavé pour en arriver là aujourd'hui : ça me permit d'en apprendre plus à son sujet.
Même si tout cela replongea l'interrogé dans un parfait mutisme, propice à la réflexion comme le montrait son regard.

« Beaucoup de personnes qui sont entrées à Yuei en filière héroïque étaient pourtant loin d'être doués en tout dès le début, contrairement à ce que tu penses. Shaporo-san t'a donné son exemple personnel : je vais te raconter la mienne. »

La plupart des gens la connaissait ici au commissariat, mais le pire dans tout cela, c'était que mon père, et donc le premier concerné, nous observait probablement derrière les vitres teintées de la pièces.
Lui avais-je seulement dit un jour comment j'avais vécu les choses et comment je les avais dompté avec le recul ? …

« Au contraire de mon camarade, mon alter à toujours été puissant. Trop puissant pour les mains d'une fillette de quatre ans. Mais savoir en garder le contrôle n'a pas été la chose la plus difficile a gérer, ça j'ai bien su le faire en laissant mon alter au placard pendant une dizaine d'années, sans y toucher. Non, le pire, ça a été de découvrir son existence en blessant mon propre père. »

Je haussais les épaules.

« N'ayant pas des parents qui possèdent un alter, l'incompréhension face à cette situation a été totale pour eux comme pour moi, on peut le dire. Comment comprendre et gérer un « mutant » lorsque l'on en est pas un ou lorsque l'on a aucun modèle de référence pour apprendre a faire avec ? Eh bien... on le fait taire. On étouffe sa nature pour retrouver un semblant de vie normale et ne plus l'imposer à qui que ce soit. On ne ressort plus cette chose qui peut blesser terriblement et qui nous effraie. »

Mon regard glissa par réflexe vers les vitres teintées alors que la suite s'apparentait à une véritable confession pour les officiers de ma brigade, tout comme pour mon père.

« Mais notre nature reprend toujours le dessus, n'est-ce pas ? On ne peut pas taire indéfiniment qui on est ou ce qui fait parti de nous. Surtout lorsque cette capacité nous permettrait de sauver des vies et de rendre les interventions plus efficaces si bien maîtrisée. Un héros m'a conforté dans cette voie et j'ai choisi de laisser ma peur de côté pour au contraire mettre a profit cette faculté. »

Dire tout cela me rappelait mes innombrables entraînements pour parvenir a un semblant d'équilibre. Un équilibre fragile à mon entrée à Yuei.  

« Cela n'a pas été facile. J'ai d'abord dû apprendre à me défaire de cette peur et à me renforcer pour canaliser mon alter sans me blesser moi même – et même ça j'ai encore dû mal -, mais j'ai réussi. A force de travail et de soutien de la part de mon entourage. »

Même si cela se résumait en fait à une seule personne et que mes parents n'en faisaient pas partis – du moins pas mon père qui aurait préféré que je poursuive une carrière exclusive au sein des forces de polices -.

« Tout ça pour dire que tout le monde à son parcours. Certains naissent avec plus de facilités que d'autres, c'est vrai, mais alors ? Cela ne t'empêche pas d'atteindre tes objectifs pour autant si tu t'en donnes les moyens. Suffit de suivre ta voie. »

Quand aux portes fermées de la filière héroïque...

« Etre héros n'est pas une question d'âge. On ne choisi pas de l'être comme une simple profession. C'est une vocation. Une volonté propre d'aider ceux qui en ont besoin et d'arrêter les malfaiteurs. »

J'arquai légèrement un sourcil.

« Si tu voulais devenir héros tu dois bien en être conscient. Tu as échoué ton entrée et après ? Tu aurais pu recommencer. Te donner les moyens d'y arriver. Rien ne t'empêche d'apporter ton soutien à petite échelle : la simple satisfaction d'aider devrait te suffire. Etre un héros n'est pas non plus une question de renommée. »

C'était en tout cas mon point de vue même si cela n'était pas partagé par tout le monde. Pourtant, les policiers ou les pompiers, œuvraient bien souvent dans l'anonymat au service de la population. Qui pouvait citer le nom de l'agent ou du secouriste qui lui était venu en aide ? Pas grand monde.

« Quoi qu'il en soit, tu te retrouves désormais à la place inverse des valeurs que tu défendais autrefois. Tu es devenu ce que tu voulais combattre... Mais il n'est pas encore trop tard. »

Je jetais un coup d’œil à Shaporo-san.

« Comme il l'a dit, tu as encore le pouvoir de changer les choses si tu coopères et nous aide à mettre fin à cette histoire de drogue qui met en péril la population toute entière. »

Les porteurs d'alters parce qu'ils devenaient fous, et les autres parce qu'ils subissaient les dégâts des premiers. La relation entre les deux n'avait de cesse de chuter au point où la confiance disparaissait peu à peu complètement.

Notre homme semblait à bout. Cela faisait des heures qu'il était assis sur cette chaise a devoir répondre ou se remettre en questions. Son moral devait être brisé, la peine l'attendant n'aidant en rien s'il ne se décidait pas à nous aider.

Il se mit a agiter nerveusement les pieds et la tête par moment tout en soupirant : je savais à cet instant que c'était gagné.

« … Tenmei Kitasu... »

Derrière les vitres teintées, on s'affairait déjà aux recherches dans la base de donnée, c'était certains.

« C'est le trafiquant qui te fournissait ? »

« … Oui... »

Son regard déviant au moment de répondre me fit comprendre qu'il mentait.

« C'est plutôt « l'un d'eux » non ? »

« … Je vous ai balancé un nom, vous trouverez bien le reste tout seuls »

Mon ton devint plus ferme.

« Et toi tu purgeras une peine pleine propre à ton délit. »

« Je vais crever s'ils me retrouvent de toute façon. »

« C'est justement pour éviter que ça n'arrive que tu dois nous aider à les mettre derrière les barreaux. Tu ne veux pas parler de ta connexion directe ? C'est un ami ? Ou un membre de la famille peut-être ?  »

C'était souvent la raison des silences. Et il en plaça un.

« Ok. Va pour Tenmei Kitasu. Un lieu régulier d'échange ? »

Il nous regarda sans dire un mot de plus.

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Re: Camarade en détresse || Mer 19 Déc - 9:40

Tenir un discours pareil… Je venais à douter de moi-même. Était-ce vraiment ce que je ressentais ? Il était vrai que jusqu’à peu, c’était évidemment ce qui me tenait à cœur. Le mot héros me faisait frémir, je voyais ce titre comme un objectif, un but… Mais maintenant ? Voulais-je toujours être et respecter ce code là ? Je m’étais résolu à emprunter ce chemin aveuglément, mais la réalité des choses n’est pas la même. Je nageais encore en plein doute. Je savais quelque chose qui m’empêchait de faire le grand saut. Mon âme était divisée sur l’idée, mon cœur n’arrivait plus à apprécier pleinement la saveur du métier. Peut-être qu’au plus je m’approchais du final, au plus j’en venais à être déçu de celui-ci… ?

Non, c’était autre chose. C’était comme si… Comme si j’étais une toute autre personne, avec des valeurs complètement différentes. Toutefois, ce qui est étrange, c’est que j’arrive encore à me rappeler de la vocation que j’avais choisi… J’arrive à la ressentir et à la respecter, même si au fond je n’y apporte plus d’importance. Qu’est-ce qui m’arrive bordel ? Est-ce seulement un changement de ma part… ? Vraiment… ? Cela ne peut être aussi peu… Si ? Sigh… Je suis pas sûr de vouloir adhérer à cette hypothèse que j’ai un cas de trouble de la personnalité multiple. Même si cela expliquerait pourquoi la plupart de mes souvenirs sont si flous. Non, vu que j’ai aussi énormément de souvenirs de mon passé… Non, ce ne sont pas vraiment des souvenirs mais plutôt… Un ressenti ? Fais chier, tout colle. Je suis donc malade… Je refuse de l’admettre. Je sais que j’ai vécu toute ma vie dans ce corps, je ne suis pas qu’une apparition soudaine ! Ma perte de mémoire sur certains faits est tout à fait normal ! Un humain ne peut pas se souvenir de tout après tout ! Tss ! Je suis réel…

Calme-toi. Se mettre à spéculer sur ce genre de chose ne va pas m’aider. Et puis, est-ce que cela m’empêche de m’amuser et tout ça ? Bien sûr que non, hahaha !! … Sigh. Que devrais-je bien faire ? Profiter de la vie telle qu’elle est ? Et si je changeais encore… ? Est-ce que… Je disparaîtrais ? Je ne veux pas de ça ! Calme-toi ! Calme-toi !

Même si j’essayais de paraître calme, comme toujours, je commençais à perdre le contrôle sur mon corps. Ma respiration n’était plus régulée correctement, et je venais à haleter légèrement. Ceci dit, je finis par me reprendre après m’être faiblement tapoter la jambe secrètement. Ce n’était pas le moment de dérailler.

Ainsi, je vins à me concentrer à nouveau sur l’affaire, écoutant la seconde partie de l’histoire de la demoiselle. Ayant complètement loupé le début, j’avais fini par comprendre le gros du partage. Si c’était bien le cas, la lady avait un pouvoir trop puissant pour elle, et elle n’arrivait pas à le contrôler, ce qui l’effrayait, en quelque sorte. Elle savait s’y faire pour se faire envier. J’avais toujours aspiré à avoir un pouvoir aussi flamboyant et surpuissant. Se retrouver avec un contrôle sonore… J’ai vraiment dû en chier pour tirer partie de celui-ci afin de le rendre offensif. Un soutien de ton entourage hein… Vraiment enviable… Tss. Comme si j’avais besoin de qui que ce soit. Je suis un génie ! C’est vrai ! Un génie complet ! J’ai besoin de personne pour me guider à la lettre. J’ai juste besoin d’observer un peu les autres pour apprendre tout seul. C’est tout. Le soutien des autres, ce genre de conneries, j’en ai pas besoin. Je montrerais au monde que je peux m’élever au-dessus du monde sans l’aide de personne. Je ferais ravaler toutes ces moqueries et tous ces mépris à ces enfoirés qui… Tsss ! Ils ont qu’à voir et regretter plus tard !

Bref. La miss avait fini par le faire cracher un nom, c’était déjà ça. C’était presque suffisant… Mais si c’était possible d’avoir d’autres informations, il valait mieux procéder pour qu’il dévoile tout. Vu que Nami ne semblait plus obtenir de résultats, je vins ajouter mon grain de sel dans l’affaire. J’avais bien le droit de le faire là, non ? M’enfin, j’allais le faire quand même.

« Exactement, tu risques de crever s’ils te retrouvent. Donc c’est tout à ton intérêt de nous répondre. Si tu nous donnes des infos correctes, on aura ce qu’il faut pour les arrêter. Tous. Avec un fait pareil, il est certain que ta peine pourrait être adoucie, voire levée. Avec ça, tu pourrais tenter à nouveau de viser le sommet, ou bien de vivre une vie plus paisible si toute cette affaire a fini par insérer des nuages noires dans ton esprit. Une personne un jour m’a dit qu’en prenant du recul sur l’affaire, on finit par s’éclaircir les idées sans s’en rendre compte… Et après cela, il n’est jamais trop tard pour revenir. »

Sigh… Peut-être devrais appliquer ce conseil-là… Mais, c’était plus fort que moi. Avancer droit devant, c’était tout ce que je savais faire. Jusqu’à peu, c’était suffisant… Mais… Sigh.

« Écoute. Tu n’as rien à perdre à parler. Même si ta connexion est de tes connaissances, proches ou non, il est clair qu’elle n’est pas dans le bon chemin, ou bien qu’elle se fout totalement de toi !

- Q-quoi !? R-reti-

- Je vais rien retirer, tu le sais toi-même. Te donner ce genre de drogue, c’est t’ouvrir les portes de l’enfer. Au bout d’un moment, le retour en arrière est impossible. Fort heureusement, on a pu t’arrêter avant que ça n’arrive. Et puis, tu l’as dit toi-même. S’ils te retrouvent, t’es mort. Est-ce qu’ils tiennent vraiment à toi ? T’es qu’un pion à leur yeux, alors pourquoi ne pas devenir un héros aux yeux du peuple ? Éclaircir ton nom en aidant la justice… C’est une bonne occasion tu trouves pas ? Crois-moi, à ta place, je saurais quoi faire. Ne crois pas que devenir un traître à ce camp m’aurait retenu… Si les avantages sont trop importants pour briser l’honneur, je n’hésiterais pas à le faire, surtout dans ces cas-là. Tu vas peut-être te faire détester, mais tu sais… Ce serait sans doute ton premier pas en tant que héros. Hiragato Shosei, le justicier qui a permis d’arrêter tout ce trafic. Ne crois-tu pas que cela te donne une bonne image ? Avec ça, un peu d’effort et… Pouf, tu pourrais finir par porter un costume très vite. »

Il ne parla pas, même s’il montrait un certain intérêt dans sa gestuelle et son regard. Cependant, il finit par détourner celui-ci du mien, fixant le mur de gauche. Pas assez convainquant ? Oh, je sais. Manque de confiance en soi, j’avais ce problème aussi auparavant, un moment.

« Tu penses pas pouvoir le faire ? Tu crois que ton alter est trop faible c’est ça ? Regarde le mien. Je croyais qu’il ne servait qu’à changer ma voix, mais j’ai fini par découvrir d’autres aspects propre à ce dernier. Si tu explores les possibilités de ton individualité, qu’est-ce qui t’empêche de devenir apprenti comme moi ? Un alter n’est jamais complètement inutile. Si tu arrives à t’en servir correctement, tu pourrais même être plus fort que cette lady au pouvoir complètement fumé. »

Je montrais du pouce la miss au cheveux bleus avec un fier sourire sur le visage.

« En tout cas, je ne compte pas perdre contre elle, même si je suis complètement désavantagé. Je suis l’homme qui s’élèvera au sommet, malgré mon passé. J’étais complètement obèse avec un pouvoir tout pourri ? Et alors ? En travaillant, je dépasserais le talent pur. Je surpasserais la différence de niveau de pouvoir. On dira, ‘oh ! Ce type est un génie !’. Si je suis l’homme qui deviendra tel quel avec ce passé, tu pourrais très bien devenir quelque chose de cet ampleur. Toutefois, il te faut un cœur ferme. Est-ce que tu as ce qu’il faut pour ça ? Le lieu d’échange, l’heure… Si tu nous dévoiles quelques informations supplémentaires, tu finiras par le savoir. Toi aussi, tu as ce don, cette germe… La germe de héros. »

Quoi ? Bon, j’avais dévoilé une partie de vérité, et le reste étant du bullshit total… Mais bon, il fallait bien le convaincre. Comme si ce type pouvait être aussi bon que le génie que je suis… S’il y croyait, peut-être que ça serait pour le mieux maaaais… Cela ne risque pas d’arriver je le crains. Je veux dire, je suis bien trop devant pour qu’il me rattrape. Et, je suis bien trop bon pour que son nom rivalise le mien. Yup. Yup…

« Le port… Vers six heures du matin… Il y a un certain cargo. »

Ça a vraiment marché ? Peut-être que je suis vraiment un génie après tout ? Non, je suis un génie ! Héhé… Je lançai un regard à ma partenaire, comme pour demander ce qu’on pourrait faire à ce moment là. Pour moi, on avait fini par dégoter les informations qu’on avait besoin, et il était temps de faire un petit tour à ce port. Ceci dit, peut-être que la policière héroïque avait d’autres plans de prévu… ? Ou peut-être que notre travail s’arrêtait déjà là ? En toute franchise, je serais déçu si on avait été appelé uniquement pour faire notre propagande de héros à un agneau perdu.

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Re: Camarade en détresse || Ven 18 Jan - 10:24

Shaporo avait réussi a aiguiser l'intérêt de notre petit trafiquant. En plus de laver son honneur, coopérer avec la police lui permettrait d'amoindrir sa peine voir de totalement la supprimer. C'était l'occasion pour lui de prendre un nouveau départ et d'atteindre son objectif héroïque d'antan en permettant l'arrestation et peut être, le démantèlement total du réseau de drogue. Il n'était même plus question d'un simple marché illégal de quelques plantes psychotropes mais d'une substance qui faisait carrément perdre la boule ! Les camés se faisaient du mal à eux mêmes – et leur entourage mais rarement à autrui même si cela arrivait – là il était question d'atteinte à l'ensemble de la population et de mise en danger. Une toute autre échelle.

Mais l'apprenti de Seigi se moussait un peu trop à mon goût, n'hésitant pas à dire haut et fort qu'il comptait me battre ou en tout cas ne pas perdre. J'eus un rictus amusé malgré la situation inappropriée, songeant à cette éventualité de combat et me demandant ce qu'il pouvait avoir dans le ventre car, pour sa gouverne, je n'avais pas qu'un alter « fumé » comme il le disait, j'avais aussi reçu un entraînement militaire auquel je m'adonnais toujours quotidiennement. J'avais appris à me battre et à me défendre sans avoir à utiliser mon alter – lui je ne le mettais à profit que depuis trois ans -. Ce qui faisait que je n'étais pas du tout en mauvaise posture même en tant que simple « civil ». Et puis, j'avais toujours mon glock en dernier recours pour dissuader les plus costauds.
Mais bref, il n'était pas question d'étalage d'ego et même s'il me tardait de l'affronter dans un match amical, ce n'était ni le lieu ni le moment. Il avait réussi à lui soutirer une information supplémentaire au moins : six heures du mat' et un cargo au port,donc.

« Et il ressemble à quoi ce cargo ? Un signe distinctif ? »

« … Non. Il ressemble à tous les autres. »

Évidemment. De quoi se fondre dans le décor. Malgré tout, on devrait s'en sortir avec ça.
Remerciant le futur libéré conditionnel pour ses infos, je sonnai le départ, me levant de ma chaise et quittant la pièce, suivi par Shaporo.
A peine étions nous sorti que déjà un agent vint me remettre un document. Il concernait l'homme mentionné : Tenmei Kitasu.
Particulièrement grand pour un japonais, brun et mince, il était aussi multi récidiviste et avait même été condamné à une peine de cinq années de prison pour deal à laquelle il avait été libéré presque aussitôt sous caution. Tss... Je ne comprendrais jamais cette clause. Alors les riches étaient exempts de purger une peine puisqu'il avait les poches pleines de billets ? Des billets probablement sales en plus, vu le contexte. Ça valait bien la peine de faire des enquêtes et de risquer sa vie dans des arrestations musclées si la seconde d'après le condamné était libéré après avoir vidé ses poches !
Malgré tout, ça me semblait bizarre et improbable. Il n'avait pas été mis sous surveillance après ça ? Personne ne pouvait soupçonner qu'il reprendrait ses activités illégales et ne se déciderait pas à se ranger gentiment ? Ben voyons !

Pestant tout en repliant le papier entre mes mains – à la limite de le froisser -, je déambulais dans les couloirs d'un pas décidé, direction le bureau du lieutenant, aka mon père.

« Lieutenant, il va nous falloir du renfort. »

Clamai-je après avoir ouvert la porte sans m'annoncer.

« On frappe avant d'entrer, agent Fubuki. »

Il soupira, le regard emplit de sérieux.

« J'y compte bien. Hors de question de vous envoyer seuls dans cette fourmilière. La brigade ira avec vous. Et l'alter c'est en dernier recours, pigé ? »

« Compris. »

Quittant le bureau aussi rapidement que j'y étais entrée, Shaporo sûrement sur mes talons, je cherchais la sortie jusqu'à finalement pouvoir emplir mes poumons d'un grand bol d'air frais que je prenais plaisir a respirer.
Le sourire revenu, je me retournai vers mon coéquipier du jour.

« Bon ! Le plus dur reste a faire ! Tu t'es plutôt bien débrouillé. Presque une graine de policier ! Presque parce qu'il ne faut pas non plus exagérer. Tu as été maladroit a plusieurs reprises et tu t'es déconnecté de l'interrogatoire par moment. Eh oui, je l'ai vu ! »

Le taquinai-je, amusée.

« Mais tu as eu une bonne approche. Avec un profil comme celui là, joué sur la sensibilité est bien joué. Avec un autre type ça n'aurait pas du tout marché, au contraire, mais là c'était approprié. »

****************

Le lendemain – ou presque – nous nous étions retrouvés à quatre heures du matin pour se tenir en planque avec la brigade sur le port. L'activité allait réellement commencé dans une heure ou deux et même si on nous avait parlé du cargo à six heures y'avait fort à parier qu'il serait sur place avant : peut être même qu'il y était déjà.
Les contrôles maritimes étaient pourtant rigoureux. Ils devaient dissimuler leur activité sous une autre, plus éthique. De la nourriture peut être ? Mais pas périssables , ça serait trop contraignant pour eux alors que ce n'est qu'une couverture.

Assis dans une voiture banalisée, un peu éloignée des quais, on attendait pendant que deux officiers observaient à travers des jumelles pour déceler toute activité suspecte. Aujourd'hui, je me retrouvais dans une situation inédite : avec mon équipe de brigade – donc que je connaissais bien - , mais pas en tant qu'officier de police : en tant qu'apprentie héroïne de Seigi, prête a utiliser mon plein potentiel au besoin.

Les planques, ça pouvait être très long. Détendre l'atmosphère entre deux blagues étaient donc appréciées, et justement, ma team n'était pas en reste pour me charrier ou montrer de l'impatience pour me voir à l’œuvre, eux qui n'avait jamais eu l'occasion de me voir utiliser ma glace.

« Il commence déjà a faire chaud ! Tu nous ferais pas un granité à chacun, Nami-chan ? »

« Aha... Je suis plutôt glace pillée moi, le colorant et les arômes ne sont pas fournis avec. »

Aucune activité extérieure n'était à déplorée : jusqu'à ce qu'un fourgon s'avance vers les quais. Ça pouvait être un récupérateur de marchandises tout a fait honnête, ou peut être pas...
Un homme blond décoloré en sorti. Il faisait bon dehors mais il avait quand même un haut à manches longues.

« Tatouages... »

Chuchotai-je presque tandis que la brigade acquiesçait.
Les tatouages s'étaient popularisé mais restaient mal vus car renvoyaient aux Yakuza. Cet homme en était sûrement un.

« Bingo. »

Surenchérit Takeshi-san.
Peut être qu'il n'était pas lié à notre affaire – même si j'en doutais – mais dans tout les cas il allait nous fournir de l'action. Hors de question de rester passif devant un flagrant délit de contrebande ou de je ne sais quoi.  

« Un homme descend du troisième cargo ! »

D'ici, le troisième cargo ressemblait à une maquette alors même avec des jumelles j'imaginais bien que cet homme s'apparentait à une fourmi.

« Deux autres sont à sa suite....
… Je l'ai ! C'est Tenmei. »


Presque trop facile.
Quatre hommes visibles donc. Peut être qu'il y en avait encore de planquer dans la camionnette.

« Il faut que l'on sache exactement combien ils sont pour ne pas prendre de risque inutile. »

Expliquai-je à Shaporo qui se demandait peut être ce que l'on faisait encore dans la voiture.

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