Enquête à la Prison Centrale
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Enquête à la Prison Centrale

Hisagomaru Hanataro
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Surnom : Turbo Justice
Profession : Élève 3S - Filière Héroïque
Rang : A
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Enquête à la Prison Centrale || Lun 22 Oct - 12:19

Mebura Cho:
 

« Je veux être mis sur l'enquête de l'évasion de la prison. » déclara Hanataro dans le bureau de Cho.

Cela au moins, c'était clairement annoncé. Mais pas d'entrée de jeu. Hanataro avait quand même été bien élevé, et ayant grandit dans un univers très policier, les rapports à la hiérarchie étaient bien ancrés en lui. De fait, il avait commencé par une entrée polie en frappant d'abord à la porte de la Directrice des Opérations à Seigi, qui était très loin d'être n'importe qui. Une personnalité du monde héroïque dont la réputation n'était plus à faire, et qui méritait amplement tout le respect dont fit preuve à son égard l’apprenti-héros aux lunettes de soleil en s'inclinant devant elle. Il s'était excusé de venir la déranger dans son bureau, s'était assuré qu'elle avait un peu de temps à lui consacrer, puis ensuite seulement il était entré dans le vif du sujet.


« Et quand je mentionne l'évasion, je veux parler de celle du Sculpteur. »


L'information n'avait pas encore été diffusée partout, et surtout pas aux étudiants par alternance à Seigi, mais dans son cas, Hanataro avait d'autres sources. Et il n'était pas le seul visiblement, puisque des rumeurs et des affirmations encore non confirmées par le gouvernement circulaient de particulier anonyme à particulier anonyme sur la toile. Sauf que lui était très sûr ce que qu'il avait entre les mains : cela venait directement du commissariat.


« Je sais bien que la police de Tokyo est déjà sur le coup, mais tant qu'ils n'auront pas les moyens de plus, ils vont avoir besoin d'un coup de main. »


C'était surestimer très fortement la puissance des Quirk face à des armes à feu, mais il ne s'agissait pas ici de se battre, seulement d'enquêter.


« Nous commencions à peine à rebâtir des relations saines entre les héros et la population qui se méfiait encore de nous, et voilà que toute cette confiance est ébranlée par les événements qu'il y a eu dans les environs. Nous devons restaurer tout ça, et pour ça, il faut montrer que nous sommes dignes de confiance, qu'on est capable de collaborer avec les forces de l'ordre pour ne servir qu'une seule cause : la justice. Clairement, il va y avoir des frictions, surtout auprès de ceux qui n'étaient pas convaincu déjà de base de l'intérêt de notre profession, mais c'est pour cela que je veux être mis sur l'enquête justement. Quelques policiers connaissent ma véritable identité, et pour les autres, c'est un secret pour personne : Turbo Justice s'est toujours affiché comme un ami de la police. Je suis celui qui a le plus de chance avec Na... avec Cold Breath de pouvoir coopérer avec les forces de l'ordre avec le moins de tension. Cela fera passer une bonne image au yeux des médias, et surtout, ça accélèrera l'enquête. Je sais qu'à nous deux, nous avons les moyens de peser dans la balance. Et J'insiste bien sur l'aspect enquête de l'opération : je veux juste retrouver une piste pour le Sculpteur, pas lui faire face. J'ai totalement conscience de mes capacités, et sais bien que je ne suis pas de taille face à lui. Pas dans mon état, ni avec mon équipement actuel. »


L'assaut sur Yuei avait été rude, et même si sa partie de l’Événement n'était pas encore terminée, il avait déjà prit plusieurs vilains chocs. En témoignaient les hématomes qu'il cachait sous ses vêtements, sans même parler des fêlures osseuses ou de son cocard à l'oeil droit.

Ce qui fut dit par la suite entre Hanataro et Cho demeura nébuleux, mais lorsqu'il ressorti, il avait eu son ordre de mission : il partait pour la prison à la condition que Nami soit disponible pour cette assignation aussi – parce que c'était bien beau de parler pour elle en son absence devant la Direction des Opérations. Et comme il lui avait déjà fait part de ses projets en amont par téléphone, il savait qu'elle était plus que partante pour partir avec lui.

Il lui envoya un SMS, n'attendant plus que sa confirmation auprès de l'Agence.



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Fubuki Nami
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Sam 27 Oct - 16:01


J'avais encore du mal à y croire.
Assise dans le métro après avoir répondu à Hanataro qui ne tarda pas à me donner rendez vous à l'agence, je me mis à réaliser la chance que nous avions de participer à une enquête de cette envergure.
Que Seigi fasse confiance à des troisièmes années en alternance pour une telle affaire c'était que nous avions su nous faire remarquer. Bien sûr que notre relation de proximité avec la police et notre implication avec eux avait dû peser dans la balance et l'agence avait plus que besoin de cette coopération saine avec les forces de l'ordre pour renforcer son image, mais quand même !

Sortant à la prochaine station, je marchai vers ma destination initiale : le commissariat.
Bien entendu, une fois sur place, je m'empressai d'aller raconter à mon père la nouvelle ! Il fut à la fois fier et inquiet, me répétant de m'en tenir à l'ordre de mission et de ne pas m'impliquer davantage avec ce cinglé qu'était le « Sculpteur », ce que je lui promis tout en le rassurant, profitant d'avoir le lieutenant Fubuki sous le coude pour lui demander l'autorisation d'emporter une copie du dossier que l'on disposait sur le fugitif.

C'est donc avec sa permission que je repartis avec le dossier dans mon sac bandoulière, me rendant sans attendre à l'agence pour y retrouver Hanataro.

Sur place, je m'excusai de mon retard.

« Désolé ! J'ai fait un détour par le commissariat pour récupérer son dossier. Tu n'as pas attendu trop longtemps ? »

Sans plus attendre, nous quittions les lieux pour nous rendre à la gare et prendre un train pour aller jusqu'à la prison.
Il était temps de faire le briefing et, dans notre chance, nous étions tombés sur des wagons en cabines individuelles et fermées chacun par une porte coulissante, de quoi être tranquille pour parler de l'affaire sans prêter trop d'attentions aux oreilles indiscrètes.

Assise en face de lui, je tirai le dossier de mon sac et le posa sur la table pour qu'il y ait accès.
J'avais déjà commencé à le feuilleter en diagonale durant mon trajet.

« Pas énormément d'éléments dont nous n'avons pas déjà connaissances le concernant. Il a beaucoup fait parler de lui ces derniers mois, il a environ trente ans et est capable de modeler la chair humaine à sa guise. »

Certaines photos de ses « oeuvres » se trouvaient dans ce dossier et c'était vraiment abominable...

« En résumé, c'est un malade obnubilé par l'expression de son « art ». Depuis son arrestation, il était retenu en isolement total dans un quartier de haute sécurité de la prison fédérale. Une cellule sur mesure qui n'a pourtant pas réussi a résister à ses « sauveurs ». Le rapport stipule qu'ils étaient trois d'après les témoins rescapés, un fait vérifié par les caméras de surveillance.
Apparemment, ils sont comme « apparus » soudainement. Probablement un alter d'invisibilité ou quelque chose comme ça , et l'homme de la bande utilisait un pouvoir électrique. Il a électrisé tous les agents et héros tentant de s'approcher pour les arrêter.
Le Sculpteur a également fait preuve de violence avec l'une des femmes présentes avant de se stopper et de disparaître littéralement avec les trois autres. Implication de l'invisibilité encore ou même d'une téléportation plus probablement.
 »


Terminai-je après lui avoir fait le récap' des infos en notre possession. Place aux spéculations !

« Qui étaient ces types ? S'infiltrer dans un quartier de prison sous haute sécurité et en ressortir, ce n'est pas à la portée de n'importe qui. Leur coordination laisse supposer qu'ils se connaissaient ou avaient déjà bossé ensemble. Et la porte de la cellule sécurisée ? Comment ont-ils pu l'ouvrir si facilement ? »

Du hack ?

« Il va falloir leur demander s'ils ont réussi a identifier les trois personnes impliquées sur les bandes de vidéo surveillance. Il devait faire relativement sombre là dedans et même la visibilité infra rouge ne permet pas forcément une reconnaissance faciale facile. Pourtant, avoir leur nom où l'un d'entre eux seraient déjà une bonne piste. Ça nous permettrait de remonter jusqu'à leur supérieur, parce que je doute qu'ils aient agit que pour eux mêmes. Il y a ptet une organisation derrière. Peut être qu'au moment où le type a utiliser ses éclairs, le flash rend les images plus exploitables ? »

On verrait sur place...

« Que penses-tu de tout ça toi pour le moment ? Une idée de là où il pourrait se planquer ? Sans doute qu''il est encore avec les trois autres... Il faudrait vérifier s'il n'y pas eu d'implications d'alter correspondants à ces individus dans les dernières affaires. »


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Hisagomaru Hanataro
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Mar 6 Nov - 21:25

« Ne t'inquiète pas Nami ! Nous n'avions pas convenu d'heure de toute façon. C'est cool en plus si tu as pu récupérer le dossier du Sculpteur. Je vais juste passer un coup de fil à papa du coup, histoire qu'il ne s'embête plus à te l'envoyer par mail sur ton téléphone. »

Vu que celui d'Hanataro ne pouvait pas aller sur internet, et encore moins stocker des données aussi volumineuses.


« Allons à la gare, voici ton billet. »


Première classe en cabine individuelle, essentiel pour partir mener une enquête. Et ce fut sur ces bonnes paroles que Turbo Justice prit du service, se rendant dans son costume blanc et bleu, l'écharpe au vent, en direction de la gare avec son équipière Cold Breath.


« Alors, qu'est-ce que tu as pu apprendre ? »
lui demanda-t-il une fois calé dans son siège.

Le dossier entre les mains qu'elle lui avait remit, il écouta d'une oreille concentrée ce que lui communiquait son amie.


« Dans un monde où les Quirk seraient mieux acceptés – comme au Canada, par exemple -, il aurait fait un super chirurgien plastique. Ou aurait réglé le problème des amputés et malformés de naissance. Une belle perte pour le monde qu'il ai des hobby aussi douteux. »


En voyant les photographies jointes au dossier, il avait l'impression de lire un chapitre bonus sur l'Eclipse vécu par Guts. Ce qui n'était ni un compliment, ni un moment plaisant à passer.


« Hum... Ce que nous avons donc, ce sont les rapports et dépositions des témoins donc. Nous n'avons pas pu avoir les enregistrements des caméras, et c'est bien ce que je compte récupérer aujourd'hui. Les captures d'écran un peu flouté, c'est amusant cinq minutes dans un dossier, mais ce n'est pas avec cela que nous allons pouvoir avancer. Nous avons besoin d'un visage à mettre sur ces criminels si nous voulons les retrouver ! Et peut-être que ça nous permettra aussi de comprendre comment les trois intrus ont pu réussir leur coup, parce que juste être invisible, ce n'est pas suffisant pour passer autant de sécurité. Nous avons une prison étudiée pour contenir les Quirk après tout, c'est quand même pas Arkham ici ! Par contre, si c'est un type capable de Bamf n'importe où qui est impliqué, nous avons du soucis à nous faire, surtout s'il peut emmener du monde avec lui. »


Ca serait tellement facile pour mettre quelqu'un en état d'arrestation avec un Quirk pareil. Dire que Turbo Justice avait hésité avec ce pouvoir-là, mais avait finalement préféré se venger du Genjutsu qui l'avait martyrisé pendant des années...


« Je ne m'inquiète pas trop pour la qualité de la vidéo d'enregistrement en ce qui me concerne. Qu'il fasse sombre ou autre ne sera pas un problème avec ceci ! »
annonça-t-il avec un sourire confiant – et invisible.

Turbo Justice lui révéla une clef USB en forme d'épée pixelisée, ce qui n'avait rien de très impressionnant en l'état.


« J'ai le logiciel qu'utilise Les Experts Tibet avec leurs vidéos. Le programme qui te rend propre et visible n'importe quel enregistrement, même en 144 p. J'espère que ça marchera vraiment comme à la télévision cela dit, parce que je n'ai que pu avoir une version d'essai. »


Et l'on était souvent déçu entre ce que la télévision montrait, et la réalité des choses. Un peu comme ces électrodes censées vous tailler des abdominaux façon tablette de chocolat XL sans éclat de noisettes, mais qui au final donnaient juste avec des crampes.


« Je soupçonne aussi une organisation d'être dans le coup. »
répondit-il aux interrogations de Cold Breath. « Je ne vois pas ce que feraient des indépendants avec un criminel de gros calibre comme le Sculpteur. Et pour organiser une évasion massive comme celle qu'il y a eu, supposément juste pour faire diversion, il fallait des moyens et une préparation minutieuse. Le genre de coups qui s'organise pour quelque de pire encore derrière. De cela au moins, nous pouvons en être sûrs. Pour le reste, je veux voir les vidéos d'enregistrement avant de me faire un avis sur la question. Nous ne pourrons rien établir de toute façon tant que n'aurons pas des visages, des noms ou une idée précise de contre qui nous avons affaire. »

Organisation ou groupuscule, antécédents judiciaires, buts... il était encore trop tôt pour supposer quoi que ce soit. Et c'était pour éclaircir tout cela que le duo se rendait à la prison centrale.


« C'est la première fois que je viens ici ! »
déclara Turbo Justice avec enthousiasme.

Dit comme cela, au milieu du peu de passagers qui descendaient à ce terminus – soit essentiellement des visiteurs de détenu -, cela ne l'aurait pas trop fait, mais heureusement, il n'y avait personne. Forcément, après une évasion de masse avortée, le temps que la prison restaure ce qui avait été malmené, les visites étaient forcément interrompues. Mais l'on faisait toujours des exceptions pour les représentants de la justice, surtout quand ces derniers avaient avec eux tous les papiers nécessaires propre à leur affectation. Ils étaient même attendu vers la fin du circuit, preuve que Cho avait déjà fait le nécessaire en amont. C'est donc le responsable de la sécurité, l'agent Yamatogawa, qui les reçu dans son bureau.


« C'est vous les héros que l'agence a envoyé pour enquêter sur le Sculpteur ? »


A la façon dont il parlait, il n'avait pas l'air très ravi d'avoir quelqu'un venu vérifier pourquoi il avait été dépassé par l'assaut survenu sur la prison. Se faire rappeler son échec n'était jamais très plaisant en même temps.


« Mmh... Vous n'êtes même pas majeurs vous deux. »
déclara-t-il avec un ton désapprobateur en portant son regard sur Cold Breath, faute d'avoir une tête à dévisager chez Turbo Justice. « Je pourrai être votre père. »
« Je ne crois pas que maman ai eu de relation extra-conjugale. »


S'en suivit un moment de flottement. Le ton de l'apprenti-héros était si sincère qu'il leva un doute chez leur interlocuteur : Yamatogawa n'arrivait pas à déterminer s'il devait prendre Turbo Justice pour un imbécile ou un impertinent. Dans les deux cas, il ne les aimait pas davantage – ce qui ne relevait d'aucune forme d'importance pour l'équipier de Cold Breath, qui profita du silence pour relancer l'action.


« Nous avons déjà eu accès au rapport des agents et héros qui étaient sur place quand le Sculpteur a été exfiltré. A cause de filet électrique dans lequel ils ont malheureusement été prit, entre la douleur et le grésillement, ils n'ont pas été en mesure d'entendre ce que les quatre individus se sont dit avant de disparaître. »
« Les caméras n'ont pas de micro, si c'est ce que vous espérez. »
le coupa Yamatogawa. « On aurait déjà transmit leur échange à la police le cas échéant. Pour qui vous nous prenez ? »
« Pour l'un des responsables de la sécurité. »
lui répondit obligeamment Turbo Justice.

Sarcasme ou absence de compréhension du second degré, il laissa à chacun être le seul juge de la conclusion qui leur convenait.


« J'aurai besoin de voir les enregistrements vidéo survenu lors de l'évasion de notre intéressé. Et par là, je veux dire toutes les vidéos que vous avez sur ce jour-là. Vous avez une salle où vous conservez tout ça ? Avec une dizaine de moniteurs disposés en quadrillage, plein de claviers et un micro pour donner des instructions ? »
demanda-t-il, perdant peu à peu son air sérieux pour quelque chose de plus enthousiaste.
« Ouais, on a ça. Mais vous regardez un peu trop de films, ça ressemble clairement pas à ce que vous imaginez. Venez. »


Ils furent donc conduit dans la salle en question, qui effectivement ne correspondait pas à l'idée que Turbo Justice s'en faisait. C'était un bureau qui n'était pas si grand que cela, avec deux écrans côte à côte. Dessus, l'on pouvait y voir un ensemble de petits rectangles sur les deux, chacun étant un écran de diffusion de ce qu'une caméra quelque part dans la prison filmait actuellement.


« C'est ici. Je vais vous montrer ce que vous voulez voir. »


Yamatogawa tapota sur le clavier, et afficha à l'écran les trois caméras installées à proximité de la cellule du Sculpteur. Il lança la séquence où les trois intrus apparurent soudainement, et délivrèrent le criminel incarcéré après avoir neutralisé ceux venu pour les arrêter avec un courant électrique. Sans un mot, Turbo Justice observa la séquence.


« Ce serait possible de me la remettre ? »
demanda-t-il poliment.

Il l'observa encore, adoptant sur sa chaise la position que Cold Breath savait lui reconnaître : il était en pleine réflexion.


« Mettez-moi la caméra positionnée sur le chemin juste avant, celle qui conduit ici je vous prie. »


Et il en fut ainsi pendant un moment – près d'une heure, pour être exacte. Sans autre commentaire, Turbo Justice gardait la visière rivée sur l'écran, passant d'une vidéo à une autre quand il ne regardait pas la même en boucle une dizaine de fois. Yamatogawa en eu par ailleurs assez passé un point, car il invita l'Ami des Policiers à faire les choses lui-même après un bref tutoriel. Remontant alors la piste lui-même, il passa d'une caméra à l'autre à la recherche de ce que lui seul savait, dans la plus grande concentration qui soit.


« Regarde, Cold Breath. La femme ou l'homme qui ne lance pas les éclairs est capable de se rendre invisible. Ainsi que ce qui est touché. Ils sont venu à pieds dans la prison. A partir de où, je ne sais pas, mais en observant bien les vidéos, j'ai remarqué des détails que trois points dans la spécialité Analyse devraient me permettre de remarquer en y passant assez de temps et en sachant ce que je cherche. En essayant de remonter un chemin possible que les trois intrus auraient emprunté, j'ai repéré dans les débris provoqués par la fuite des prisonniers, des vêtements ou des objets qui bougent légèrement sans raison. Et là, on voit un type près du mur qui se battait contre un gardien : le coup qu'il rate ne touche jamais le mur, on dirait qu'il est dévié avant qu'il se fasse maîtriser par le gardien. »


Turbo Justice revint ensuite à la dernière vidéo enregistrée, celle de la cellule du Sculpteur.


« Ici, ils apparaissent tous les trois d'un coup, avec la femme au milieu. Et ensuite, quand ils disparaissent tous après, c'est différent, regarde. J'ai l'impression qu'ils oscillent, ou miroitent. En passant la vidéo assez lentement, j'ai remarqué que c'est cet homme là qui '' miroite '' le premier, avant de le transmettre aux autres. Ensuite, je n'ai plus rien, même en regardant avec attention de chemin sur le retour. Ils n'ont pas utilisé le même Quirk pour aller et venir. La question est donc, pourquoi ? Est-ce que l'homme, en supposant que c'est lui, ne peut se Bamf que là où il a un visuel, genre comme Korosu mais sans les portails ? Hum... Ça ne colle pas. Peut-être une téléportation que dans les endroits où il aurait laissé une balise alors ? »


Turbo Justice inspira entre ses dents à cette idée.


« Ça serait du lourd comme Quirk ça. Surtout si quelqu'un l'affronte sans savoir voler... Bon, en tout cas, on a trois pouvoirs identifiés, ou supposément identifiés : je ne peux pas l'affirmer avec certitude non plus. Il faudrait qu'on voit à Seigi ou avec les dossiers de la police si on a quelque chose qui correspond. Mais si nous avions les visages, ça nous aiderait aussi. Je te propose de récupérer quelques extraits sur ton téléphone et d'installer mon programme dessus, voir s'il parvient à nous améliorer la qualité des images. »


Mais encore une fois, cela non plus il ne pouvait pas le garantir.

Bamf:
 

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Fubuki Nami
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Lun 3 Déc - 21:37


Visionner les bandes d'enregistrements encore et encore s'avérait pénible : et je pesais mes mots. Plus je les regardais, et moins j'avais l'impression d'y être attentive, cherchant pourtant à observer chaque séquence que j'avais pu louper l'espace d'une demi-seconde et qui serait sans doute celle susceptible de nous apporter des réponses.
L'homme chargé de la sécurité lui même en fut lassé et quitta la pièce après avoir montré le fonctionnement du moniteur à Hanataro. C'était le seul à fond dans cette recherche au peigne fin, au point où j'en vins à me frapper les joues pour me ressaisir et faire comme lui.

Turbo Justice fini par tirer une conclusion de ces images qui me fascina ! Il était aussi impliqué et passionné en décortiquant ces bandes que moi lorsqu'il était question de balistique.

« Nous aurions donc : un alter élémentaire avec la foudre, un autre qui s'apparente à de l'invisibilité et enfin une sorte de … « téléportation » ? »

Il y avait de quoi faire avec un trio pareil...

« Mmh... l'idée de la balise pour la téléportation n'est pas idiote. Sinon, ils auraient directement pu utiliser ce moyen pour se retrouver devant la cellule du Sculpteur. Ça aurait été plus simple et même plus discret. Qu'ils ne l'aient pas fait... ça signifie juste qu'ils ne pouvaient pas le faire. »

Puisqu'ils étaient repartis avec ce moyen là en oubliant l'invisibilité. A moins que le nombre de personnes ou de choses que l'alter pouvait rendre invisible était limité à trois : ce qui expliquerait aussi la solution de secours pour emmener le Sculpteur avec eux...

Finalement, on téléchargea quelques enregistrements sur mon téléphone afin d'utiliser le logiciel d'Hanataro pour essayer d'exploiter les images et identifier les visages.
Mon téléphone était plus récent que celui de Turbo Justice – vu son parpaing, ce n'était pas difficile... - mais ce n'était pas non plus le dernier modèle... la procédure prit donc un temps fou. Un temps que l'on passa a regarder pour la millième fois les bandes des caméras de surveillance sur l'ordinateur à la recherche de quelque chose qui aurait pu encore nous échapper.
Une fois le tout stocké sur mon téléphone, et avec le rendu du logiciel « d'expert », les images furent plus exploitables.

Tout en regardant le résultat, je fis signe à Hanataro de venir regarder, le tout avec un sourire de satisfaction. On les voyaient ! Leurs visages étaient identifiables ! Deux hommes et une femme.
Direction le bureau des affaires d'alter de la police de Tokyo pour en savoir plus et communiquer ces informations !

Parce que ça ne servait à rien d'y aller tous les deux juste pour obtenir des dossiers, Hanataro décida de rester à la prison pour tâcher d'en apprendre plus de son côté : notamment en fouillant les couloirs et la cellule du Sculpteur, bien que cela avait déjà été fait un nombre incalculable de fois. Après tout, on pouvait toujours passer à côté d'indices : la preuve, Hanataro avait interprété et fait une conclusion qu'aucuns des agents qui avaient visionné les bandes avant nous n'avaient faite.

Après un trajet en sens inverse assez pénible, et après avoir passé de nouveau la sécurité de l'établissement, je pus enfin me rendre dans les bureaux appropriés, montrer les images sur mon téléphone et identifier le trio qui avait permis l'évasion du Sculpteur avec l'aide des agents sur place. Un travail long et laborieux mais qui en avait valu la peine.
Je ne pouvais que consulter les documents sur place mais ça me permis d'en apprendre relativement pas mal. Le nom des membres constituant ce trio fut immédiatement transmis aux équipes de la police déjà en charge de l'affaire, pour progresser.

- Nobuno Yuki, la femme du trio. Elle possède un pouvoir d’invisibilité assez mineur qui ne fonctionne que lorsqu'elle ferme les yeux. Elle a été référencée à l’époque de l’école primaire, et classée dans les alter inoffensifs à l’échelon de puissance le plus bas. Aucun incident la concernant n'a été enregistré.

- Ichidori Oda, avec un alter permettant de créer des éclairs. C’est un criminel recherché pour pas mal de crimes, dont au moins cinq meurtres. C'est également un ancien yakuza devenu membre du syndicat – pas certaine qu'il ait réellement cessé ses fréquentations et son réseau passé ... -. Son casier judiciaire et son dossier mentionne un parcours assez classique : entré dans un clan yakuza, montée en grade, violences, crimes, passage au syndicat, meurtres. Ses motivations restes pourtant inconnues. La police n'a plus de nouvelle de lui depuis 5 ans, date du dernier meurtre qu'il aurait commis.

- Daigoro Kato est quant à lui un voleur – possible kleptomane -. Son alter de téléportation est considéré comme peu dangereux mais il reste à surveiller. Il a subi plusieurs arrestations et condamnations pour vol étant plus jeune, résistant à la dernière tout en blessant un officier ce qui lui a valu un séjour derrière les barreaux. Depuis sa sortie, il semble se tenir à carreaux, l'officier suivant sa liberté conditionnelle n'ayant rien eu à lui reprocher jusqu'à il y à 5 mois, date à laquelle il a disparu sans laisser de traces.

Quittant la salle après avoir pris des notes que j'avais enregistré dans un dossier sécurisé de mon téléphone – merci papa flic – je tâchais d'en apprendre un peu plus sur la dernière localisation connue de ces trois là, même si je doutais pour les deux hommes, vu leur disparition soudaine pour Daigoro Kato ou le fait qu'il serait déjà dans une cellule – ou pire - pour Ichidori Oda si la police avait connaissance de son emplacement.

L'agent du bureau des renseignements confidentiel pu me donner des informations complémentaires, ayant leur importance : l'adresse de Nobuno Yuki, qui se situait dans la banlieue de Tokyo, le fait qu'elle était gestionnaire de maintenance de site internet, qu'elle avait un permis de conduire à son nom et un casier judiciaire dépourvu de quoi que ce soit d'important : seulement quelques amendes de stationnement.
Je remerciai l'agent tout en soupirant, perdue dans ma réflexion. Pourquoi une femme sans histoire, qui n'avait pas de passif et qui était bien intégrée – et même facilement retrouvable – s'était embarquée là dedans... ? Je n'arrivais pas à le comprendre. Mais il fallait que j'y arrive !

Demandant l'autorisation de pouvoir me rendre à son domicile tout en étant accompagnée, le bureau me répondit que tous les effectifs étaient déjà en position ou sur le terrain : rien étonnant vu le chaos actuel et la drogue Trigger toujours en circulation.
Après un coup de fil au Centre d'Appel de Seigi, où je tentais de négocier un déplacement sur place dans le cadre de l'enquête, il me fut autorisé à la condition qu'un héros confirmé se joigne à moi, pauvre apprentie en alternance. Comprenant la démarche, j'acceptais tandis qu'on me demandait de patienter au bureau des alters de la police de Tokyo, où le héros dépêché me rejoindrait.

« Hi, Hanataro-kun ! J'ai trouvé pas mal d'infos et j'ai une piste a exploiter. Seulement la police est débordée et comme ça pourrait se montrer dangereux, l'agence ne veut pas nous laisser y aller seuls. Elle m'envoie un pro pour assurer en cas de problèmes. Je te tiens au courant de ce que l'on trouvera ! Bye ! »

Un message laissé sur le répondeur d'un Turbo Justice visiblement occupé, et voilà que je patientais, assise derrière un bureau dans une pièce que l'on m'avait volontairement laissé ouverte pour mes recherches, attendant la venue de mon senpai pour lui expliquer et poursuivre l'enquête.


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Gyō Asao
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Sam 8 Déc - 2:05

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

Gyō
Asao

Fubuki
Nami

[ Fin Août - Début Septembre 301]

De retour à Tokyo, j’avais appris les terribles nouvelles. Des incidents majeurs s’étaient produits durant ma mission. Je ne pouvais m’empêcher de me dire que j’aurais probablement pu aider mes collègues. Que j’aurais pu aider la cheffe de Seigi. Mais retourner le couteau dans la plaie ne sers à rien. Le destin en avait fait ainsi. Je serais peut-être mort si j’avais été là, qui sait !

Tandis que je rédigeais des rapports et remplissais de la paperasse administrative à Seigi, la secrétaire de la directrice des opérations vint à ma rencontre. Elle me salue en s’inclinant poliment. Je me levai alors d’un geste maladroit afin de lui rendre la politesse.

- Bonjour Spider Ninja. Madame Mebura souhaite vous voir dans son bureau s’il vous plait.


- Là tout de suite ?

- Oui, elle vous attend.

- Très bien j’y vais alors.

La secrétaire m’accompagna jusqu’au bureau. Je frappai, puis entendant l’invitation, entrai.

- Bonjour madame. Fis-je en m'asseyant.

- Bonjour Asao. Comment vas-tu ?


- Très bien madame, je vous remercie.

- Bien. Je sais que tu viens de rentrer de mission, mais c’est de toi dont j’ai besoin.

- Mais à propos de…

- Nous discuterons de tes jours de congés plus tard Asao. Pour l’heure, une jeune apprentie se retrouve seule sur une mission nécessitant un héros confirmé. On ne peut quand même pas la laisser continuer seule n’est-ce pas ?

- Cela va sans dire madame.

- Les coordonnées sont déjà sur ton téléphone. Je t’ai également envoyé un résumé.

- Je pars quand ?

- Tout de suite.

Je n’étais pas vraiment emballé par l’idée de retourner en mission. J’étais fatigué physiquement comme moralement. Mais comme l’avais souligné ma cheffe, je n’avais pas le choix. Je descendis donc au parking sous-terrain de Seigi où m’attendait ma moto. Une jolie Yamaha MT-09. Je pris le casque qui était posé sur le siège et l’enfila. Je consultai ensuite les coordonnées envoyées par Mebura Cho. L’adresse enregistrée sur le GPS, je pris la route directement.  

Arrivé sur les lieux, des agents de police m’indiquèrent le local où se trouvait la jeune fille. Après avoir traversé un hall d’accueil ainsi qu’un long couloir, j’entrai dans une pièce sommairement meublée. Je la reconnu directement. J’étais son professeur à Yuei et j’avais eu l’occasion de la croiser dans les couloirs de Seigi plusieurs fois.

- Tiens, c’est toi ! L’interpellai-je en souriant. Salut Nami ! On m’a envoyé pour te filer un coup de main.

La jeune fille me salua à son tour.

- Tu es sur une mission toute seule ? Qu’est-ce qu’on a du coup ?



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Thème musical de Spider Ninja


Fubuki Nami
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Hier à 12:25

Ma surprise ne dût pas échapper à mon senpai lorsqu'il entra dans la pièce.

« Gyô-sensei ?! »

J'avais beaucoup de mal a appeler mes professeurs par leurs pseudonyme héroïque lorsque je passais la plupart de mon temps à les appeler par leur nom de famille dans les couloirs de Yuei.

Me levant de ma chaise, aussi stupéfaite que satisfaite pour cette escorte de choix, je retrouvai bien vite mon sérieux pour le mettre dans la confidence de l'enquête.

« Merci de votre venue et désolée du dérangement... Je suis sur cette mission avec Hanataro-kun : il est actuellement à la prison centrale pour chercher d'autre éléments. Cependant, j'ai trouvé des éléments importants que l'on doit vérifier et en tant qu'apprentis nous ne sommes pas autorisés à prendre ce risque sans un héros confirmé : d'où votre présence. »

Je lui racontais alors tout ce que je savais sur l'enquête. L'évasion du Sculpteur par trois individus désormais identifiés, appartenant certainement à une organisation. Je lui parlais des profils des concernés, de leur casier judiciaire et de l'intrigue que je ressentais concernant la femme du trio.

« Son casier est vierge. Elle a des papiers en règles et on sait où ce trouve son domicile... J'avoue que la voir participer à une évasion de cette envergure pour libérer un criminel dangereux comme le Sculpteur alors que son profil est tout a fait respectable m'intrigue. »

On ne se fiait pas à la couverture d'un livre comme on disait, mais ce n'était pas pour cette raison que cela me faisait tiquer.

« J'ai déjà vu des profils similaires dans certaines affaires. Des profils dont l'interrogatoire à permis de mieux comprendre leur implication. Ce que je veux dire c'est que cette Nobuno Yuki possède sûrement un motif bien différent des deux autres malfrats déjà connus des services de police. Et c'est sans doute celle à qui l'on pourra tirer le plus d'informations car elle n'a pas l'habitude de traîner dans ce genre d'affaires, en apparence, donc sans doute celle en qui ça sera le plus simple de lire. »

C'était souvent ces cas là qui craquaient les premiers une fois au poste de police. Dû à la peur, le caractère impressionnant du lieu dont ils n'avaient pas l'habitude.

« Ma mission est claire : retrouver des informations sur la position du Sculpteur et ceux qui l'ont aidé a s'évader. En aucun cas le traquer et l'arrêter même si nous retrouvons sa trace. Sans vouloir vous offenser, je doute que votre présence en plus suffise à changer les ordres : nous parlons de l'un des criminels les plus dangereux de ces dernières années. »

Même si nous aurions tout le temps de demander à l'agence si jamais nous apprenions effectivement où il se trouve : se dont je doutais pour l'heure.

« Allons à l'appartement de cette femme. Nous en apprendrons sûrement plus sur elle et ses motivations. Je doute qu'elle ait été assez idiote pour revenir à son domicile depuis mais la prudence reste de mise. Après tout, elle dispose d'un alter lui permettant de se rendre invisible en fermant les yeux et même d'étendre ce camouflage jusqu'à au moins deux personnes en contact avec elle. Rien ne l'empêche donc de vivre toujours sur place, du moment qu'elle reste discrète. »

Voilà pourquoi il devait venir avec moi.

Sans perdre plus de temps, nous nous rendîmes en banlieue de Tokyo. Le soleil était sur le déclin et c'était parfait comme ça.
Quelques rues avant d'arriver, je commençais à redoubler de vigilance, consciente de la mission d'envergure qui reposait sur nos épaules. Retrouver la trace du Sculpteur était une priorité mais en savoir plus sur cette organisation souhaitant sa liberté et voulant probablement se servir de lui, était tout aussi important pour prévenir de l'accomplissement de nouveaux crimes.

A l'abri des regards et oreilles indiscrètes, je me mis à faire une suggestion.

« Vous êtes mon supérieur et je m'en remet à vous pour vos décisions finales mais, si vous me le permettez, j'aimerais agir de la manière dont j'ai l'habitude de le faire dans ce genre de cas là, avec la brigade. »

J'avisais sa réaction sans pour autant me montrer hésitante.

« Une planque. Postons nous dans un endroit, en toute discrétion, et observons les allées et venues dans l'immeuble qui nous concerne au moins pour cette nuit, jusqu'au matin. Cela nous permettra d'en savoir plus sur l'activité sur place et le nombre de résidents dans le bâtiment pour être certains d'agir sans risquer de blesser quiconque si notre cible se trouve chez elle et cherche à se débattre le moment venu. »

Analyser les alentours, sécuriser le périmètre et observer notre cible si elle était présente, avant d'agir donc.
Qu'en pensait-il ?

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Gyō Asao
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Re: Enquête à la Prison Centrale || Hier à 19:46

ENQUÊTE À LA PRISON CENTRALE

Gyō
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[ Fin Août - Début Septembre 301]

Nami semblait concentrée. C’était la première fois que je devais faire équipe avec une étudiante. Seigi m’envoie souvent seul en mission. Je suis plus réactif, plus mobile et plus efficace. C’est essentiellement dû à mon alter et mes capacités. En cas de pépin, je peux évacuer rapidement.

Dans le cas présent, j’allais devoir couvrir la petite Nami. Loin de moi l’idée que ça me gêne, mais c’est juste que ça me change de mon domaine d’action habituel. Et puis, je revenais d’une longue mission, ce qui me rendait la tâche un petit peu plus compliquée.

Adossé à un mur, les bras croisés, le regard plongé dans celui de la jeune femme, j’écoutais attentivement ses indications et ses hypothèses sans la couper. Elle était impressionnante cette petite. Elle avait de la jugeote et ce côté « enquêtrice ». Elle savait ce qu’elle devait faire et comment elle devait le faire. Cependant, mon attention fut portée sur un petit détail dans son explication. Rien d’alarmant.

Jusque-là, aucun problème. Heureusement pour la reine des neiges, j’avais prévu un deuxième casque. Elle comptait se rendre sur les lieux en prenant les transports en communs. Super idée ! Se faire palper les fesses par des hommes en costume qui nous entasse telles des sardines dans une rame pleine à craquer. Elle a l’air vachement excitant la vie de héros à dix-sept ans.

Le casque était légèrement  trop grand pour grand pour elle mais il ferait l’affaire. J’avais entré l’adresse sur le GPS de mon téléphone que j’avais positionné sur la bulle de la moto avant de prendre la route. Une fois arrivés sur les lieux, nous sommes passés devant l’immeuble en question sans nous arrêter. Inutile d’attirer l’attention sur nous. Si une âme vivait encore dans cet appartement, elle devait sans doute être sur ses gardes. J’ai donc contourné le pâté avant de garer la moto à l’abri des regards.

D’après les dires de Nami, nous devions aller directement à l’appartement afin de nous assurer d’une éventuelle présence. J’accrochais les casques de part et d’autre sur les flancs du véhicule, puis retirai ma veste. La chaleur estivale était agréable et propice au travail en extérieur. La jeune héroïne s’avança alors vers moi avant de m’interpeler.

- Vous êtes mon supérieur et je m'en remets à vous pour vos décisions finales mais, si vous me le permettez, j'aimerais agir de la manière dont j'ai l'habitude de le faire dans ce genre de cas-là, avec la brigade.


- C’est ta mission Nami. Je suis ici pour te protéger des dangers auxquels tu pourrais faire face mais également de toi-même. Tant que tes décisions n’impliquent pas un danger, je te suis. Qu’est-ce que tu proposes ?


- Une planque. Postons-nous dans un endroit, en toute discrétion, et observons les allées et venues dans l'immeuble qui nous concerne au moins pour cette nuit, jusqu'au matin. Cela nous permettra d'en savoir plus sur l'activité sur place et le nombre de résidents dans le bâtiment pour être certains d'agir sans risquer de blesser quiconque si notre cible se trouve chez elle et cherche à se débattre le moment venu.

- C’est une bonne idée. Toutefois, si elle n’est pas sur place, on risque de perdre un temps précieux. Si j’ai bien compris, elle peut devenir invisible que lorsqu’elle ferme les yeux. Ce que je te propose, c’est de suivre ton plan. Prenons de la hauteur et observons quelques heures. Si ça ne donne rien, nous entrerons dans l’appartement histoire de chercher des indices. Qu’est-ce que tu en penses ?

HRP:
 


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