Enquête à la Prison Centrale
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Enquête à la Prison Centrale

Hisagomaru Hanataro
Apprenti Héros
Hisagomaru Hanataro
Surnom : Turbo Justice
Profession : Élève 3S - Filière Héroïque
Rang : A
Yens : 1545
Renommée : 168
Alignement : Dévoué
Enquête à la Prison Centrale || Lun 22 Oct - 12:19

Mebura Cho:
 

« Je veux être mis sur l'enquête de l'évasion de la prison. » déclara Hanataro dans le bureau de Cho.

Cela au moins, c'était clairement annoncé. Mais pas d'entrée de jeu. Hanataro avait quand même été bien élevé, et ayant grandit dans un univers très policier, les rapports à la hiérarchie étaient bien ancrés en lui. De fait, il avait commencé par une entrée polie en frappant d'abord à la porte de la Directrice des Opérations à Seigi, qui était très loin d'être n'importe qui. Une personnalité du monde héroïque dont la réputation n'était plus à faire, et qui méritait amplement tout le respect dont fit preuve à son égard l’apprenti-héros aux lunettes de soleil en s'inclinant devant elle. Il s'était excusé de venir la déranger dans son bureau, s'était assuré qu'elle avait un peu de temps à lui consacrer, puis ensuite seulement il était entré dans le vif du sujet.


« Et quand je mentionne l'évasion, je veux parler de celle du Sculpteur. »


L'information n'avait pas encore été diffusée partout, et surtout pas aux étudiants par alternance à Seigi, mais dans son cas, Hanataro avait d'autres sources. Et il n'était pas le seul visiblement, puisque des rumeurs et des affirmations encore non confirmées par le gouvernement circulaient de particulier anonyme à particulier anonyme sur la toile. Sauf que lui était très sûr ce que qu'il avait entre les mains : cela venait directement du commissariat.


« Je sais bien que la police de Tokyo est déjà sur le coup, mais tant qu'ils n'auront pas les moyens de plus, ils vont avoir besoin d'un coup de main. »


C'était surestimer très fortement la puissance des Quirk face à des armes à feu, mais il ne s'agissait pas ici de se battre, seulement d'enquêter.


« Nous commencions à peine à rebâtir des relations saines entre les héros et la population qui se méfiait encore de nous, et voilà que toute cette confiance est ébranlée par les événements qu'il y a eu dans les environs. Nous devons restaurer tout ça, et pour ça, il faut montrer que nous sommes dignes de confiance, qu'on est capable de collaborer avec les forces de l'ordre pour ne servir qu'une seule cause : la justice. Clairement, il va y avoir des frictions, surtout auprès de ceux qui n'étaient pas convaincu déjà de base de l'intérêt de notre profession, mais c'est pour cela que je veux être mis sur l'enquête justement. Quelques policiers connaissent ma véritable identité, et pour les autres, c'est un secret pour personne : Turbo Justice s'est toujours affiché comme un ami de la police. Je suis celui qui a le plus de chance avec Na... avec Cold Breath de pouvoir coopérer avec les forces de l'ordre avec le moins de tension. Cela fera passer une bonne image au yeux des médias, et surtout, ça accélèrera l'enquête. Je sais qu'à nous deux, nous avons les moyens de peser dans la balance. Et J'insiste bien sur l'aspect enquête de l'opération : je veux juste retrouver une piste pour le Sculpteur, pas lui faire face. J'ai totalement conscience de mes capacités, et sais bien que je ne suis pas de taille face à lui. Pas dans mon état, ni avec mon équipement actuel. »


L'assaut sur Yuei avait été rude, et même si sa partie de l’Événement n'était pas encore terminée, il avait déjà prit plusieurs vilains chocs. En témoignaient les hématomes qu'il cachait sous ses vêtements, sans même parler des fêlures osseuses ou de son cocard à l'oeil droit.

Ce qui fut dit par la suite entre Hanataro et Cho demeura nébuleux, mais lorsqu'il ressorti, il avait eu son ordre de mission : il partait pour la prison à la condition que Nami soit disponible pour cette assignation aussi – parce que c'était bien beau de parler pour elle en son absence devant la Direction des Opérations. Et comme il lui avait déjà fait part de ses projets en amont par téléphone, il savait qu'elle était plus que partante pour partir avec lui.

Il lui envoya un SMS, n'attendant plus que sa confirmation auprès de l'Agence.



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Fubuki Nami
Héros professionnel
Fubuki Nami
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Sam 27 Oct - 16:01


J'avais encore du mal à y croire.
Assise dans le métro après avoir répondu à Hanataro qui ne tarda pas à me donner rendez vous à l'agence, je me mis à réaliser la chance que nous avions de participer à une enquête de cette envergure.
Que Seigi fasse confiance à des troisièmes années en alternance pour une telle affaire c'était que nous avions su nous faire remarquer. Bien sûr que notre relation de proximité avec la police et notre implication avec eux avait dû peser dans la balance et l'agence avait plus que besoin de cette coopération saine avec les forces de l'ordre pour renforcer son image, mais quand même !

Sortant à la prochaine station, je marchai vers ma destination initiale : le commissariat.
Bien entendu, une fois sur place, je m'empressai d'aller raconter à mon père la nouvelle ! Il fut à la fois fier et inquiet, me répétant de m'en tenir à l'ordre de mission et de ne pas m'impliquer davantage avec ce cinglé qu'était le « Sculpteur », ce que je lui promis tout en le rassurant, profitant d'avoir le lieutenant Fubuki sous le coude pour lui demander l'autorisation d'emporter une copie du dossier que l'on disposait sur le fugitif.

C'est donc avec sa permission que je repartis avec le dossier dans mon sac bandoulière, me rendant sans attendre à l'agence pour y retrouver Hanataro.

Sur place, je m'excusai de mon retard.

« Désolé ! J'ai fait un détour par le commissariat pour récupérer son dossier. Tu n'as pas attendu trop longtemps ? »

Sans plus attendre, nous quittions les lieux pour nous rendre à la gare et prendre un train pour aller jusqu'à la prison.
Il était temps de faire le briefing et, dans notre chance, nous étions tombés sur des wagons en cabines individuelles et fermées chacun par une porte coulissante, de quoi être tranquille pour parler de l'affaire sans prêter trop d'attentions aux oreilles indiscrètes.

Assise en face de lui, je tirai le dossier de mon sac et le posa sur la table pour qu'il y ait accès.
J'avais déjà commencé à le feuilleter en diagonale durant mon trajet.

« Pas énormément d'éléments dont nous n'avons pas déjà connaissances le concernant. Il a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois, il a environ trente ans et est capable de modeler la chair humaine à sa guise. »

Certaines photos de ses « oeuvres » se trouvaient dans ce dossier et c'était vraiment abominable...

« En résumé, c'est un malade obnubilé par l'expression de son « art ». Depuis son arrestation, il était retenu en isolement total dans un quartier de haute sécurité de la prison fédérale. Une cellule sur mesure qui n'a pourtant pas réussi a résister à ses « sauveurs ». Le rapport stipule qu'ils étaient trois d'après les témoins rescapés, un fait vérifié par les caméras de surveillance.
Apparemment, ils sont comme « apparus » soudainement. Probablement un alter d'invisibilité ou quelque chose comme ça , et l'homme de la bande utilisait un pouvoir électrique. Il a électrisé tous les agents et héros tentant de s'approcher pour les arrêter.
Le Sculpteur a également fait preuve de violence avec l'une des femmes présentes avant de se stopper et de disparaître littéralement avec les trois autres. Implication de l'invisibilité encore ou même d'une téléportation plus probablement.
 »


Terminai-je après lui avoir fait le récap' des infos en notre possession. Place aux spéculations !

« Qui étaient ces types ? S'infiltrer dans un quartier de prison sous haute sécurité et en ressortir, ce n'est pas à la portée de n'importe qui. Leur coordination laisse supposer qu'ils se connaissaient ou avaient déjà bossé ensemble. Et la porte de la cellule sécurisée ? Comment ont-ils pu l'ouvrir si facilement ? »

Du hack ?

« Il va falloir leur demander s'ils ont réussi a identifier les trois personnes impliquées sur les bandes de vidéo surveillance. Il devait faire relativement sombre là dedans et même la visibilité infra rouge ne permet pas forcément une reconnaissance faciale facile. Pourtant, avoir leur nom où l'un d'entre eux seraient déjà une bonne piste. Ça nous permettrait de remonter jusqu'à leur supérieur, parce que je doute qu'ils aient agit que pour eux mêmes. Il y a ptet une organisation derrière. Peut être qu'au moment où le type a utiliser ses éclairs, le flash rend les images plus exploitables ? »

On verrait sur place...

« Que penses-tu de tout ça toi pour le moment ? Une idée de là où il pourrait se planquer ? Sans doute qu''il est encore avec les trois autres... Il faudrait vérifier s'il n'y pas eu d'implications d'alter correspondants à ces individus dans les dernières affaires. »


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Hisagomaru Hanataro
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Hisagomaru Hanataro
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mar 6 Nov - 21:25

« Ne t'inquiète pas Nami ! Nous n'avions pas convenu d'heure de toute façon. C'est cool en plus si tu as pu récupérer le dossier du Sculpteur. Je vais juste passer un coup de fil à papa du coup, histoire qu'il ne s'embête plus à te l'envoyer par mail sur ton téléphone. »

Vu que celui d'Hanataro ne pouvait pas aller sur internet, et encore moins stocker des données aussi volumineuses.


« Allons à la gare, voici ton billet. »


Première classe en cabine individuelle, essentiel pour partir mener une enquête. Et ce fut sur ces bonnes paroles que Turbo Justice prit du service, se rendant dans son costume blanc et bleu, l'écharpe au vent, en direction de la gare avec son équipière Cold Breath.


« Alors, qu'est-ce que tu as pu apprendre ? »
lui demanda-t-il une fois calé dans son siège.

Le dossier entre les mains qu'elle lui avait remit, il écouta d'une oreille concentrée ce que lui communiquait son amie.


« Dans un monde où les Quirk seraient mieux acceptés – comme au Canada, par exemple -, il aurait fait un super chirurgien plastique. Ou aurait réglé le problème des amputés et malformés de naissance. Une belle perte pour le monde qu'il ai des hobby aussi douteux. »


En voyant les photographies jointes au dossier, il avait l'impression de lire un chapitre bonus sur l'Eclipse vécu par Guts. Ce qui n'était ni un compliment, ni un moment plaisant à passer.


« Hum... Ce que nous avons donc, ce sont les rapports et dépositions des témoins donc. Nous n'avons pas pu avoir les enregistrements des caméras, et c'est bien ce que je compte récupérer aujourd'hui. Les captures d'écran un peu flouté, c'est amusant cinq minutes dans un dossier, mais ce n'est pas avec cela que nous allons pouvoir avancer. Nous avons besoin d'un visage à mettre sur ces criminels si nous voulons les retrouver ! Et peut-être que ça nous permettra aussi de comprendre comment les trois intrus ont pu réussir leur coup, parce que juste être invisible, ce n'est pas suffisant pour passer autant de sécurité. Nous avons une prison étudiée pour contenir les Quirk après tout, c'est quand même pas Arkham ici ! Par contre, si c'est un type capable de Bamf n'importe où qui est impliqué, nous avons du soucis à nous faire, surtout s'il peut emmener du monde avec lui. »


Ca serait tellement facile pour mettre quelqu'un en état d'arrestation avec un Quirk pareil. Dire que Turbo Justice avait hésité avec ce pouvoir-là, mais avait finalement préféré se venger du Genjutsu qui l'avait martyrisé pendant des années...


« Je ne m'inquiète pas trop pour la qualité de la vidéo d'enregistrement en ce qui me concerne. Qu'il fasse sombre ou autre ne sera pas un problème avec ceci ! »
annonça-t-il avec un sourire confiant – et invisible.

Turbo Justice lui révéla une clef USB en forme d'épée pixelisée, ce qui n'avait rien de très impressionnant en l'état.


« J'ai le logiciel qu'utilise Les Experts Tibet avec leurs vidéos. Le programme qui te rend propre et visible n'importe quel enregistrement, même en 144 p. J'espère que ça marchera vraiment comme à la télévision cela dit, parce que je n'ai que pu avoir une version d'essai. »


Et l'on était souvent déçu entre ce que la télévision montrait, et la réalité des choses. Un peu comme ces électrodes censées vous tailler des abdominaux façon tablette de chocolat XL sans éclat de noisettes, mais qui au final donnaient juste avec des crampes.


« Je soupçonne aussi une organisation d'être dans le coup. »
répondit-il aux interrogations de Cold Breath. « Je ne vois pas ce que feraient des indépendants avec un criminel de gros calibre comme le Sculpteur. Et pour organiser une évasion massive comme celle qu'il y a eu, supposément juste pour faire diversion, il fallait des moyens et une préparation minutieuse. Le genre de coups qui s'organise pour quelque de pire encore derrière. De cela au moins, nous pouvons en être sûrs. Pour le reste, je veux voir les vidéos d'enregistrement avant de me faire un avis sur la question. Nous ne pourrons rien établir de toute façon tant que n'aurons pas des visages, des noms ou une idée précise de contre qui nous avons affaire. »

Organisation ou groupuscule, antécédents judiciaires, buts... il était encore trop tôt pour supposer quoi que ce soit. Et c'était pour éclaircir tout cela que le duo se rendait à la prison centrale.


« C'est la première fois que je viens ici ! »
déclara Turbo Justice avec enthousiasme.

Dit comme cela, au milieu du peu de passagers qui descendaient à ce terminus – soit essentiellement des visiteurs de détenu -, cela ne l'aurait pas trop fait, mais heureusement, il n'y avait personne. Forcément, après une évasion de masse avortée, le temps que la prison restaure ce qui avait été malmené, les visites étaient forcément interrompues. Mais l'on faisait toujours des exceptions pour les représentants de la justice, surtout quand ces derniers avaient avec eux tous les papiers nécessaires propre à leur affectation. Ils étaient même attendu vers la fin du circuit, preuve que Cho avait déjà fait le nécessaire en amont. C'est donc le responsable de la sécurité, l'agent Yamatogawa, qui les reçu dans son bureau.


« C'est vous les héros que l'agence a envoyé pour enquêter sur le Sculpteur ? »


A la façon dont il parlait, il n'avait pas l'air très ravi d'avoir quelqu'un venu vérifier pourquoi il avait été dépassé par l'assaut survenu sur la prison. Se faire rappeler son échec n'était jamais très plaisant en même temps.


« Mmh... Vous n'êtes même pas majeurs vous deux. »
déclara-t-il avec un ton désapprobateur en portant son regard sur Cold Breath, faute d'avoir une tête à dévisager chez Turbo Justice. « Je pourrai être votre père. »
« Je ne crois pas que maman ai eu de relation extra-conjugale. »


S'en suivit un moment de flottement. Le ton de l'apprenti-héros était si sincère qu'il leva un doute chez leur interlocuteur : Yamatogawa n'arrivait pas à déterminer s'il devait prendre Turbo Justice pour un imbécile ou un impertinent. Dans les deux cas, il ne les aimait pas davantage – ce qui ne relevait d'aucune forme d'importance pour l'équipier de Cold Breath, qui profita du silence pour relancer l'action.


« Nous avons déjà eu accès au rapport des agents et héros qui étaient sur place quand le Sculpteur a été exfiltré. A cause de filet électrique dans lequel ils ont malheureusement été prit, entre la douleur et le grésillement, ils n'ont pas été en mesure d'entendre ce que les quatre individus se sont dit avant de disparaître. »
« Les caméras n'ont pas de micro, si c'est ce que vous espérez. »
le coupa Yamatogawa. « On aurait déjà transmit leur échange à la police le cas échéant. Pour qui vous nous prenez ? »
« Pour l'un des responsables de la sécurité. »
lui répondit obligeamment Turbo Justice.

Sarcasme ou absence de compréhension du second degré, il laissa à chacun être le seul juge de la conclusion qui leur convenait.


« J'aurai besoin de voir les enregistrements vidéo survenu lors de l'évasion de notre intéressé. Et par là, je veux dire toutes les vidéos que vous avez sur ce jour-là. Vous avez une salle où vous conservez tout ça ? Avec une dizaine de moniteurs disposés en quadrillage, plein de claviers et un micro pour donner des instructions ? »
demanda-t-il, perdant peu à peu son air sérieux pour quelque chose de plus enthousiaste.
« Ouais, on a ça. Mais vous regardez un peu trop de films, ça ressemble clairement pas à ce que vous imaginez. Venez. »


Ils furent donc conduit dans la salle en question, qui effectivement ne correspondait pas à l'idée que Turbo Justice s'en faisait. C'était un bureau qui n'était pas si grand que cela, avec deux écrans côte à côte. Dessus, l'on pouvait y voir un ensemble de petits rectangles sur les deux, chacun étant un écran de diffusion de ce qu'une caméra quelque part dans la prison filmait actuellement.


« C'est ici. Je vais vous montrer ce que vous voulez voir. »


Yamatogawa tapota sur le clavier, et afficha à l'écran les trois caméras installées à proximité de la cellule du Sculpteur. Il lança la séquence où les trois intrus apparurent soudainement, et délivrèrent le criminel incarcéré après avoir neutralisé ceux venu pour les arrêter avec un courant électrique. Sans un mot, Turbo Justice observa la séquence.


« Ce serait possible de me la remettre ? »
demanda-t-il poliment.

Il l'observa encore, adoptant sur sa chaise la position que Cold Breath savait lui reconnaître : il était en pleine réflexion.


« Mettez-moi la caméra positionnée sur le chemin juste avant, celle qui conduit ici je vous prie. »


Et il en fut ainsi pendant un moment – près d'une heure, pour être exacte. Sans autre commentaire, Turbo Justice gardait la visière rivée sur l'écran, passant d'une vidéo à une autre quand il ne regardait pas la même en boucle une dizaine de fois. Yamatogawa en eu par ailleurs assez passé un point, car il invita l'Ami des Policiers à faire les choses lui-même après un bref tutoriel. Remontant alors la piste lui-même, il passa d'une caméra à l'autre à la recherche de ce que lui seul savait, dans la plus grande concentration qui soit.


« Regarde, Cold Breath. La femme ou l'homme qui ne lance pas les éclairs est capable de se rendre invisible. Ainsi que ce qui est touché. Ils sont venu à pieds dans la prison. A partir de où, je ne sais pas, mais en observant bien les vidéos, j'ai remarqué des détails que trois points dans la spécialité Analyse devraient me permettre de remarquer en y passant assez de temps et en sachant ce que je cherche. En essayant de remonter un chemin possible que les trois intrus auraient emprunté, j'ai repéré dans les débris provoqués par la fuite des prisonniers, des vêtements ou des objets qui bougent légèrement sans raison. Et là, on voit un type près du mur qui se battait contre un gardien : le coup qu'il rate ne touche jamais le mur, on dirait qu'il est dévié avant qu'il se fasse maîtriser par le gardien. »


Turbo Justice revint ensuite à la dernière vidéo enregistrée, celle de la cellule du Sculpteur.


« Ici, ils apparaissent tous les trois d'un coup, avec la femme au milieu. Et ensuite, quand ils disparaissent tous après, c'est différent, regarde. J'ai l'impression qu'ils oscillent, ou miroitent. En passant la vidéo assez lentement, j'ai remarqué que c'est cet homme là qui '' miroite '' le premier, avant de le transmettre aux autres. Ensuite, je n'ai plus rien, même en regardant avec attention de chemin sur le retour. Ils n'ont pas utilisé le même Quirk pour aller et venir. La question est donc, pourquoi ? Est-ce que l'homme, en supposant que c'est lui, ne peut se Bamf que là où il a un visuel, genre comme Korosu mais sans les portails ? Hum... Ça ne colle pas. Peut-être une téléportation que dans les endroits où il aurait laissé une balise alors ? »


Turbo Justice inspira entre ses dents à cette idée.


« Ça serait du lourd comme Quirk ça. Surtout si quelqu'un l'affronte sans savoir voler... Bon, en tout cas, on a trois pouvoirs identifiés, ou supposément identifiés : je ne peux pas l'affirmer avec certitude non plus. Il faudrait qu'on voit à Seigi ou avec les dossiers de la police si on a quelque chose qui correspond. Mais si nous avions les visages, ça nous aiderait aussi. Je te propose de récupérer quelques extraits sur ton téléphone et d'installer mon programme dessus, voir s'il parvient à nous améliorer la qualité des images. »


Mais encore une fois, cela non plus il ne pouvait pas le garantir.

Bamf:
 

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Fubuki Nami
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Fubuki Nami
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Lun 3 Déc - 21:37


Visionner les bandes d'enregistrements encore et encore s'avérait pénible : et je pesais mes mots. Plus je les regardais, et moins j'avais l'impression d'y être attentive, cherchant pourtant à observer chaque séquence que j'avais pu louper l'espace d'une demi-seconde et qui serait sans doute celle susceptible de nous apporter des réponses.
L'homme chargé de la sécurité lui même en fut lassé et quitta la pièce après avoir montré le fonctionnement du moniteur à Hanataro. C'était le seul à fond dans cette recherche au peigne fin, au point où j'en vins à me frapper les joues pour me ressaisir et faire comme lui.

Turbo Justice fini par tirer une conclusion de ces images qui me fascina ! Il était aussi impliqué et passionné en décortiquant ces bandes que moi lorsqu'il était question de balistique.

« Nous aurions donc : un alter élémentaire avec la foudre, un autre qui s'apparente à de l'invisibilité et enfin une sorte de … « téléportation » ? »

Il y avait de quoi faire avec un trio pareil...

« Mmh... l'idée de la balise pour la téléportation n'est pas idiote. Sinon, ils auraient directement pu utiliser ce moyen pour se retrouver devant la cellule du Sculpteur. Ça aurait été plus simple et même plus discret. Qu'ils ne l'aient pas fait... ça signifie juste qu'ils ne pouvaient pas le faire. »

Puisqu'ils étaient repartis avec ce moyen là en oubliant l'invisibilité. A moins que le nombre de personnes ou de choses que l'alter pouvait rendre invisible était limité à trois : ce qui expliquerait aussi la solution de secours pour emmener le Sculpteur avec eux...

Finalement, on téléchargea quelques enregistrements sur mon téléphone afin d'utiliser le logiciel d'Hanataro pour essayer d'exploiter les images et identifier les visages.
Mon téléphone était plus récent que celui de Turbo Justice – vu son parpaing, ce n'était pas difficile... - mais ce n'était pas non plus le dernier modèle... la procédure prit donc un temps fou. Un temps que l'on passa a regarder pour la millième fois les bandes des caméras de surveillance sur l'ordinateur à la recherche de quelque chose qui aurait pu encore nous échapper.
Une fois le tout stocké sur mon téléphone, et avec le rendu du logiciel « d'expert », les images furent plus exploitables.

Tout en regardant le résultat, je fis signe à Hanataro de venir regarder, le tout avec un sourire de satisfaction. On les voyaient ! Leurs visages étaient identifiables ! Deux hommes et une femme.
Direction le bureau des affaires d'alter de la police de Tokyo pour en savoir plus et communiquer ces informations !

Parce que ça ne servait à rien d'y aller tous les deux juste pour obtenir des dossiers, Hanataro décida de rester à la prison pour tâcher d'en apprendre plus de son côté : notamment en fouillant les couloirs et la cellule du Sculpteur, bien que cela avait déjà été fait un nombre incalculable de fois. Après tout, on pouvait toujours passer à côté d'indices : la preuve, Hanataro avait interprété et fait une conclusion qu'aucuns des agents qui avaient visionné les bandes avant nous n'avaient faite.

Après un trajet en sens inverse assez pénible, et après avoir passé de nouveau la sécurité de l'établissement, je pus enfin me rendre dans les bureaux appropriés, montrer les images sur mon téléphone et identifier le trio qui avait permis l'évasion du Sculpteur avec l'aide des agents sur place. Un travail long et laborieux mais qui en avait valu la peine.
Je ne pouvais que consulter les documents sur place mais ça me permis d'en apprendre relativement pas mal. Le nom des membres constituant ce trio fut immédiatement transmis aux équipes de la police déjà en charge de l'affaire, pour progresser.

- Nobuno Yuki, la femme du trio. Elle possède un pouvoir d’invisibilité assez mineur qui ne fonctionne que lorsqu'elle ferme les yeux. Elle a été référencée à l’époque de l’école primaire, et classée dans les alter inoffensifs à l’échelon de puissance le plus bas. Aucun incident la concernant n'a été enregistré.

- Ichidori Oda, avec un alter permettant de créer des éclairs. C’est un criminel recherché pour pas mal de crimes, dont au moins cinq meurtres. C'est également un ancien yakuza devenu membre du syndicat – pas certaine qu'il ait réellement cessé ses fréquentations et son réseau passé ... -. Son casier judiciaire et son dossier mentionne un parcours assez classique : entré dans un clan yakuza, montée en grade, violences, crimes, passage au syndicat, meurtres. Ses motivations restes pourtant inconnues. La police n'a plus de nouvelle de lui depuis 5 ans, date du dernier meurtre qu'il aurait commis.

- Daigoro Kato est quant à lui un voleur – possible kleptomane -. Son alter de téléportation est considéré comme peu dangereux mais il reste à surveiller. Il a subi plusieurs arrestations et condamnations pour vol étant plus jeune, résistant à la dernière tout en blessant un officier ce qui lui a valu un séjour derrière les barreaux. Depuis sa sortie, il semble se tenir à carreaux, l'officier suivant sa liberté conditionnelle n'ayant rien eu à lui reprocher jusqu'à il y à 5 mois, date à laquelle il a disparu sans laisser de traces.

Quittant la salle après avoir pris des notes que j'avais enregistré dans un dossier sécurisé de mon téléphone – merci papa flic – je tâchais d'en apprendre un peu plus sur la dernière localisation connue de ces trois là, même si je doutais pour les deux hommes, vu leur disparition soudaine pour Daigoro Kato ou le fait qu'il serait déjà dans une cellule – ou pire - pour Ichidori Oda si la police avait connaissance de son emplacement.

L'agent du bureau des renseignements confidentiel pu me donner des informations complémentaires, ayant leur importance : l'adresse de Nobuno Yuki, qui se situait dans la banlieue de Tokyo, le fait qu'elle était gestionnaire de maintenance de site internet, qu'elle avait un permis de conduire à son nom et un casier judiciaire dépourvu de quoi que ce soit d'important : seulement quelques amendes de stationnement.
Je remerciai l'agent tout en soupirant, perdue dans ma réflexion. Pourquoi une femme sans histoire, qui n'avait pas de passif et qui était bien intégrée – et même facilement retrouvable – s'était embarquée là dedans... ? Je n'arrivais pas à le comprendre. Mais il fallait que j'y arrive !

Demandant l'autorisation de pouvoir me rendre à son domicile tout en étant accompagnée, le bureau me répondit que tous les effectifs étaient déjà en position ou sur le terrain : rien étonnant vu le chaos actuel et la drogue Trigger toujours en circulation.
Après un coup de fil au Centre d'Appel de Seigi, où je tentais de négocier un déplacement sur place dans le cadre de l'enquête, il me fut autorisé à la condition qu'un héros confirmé se joigne à moi, pauvre apprentie en alternance. Comprenant la démarche, j'acceptais tandis qu'on me demandait de patienter au bureau des alters de la police de Tokyo, où le héros dépêché me rejoindrait.

« Hi, Hanataro-kun ! J'ai trouvé pas mal d'infos et j'ai une piste a exploiter. Seulement la police est débordée et comme ça pourrait se montrer dangereux, l'agence ne veut pas nous laisser y aller seuls. Elle m'envoie un pro pour assurer en cas de problèmes. Je te tiens au courant de ce que l'on trouvera ! Bye ! »

Un message laissé sur le répondeur d'un Turbo Justice visiblement occupé, et voilà que je patientais, assise derrière un bureau dans une pièce que l'on m'avait volontairement laissé ouverte pour mes recherches, attendant la venue de mon senpai pour lui expliquer et poursuivre l'enquête.


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Gyō Asao
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Gyō Asao
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Sam 8 Déc - 2:05

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

Gyō
Asao

Fubuki
Nami

[ Fin Août - Début Septembre 301]

De retour à Tokyo, j’avais appris les terribles nouvelles. Des incidents majeurs s’étaient produits durant ma mission. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que j’aurais probablement pu aider mes collègues. Que j’aurais pu aider la cheffe de Seigi. Mais retourner le couteau dans la plaie ne sers à rien. Le destin en avait fait ainsi. Je serais peut-être mort si j’avais été là, qui sait !

Tandis que je rédigeais des rapports et remplissais de la paperasse administrative à Seigi, la secrétaire de la directrice des opérations vint à ma rencontre. Elle me salue en s’inclinant poliment. Je me levai alors d’un geste maladroit afin de lui rendre la politesse.

- Bonjour Spider Ninja. Madame Mebura souhaite vous voir dans son bureau s’il vous plait.


- Là tout de suite ?

- Oui, elle vous attend.

- Très bien j’y vais alors.

La secrétaire m’accompagna jusqu’au bureau. Je frappai, puis entendant l’invitation, entrai.

- Bonjour madame. Fis-je en m'asseyant.

- Bonjour Asao. Comment vas-tu ?


- Très bien madame, je vous remercie.

- Bien. Je sais que tu viens de rentrer de mission, mais c’est de toi dont j’ai besoin.

- Mais à propos de…

- Nous discuterons de tes jours de congés plus tard Asao. Pour l’heure, une jeune apprentie se retrouve seule sur une mission nécessitant un héros confirmé. On ne peut quand même pas la laisser continuer seule n’est-ce pas ?

- Cela va sans dire madame.

- Les coordonnées sont déjà sur ton téléphone. Je t’ai également envoyé un résumé.

- Je pars quand ?

- Tout de suite.

Je n’étais pas vraiment emballé par l’idée de retourner en mission. J’étais fatigué physiquement comme moralement. Mais comme l’avais souligné ma cheffe, je n’avais pas le choix. Je descendis donc au parking sous-terrain de Seigi où m’attendait ma moto. Une jolie Yamaha MT-09. Je pris le casque qui était posé sur le siège et l’enfila. Je consultai ensuite les coordonnées envoyées par Mebura Cho. L’adresse enregistrée sur le GPS, je pris la route directement.  

Arrivé sur les lieux, des agents de police m’indiquèrent le local où se trouvait la jeune fille. Après avoir traversé un hall d’accueil ainsi qu’un long couloir, j’entrai dans une pièce sommairement meublée. Je la reconnu directement. J’étais son professeur à Yuei et j’avais eu l’occasion de la croiser dans les couloirs de Seigi plusieurs fois.

- Tiens, c’est toi ! L’interpellai-je en souriant. Salut Nami ! On m’a envoyé pour te filer un coup de main.

La jeune fille me salua à son tour.

- Tu es sur une mission toute seule ? Qu’est-ce qu’on a du coup ?


Fubuki Nami
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mer 12 Déc - 12:25

Ma surprise ne dût pas échapper à mon senpai lorsqu'il entra dans la pièce.

« Gyô-sensei ?! »

J'avais beaucoup de mal a appeler mes professeurs par leurs pseudonyme héroïque lorsque je passais la plupart de mon temps à les appeler par leur nom de famille dans les couloirs de Yuei.

Me levant de ma chaise, aussi stupéfaite que satisfaite pour cette escorte de choix, je retrouvai bien vite mon sérieux pour le mettre dans la confidence de l'enquête.

« Merci de votre venue et désolée du dérangement... Je suis sur cette mission avec Hanataro-kun : il est actuellement à la prison centrale pour chercher d'autre éléments. Cependant, j'ai trouvé des éléments importants que l'on doit vérifier et en tant qu'apprentis nous ne sommes pas autorisés à prendre ce risque sans un héros confirmé : d'où votre présence. »

Je lui racontais alors tout ce que je savais sur l'enquête. L'évasion du Sculpteur par trois individus désormais identifiés, appartenant certainement à une organisation. Je lui parlais des profils des concernés, de leur casier judiciaire et de l'intrigue que je ressentais concernant la femme du trio.

« Son casier est vierge. Elle a des papiers en règles et on sait où ce trouve son domicile... J'avoue que la voir participer à une évasion de cette envergure pour libérer un criminel dangereux comme le Sculpteur alors que son profil est tout a fait respectable m'intrigue. »

On ne se fiait pas à la couverture d'un livre comme on disait, mais ce n'était pas pour cette raison que cela me faisait tiquer.

« J'ai déjà vu des profils similaires dans certaines affaires. Des profils dont l'interrogatoire à permis de mieux comprendre leur implication. Ce que je veux dire c'est que cette Nobuno Yuki possède sûrement un motif bien différent des deux autres malfrats déjà connus des services de police. Et c'est sans doute celle à qui l'on pourra tirer le plus d'informations car elle n'a pas l'habitude de traîner dans ce genre d'affaires, en apparence, donc sans doute celle en qui ça sera le plus simple de lire. »

C'était souvent ces cas là qui craquaient les premiers une fois au poste de police. Dû à la peur, le caractère impressionnant du lieu dont ils n'avaient pas l'habitude.

« Ma mission est claire : retrouver des informations sur la position du Sculpteur et ceux qui l'ont aidé a s'évader. En aucun cas le traquer et l'arrêter même si nous retrouvons sa trace. Sans vouloir vous offenser, je doute que votre présence en plus suffise à changer les ordres : nous parlons de l'un des criminels les plus dangereux de ces dernières années. »

Même si nous aurions tout le temps de demander à l'agence si jamais nous apprenions effectivement où il se trouve : se dont je doutais pour l'heure.

« Allons à l'appartement de cette femme. Nous en apprendrons sûrement plus sur elle et ses motivations. Je doute qu'elle ait été assez idiote pour revenir à son domicile depuis mais la prudence reste de mise. Après tout, elle dispose d'un alter lui permettant de se rendre invisible en fermant les yeux et même d'étendre ce camouflage jusqu'à au moins deux personnes en contact avec elle. Rien ne l'empêche donc de vivre toujours sur place, du moment qu'elle reste discrète. »

Voilà pourquoi il devait venir avec moi.

Sans perdre plus de temps, nous nous rendîmes en banlieue de Tokyo. Le soleil était sur le déclin et c'était parfait comme ça.
Quelques rues avant d'arriver, je commençais à redoubler de vigilance, consciente de la mission d'envergure qui reposait sur nos épaules. Retrouver la trace du Sculpteur était une priorité mais en savoir plus sur cette organisation souhaitant sa liberté et voulant probablement se servir de lui, était tout aussi important pour prévenir de l'accomplissement de nouveaux crimes.

A l'abri des regards et oreilles indiscrètes, je me mis à faire une suggestion.

« Vous êtes mon supérieur et je m'en remet à vous pour vos décisions finales mais, si vous me le permettez, j'aimerais agir de la manière dont j'ai l'habitude de le faire dans ce genre de cas là, avec la brigade. »

J'avisais sa réaction sans pour autant me montrer hésitante.

« Une planque. Postons nous dans un endroit, en toute discrétion, et observons les allées et venues dans l'immeuble qui nous concerne au moins pour cette nuit, jusqu'au matin. Cela nous permettra d'en savoir plus sur l'activité sur place et le nombre de résidents dans le bâtiment pour être certains d'agir sans risquer de blesser quiconque si notre cible se trouve chez elle et cherche à se débattre le moment venu. »

Analyser les alentours, sécuriser le périmètre et observer notre cible si elle était présente, avant d'agir donc.
Qu'en pensait-il ?

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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mer 12 Déc - 19:46

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

Gyō
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Fubuki
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[ Fin Août - Début Septembre 301]

Nami semblait concentrée. C’était la première fois que je devais faire équipe avec une étudiante. Seigi m’envoie souvent seul en mission. Je suis plus réactif, plus mobile et plus efficace. C’est essentiellement dû à mon alter et mes capacités. En cas de pépin, je peux évacuer rapidement.

Dans le cas présent, j’allais devoir couvrir la petite Nami. Loin de moi l’idée que ça me gêne, mais c’est juste que ça me change de mon domaine d’action habituel. Et puis, je revenais d’une longue mission, ce qui me rendait la tâche un petit peu plus compliquée.

Adossé à un mur, les bras croisés, le regard plongé dans celui de la jeune femme, j’écoutais attentivement ses indications et ses hypothèses sans la couper. Elle était impressionnante cette petite. Elle avait de la jugeote et ce côté « enquêtrice ». Elle savait ce qu’elle devait faire et comment elle devait le faire. Cependant, mon attention fut portée sur un petit détail dans son explication. Rien d’alarmant.

Jusque-là, aucun problème. Heureusement pour la reine des neiges, j’avais prévu un deuxième casque. Elle comptait se rendre sur les lieux en prenant les transports en communs. Super idée ! Se faire palper les fesses par des hommes en costume qui nous entasse telles des sardines dans une rame pleine à craquer. Elle a l’air vachement excitant la vie de héros à dix-sept ans.

Le casque était légèrement  trop grand pour grand pour elle mais il ferait l’affaire. J’avais entré l’adresse sur le GPS de mon téléphone que j’avais positionné sur la bulle de la moto avant de prendre la route. Une fois arrivés sur les lieux, nous sommes passés devant l’immeuble en question sans nous arrêter. Inutile d’attirer l’attention sur nous. Si une âme vivait encore dans cet appartement, elle devait sans doute être sur ses gardes. J’ai donc contourné le pâté avant de garer la moto à l’abri des regards.

D’après les dires de Nami, nous devions aller directement à l’appartement afin de nous assurer d’une éventuelle présence. J’accrochais les casques de part et d’autre sur les flancs du véhicule, puis retirai ma veste. La chaleur estivale était agréable et propice au travail en extérieur. La jeune héroïne s’avança alors vers moi avant de m’interpeler.

- Vous êtes mon supérieur et je m'en remets à vous pour vos décisions finales mais, si vous me le permettez, j'aimerais agir de la manière dont j'ai l'habitude de le faire dans ce genre de cas-là, avec la brigade.


- C’est ta mission Nami. Je suis ici pour te protéger des dangers auxquels tu pourrais faire face mais également de toi-même. Tant que tes décisions n’impliquent pas un danger, je te suis. Qu’est-ce que tu proposes ?


- Une planque. Postons-nous dans un endroit, en toute discrétion, et observons les allées et venues dans l'immeuble qui nous concerne au moins pour cette nuit, jusqu'au matin. Cela nous permettra d'en savoir plus sur l'activité sur place et le nombre de résidents dans le bâtiment pour être certains d'agir sans risquer de blesser quiconque si notre cible se trouve chez elle et cherche à se débattre le moment venu.

- C’est une bonne idée. Toutefois, si elle n’est pas sur place, on risque de perdre un temps précieux. Si j’ai bien compris, elle peut devenir invisible que lorsqu’elle ferme les yeux. Ce que je te propose, c’est de suivre ton plan. Prenons de la hauteur et observons quelques heures. Si ça ne donne rien, nous entrerons dans l’appartement histoire de chercher des indices. Qu’est-ce que tu en penses ?

HRP:
 

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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mer 26 Déc - 15:58

Spider Ninja était relativement compréhensif et permissif : c'était rare qu'il démonte les initiatives des élèves – et sans doute de ses collègues – sauf si celles ci étaient évidemment trop risquées. Il n'était pas du genre à imposer sa façon de faire ni même à se croire le meilleur  : un trait pourtant pas mal présent dans la sphère héroïque, malheureusement.
C'est pour ça que sa réaction quant à ma proposition ne m'étonna pas vraiment. Il était partant pour la tester durant quelques heures avant de se montrer plus direct si cela ne donnait rien.
La planque c'était quitte ou double : ou bien on pouvait en apprendre beaucoup sur les déplacements / habitudes de nos cibles, ou bien l'on perdait un temps précieux à n'observer que des banalités, quand ce n'était pas simplement rien du tout.

J'acceptai d'un hochement de tête avant que nous nous mettions à l'oeuvre, cherchant un point de vue en hauteur suffisamment dégagé pour nous permettre de bien voir mais pas trop exposé pour ne pas être repérable au premier coup d'oeil non plus. Justement, un bâtiment de la zone se prêtait à ça. Son toit plat était parfaitement dégagé avec seulement quelques murettes pour l'encadrer - idéal pour se faire discrets – et la bâtisse en elle même était désaffectée, ressemblant davantage à un lieu de squat. Pas de sécurité pour nous repérer ici donc, seulement faire gaffes à ceux vivant éventuellement dans ce taudis, même s'il ne semblait pas y avoir âme qui vive.
Bref, prudemment mais activement, nous nous installions, paire de jumelles en main pour tenter de repérer quoi que ce soit.
Elle habitait au quatrième, ce qui ne laissait que deux choix de fenêtres a observer vu la configuration de l'immeuble. Mais dans l'un comme l'autre appartement, il n'y avait aucun signe d'activité.

Les nuages défilèrent, le ciel changea peu à peu de couleur, des gens déambulaient dans les rues... mais c'était les seules activités du secteur... Soudain, je sentis mon regain d'intérêt s'éveiller lorsqu'une lumière s'alluma sur la fenêtre ouest qui faisait partie des suspectes ! Mais... la femme qui déposa son sac de courses sur la table ne correspondait pas à notre signalement. Rien ne disait que ce n'était pas une complice venant apporter des provisions à la fugitive recherchée maiiiiis... c'était aussi probable que ce ne soit juste que sa voisine de pallier...

Après une heure supplémentaire, et l'obscurité désormais bien installée, je soupirai.

« Je pense que l'on obtiendra en effet rien de cette manière. Aucune activité du côté du logement supposé et je doute qu'elle puisse maintenir son alter constamment – ça l'épuiserait - , sans parler que le déplacement quotidien les yeux fermés … ce n'est pas optimal. »

A moins de ne pas avoir le choix et d'être aveugle, évidemment, mais dans ce cas là on en avait pris l'habitude.
Il était temps d'aller voir par nous même.

Sur nos gardes, nous entrâmes dans le bâtiment pour monter à l'étage concerné. Une chance sur deux de trouver la bonne porte, en principe, mais c'était sans compter sur le fait que les nom des résidents étaient inscrits à côté des portes. Nobuno Yuki en faisait partie, porte droite.
Presque trop facile. Et ça l'était encore plus – ou pas – de constater que sa porte d'entrée avait été défoncée – un trou de la taille d'un gros poing permettait en effet de voir un peu l'intérieur à hauteur de la poignée, juste a côté. Autour, le bois avait noirci, comme brûlé –.
Il avait suffit de passer la main dans ce trou pour déverrouiller le loquet mais nous, nous n'en avions même pas besoin : la porte était entrouverte.

Je jetai un regard en coin à Gyô-sensei, sourcil arqué.
Quelqu'un était venu ici avant nous, et visiblement, pas pour une visite de courtoisie.
Qui sait ce qu'on allait trouvé là dedans ?

Eh bien... pas grand chose en fait.
Après avoir ouvert avec précaution et attention la porte – ce qui signifiait arme en main pour moi -, nous commencions notre tour du propriétaire sans rien remarquer d'anormal. Tout était parfaitement rangé, sans trace de lutte.
Un coup d'oeil rapide par la fenêtre me fit voir le bâtiment sur lequel nous étions planqués un peu plus tôt, ce qui me fit dire que c'était effectivement l'appartement où il ne s'était strictement rien passé.

Il ne semblait pas avoir eu d'empressement ici, hormis quelques vêtements traînant sur une chaise comme nous en avions tous – inutile de nier -. La plupart des placards étaient aussi pleins : que ce soit en vêtements ou en nourriture. Rien était alarmant donc, hormis ce trou dans la porte, évidemment. Et peut-être le peu de vaisselle qui se trouvait dans l'évier qui laissait supposer qu'elle n'était pas partie non plus depuis longtemps : c'était relativement propre.

N'oubliant pas qu'elle pouvait être invisible en ce moment même, je restais prudente. L'idée de balancer les sacs de farine partout pour détecter sa présence éventuelle m'avait traversé l'esprit mais autant rester discret sur notre venue et ne rien déranger.

L'analyse basique des lieux étant faite, il était maintenant temps de dénicher des infos utiles. Alors que Gyô-sensei farfouillait sans doute le bureau de notre cible, j'ouvris des placards et en tâtonnais le bois à la recherche de planque secrète, de tiroir caché ou ce genre de trucs. Ça pouvait paraître très cinématographique mais les criminels aussi regardaient la télé. Ce n'était pas si rare de trouver du matos planqués avec des combines plus ou moins élaborées. Il me restait donc a regarder les grilles d'aération – un grand classique - mais après la construction d’échafaudage avec des chaises pour me permettre d'en atteindre une particulièrement en hauteur et inaccessible pour ma petite taille, j'en vins à la conclusion que notre dame n'était pas particulièrement cinéphile...
Rien de mon côté pour l'instant donc.

« Vous avez trouvé quelque chose ? »

Questionnai-je mon acolyte de la journée.

« Allez faire un tour du côté de chez la voisine – que l'on sait présente – sera intéressant aussi. Elle a peut être entendu quelque chose quand la porte a été défoncée, ou même ces derniers jours. »

Les voisins... une piste toujours fiables quand ils n'étaient pas proches du suspect.

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Re: Enquête à la Prison Centrale || Sam 29 Déc - 1:15

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

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[ Fin Août - Début Septembre 301]

Comme convenu, nous nous sommes installés en hauteur. Surplombant légèrement l’appartement du quatrième étage, nous nous sommes relayés afin d’observer la résidence de la présumée criminelle. Comme dans la plupart des planques, nous n’avons pas eu de résultat. Les forces de l’ordre ainsi que les héros sont habitué à la frustration de ne pas pouvoir tirer quelque chose d’une surveillance ou d’une enquête. C’est quelque chose de relativement fréquent.

Après plusieurs heures d’observation, nous avons finalement décidé de mettre fin à la surveillance. Nous devions agir. Nami avait effectivement aperçu une dame dans l’appartement. Cependant ce n’était pas celle que nous recherchions. Laissant la ligne directrice à ma cadette, je préférai la laisser prendre ses décisions par elle-même. C’est en forgeant que l’on devient forgeron.

- Que fait-on Nami ? La planque n’a pas l’air riche en informations.

- Je pense que l’on n’obtiendra en effet rien de cette manière. Aucune activité du côté du logement supposé et je doute qu'elle puisse maintenir son alter constamment – ça l'épuiserait -, sans parler que le déplacement quotidien les yeux fermés … ce n'est pas optimal

Prenant bien soin de jeter les déchets de ce que nous avons consommé durant notre planque – je suis un citoyen écologique oui ! – nous nous sommes ensuite dirigé vers l’appartement. La porte avait été forcée. J’observais tout en réfléchissant. Nous avions affaire à bien plus que le petit cambrioleur du quartier. J’hésitais. Les contours carbonisés du trou me laissaient penser que nous avions peut être loupé un possesseur d’alter qui serait entré par effraction dans cet appartement. Sinon je prévoyais le pire et nous avions simplement un gars qui serait entré avec un chalumeau. Cependant cette piste me semblait moins sure étant donné le bruit que fait cet appareil et le temps que cela prendrait pour découper une partie assez conséquente.

- Ça, ce n’est pas normal… Dis-je en passant ma main sur le visage d’un air réfléchi.

Après cela, Nami et moi avons entamé une fouille minutieuse de l’appartement. Il ne fallait rien laisser au hasard. La première chose que je fis, ce fut de contrôler tous les appareils technologiques. Rien n’échappait à mon regard analytique. Intérieur de chaque livre, sous les tapis et les nappes, entre chaque vêtement, la moindre petite zone susceptible de cacher un objet de la taille d’une clé USB par exemple.

Mais il n’y avait rien. Je m’y attendais un peu. À moins d’avoir affaire à un voyou de bas étage, une personne censée ne dissimulerait aucune preuve compromettante chez elle. Nami s’était occupé d’autres pièces farfouillant dans les tiroirs et les placards.

- Vous avez trouvé quelque chose ?

- Rien du tout. Et de ton côté ?

- Rien non plus. Allez faire un tour du côté de chez la voisine – que l'on sait présente – sera intéressant aussi. Elle a peut être entendu quelque chose quand la porte a été défoncée, ou même ces derniers jours.

- Très bien.

Encore une fois, j’allais la suivre dans son enquête. Bien que toujours gentille, Nami était différente en mission. Plus réfléchie et plus concentrée, et j’aimais particulièrement ça. Pour travailler sur le terrain, il faut garder la tête froide, observer attentivement et réfléchir constamment. Des qualités que la jeune fille semblait détenir. C’est la raison pour laquelle je préférais laisser libre court à ses réflexions et déductions, n’intervenant qu’en cas de fausse route. Suivant la jeune femme, nous allions maintenant nous occuper du témoignage du voisinage.


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Re: Enquête à la Prison Centrale || Dim 20 Jan - 15:52


Sur l'acquiescement de Spider Ninja, nous traversions le couloir pour frapper chez la voisine. Cette dernière mis un petit temps à répondre mais nous savions qu'elle était chez elle et je ne comptais personnellement pas lâcher l'affaire. Après une nouvelle série de coups sur la porte, elle ouvrit finalement légèrement la porte, nous dévisageant de la tête aux pieds avec un air aussi méfiant qu'interloqué. Il était clair qu'elle n'était pas rassurée et, si elle avait eu une chaîne à sa porte comme cela se faisait parfois, j'étais pratiquement certaine qu'elle l'aurait mise.

« Oui ? »

« Bonjour Madame. Excusez nous de vous déranger mais nous cherchons Mme Nobuno. Vous ne sauriez pas où elle se trouve, par hasard ? »

C'était volontaire de ma part de ne rien dire sur nos motivations, même si nos tenues devaient la mettre sur la piste.

« Non, je ne sais pas. Mais vous n'êtes visiblement pas la seule à la chercher... »

Un signe de tête en direction de la porte d'entrée de cette dernière nous fit observer de nouveau ce trou béant et sa trace de brûlure dans le bois.

« Il semblerait. Vous avez entendu quelque chose lorsque cela s'est produit ? »

Son regard se montra vif un instant.

« Je regrette. Bonne journée. »

Alors qu'elle referma la porte, je glissai mon pied dans son ouverture pour la dissuader mais sans agressivité. Je me devais de la rassurer.

« Ecoutez. La moindre information peut nous être précieuse. Vous avez déjà compris que nous ne sommes pas des amis en visite et je peux vous certifier que nous ne vous voulons aucun mal. »

Elle sembla hésitante et observa les alentours avant de nous faire entrer chez elle et de promptement fermer la porte derrière nous.
Son appartement était plutôt cosy et dénotait particulièrement avec l'air décrépi du bâtiment en général.

« Asseyez vous, si vous voulez. »

Proposa-t-elle en désignant le salon et son canapé ivoire. Elle même s'installa sur un fauteuil à côté.

« Vous n'êtes pas de la police... Je me trompe ? »

« A vrai dire moi oui, a moitié. Mais c'est de toute façon elle qui nous envoi. »

Et l'agence mais justement parce que les forces de l'ordre était dépassée par l'implication des alters.

« Si jeune... Et vous ? Vous êtes son père ? … Non, vous semblez un peu jeune après tout. »

Gyô-sensei, mon père ? … C'est vrai que la ressemblance physique était frappante.... ahem.
Mais je ne pouvais pas la blâmer car après tout je ne ressemblais pas du tout à mon vrai géniteur non plus. J'avais hérité des traits de ma mère.
J'eus malgré tout un petit sourire amusé sur la remarque, histoire de détendre un peu l'atmosphère même si je ne perdais pas de vue ma concentration.

« J'ai effectivement entendu du bruit. C'était il y a peut être deux semaines... ou trois ? Je ne sais plus. Bref quelqu'un a toqué avec insistance chez Nobuno-san et a fini par fracasser la porte. Je n'osais pas aller voir mais ça grésillait fortement dans le couloir alors j'ai regardé par l’œillet de la porte mais les lumières n'étaient pas allumées dans la cage d'escalier. Pourtant j'ai vu comme des petits éclairs et ça a rapidement senti le brûlé. En tout cas, c'était un homme vu son gabarit. Il est entré dans l'appartement puis est ressorti en jurant quelques instants plus tard. »

« Vous avez vu Mme Nobuno depuis ? »

« Non. La porte est restée dans cet état et personne n'a prévenu la police. Pas même moi... »

Elle avait sans doute eu peur que ça lui retombe dessus.

« C'était un altéré ! Vous comprenez ? Je ne voulais pas prendre de risques inutiles. »

« Votre voisine aussi en est une. Vous le savez ? »

« Oui, bien sûr. Mais Nobuno-san n'a jamais causé de problème. Elle est ce genre de femme qui se fond dans la masse et ne s'impose pas. Elle est très serviable. »

« Elle a de la famille ici ? »

« ça ne je ne le sais pas. Nous ne sommes pas proches plus que cela. Je sais simplement qu'elle a une sœur car je l'ai déjà entendu au téléphone avec elle dans les escaliers, mais jamais vu. »

Elle haussa les épaules tandis que mon regard convergea vers mon sempai et sensei du jour.
Tout ça ne nous expliquait pas pourquoi elle s'était retrouvée mêlée à l'évasion du sculpteur. Elle avait une double personnalité ? Ou bien une « vraie » raison de le faire ? Un chantage peut être ?

« C'est tout ce que je peux vous dire ! Je ne veux pas d'ennuis... Sortez maintenant, s'il vous plaît. Cette conversation n'a jamais eu lieu. »

Son air était grave. Elle avait réellement peur.
A moins que Spider Ninja ait quelque chose a y redire, je me contentais de ces informations, certaine de son honnêteté sur ce qu'elle venait de dire.

Congédiez, nous voilà de nouveau sur le pallier et alors que je m'apprêtais a débriefer sur la situation en entrant une fois de plus dans l'appartement de notre « femme sans histoire », un projectile se précipita sur moi qui l'esquiva par réflexe, je ne sais comment, pendant qu'une masse percuta Gyô-sensei et le maintint au sol tout en le menaçant d'un couteau. Elle avait été vive et s'était positionnée de manière a bloquer mon sempai tout en m'ayant dans son champ de vision.
Plus besoin de la chercher, elle était là. Aussi conforme que sur la photo de son dossier.
Nobuno Yuki.

« Fini de jouer ! Rendez la moi ! »


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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mar 22 Jan - 22:06

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

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Fubuki
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[ Fin Août - Début Septembre 301]

Comme convenu, nous nous sommes ensuite rendus chez la voisine de palier afin de collecter plus d’informations. L’accueil ne fut pas des plus chaleureux, mais nous sommes finalement entrés après une persuasion effectuée avec brio par la jeune Nami.  La voisine semblait mal à l’aise et notre présence suscitait chez elle une certaine méfiance.

Je suis resté debout tout le long de la conversation entre les deux femmes. J’observais minutieusement – avec discrétion – l’appartement sommaire de la dame. La décoration était classique tandis que les meubles n’étaient plus tous neufs. Lorsque la dame fit mention d’une prétendue sœur, mon attention se porta immédiatement sur sa conversation avec Nami. Nous avions peut-être une nouvelle piste que nous allions pouvoir exploiter pour retrouver la criminelle recherchée.

À partir de là, la conversation prit rapidement fin avant d’être invités à quitter le domicile de la voisine.

- Cela vaut pour vous aussi madame. Évitez de faire mention de notre passage s’il vous plait. Je vous laisse ma carte. Si des informations vous reviennent ou que vous apercevez quelque chose de suspect, n’hésitez pas à me contacter. Ne vous dérangez pas, nous connaissons la sortie.


C’était bien évidement une formalité, un « au cas où ». Je savais pertinemment que cette dame ne collaborerait pas avec nous, mais dans notre métier, il ne faut rien laisser au hasard et toujours prendre ses précautions.

Une fois la porte refermée derrière nous, Je suivi Nami qui se dirigea une fois de plus vers l’appartement de Nobuno. À peine eut-elle ouvert la porte, que je la fis que décaler subitement avant de voir un couteau fendre l’air avant de percuter le mur du couloir. Je sentis mon taux d’adrénaline grimper instantanément, avant de me diriger vers Nami qui ne se trouvait qu’a deux mètres devant moi. Mais dans mon mouvement je fus percuté par quelque chose que je ne voyais pas avant de me retrouver au sol. Je pouvais sentir le contact d’une lame froide sur ma gorge.

C’était elle, j’en étais certain. Je ne pouvais pas prendre le risque de réagir tandis que je ne la voyais pas. Quoi que je fasse, le risque de blessure grave me semblait élevé. Elle appliquait une pression importante sur ma gorge à l’aide de son arme blanche. Au moindre mouvement, ma carotide pouvait être sectionnée. Je pouvais toujours tenter quelque chose, mais je préférai rester immobile et attendre le moment parfait.

La situation ne me semblait pas si chaotique qu’elle ne l’était. J’ai vu la mort de très près à de nombreuses reprises. Nami n’avait rien et c’était pour moi bien plus important. Une fois de plus, elle allait devoir prouver qu’elle est à la hauteur du titre qu’elle convoite tant : Héros.

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Re: Enquête à la Prison Centrale || Jeu 31 Jan - 10:27


Spider Ninja se retrouva au sol dans son élan et n'osait plus bouger. Je me serais peut être demandée à quoi il jouait si je ne savais pas chez qui nous nous trouvions et l'alter qu'elle possédait.J'étais certaine qu'il s'agissait d'elle et il me semblait même l'avoir aperçu, l'espace d'un instant, alors qu'elle tentait de maîtriser mon sensei.
Son alter ne fonctionnait que si elle fermait les yeux. Je voulais bien croire qu'elle ait développé des facilités à se déplacer ainsi avec le temps mais il lui avait quand même fallut observer son environnement, rien qu'une seconde, pour fondre sur le héros.

Comprenant la situation délicate, je n'osais pas faire le moindre geste. Au moindre mouvement de ma part, elle pourrait s'en prendre grièvement à mon sensei.
Gardant pourtant mon sang froid, je compris bien vite que je n'avais pas quinze alternatives. Dégainer mon glock ? Même pas le temps. Utiliser un projectile de glace ? Je risquais de toucher Spider Ninja. Non, j'optais pour une voie plus « pacifiste » en me servant de ce qu'elle venait de dire, restant sur mes gardes.

« Vous faites erreur, Nobuno-san. Nous n'avons rien pris vous appartenant. Qu'avez vous perdu ? »

Exposer les faits et chercher à en tirer avantage en collectant quelques informations utiles susceptibles de la déstabiliser.
Bien, pas de précipitation, Fubuki. S'il fallait qu'elle garde les yeux fermé pour devenir invisible, j'allais la forcer à les ouvrir.

« A vrai dire, nous aussi nous cherchons quelque chose... ou plutôt quelqu'un. Vous savez de qui il s'agit. Où est le Sculpteur ? »

« Vous n'êtes pas en position pour négo- »

Une ouverture.
Me servant de son instant de déconcentration, focalisée sur sa réponse et donc, écrasant elle même le silence dont elle se servait probablement pour se repérer, je fis courir ma glace avec rapidité sur le sol jusqu'à eux et plus particulièrement près du cou de Gyo-sensei que j'imaginais menacé sans quoi il se serait déjà défait de la prise.
Après tout, elle avait envoyé un couteau dans ma direction en ouvrant la porte, elle devait certainement avoir autre chose du même genre pour assurer son avantage contre Spider Ninja.
Ma glace semblait presque en lévitation de mon point de vue mais elle avait bien attrapé quelque chose. Mon sensei pouvait se dégager a loisir tandis qu'elle ouvrit les yeux pour observer ce qui l'avait piégé, se révélant à nous tout en cherchant à briser la glace avec des coups de pieds frénétique.

Bien que restant méfiante, la scène me fit arquer un sourcil, tout comme cette crainte dans son regard. Elle n'avait rien d'une criminelle aguerrie, ni d'un soldat entraîné. J'avais dû mal à l'imaginer infiltrant la prison Centrale au point le plus critique de sécurité pour délivrer le criminel le plus recherché et dangereux du moment. Pourtant, je l'avais vu sur les bandes des caméras de surveillance et les marques vives à son cou me rappelaient fortement le passage où j'avais vu le Sculpteur la tenir fermement à la gorge après avoir quitté sa cellule.
Mon hypothèse sur son implication forcée, alors qu'elle était autrement une femme sans histoire, se confirmait peu à peu. Elle ne savait même pas se battre.
Un coup d'oeil à mon sensei et voilà que mon attention se reposait sur elle, bloquée dans un coin du couloir. Elle avait la fin de la vingtaine, des cheveux bruns et des yeux mauves.

« Vous savez que vous n'avez aucune chance de vous enfuir, n'est ce pas ? Vous ne gagnerez pas face à nous. Alors rendez vous et expliquez nous votre version des faits. Vous savez à quel point le Sculpteur est dangereux : le faire libérer était une grossière erreur. Pourquoi l'avoir fait ? Et surtout, pour qui ? »

Parce qu'il y avait forcément une organisation là dessous.

« Si vous coopérez votre peine sera abaissée, je vous le garantie. Nous pourrions peut-être même vous aidez a retrouver ce que vous chercher. »

Oui je m'avançais complètement mais j'avais cerné son profil et comptais bien m'en servir. Elle était complètement perdue et effrayée comme en attestait son manque d'assurance à peine masqué par son regard fuyant, explorant les pistes de retraite qui s'offraient à elle.

« Ce n'est pas fait pour vous la cavale. »

Elle était restée à son domicile après les événements, pensant que son alter lui permettrait de survivre, planquée de cette façon. Aucun criminel censé ne s'y serait risqué. C'était son seul point d'attache. Le seul endroit sécuritaire où elle pouvait aller. Et nous n'étions sans doute pas les seuls à ses trousses.

« Vous ne tiendrez pas éternellement de cette façon. Ils finiront par vous retrouver. »

Mieux valait la sécurité des barreaux pendant quelques temps en se montrant coopératif que de mener une vie de ce genre là, jusqu'à en mourir.

La brune perdit en résistance, observant le sol, perdue.

« Ma sœur... C'est ma sœur qu'ils retiennent. »

C'était presque un murmure. Comme une crainte que les murs pourraient l'entendre.

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Gyō Asao
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mar 16 Avr - 15:54

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

Gyō
Asao

Fubuki
Nami

[ Fin Août - Début Septembre 301]

Je savais que l’antagoniste ne me voyait pas étant donné que ses yeux étaient fermés. Mais un couteau appuyé sur la partie l’une des parties les plus fragiles du corps est une situation à ne surtout pas prendre à la légère. Il vaut parfois mieux prendre son mal en patiente afin d’étudier la situation. Et c’est exactement ce que nous fîmes Nami et moi. La jeune héroïne en herbe m’impressionnait réellement. Elle a devant elle un avenir très prometteur, j’en suis certain.

C’est avec une précision incroyable que ma jeune protégée déploya son alter pour me venir en aide. Elle gela le couteau ainsi que la moitié du bras de mon agresseur. Je pouvais sentir le contact froid de la glace sur ma peau. C’était nettement plus agréable que le tranchant aiguisé du couteau. Cela me permit alors de repousser la criminelle avant de me relever agilement.
Elle avait très certainement baissé sa garde. Son alter ne faisait maintenant plus effet, laissant apparaitre une femme vraisemblablement du même âge que moi. Physiquement, elle n’avait clairement pas le profil de ce qui lui était reproché.

Nami continua de mener la conversation dans la direction qu’elle espérait. Son objectif était de la déstabiliser afin de la faire craquer. Il fallait effectivement qu’elle réussisse à extraire les informations dont nous avions besoin pour la mission. Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que la criminelle ne cède.

- Ma sœur... C'est ma sœur qu'ils retiennent.

- Bravo Nami… Me dis-je intérieurement. J’étais fier d’elle. Fier d’être son professeur. Fier d’être son collègue.

Profitant de ce moment, j’intervins à mon tour afin de guider ma partenaire. Je m’accroupis alors près de la demoiselle de façon à me retrouver à sa hauteur pour pouvoir installer un climat de confiance.

- Vous voulez retrouver votre sœur, n’est-ce pas ? À votre place, j’aurais moi aussi fais tout ce qui est en mon pouvoir pour sauver ma sœur. Mais le fait est que des personnes extrêmement dangereuses sont derrière tout ça, vous allez avoir besoin d’aide pour faire libérer votre sœur et être en sécurité. Si vous acceptez notre aide, je suis prêt à donner ma vie pour sauver votre sœur. Mais vous allez devoir travailler avec nous pour nous permettre de la retrouver.

Cette fois je me permis de poser la main sur son épaule, profitant de son moment d’hésitation et d’interrogation pour la rassurer un peu plus. J’arborais ensuite mon plus beau sourire

- Faites-moi confiance, tout ira bien.


Enquête à la Prison Centrale Original

La manière forte est souvent un bon compromis sur le terrain, mais il faut savoir faire preuve de tact, de ruse et d’empathie pour obtenir certaines informations et pour atteindre certains objectifs. C’est clairement le chemin que j’avais emprunter et qui semblait avoir porté ses fruits. La jeune femme prit ma main et se releva alors. Je fis un clin d’œil discret à Nami avant de la laisser décider de la suite des évènements.

- Je vais vous aider… Déclara timidement la femme invisible.


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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mer 15 Mai - 12:17

Si j'avais usé de propos visant a insinuer une certaine culpabilité et angoisse dans l'esprit de cette femme pour qu'elle comprenne qu'elle empruntait la mauvaise voie, maintenant qu'elle avait craqué et nous apprenait que ses agissements n'étaient que liés par la contrainte pour la vie de sa sœur prise en otage, il nous fallait adopter un comportement diamétralement opposé. Instaurer un climat de confiance pour la rassurer quant à la sécurité de sa famille dont nous allions nous charger a conditions qu'elle se tourne vers notre côté. C'est exactement ce que fit mon sensei et senpai.

Il fallait lui faire comprendre que nos intérêts convergeaient dans la même direction et qu'ensemble nous étions davantage en mesure de les voir se concrétiser.
Bien sûr que le choix lui appartenait et qu'il n'avait rien d'évident mais entre vivre dans la peur tout en affrontant seule la situation et en commettant des actes révulsant pour nous même ou accepter les mains tendue prêtes a nous aider dans cette entreprise et a nous défaire de ces chaînes fermement maintenues à nos pieds... il n'y avait pas vraiment a hésiter n'est-ce pas ? Le seul facteur qui pourrait la faire douter serait la crainte de risquer la vie de sa sœur mais nous allions tout faire pour qu'elle en ressorte indemne.

Elle se releva en acceptant la main de Spider Ninja, clamant faiblement qu'elle nous aiderait.
C'était gagné.
Non seulement nous venions de récupérer une alliée de choix pour mener cette enquête et retrouver le Sculpteur – même si je restais méfiante et ne pouvais me permettre de lui faire pleinement confiance – et en plus de cela nous avions épargné une potentielle innocente, contrainte à des agissements sans son consentement. La justice la condamnerait probablement malgré tout pour son intrusion dans la prison et l'aide a la libération d'un criminel de cet acabit mais cela atténuerait fortement les poursuites à son encontre et sa coopération avec nous ne ferait que renforcer la clémence du juge à son égard. Elle pourrait même être graciée.

Acquiesçant devant cet aveu, je me permis de rappeler une chose dans une voix a peine audible :

«  Nous vous écouterons. Toutes informations est bonne a prendre. Mais pas ici. »

Les murs pouvaient avoir des oreilles et puisque son appartement avait été visité par l'ennemi il n'était pas question d'y converser librement car un mouchard pourrait très bien y être planqué malgré notre fouille sans rien trouver.  Heureusement qu'elle avait pratiquement murmurée son aide, avec un peu de chance, si mouchard il y avait, il n'avait pas réussi a capter ses paroles.

«  Nous sommes peut être également surveillés en dehors de ce bâtiment alors mieux vaut pour vous que vous réitériez votre pouvoir pour masquer votre présence a nos côtés. »

Elle pouvait bien garder la main de mon sensei ou se raccrocher a son bras pour se diriger vu qu'elle devait garder les yeux fermés pour cela.

« Je préfère cependant vous prévenir. Vous comprendrez aisément qu'au vue de la situation, je ne peux sciemment pas vous faire confiance pour l'heure, aussi je vous garantis que vous regretterez toute tentative de nous prendre pour cibles. »

Je parlai avec un flegme qui trahissait mon habitude des arrestations et, même si j'étais certaine qu'elle ne tenterait rien de stupide si elle tenait un minimum a garantir la vie de sa sœur avec notre aide, je ne pouvais m'empêcher d'être méfiante et de garder en tête que tout cela ne pouvait aussi être qu'une excuse pour s'en sortir crème, n'ayant aucune prédisposition au combat.

Malgré tout elle se tint tranquille et nous suivi dans l'invisibilité la plus totale, montant sur la moto de Spider Ninja tandis que je feignis – pour les yeux curieux – d'avoir encore a faire dans le secteur. J'aurais pu rentrée par les transports en commun mais je ne voulais pas que l'on me suive au cas où. J'eus donc une autre idée – bien plus classe au passage -.
Après un coup de téléphone rapide au Lieutenant Fubuki que je savais en patrouille dans un secteur pas trop loin, mon cortège arriva un quart d'heure plus tard sous la forme d'une voiture de police au sein de laquelle je grimpai à l'avant, observant les alentours à l'affût des regards scrutateurs.
Sirènes actives, mon père me ramena en un rien de temps au QG de l'agence, non sans question auxquelles je ne pouvais pas répondre pour le bien de l'enquête. C'était quelque chose pour lequel il était habitué et il respectait cela, ce qui m'arrangeait bien. Après un remerciement, un sourire et un « je t'aime papa » qui valait pour lui tous les déplacements du monde, voilà que je retrouvais le duo dans une salle d'interrogatoire du QG.

Spider Ninja semblait déjà avoir entamé la conversation avec elle, remarquant même le verre d'eau posé sur la table devant elle. Elle n'était pas très a l'aise mais c'était compréhensible, au moins n'avait-elle rien tenter de stupide sur le chemin.

« Vous savez déjà ce que l'on va vous demander. »

Tirant une chaise pour m'y asseoir, je l'avisai avec un faible sourire.

« Que savez vous de la position du Sculpteur ? Où le retrouviez vous ? Ou bien ses sbires ?»

« … Ils ne m'ont jamais emmené à leur … « repaire ». On me fournissait des coordonnées et je devais m'y rendre mais aucun bâtiment spécifique. Des parkings désaffectés, des campagnes en retraits... ce genre de choses. »

Puisqu'elle ne faisait pas partie de leur bande cela était assez logique. Pour éviter justement qu'elle ne balance quoi que ce soit a quiconque.

« Une idée de l'un de ses projets ? Son prochain coup ? »

« Non je... … enfin peut être... Il a parlé de sa future œuvre a un moment. Une exposition complexe et articulée autour de la mise en lumière, avec la présence de personnalités du journalisme. »

J'arquai un sourcil tout en jetant un regard à mon sensei. Nous parlions du Sculpteur, ses œuvres d'arts, comme il les appelaient, n'était qu'un tableau horrifique avec pour principales matières : le corps humain, sa chair et ses différents organes. Il s'apprêtait visiblement à s'en prendre à plusieurs journalistes en une seule « oeuvre ». L'aspect « articulé » n'était là que pour souligner qu'il ne démembrerait pas tout cette fois j'imaginais...  Quant à la mise en lumière... Cela pouvait tout et rien dire. Autant une véritable exposition à ciel ouvert que pour délivrer un message quelconque, seulement clair dans son esprit de siphonné.

« J'imagine que vous n'avez pas de noms ? »

Sa négation de la tête ne m'étonna pas mais j'aurai essayé.
Notre mission ne consistait pas a arrêter le Sculpteur mais a trouver où il se cachait ou un moyen de l'arrêter pour laisser un cortège de héros se rendre sur place pour le stopper. C'était une trop grosse pointure pour un héros et demi...

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