UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN
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UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN

Gyō Asao
Héros professionnel - Enseignant de Yuei
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Profession : Héros | Professeur d'Intervention et Criminalité
Rang : A
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UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Ven 2 Nov - 17:46

UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN

Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

La nuit fut courte pour l’homme-araignée. Une fois de plus, il était passé de cauchemar en cauchemar et comme toujours, le réveil fut terrible. Le ciel était encore sombre. Le réveil affichait « 5 :  13 ». Asao était assis sur son lit, la respiration saccadée, le front dégoulinant de sueur. Il revoyait encore cette scène insoutenable… Mais à mesure que les années passèrent, il avait appris à se rassurer. Pour se calmer, il énumérait dans sa tête tous les actes de bonté dont il est responsable, de toutes les bonnes choses dont il se souvient.

Calmé, l’homme-araignée se leva de son lit en poussant un soupir. Il sortit sur le balcon et détacha son pantalon de sport ainsi que trois de ses masques suspendus à un fil à linge. Il se coiffa rapidement et mis son bandeau puis enfila son jogging, un t-shirt et son coupe-vent. Sur le pas de la porte il chaussa rapidement ses baskets.

Il avait l’habitude de trottiner jusqu’au parc non loin de l’établissement héroïque. L’erreur la plus courante pour les sportifs amateurs est de se mettre à courir sans s’échauffer. Lorsqu’on court, on s’impose une violence. À chaque fois que le corps retombe au sol, son poids est multiplié par trois ! Asao ne connait que trop bien l’importance d’un bon échauffement et sait qu’en le négligeant, le risque de claquage musculaire augmente considérablement.

Le grand parc à proximité de Yuei est un bel endroit où règne une tranquillité sans pareille. Il n’était pas le seul à venir y faire du sport. Il lui arrivait de croiser quelques sportifs motivés. Asao commence toujours par faire vingt-cinq tours du parc, prenant bien soin de passer par les chemins boisés. Les terrains inégaux sont très efficaces pour entrainer la stabilité et l’équilibre. Gyô trouve son alter handicapant. Ce grand malade de l’entrainement physique et du dépassement de soi ressent le besoin de se mettre à mal pour progresser. Mais sa mutation lui conférant une biologie différente, il a beaucoup plus de facilité que le commun des mortels. Il doit donc travailler plus longtemps, faire plus d’exercices afin de pouvoir se dépasser.

Au bout du quinzième tour, il commence à ressentir la chaleur qui se diffuse dans ses cuisses et ses mollets. Il accélère légèrement le rythme afin d’accélérer son rythme cardiaque. Enfin, lorsqu’il arrivé à son dernier tour, il l’effectue en marchant afin de se stabiliser et de permettre aux muscles de se refroidir progressivement.

Sa course terminée, il se dirigea près du lac afin d’effectuer ses exercices musculaires. Une jeune femme se trouvait déjà sur les lieux. Sans y prêter grande attention, je mis un genou à terre, plaçai mes deux mains parallèlement à mes épaules  et j’entamais alors ma première série de 300 pompes.

295, 296, 297, 298, 29…..9, 300 ! Les biceps et les pectoraux en feu, Asao se releva rapidement afin de ne pas se laisser le temps de se reposer et enchaina avec trois minutes de Shadow Boxing. Le temps étant écoulé, il se remit au sol et enchaina avec une série de 300 abdominaux. Il répéta se schéma à trois reprise, totalisant ainsi 900 pompages, 900 abdominaux et 9 minutes de combat dans le vide face à un adversaire imaginaire. Tout le long, la jeune fille s’exerçait également. Elle attisa la curiosité d’Asao lorsqu’elle se mit à effectuer des katas.

- Elle en a dans le ventre cette fille. Elle ne s’est pas arrêtée depuis tout à l’heure ! Pensa l’homme-araignée.  

Sa curiosité et son amour inconditionnel pour le sport et l’entrainement prirent le dessus sur sa discrétion et son côté effacé. Il décida alors d’aller vers elle afin d’en savoir plus sur les mouvements qu’elle effectuait.

- Bonjour ! Excellents mouvements ! Tu pratiques un art martial ? Déclara Spider Ninja en s’inclinant pour la saluer.

La réponse à cette question était évidente, mais le héros voulait lancer la conversation de manière simple. L’échange n’était pas inadapté puisqu’elle avait sans doute aperçu l’homme à la chevelure argentée s’entrainer également.



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Yokoyama Yuna
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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Sam 3 Nov - 18:37


▬ Gyô Asao & Yokoyama Yuna ▬

▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Parc  ▬
La rentrée de Septembre est arrivée et Yuna doit agir sur deux fronts : les cours au Lycée mais aussi au Judo. Du coup, elle se réorganise afin de tenir la route car les exigences de son sport et l’entraînement recommence de très bonne heure le matin. Il faut bien conserver les bonnes habitudes. Mais ce jour-là, elle va croiser un enseignant de Yuei avec qui elle a un point commun : le sport…


Comme tous les jours depuis la rentrée, je devais me lever de bonne heure afin de m’organiser sur l’ensemble de ma journée. Réveil affichant 5:10 AM et une sonnerie résonne dans la chambre d’étudiante dans le noir le plus complet. Entendant cette sonnerie assez agressive, je finis par l’éteindre et je devais me lever de suite pour ne pas me rendormir. Et je ne dois pas… J’irais me coucher plus tôt ce soir à la place mais je sais que je peux faire plusieurs siestes dans ma journée de cours. Il faudra bien que je trouve le temps pour ça. Posant mes pieds au sol, je me gratte la tête en baillant bruyamment. Comme tous les matins en fait.  Puis je me lève pour aller au seul endroit où on ne peut pas aller à ma place. C’est une routine maintenant. Mon bras semblait aller mieux mais je savais que je ne devais pas encore trop forcé et je reconnais que j’ai beaucoup de mal à récupérer de cette blessure. J’espère que je ne ferais pas une rechute parce que cela risque de compromettre mes compétitions à venir. Et ce serait très problématique pour moi car j’ai de fortes chances de perdre ma bourse…

Sortant de là, j’allume la lumière et je m’étire autant que je peux car c’est quand même important surtout quand on fait du sport. En parlant de sport, je devais y aller. Attrapant ma montre et un élastique, je m’attache les cheveux en tresse serré avant de mettre ma montre à mon poignet droit. Il est précisément 5:28 AM à ma montre que j’éteins les lumières et que je quitte ma chambre afin d’aller courir dans le parc non loin d’ici comme tous les jours. J’aime cet endroit car c’est vraiment calme et on peut faire un saut dans le lac pour faire disparaître la sueur… Du moins si on a un maillot de bain mais de vous à moi, je ne tiens pas à sauter là-dedans. Je préfère encore la piscine ou un Onsen pour se détendre. Une fois en bas de mon bâtiment, je me mets à faire un jogging afin de me rendre là-bas sous forme d’échauffement. Il ne faut jamais courir sans échauffement et c’est une des premières règles qu’on nous apprend lorsqu’on fait du haut niveau. On doit limiter les blessures et les claquages accidentels dû à ce genre de pitreries. Personnellement, je prends ça très au sérieux car ma carrière de sportive se joue aussi là donc je ne dois rien négliger.

Arrivant au parc, je fais de nombreux tours bien complet avant de faire un exercice de cardio très connu sous le nom de « 30-30 » puis « 45-10 ». Pour faire simple, le premier consiste à courir à fond durant 30 secondes puis a récupérer durant ce même temps avant de passer à 45 secondes de course pour 15 secondes de récupération. Même en Judo, il ne faut pas ignorer la cardio car sans souffle, on ne résiste pas et nos muscles nous lâchent. Or, il est strictement hors de question que je me laisse aller. Je dois résister. Le rythme est intensif et dur mais je ne baisse jamais les bras. Après 30 minutes d’exercice de ce genre, je dois encore m’occuper de mes abdo et je les fais prêt du lac et je travaillais déjà là-dessus lorsqu’un homme masqué commence à son tour son entraînement. Ce n’était pas la première fois que je le voyais et je lui montre un petit sourire tandis que je finis mes exercices de musculation.

Alors que je termine ça, je ferme les yeux et je commence à travailler mes katas après m’avoir vider la tête. Car si je veux progresser, je dois vider ma tête afin de tout donner. C’est comme en combat. J’ai quatre minutes pour montrer ce que j’ai dans le ventre et je n’ai que ça mais ces quatre minutes sont comme un traumatisme pour mon corps si je ne l’échauffe pas suffisamment. Rapidement, j’entends une voix et j’ouvre les yeux. Je me mets en face de la personne qui venait de me parler et je m’incline pour montrer du respect. Il m’avait saluer donc j’en fais tout autant. Et c’est en me redressant que je réponds à sa question.

« - Bonjour. Je pratique le judo depuis plus de dix ans et je me prépare au niveau national. Peut-être, souhaitez-vous travailler des katas en ma compagnie ? »

J’avais le sourire et j’aime faire du judo. J’ai fais de ce sport mon exutoire et cela m’a toujours servi. Même encore aujourd’hui, quand je suis en entraînement avec mon professeur, il sait que je donne tout ce que j’ai contre vents et marrées. Je peux avoir eu une journée très longue et être fatiguée, il ne cherchera pas à comprendre et il va chercher à ce que je me renforce car ça travaille quand c’est fatigué et c’est comme ça qu’on progresse et qu’on dépasse ses limites. Je me rappelle alors de mes premiers entraînements avec lui et j’ai vraiment douillé. Il m’en a fait énormément bavé mais maintenant, je ne regrette pas… Cela fait toujours plaisir de voir d’autres amateurs de sport et plus particulièrement en arts martiaux.

« - Je vous vois régulièrement dans le parc ses derniers temps, est-ce que vous venez d’arriver en ville ?»

Je peux être aussi curieuse mais j’aime bien discuter un peu au début. Et puis, il n’y a pas de mal à faire connaissance. Qui sait, il n’est pas impossible qu’on finisse par sympathisé et qu’on finisse par s’entraîner ensemble vu que je l’ai vu plusieurs fois s’entraîner comme il l’a fait devant moi aujourd’hui. Je n’ai pas encore regardé ma montre mais le temps est une notion qui n’a pas sa place lorsqu’on s’entraîne et ce ne serait pas la première fois que je m’épuise en m’entraînant. Je le regarde et même si je transpire, cela me permet de souffler un peu.

« - Excusez-moi, je suis un tantinet curieuse. Je vous prie de me pardonner. »

Je replace mes mèches rebelles sur la tête avec un geste de la main et je récupère un peu ma respiration. Mes battements cardiaques se sont calmés depuis que j’ai commencé mes katas mais uniquement parce que j’ai pris le temps de me vider la tête avant de commencer.  Il faut savoir faire la part des choses, surtout quand on est sportif…


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Dernière édition par Yokoyama Yuna le Dim 4 Nov - 21:08, édité 1 fois
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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Sam 3 Nov - 21:28

UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN

Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

La réponse ne fut effectivement pas surprenante pour le balafré. La jeune fille semblait être une habituée des lieux. Elle avait l’air sympathique et souriante. Très courtoise également. Elle s’arrêta dans sa suite de mouvements techniques et salua à son tour le héros en répondant à sa question.

- Bonjour. Je pratique le judo depuis plus de dix ans et je me prépare au niveau national. Peut-être, souhaitez-vous travailler des katas en ma compagnie ?


En voilà une invitation alléchante ! Cependant le judo en tant que tel, il n’y connaissait pas grand-chose. Gyô a appris à me battre à partir de l’âge de dix ans au sein de la G.A.H. Son apprentissage en Europe repose principalement sur le Systema, art martial d’origine russe. Pour une première rencontre, il n’allait pas ennuyer cette jeune fille avec ce genre de chose. Il se laissa alors tomber sur l’herbe et se coucha, sa tête reposant sur ses deux mains croisées.

- Impressionnant ! Vous devez être très forte ! Je crois que je vais plutôt reposer mes vieux muscles. Répondit-il sur un ton d’humour.


La jeune fille aux cheveux roses vint s’assoir près du héros. Elle semblait jeune et le grand masqué aurait parié qu’elle était encore étudiante. Peut-être à Yuei ? Il n’avait pas le souvenir de l’avoir croisée. Il voyait beaucoup de visages dans cet établissement après tout. Transpirants tous les deux, ils reprirent leur souffle en continuant la discussion.

- Je vous vois régulièrement dans le parc ses derniers temps, est-ce que vous venez d’arriver en ville ?

Maintenant qu’elle en parlait, il est vrai qu’Asao se souvenait l’avoir croisée quelques fois, en courant dans le parc. C’était une habituée de ce lieu contrairement à lui. Ce n’est que récemment qu’il s’est mis à fréquenter ce parc. Mais alors qu’il allait lui répondre, elle enchérit.

- Excusez-moi, je suis un tantinet curieuse. Je vous prie de me pardonner.

- Il n’y a pas de mal, ne t’inquiète pas. Tu permets que je te tutoie ? Eh bien oui et non. Cela va faire cinq ans que je vis à Tokyo. Jusqu’à très récemment, je courais dans Shinjuku Gyoen. Un parc connu mais aussi très vite bondé malgré les heures matinales. Mais depuis que je suis professeur à Yuei cette année, j’ai découvert ce petit parc tranquille et donc je viens m’y entrainer.

L’homme à la chevelure argentée marqua un moment de silence. Il s’étira en poussant un grognement puis se mit en position assise.

- Alors comme ça tu es une future championne de Judo ? C’est chouette ça ! Tu pratiques ce sport au sein d’un club ? Je ne serais pas contre une démonstration ou un entrainement !

Spider Ninja était effectivement toujours partant pour un nouveau défi. En particulier lorsque ça concerne le sport et l’entrainement ! Il connaissait bien évidement le Judo, mais pas la précision des katas ni leur ordre. Depuis son arrivé au Japon, il s’était intéressé à un autre art martial qu’il s’est finalement mit à pratiquer depuis ces cinq dernière années afin de compenser certains lacunes du Systema. Ils allaient pouvoir échanger à propos de leur art respectif.



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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Lun 5 Nov - 11:50


▬ Gyô Asao & Yokoyama Yuna ▬

▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Parc  ▬
La rentrée de Septembre est arrivée et Yuna doit agir sur deux fronts : les cours au Lycée mais aussi au Judo. Du coup, elle se réorganise afin de tenir la route car les exigences de son sport et l’entraînement recommence de très bonne heure le matin. Il faut bien conserver les bonnes habitudes. Mais ce jour-là, elle va croiser un enseignant de Yuei avec qui elle a un point commun : le sport…


Après, ce n’est pas parce que je suis une athlète de haut niveau que je suis infaillible. Bien loin de là. J’ai échoué à de nombreuses reprises lors de la saison dernière mais j’ai malgré tout réussi à débloquer ma bourse au mérite. Ce n’était pas rien quand même et je tenais à la conserver tout au long de mes études. Je ne suis pas le genre de personne à ne pas répondre à des questions. Je ne parle pas des médias car eux, je m’en fiche un peu. Je préfère la discrétion et il semblerait que cela marche bien de ce côté-là. Je pose mes mains sur mes hanches en souriant tandis qu’il dit que je dois être forte. A vrai dire, je ne suis pas vraiment de cet avis mais je suis souvent très dure avec moi-même et il le faut bien car avec un niveau comme le mien, je n’ai pas le droit de me planter. Je dois donc me reprendre et continuer mes entraînements malgré mon épaule fragilisée depuis l’attaque sur Yuei il y a plus d’un mois. Mais si je viens à reprendre trop tôt, je risque de me l’abîmer un peu plus, je dois donc être prudente.

« - Disons que j’essaye de l’être le plus possible mais il y aura toujours plus fort que soi ! »

Que cela soit sur l’aspect technique comme physique. Une personne qui fait dix kilo de plus moi, je peux gérer mais une personne qui en fait 60, c’est un tout autre problème car il risquerait de me balader sur le tatami et c’est un coup à ce qu’elle me renverse sans le moindre souci. Heureusement d’ailleurs qu’il y a des catégories différentes en compétition parce que je peux être mal barré sinon. Je plains ceux qui sont en catégorie plus de cent kilo car il y a tout le reste et là, on peut vite se faire surprendre. Puis il décide de se mettre assis dans l’herbe. Je garde le sourire et j’en fais de même. J’avais déjà bien travaillé donc je ne vais pas mourir parce que je me suis arrêté en cours de route. Au pire, je pourrais les faire ce soir mais il n’y a pas mort d’homme.

Je lui ai posé des questions et il les a écouté. Par ailleurs, il me demande s’il peut me tutoyer. Pourquoi pas ? Après tout, s’il revient s’entraîner régulièrement, je risque de le croiser encore de nombreuses fois et il a fallu que le premier contact se fasse ce matin. Cela ne me gène absolument pas, je dirais même bien au contraire. Les gens se croisent mais ne se parlent presque jamais. C’est différent de Sapporo ou des autres villes que j’ai pu visite ou vivre. Bien que je ne sois jamais resté longtemps au même endroit, Tokyo semble être l’exception mais peut-être parce que j’y vis seule. C’est alors que j’arque un sourcil en l’entendant dire qu’il est enseignant à Yuei. Maintenant que j’y pense, vu les filières et le nombre d’élèves dans cet établissement, il est normal que je ne connaisse pas tous les enseignants.

« - Vous enseignez quelle matière à Yuei ? J’y suis étudiante depuis avril en filière générale... »

Je vis aussi prés d’ici et depuis que j’y vis, je viens courir dans ce parc immense et très calme pour un parc. Et c’est là qu’on a l’avantage ici, c’est qu’il est très grand et qu’il y a majoritairement des étudiants. Je croise plusieurs de mes camarades qui se rendent à la gare en passant par ce lieu mais c’est une toute autre histoire. Puis je le vois s’étirer et je souris de plus belle. On dirait moi le matin en me levant. C’est fou. Puis il me parle du judo et j’hoche la tête.

« - J’aimerais faire partie de l’équipe féminine pour le prochains J.O et je suis licenciée au Judo Club Général de Tokyo. C’est le club qui a le plus de matos dans le pays et si je veux atteindre mon objectif, je dois forcement passé par ce club. Il est situé dans les quartiers d’affaires de Tokyo.  »

Mais j’ai l’avantage d’avoir mon entraîneur qui se déplace car prendre les transports en commun me prendrait trop de temps et me ferait perdre un temps précieux. Enfin, c’est ce qu’il dit en tout cas et cela m’arrange aussi. Je suis à deux pas de chez moi et je peux finir ça à n’importe quelle heure que cela ne sera pas grave alors que si je dois me rendre au centre-ville à chaque fois, on est plus limité dans le temps. Mon entraîneur cherche à tout optimiser et la gestion du temps et des transports en font parti.

« - Je vais me renseigner auprès de mon entraîneur pour la possibilité de vous inviter directement au club. »

Aucune honte à avoir la-dedans. Mais c’est alors que je réalise que j’ai oublié l’essentiel : les présentations. On discute mais on ignore encore nos identités. Le regardant, je tends ma main vers lui avant de dire. Je garde le sourire et puis, on est jamais trop poli. Après, le serrage de main est un truc peu courant au Japon mais comme j’ai voyagé à travers le monde, ce geste est quelque chose de routinier et de basique pour moi.

« - J’en ai oublié les formalités d’usage. Je suis Yokoyama Yuna. Ravie de rencontrer un autre sportif ! »


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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Lun 5 Nov - 20:04

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Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

Elle était effectivement étudiante à Yuei. Asao n’en était pas sûr, mais il lui semblait ne jamais avoir vu cette fille en filière héroïque. C’est pourtant sa technique qui poussa le héros à aborder cette jeune fille. La fluidité ainsi que la précision de ses mouvements étaient incroyables pour une si jeune fille. La jeune femme réagit alors à la présentation de son interlocuteur.

- Vous enseignez quelle matière à Yuei ? J’y suis étudiante depuis avril en filière générale...


- Je suis professeur d’Intervention-Criminalité depuis avril tout comme toi.

La discussion s’orienta vers le sport et plus particulièrement vers les arts martiaux.

- J’aimerais faire partie de l’équipe féminine pour le prochains J.O et je suis licenciée au Judo Club Général de Tokyo. C’est le club qui a le plus de matos dans le pays et si je veux atteindre mon objectif, je dois forcement passé par ce club. Il est situé dans les quartiers d’affaires de Tokyo.  

- Je vois ! C’est très impressionnant ! Je trouve le Judo très intéressant dans la mesure où il permet la projection et l’immobilisation de l’adversaire. Tu as de l’ambition et je respecte cela. Continue à t’entrainer très dur et tu iras très loin.


Asao pensait sincèrement ce qu’il venait de dire. Cette jeune fille l’impressionnait beaucoup. Rares sont les jeunes qui à l’ère des alters et des « supers-pouvoirs » se consacre à une noble discipline en s’y investissant corps et âme. Mais quelque chose chiffonnait le héros. Comment une jeune femme aussi talentueuse n’a pas opté pour la filière héroïque. Il mit cette réflexion dans « un coin de sa tête ».

- Personnellement, depuis que je suis arrivé au Japon, je me suis mis à apprendre et à pratiquer plusieurs disciplines dans le but d'apprendre de nouvelles techniques et de me perfectionner. Je risque ma vie tous les jours. Et si je ne suis pas au maximum de mes performances, je prends des risques considérables. Je suis également inscris dans un club d’arts martiaux, non loin de chez moi. Ça te dirait de t’entrainer avec moi ?

- Je vais me renseigner auprès de mon entraîneur pour la possibilité de vous inviter directement au club.

- Ce serait un honneur, je te remercie…?
Déclarais-je sur un ton de questionnement.

- J’en ai oublié les formalités d’usage. Je suis Yokoyama Yuna. Ravie de rencontrer un autre sportif !

- Yuna ! Et bien je te remercie Yuna et je suis enchanté de te rencontrer également !

- Mais dis-moi Yuna... Tu es talentueuse. Comment se fait-il que tu ne sois pas en filière héroïque ? C’est un choix que tu as fait ou tu n’as pas été acceptée ? Tu possèdes un alter ?

Spider-Ninja venait de bombarder la jeune fille de question. Il ne comprenait pas comment une personne aussi appliquée et investie dans le Judo pouvait se contenter de cours de mathématiques et d’anglais… Raison pour laquelle il prit la peine de demander si c’est par choix ou par contrainte. Comme l’a un jour dit un grand homme, « Je n’ai pas de talents particulier. Je suis passionnément curieux. »



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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Mar 6 Nov - 19:40


▬ Gyô Asao & Yokoyama Yuna ▬

▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Parc  ▬
La rentrée de Septembre est arrivée et Yuna doit agir sur deux fronts : les cours au Lycée mais aussi au Judo. Du coup, elle se réorganise afin de tenir la route car les exigences de son sport et l’entraînement recommence de très bonne heure le matin. Il faut bien conserver les bonnes habitudes. Mais ce jour-là, elle va croiser un enseignant de Yuei avec qui elle a un point commun : le sport…


J’avais tendu ma main et il l’avait prise pour la serrer. C’est la moindre des choses que de se présenter lorsqu’on vient de rencontrer quelqu’un. Et puis, ici, je ne risque pas grand-chose et les médias peuvent toujours me chercher. J’apprécie ce petit coin de tranquillité loin de la ville et de la population. Mais bon, on n’a pas trop à se plaindre car Tokyo est vraiment bien développé d’un point de vu transport en commun et c’est assez accessible en réalité. Assise dans l’herbe à coté d’un des enseignants de la branche héroïque, je parle avec lui comme si aucun mur ne nous séparait mais je sais qu’à l’école, je vais devoir le vouvoyez et l’appelle « Senseï » comme l’exige le règlement intérieur de l’établissement. Il me dit qu’il enseigne les cours d’intervention et Criminalité. J’avais entendu dire qu’un nouveau professeur était venu enseigner cette matière mais je n’avais pas encore vraiment eu le temps de participer à l’un de ces cours. Pourtant, j’apprécie alors suivre les cours des filières héroïques mais je ne peux pas toujours être là. En observant tout le monde, je fais travailler mon alter et je ne demande pas mieux. Pourquoi ? Observer pour comprendre les alters de chacun, c’est de là que je tire ma force et même si je n’ai rien d’un bourrin, cela me permettra d’avoir certains avantages par rapport à tous ses apprentis.

« - Je participe souvent aux cours ouverts de la filière héroïque quand je peux. Vous risquez donc de me croiser dans vos cours, senseï ! »

On parlait « arts martiaux » mais le simple fait qu’il me dise qu’il est enseignant à permis à la discussion de dériver quelque peu. Mais ce n’est pas grave. Après tout, il faut bien parler de tout et de rien pour faire connaissance. Puis il me parle de mon ambition… S’il savait tout ce qui me passait par la tête parfois, il serait fou, le pauvre. Mais il m’encourage à continuer sur ce même chemin. Je me dis que si je suis arrivée jusque là, il est hors de question de baisser les bras maintenant. Je veux vraiment ce titre olympique même si ce ne sera pas forcement dans l’année. Il me fait encore de  l’expérience pour mieux me forger aux compétitions de ce niveau. Pourtant, mon entraîneur dit que je suis hargneuse sur le tatami et c’est déjà une bon début. En effet, mes adversaires ne me feront jamais de cadeaux donc autant être la première à aller chercher les points qui me glisseront vers la victoire. C’est important car même si on s’entend bien en dehors, sur le tatami, nous serons forcement des rivaux. Je le remercie avec un signe de la tête. Je lui dois au moins ça. C’est le minimum.

« - Merci mais je fais déjà le nécessaire pour y arriver. Mon entraîneur me dit toujours « quand tu veux, tu peux » et que c’est la portée de ceux qui le veulent vraiment... »

Je pense que là-dessus, je peux lui donner raison. Il m’a déjà expliqué que lorsqu’il était à ma place, il a galérer pour obtenir son titre de champion olympique mais il a fini par l’avoir et que c’est la meilleur récompense qu’un athlète peut avoir dans toute sa carrière. Je sais que je suis jeune mais j’aime ce sport pour sa cohésion, son code d’honneur, les connaissances qu’on peut se faire ainsi que les contacts pour des contrats plus importants. Mais le fait que je sois mineure ne me permet pas tout et  je respecte les lois. Je ne tiens pas encore à finir derrière les barreaux pour le moment. Je veux d’abord finir mes études avant de déconner. Et je sais que j’ai de longues années pour atteindre mes objectifs. Je fais donc preuve de patience en attendant le moment idéal pour me démarquer des autres. Après tout, il ne faut pas avoir de peur de patienter quelques années de plus. Que sont quelques années dans la carrière d’un athlète ? Pas grand-chose même si les athlètes de haut niveau sont obligés de prendre leur retrait dans les trente ans en raison du corps qui ne suit plus forcement et j’en ai bien consciente. Puis il me propose de m’entraîner avec lui. Comment refuser ?

« - J’accepte cette invitation avec joie. Voir autre chose que du Judo me fera le plus grand bien. Cela me permettra de voir d’autres horizons. d’ailleurs, quelles sont les disciplines que vous pratiquez ? »

Ce qui était vrai. Et puis, cela ne me fait peur de voir autre chose que du judo. Même si je n’ai pas le droit d’utiliser cet art pour attaquer dans la rue, il est clair que si je venais à me faire agresser, ce serait un réflexe de sportif. Et puis, si on cherche à m’agresser, ce sera bien fait pour celui qui tenter. C’est alors que la question de la filière héroïque tombe et je garde malgré tout mon sourire. Même si au départ, je voulais entrer là-dedans, je savais que l’examen était sans appel mais il était bien plus adapté à ceux qui avait un alter brutal. Me concernant, le mien est beaucoup plus perfide et subtil pour être appréhender par les autres ou même les enseignants. Bien qu’il ne soit pas mon professeur, je me demande si je dois lui dire ou pas. Après tout, ce n’est pas non plus un grand secret et cela fait longtemps qu’on m’a capté à Yuei. Cela m’aurait fortement étonné qu’on ne se doute même pas de la présence d’un alter.

« - Je possède un alter mais j’ai échoué à l’examen d’entrée. Je suis tombée sur un examen où les alters combatifs avaient un avantage… Face à mon échec, j’ai choisi d’emprunter la filière générale. »

Ce qui est aussi entièrement vrai. C’est toujours compliqué de devoir se battre contre quelque chose quand on est pas armé ou qu’on a pas de joujoux comme les ingénieurs de la branche « assistance ». Mais je ne suis pas une ingénieure mais peut-être, aurais-je dû demander à intégrer cette branche ? Je ne suis pas sûre que construire des trucs n’aurait réellement permis de m’épanouir et je n’ai jamais été très habile de mes mains. J’ai toujours été une grande intellectuelle et mon alter améliore énormément cet aspect. Et puis, c’est aussi bien la filière générale car au moins, je ne me prends pas trop la tête avec des tas de trucs que je ne suis pas sûre que cela me servira un jour ou l’autre. De plus, ce n’est pas parce que je suis en filière générale que je ne travaille pas mon alter.

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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Jeu 8 Nov - 0:17

UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN

Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

Les minutes passaient tandis que le sportif apprenait de plus en plus sur cette femme en devenir. Des ambitions respectables, elle sait ce qu’elle veut et ne lésine pas sur le temps. Le héros était clairement dans le même état d’esprit depuis sa tendre jeunesse avait le sentiment de se retrouver dans le témoignage et les paroles de Yuna. Il fut toutefois étonné lorsqu’il apprit qu’elle participait de temps en temps à son cours. Le héros masqué était relativement proche de ses élèves et ne manquait pas de retenir leur nom et leur visage très rapidement. Mais elle… Ses pensées étaient quelques peu brouillées et il ne se souvenait plus vraiment. Mais ce n’est pas grave. Maintenant, il savait qu’elle participait parfois à ses cours et il ne manquerait pas d’y prêter l’attention à l’avenir. Une étudiante aussi ambitieuse mérite que l’on y prête la plus grande attention.

- Tu es la bienvenue à tous mes cours. N’hésite pas à venir me saluer à l’occasion lorsque tu assistes aux cours ouverts !

La décision d’Asao d’enseigner à Yuei ne fut pas prise par hasard. Il n’a que faire du salaire de professeur bien qu’il soit très correct. Il n’était pas venu pour l’argent, mais pour les enfants. Dans la société dans laquelle nous vivons, beaucoup se méfient de lui. La perversité se trouvant à la portée de tous à travers la pornographie et autres aberrations, la plupart des gens ont un esprit clairement déplacé. Mais l’homme araignée n’y prête plus attention. Si il est venu à Yuei, c’est parce qu’il est naturellement sensibles aux enfants. C’est psychologique et il le sait pertinemment. Toutefois, rares sont les personnes au courant de son syndrome. Depuis la terrible tragédie qui a bouleversé son enfance et sa vie, Asao a développé en grandissant ce que sa psychiatre appelait « le syndrome du sauveur ». Un trouble psychologique qui se traduit par une empathie excessive à l'égard des autres et une envie de les aider dans toutes les situations. Toutefois, cette « sur-envie » d’aider autrui est bien plus aigüe vis-à-vis des enfants.

Conversant de plusieurs sujets, celui des arts martiaux attira particulièrement la petite Yokoyama. Le compliment du senseï lui plus et elle l’en remercia. Il n’en savait toujours pas beaucoup sur elle, mais une chose était certaine pour le héros ; cette fille est une battante.  Elle finit par accepter poliment l’invitation de son professeur pour s’initier à d’autres domaines.

- J’accepte cette invitation avec joie. Voir autre chose que du Judo me fera le plus grand bien. Cela me permettra de voir d’autres horizons. D’ailleurs, quelles sont les disciplines que vous pratiquez ?

- Je pratique actuellement le Taijutsu ainsi que le Kendo. J’ai commencé quelques mois après mon arrivé au Japon et je dois dire que le sport fut un facteur étonnement utile pour mon intégration culturelle. Tu devrais essayer, c’est très prenant ! Je te montrerai un de ces quatre si tu veux.

Le héros avait un emploi du temps minutieusement organisé. Il jonglait entre son devoir de héros et d’enseignant et trouvait le temps de continuellement forger son corps et son esprit. Il fréquentait un dojo non loin de son appartement. Un petit club d’arts martiaux relativement peu fréquenté. Le senseï du héros ne le ménageait pas. Ce vieil homme rabougri se croyait encore en pleine jeunesse et il n’hésitait pas à le faire ressentir à Asao à travers ses coups et ses techniques très sophistiquées. La petite Yuna devra s’armer de courage et de patiente pour supporter le vieux sage comme le faisait le héros.

Vint ensuite la partie de la conversation qu’Asao jugea plus « sensible ». Il avait perçu chez la jeune fille une forme de réticence. Une sensation de gêne liée à la précédente question de l’homme araignée. Elle avait une façon bien à elle de répondre mais sans répondre. Le héros avait l’impression qu’elle cachait quelque chose. Répondre par une affirmation sans donne de détail est très souvent un signe d’esquive. D’après Yokoyama, le test d’entrée pour la filière héroïque fut un échec. Bien évidemment les alters ayant un haut potentiel de combat sont souvent les plus prisés. Une terrible erreur d’ailleurs, mais je n’étais pas directeur pour prendre les décisions. Pas encore…  Elle s’est donc rabattue sur la filière générale. En soi, c’est une bonne chose. Beaucoup auraient fait le choix de quitter l’établissement suite à un échec dans cette branche. Mais elle a choisi de s’accrocher et ça c’était une bonne chose. Toutefois, pourquoi ne pas avoir fait part de son alter à son interlocuteur ? Telle était la question que se demandait intérieur ce dernier. Il suivit son intuition et décida d’essayer de creuser. Après tout, si elle ne voulait pas révéler son alter, ce n’était pas un réel souci, mais au moins il serait fixé.

- Il est vrai que les alters de type « offensifs / défensifs » ont un réel avantage et un impact considérable sur le jury de l’examen d’admission de la filière héroïque. Mais si tu évoques cet aspect-là de l’examen, j’en déduis que ton alter doit être d’un tout autre type. Tu veux bien m’en dire plus sur ton alter ? Je t’avoue que j’aimerais bien comprendre comment une fille aussi déterminée n’a pas eu sa chance.

C’est ainsi que se poursuivi la discussion. La jeune fille se mit alors à avancer ses explications au héros très attentif. Il l’écouta jusqu’au bout. Mais comme la vie est faite de petites choses bien chiantes tel un appel en pleine discussion, le héros fut contraint de devoir écourter cette rencontre qu’il trouvait plus qu’intéressante.

- Gyô, j’écoute ? Hum… Très bien j’arrive tout de suite.

- Je suis désolé, mais je suis dans l’obligation d’écourter notre rencontre ! Le devoir m’appelle. Mais ce n’est que partie remise !

Le héros hésita un instant, la main sur le front, pensif. Il réagit ensuite donnant l'impression d'avoir eu une révélation.

- Tu es libre demain soir ? Si tu es partante, nous pourrions terminer cette discussion sur le tatami du dojo de Yuei à 18h00. L’occasion pour nous d’échanger quelques coups dans un cadre sportif et convivial.

Sur ces derniers mots, le héros se leva, s’étira de nouveau bruyamment et salua la jeune fille puis s’en alla en courant.



________________


Yokoyama Yuna
Étudiant de Yuei
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Surnom : Kitsune
Profession : 1ère année - Filière Générale ~ Aide-infirmière de Yuei
Rang : C
Yens : 95
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Re: UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN || Jeu 8 Nov - 12:18


▬ Gyô Asao & Yokoyama Yuna ▬

▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Parc  ▬
La rentrée de Septembre est arrivée et Yuna doit agir sur deux fronts : les cours au Lycée mais aussi au Judo. Du coup, elle se réorganise afin de tenir la route car les exigences de son sport et l’entraînement recommence de très bonne heure le matin. Il faut bien conserver les bonnes habitudes. Mais ce jour-là, elle va croiser un enseignant de Yuei avec qui elle a un point commun : le sport…


A vrai dire, je me fais toujours très discrète lorsque je participe aux cours de la filière héroïque. Cela n’a vraiment rien à voir lorsque je suis dans mes cours obligatoires où on donne la casquette de l’intello de service.  Cependant, ce que les autres n’ont pas compris, c’est que je me fiche complètement de leur avis et je ne suis pas là pour eux mais bien pour moi. Mes études ont à mes yeux bien plus d’importance que les « on dit » d’étudiants. Je ne suis pas venue ici pour être ami-ami avec tout le monde. J’ai quelques rares personnes dans mes proches mais le reste, ce ne sont que des camarades. Depuis que mon sempaï a pris soin de moi, je me méfie de beaucoup de monde mais pour une raison que j’ignore, je n’arrive pas à me méfier de lui. Peut-être, est-ce que cela vient du fait qu’il est enseignant ou qu’il soit aussi sportif que moi ? Allez savoir mais je préfère faire confiance à mon instinct qui reste relativement aiguë. J’ai passé presque toute ma jeunesse à changer d’école et de lieu d’habitation à cause du métier de mon sempaï. Je le savais mais je ne m’en suis jamais plains jusqu’à aujourd’hui et pour être honnête, depuis les attaques, je m’inquiète pour celui qui m’a élevé. Cela peut paraître bête mais je le considère comme mon père même s’il se montre assez distant et froid avec moi.

Il me dit que je suis la bienvenue dans ses cours. Ah, enfin un professeur qui accepte les autres filières assez facilement. Je sais que certains profs n’acceptent pas forcement les autres filières dans ses cours mais je ne peux pas leur en vouloir non plus. Pour la grande majorité d’entre eux, je ne dispose pas d’alter alors que c’est entièrement faux. Par ailleurs, mon échec à l’examen d’entrée en est la preuve. Mais après, je n’ai jamais réfutée en avoir un. Je préfère les laisser dans le déni car certains ne valent pas mieux que ça. Il m’invite même à venir le saluer. Du coup, ce sera avec grand plaisir. Cela dépend bien sur de mon propre emploi du temps car avec tout ce que je dois gérer, j’ai toujours un agenda pour vérifier mes différents rendez-vous. Maintenant que la rentrée est présente, mes jours sont beaucoup moins chargée et ce n’est vraiment pas plus mal. Hochant la tête, je garde le sourire.

« - C’est promis, je viendrais vous saluer avant ! »

En soi, je ne trouve pas ça dégradant mais c’est aussi une forme de respect. Par ailleurs, je n’ai jamais manqué de respect à mes enseignants ou à n’importe quel membre du personnel. Voir même aux élèves, j’évite juste de traîner avec certains d’entre eux. Discuter avec un professeur me fait aussi du bien surtout en dehors de l‘établissement. Je reconnais que c’est rare d’en croiser un mais maintenant que nous nous sommes trouvé un point commun alors c’est intéressant de voir jusqu’où cette connaissance peut aller. En soi, on ne fait rien de mal et si c’est un professeur, c’est qu’il a sa place au sein d’un des meilleurs lycées japonais malgré sa réputation d’être l’unique lycée à posséder l’unique branche héroïque de tout le pays. C’est là-dessus que sa réputation se fait. Il répond alors à ma question sur les pratiques de discipline. Le taijutsu… L’art du corps-à-corps, cela peut être intéressant pour travailler sa forme physique ainsi que le Kendo pour le maniement des armes blanche mais plus particulièrement les sabres et katanas. Je n’ai jamais été fan des armes blanches mais cela ne veut pas dire que je ne sais pas me défendre. Loin de là. Par ailleurs, il me propose même de me montrer ça un jour. Pourquoi pas ? Il n’y a pas de mal à devenir polyvalente et je peux en avoir besoin dans ma carrière. On est jamais sûre de rien et avec les accidents qui se déroulent de plus en plus en ville depuis la dernière catastrophe. L’insécurité se positionne de plus en plus dans les rues de la ville comme c’est déjà le cas à Sapporo. Si je connais Sapporo. Et bien, oui, j’ai vécu là-bas un temps avec mon sempaï et même s’il ne m’est jamais rien arrivé, cela ne veut pas dire que cela ne m’arrivera jamais. Loin de là… On est plus sûre de rien maintenant.

« - Avec plaisir. Peut-être que j’y prendrais goût et que cela variera avec le Judo.  »

Refuser quelque chose de nouveau ? Non, pas mon genre. Je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses et cela ne me fait absolument pas peur. Loin de là. Au lycée, je découvre toujours des choses nouvelles et pourtant, je suis toujours là. Observant ma montre, je montre un sourire car on discute mais le temps passe vite. A force de discuter, mes muscles ont peut-être eu le temps de refroidir. Puis vient le sujet de mon alter. Je n’aime pas vraiment en parler car j’ai grandi avec l’optique que les alters sont dérangeants et dangereux. Alors c’est un peu comme si j’étais dangereuse dans un sens. Le temps passe et plus je me rends compte que cela ne dépend pas du type d’alter mais de son utilisateurs. Je ne peux pas me battre avec mon alter mais j’ai d’autres avantages non négligeables qu’on ne peut pas réaliser sur le terrain. Ou du moins, pas dans l’immédiat. Pourtant, je possède mon alter depuis dix ans mais c’est comme si je ne pouvais pas l’accepter. C’est peut-être aussi pour ça que j’ai échoué à l’examen d’entrée. Je manque toujours de confiance en moi lorsqu’il s’agit d’utiliser ce petit trésor.

« - Mon alter est de type mental. J’ai une mémoire infaillible et j’analyse, calcule et m’adapter beaucoup plus rapidement qu’une personne disposant un alter. Ma mémorisation est si précise que je peux tout reproduire à l’identique sans défaut. On me dit souvent que j’apprends vite mais c’est uniquement parce qu’il est là et qu’il me permet de tout garder en mémoire… »

Si j’ai peur de mon alter ? Non mais j’ai pas confiance en celui des autres. Durant l’examen d’entrée, bien que j’ai vite découvert comment marchait l’examen, je n’ai pas su me débrouiller suffisamment pour me permettre de me hisser afin de pouvoir entrer dans la filière héroïque. Mais ce n’est pas grave en soi car finalement quand je vois ce que sont mes camarades, je me dis que ce n’est pas une grande perte mais dans le fond, cela me met en rogne de les voir là alors qu’ils ne réalisent pas la chance qu’ils ont. C’est juste rageant dans le fond. Mais je ne m’en sors pas trop mal et même si je suis habituée aux échecs, je n’ai pas vraiment compris ce qui s’était passé ce jour là. Peut-être qu’avec un peu de chance, il m’aidera à comprendre pourquoi je ne suis pas passé ce jour-là. Je ne me prétends pas la meilleure car je sais que la pratique sera très difficile pour moi mais je suis prête à me prendre des coups et des dizaines de coups pour pouvoir prendre ma revanche sur ce satané examen.

C’est alors que j’entends une sonnerie et je le vois répondre. Silencieuse, je comprends rapidement que son agence l’appelle vers son devoir d’héro. Je comprends tout à fait et je ne lui en veux pas. Au contraire, je n’ai pas le droit de le juger parce qu’il a fait le choix de protéger la population. Je me redresse alors en même temps que lui et je lui fais face. La personne devant moi semblait réfléchir et je garde le sourire tandis qu’il me demande si je suis libre demain après les cours. Ayant un doute, je sors mon téléphone à mon tour et je regarde mon planning de demain. Sur le coup, il a de la chance car j’ai un tour à cette heure-là et ce sera juste avant mon entraînement avec mon senseï ancien judoka olympique. Avec un peu de chance, il voudra peut-être observée durant cet entraînement qui va être difficile. Mon senseï ne me ménage pas , bien au contraire. Et puis, si je veux ce titre olympique alors je dois pas baisser les bras et accepter la difficulté. Chose que j’accepte sans me poser de questions.

« - Oui mais je serais juste un peu en retard car je finis mon dernier cours à 18h. Je suis partante mais j’ai entraînement à 20 heures au dojo donc si cela vous intéresse, vous pourrez observer. »

Après tout, il est question d’arts martiaux et c’est un peu ce qui nous rapproche. Puis il s’étire et je le salue avant qu’il ne part en courant alors que je lui souhaite une bonne journée. Le regardant s’éloigner, je reprends mon sac et je me dirige vers mon appartement afin d’aller prendre mon petit déjeuner et une bonne douche. Les cours n’allaient pas trop tarder et même si j’ai encore une bonne heure devant moi, je me devais d’être impeccable pour les cours de la journée… Même si mon emploi du temps est assez rempli. Mais cela a toujours été comme ça et ce n’est pas maintenant que cela va changer. Encore une bonne journée qui s’annonce et j’avais quand même hâte d’être au lendemain afin de partager mon amour pour le Judo avec ce professeur qui a su attirer mon attention.

©️ Lilie


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