Les Emmerdes commencent
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Les Emmerdes commencent

Senbô Jun
Ingénieur professionnel
Senbô Jun
Surnom : Belial (ancien)
Profession : Ingénieur Mécanicien
Rang : A
Yens : 225
Renommée : 175
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Les Emmerdes commencent || Sam 3 Nov - 20:18

Boulot, métro, dodo. Qui aurait cru qu’un jour, me serais cantonné à ce train de vie bien chiant ? Enfin, je me plains, mais faut avouer qu’entre faire ça sans histoire qui me coûterait ma peau et ma vie d’avant, y a pas photo que je préfère la chiantise aux surins sous le cou. J’avais pas à me plaindre maintenant, vu que je pouvais sentir la laisse à mon cou se desserrer peu à peu. Avec les emmerdes qui éclatent dans tous les sens, ils ont mieux à gérer qu’un simple gars paumé et suspicieux, surtout que je n’avais rien fait qui puisse se montrer illégal à leurs yeux, surtout concernant les miens. De quoi me laisser plus de lest et de liberté dont j’en ai tant besoin après des années à l’ombre.

Le mois de Novembre commençait à peine et on pouvait voir un bon gros merdier lumineux en train de s’installer dehors. A peine les gens se sentaient frileux qu’ils pensaient déjà que c’était Noël faut croire. Quelle bande de cons, j’vous jure. Noël, la bonne excuse pour les magasins de se renflouer leurs caisses en hésitant pas à faire gonfler les prix juste avant de foutre le tout en solde et tricher sur les vraies réductions. L’arnaque acceptée par le temps moderne…
Mais cette ambiance, on s’en foutait un peu, ça ne fait que planter le décor. Il se faisait tard, les journées devenant de plus en plus longues au Kyuunan alors que les heures sup’ commençaient à s’accumuler un peu trop. Mais bon, on avait pas tant que ça le droit de gueuler après tout vu la paye. C’était pas autant que ce que je me faisais plus jeune, mais au moins c’était de l’argent 100% propre. Enfin, j’suppose.

Tout ça pour dire que rentrer chez moi n’était pas forcément ma priorité du moment, j’avais besoin de me détendre un peu, et pour ça, on va aller dans le classique : une bière. Ou deux, si d’humeur. Boire chez moi était pas le plus fun qu’on peut imaginer je l’avoue, et même si j’étais pas un passionné du contact humain, fallait avouer que ça avait un peu plus de goût au milieu d’une bande de dégénérés.
Descendant ainsi à la station qui n’est pas la mienne, me voilà à parcourir les rues du soir, espérant trouver un endroit où me poser. J’en profitai également pour jouer à mon « jeu favori » de quand je me baladais dans la rue, à savoir, « qui juge à la gueule ? ». Apparemment, ça allait mieux. Beaucoup moins semblaient vouloir soudainement prendre un mètre d’écart et regarder le plus loin possible de ma direction. Les nouvelles de ma libération commençaient déjà à s’estomper, enfin. Bon après, y a toujours ceux qui pensent que je suis un putain de gothique à cause des marques sous yeux. Punk qui casse la gueule, je veux bien, mais sérieux…

Mais bon, vous vous doutez bien que ce genre de récit tranquille de ma vie n’est pas ce que vous avez l’habitude d’entendre ? Vous voulez les journées de merde, et je le sais. Alors c’est partie pour la péripétie. Sur le chemin d’un bar, j’ai fini par m’éloigner des routes principales pour passer dans les passages entre ruelles, vous savez, celles qui sont nids à problème et qu’il faut éviter. J’ai jamais dit que j’étais brillant…
Quelques minutes à passer des petites rues en petites rues, je me fis bousculer brièvement par un trio qui s’excusa tout aussi rapidement avant de disparaître. Jusque-là, rien à dire, si ce n’était qu’ils marchaient assez vite, bien trop pour être des gens qui voulaient juste profiter des soldes. M’en retournant comme si de rien n’était, je voulu continuer avant de m’écarter, laissant passer cette fois « Mr Muscles » qui était tout aussi pressé.

Bon, 2+2 c’est assez simple comme calcul, facile à comprendre que ça allait mal finir. Agissons donc comme toute personne sensée dans cette situation : barrons nous avant d’y être mêlé. On m’a bien fait comprendre que tenter quelque chose, même sans mon Alter, serait pas la bienvenue, alors laissons les emmerdés dans leurs emmerdes. D’un autre côté, si j’ai bien bité le groupe des suivis, ils étaient trois et toutes des femmes… Non, il va pas tenter de faire ça hein, il est pas aussi con j’espère ? Mais c’est vrai qu’elles avaient l’air pas mal vêtues… Et que ça semblait être des filles aux valeurs peu blanches… Arg, non pense pas à ça crétin, il va rien se passer, va juste avoir un arrangement et puis.


« - A L’AIDE !
- … Putain de bordel à fiottes. »

Demi-tour et petite trotte, me voilà à régler une histoire que j’aurais souhaité ne pas avoir connaissance. Sans doute que c’est mon côté machiste qui me fait dire que des meufs sont pas capables de se défendre, même si certaines peuvent littéralement contrôler la météo maintenant. J’suis sûr que si ça avait été Daisuke « Salarié » je l’aurais laissé se démerder, après tout, il aurait pas fini pantalon baissé… Je crois.
Mais bref, après plusieurs minutes de marche accélérée, voilà une scène qui laissait ma tempe palpiter par l’énervement. Le gars était effectivement en train de tenir dos au mur les meufs. Au vue du physique, même si je l’agressai avec une barre à mine, j’étais pas sûr de tenir. Appeler les flics ? Oui, bien sûr, et me retrouver en garde à vue comme si j’avais quelque chose à voir avec cette histoire alors que je suis enfin tranquille, qu’ils rêvent. Ce qui fait qu’il me reste plus que le bluff… Ou alors la solution finale. Putain je suis con. Sortant le portable, je l’allumais sans plus avant de gueuler un bon coup.


« - Hey, sac à merde ! Arrête ou j’appelle les keufs ! »

Super, j’avais capté son attention, et il semblait avoir envie de me le faire savoir. Putain. Le voilà qui s’approche en mode « vais t’écraser avec mes pas » pour foutre la pression, comme si j’avais pas assez comme ça.

« - Après les pétasses, voilà le couillon. Aller, dégage avant que je t’apprenne à te mêler des affaires des autres.
- Crois-moi, je sais à quel point je suis con. Mais je préfère être couillon qu’un abruti fini barrique à bière. »

J’aurais pas dû. Le voilà à me soulever par le col, m’élevant bien haut et en déséquilibre. Je m’efforçai à baisser la tête vers lui pour éviter de perdre contact, il me fallait tenir. Hélas, le voilà qu’il balance mon portable au mur d’un revers de la main, putain qu’il avait de la poigne.

« - Alors, tu comptes appeler qui maintenant comme ça ? Tu veux faire quoi ?
- … Dégage d’ici avant qu’il n’y arrive de problèmes. »

Il commençait un peu à se marrer, et qui aurait pu lui en vouloir. Le voilà qu’il remit la pression à rapprocher son visage du miens comme pour me foutre une pression supplémentaire, surtout avec la patate prête à tomber… Pas le choix. Me résignant, je ramenais ma main au visage pour relever mes lunettes, résigné à l’utiliser.

« - J’ai dit : Lâche moi et dégage. »

Une légère migraine vint alors que l’information semblait enfin revenir dans sa tête. Le problème et qu’il m’avait pris au littéral, lâchant mon col et me laissant tomber sur le cul. Putain que ça faisait mal. Râlant, il pris sa marche dehors non sans lâcher du regard un instant les filles derrière et de disparaître de notre champ de vision.
Une main frottant le bas de mon dos, je râlais également tout en me relevant, cherchant mon portable qui semblait pas fissuré, merci la coque à 40 balles. Mais j’en avais pas fini en tout cas. Remettant mes binocles en place, évitant une activation de mon pouvoir involontaire, je retournai la tête vers les personnes restantes, légèrement énervé.


« - Vous avez intérêt à faire pareil avant qu’il change d’avis. Moins j’en sais, mieux je me portes. Alors foutez le camp. »

Asano Jin Hyeon
Justicier
Asano Jin Hyeon
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Re: Les Emmerdes commencent || Lun 19 Nov - 12:36

Sphères Bistre feuilletant les ornements alentours ; à l’image d’un livre aux chatoyantes couleurs, les pages se tournaient au rythme des enjolivures autoproclamées des fins d’années.  Une réjouissance pour certains, calfeutrés dans une prison de complaisance gardée par l’Habitude. Ou peut-être  l’orgueilleuse satisfaction guidait-elle quelques pas, enroulant subrepticement l’âme dans des draps empreints d’un irréductible mensonge. Pour d’autres, ne s’inscrivait que les signes d’une agression manifeste ; une signification  esseulée jadis, et dont il ne restait que la perception du devoir. Une « Normalité » installée, comme ancrée dans la routine. Jin, elle, représentait une Entre-Deux :  des retrouvailles attendues, bercées de rires adolescents ; une esquisse soutirant un brumeux sourire, un instant durant.
Les fêtes en grandes pompes, une chose dans laquelle l’Asiatique ne se reconnaissait guère. Toutefois, vraisemblablement avait-elle longtemps souhaité d’une ronde et simple table où cinq corps se retrouveraient gaiement. Une vaine espérance, une salle vidée de toute présence pour seule réalité : Les miracles n’existaient guère dans ce Monde ; chaque Acte disposait de ses propres Conséquences. Des conséquences parfois dures à avaler.
Pas la peine d’en faire tout un plat, donc. Un moment d’intimité, devenu commercialité au fil des années. Une rencontre pour laquelle cette comédie s’avérait non-nécessaire, diraient quelques uns. Véridique, en un sens. Mais devant l’éloignement des uns et des autres, comment tous se retrouver ?


Ô emblème de Fraternité, te voici copieusement bafoué.


Un souffle traversant la barrière des lippes ; des Noisettes étirées furetaient d’ores et déjà le long des allées, dans l’attente d’une brève tranquillité. La criarde pollution ne cessait de croître dans les rues de la Capitale, et les vives lueurs tambourinaient sur la rétine comme tige de bois sur un Sori Buk. Tant est si bien qu’une unique solution demeurait : s’égarer. Une mise à l’écart ainsi menée, volontaire ; les pas désireux de sérénité accostaient l’entrée d’une ruelle dépourvue d’âmes voyageuses. Lieux inconnus, pour l’heure. Emplacements chargés de vieilles enseignes au bois défraîchi, et dont on ne soupçonnerait nulle contenance dissimulée par delà les grinçantes portes. A ces représentations forgées par l’imaginaire, les commissures remontèrent alors, comme momentanément revivifiées par les bribes des remembrances d’enfants. En cela, deux silhouettes vagabondaient entre les artères lointaines en quête d’aventures et de rêveries, décelant parmi leurs trésors la route qui les mènerait vers les éblouissants Hanok. Souvenirs dispersés, autant qu’ils le furent une fois parvenus jusqu’aux Terres Japonaises, quittées par ailleurs bien assez vite. Partir pour mieux revenir, paraît-il.

Des jambes guidées par l’inconnu, vadrouillant elles ne savaient trop où ; une fois encore, l’Archéologue se laissait aller aux souvenirs, à ce qui constituait aujourd’hui ses plus sombres regrets. Yeux levés en direction d’une fenêtre où traînait une décoration, voilés d’une appréhension naissante. Et pourquoi pas tenter, cette année, bien que l’enfant resterait probablement sceptique à l’offre ?

Un bruit, prémices d’une évasion mélancolique ; des voix s’élevaient dans l’une des ruelles adjacentes. En tapinois, un bout de femme s’approchant de l’intersection, sans pour autant se montrer véritablement. A l’instar d’une ombre, une âme camouflée derrière un mur, observant la scène et ses acteurs : quatre hommes. Une altercation que l’on pourrait croire basique, à première vue. Force était d’avouer que l’emplacement n’était pas des meilleurs, et que l’angle mort qu’il constituait n’arrangeait en rien l’évaluation de la situation.

— Alors, tu comptes appeler qui maintenant, comme ça ? Tu veux faire quoi ?
— … Dégage d’ici avant qu’il n’y arrive des problèmes.

Assurément montait-il, le ton. Autant que les gestes, d’ailleurs. A commencer par cet homme soulevé au col, par l’appareil heurtant le mur. Une histoire de territoire, peut-être. Ou une d’alcool, possible. Il s’agissait des deux scénarios les plus courants, bien que d’autres pourraient aisément être trouvés. Puis, finalement, des sons féminins étouffés entrèrent en ligne de compte : une histoire de femmes, donc. A priori, tout du moins. D’autres protagonistes situés quelque part dans l’espace dépourvu de visibilité.

—  J’ai dit : Lâche-moi et dégage.

Une consigne étrangement respectée, d’une certaine manière. Un corps tombant sur le sol ; l’autre prenait d’ores et déjà la direction opposée. Et d’un : Plus que deux supposés.  

— Vous avez intérêt à faire pareil avant qu’il change d’avis. Moins j’en sais, mieux je me portes. Alors foutez le camp.

Des regards adverses se croisant alors, toisant le locuteur, ne sachant s’il fallait rire où suivre le départ précipité d’un camarade. Pourtant, ils restaient là, ces hommes, observant dans un semi-silence. Parce qu’ils ne comprenaient pas, sans doute.
T’en mêles pas, Jin. Ça ne te concerne pas, alors trace ton chemin. T’es pas responsable de ce qu’il se passera, alors oublie. Oui, non. Peut-être. Une voix manifestée dans l’esprit, celle de cet aîné dont elle pouvait aisément imaginer les répliques autant que les traits. C’est qu’ils se connaissaient un peu trop bien, malgré tout.

— Eh, c’est qui celle-là ?

Démasquée. Un soupir, une main attrapant son téléphone, le portant à l’oreille avant de s’avancer ; des orbes vissés sur les inconnus, tandis qu’elle entamait le premier mouvement. En automatisme, une main libre placée en l’air. Ne pas paraître agressive, première étape. Mais cela, Jin ne l’avait jamais vraiment été, de toute manière. Une approche lente, en direction du dos de celui qui venait juste de se relever – conservant tout de même une certaine distance.

— La police est prévenue ; vous devriez l’écouter et partir avant qu’ils n’arrivent jusqu’ici.

Fausse affirmation, bien entendu. Faisant suite à ses mots, l’appareil s’éloigna de l’oreille afin d’être pianoté un instant durant, mimant l’appui d’un bouton visant à raccrocher.

— Les filles devraient s’en aller également, d’ailleurs. Et routes séparées, je vous prie.

Pour autant, les mirettes n’avaient guère quitté les cibles, intensifiant leurs prises peu à peu. A la dérobée, une sensation vaseuse s’instaurait intrinsèque ; une ignorance feinte, tant bien que mal.
De l’incompréhension naissait l’excitation. Mais de l’incompréhension naissait également la crainte. Une crainte qui déformait les visages, si par malheur elle venait à s’agrandir, intimant un pas vers l’arrière.  Une réaction logique, à vrai dire. Cependant, l’être humain en paraissait dépourvu ; des ombres imprévisibles, voilà ce qu ‘ils étaient.

— Ce n’est pas en nous fixant dans le blanc des yeux que vous échapperez à l’arrêt, vous savez?

Une remarque dénuée d’agressivité, de malveillance, et même d’espièglerie. Un simple établissement des faits, aussi faussés soient-ils.

________________


Disponibilité RP : Indisponible - Présente


— Asano Jin H. — Asano Jae I. — Asano Eirin — Shimura G. Masahiro — Hoshino Renjiro.
Senbô Jun
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Re: Les Emmerdes commencent || Dim 9 Déc - 10:57

Les gens ne semblaient pas se rendre compte du contrecoup de mon pouvoir assez chiant. Pour une raison obscure et dont je n’avais entre rien à faire et rien à foutre, l’exploiter m’imposaient une migraine plus ou moins forte. Mais entre une migraine passagère et un hématome bien visible qui me vaudrait de gros problèmes au taff, mon choix se faisait simple et rapide.
Heureusement, mon pouvoir semblait bien avoir fonctionné. Je devais avouer que je ne maîtrisais pas l’entièreté de son efficacité, alors qu’il s’activait même parfois quand j’en avais pas envie. Sans doute pour ça qu’inconsciemment, j’appuyais l’idée de la « sentence » pour mes lunettes, par peur de perdre son contrôle.

Mais tout ça, je pouvais mettre de côté car c’était pas le soucis du moment. J’étais concentré sur la grosse barrique à bière que je n’avais pas remarquée le souci majeur de la scène : il était pas seul. Merdier sans nom, voilà que je me retrouve maintenant à un deux contre un. Si j’avais seulement fait gaffe, putain… Mais maintenant, je ne peux pas réellement reculer, n’est-ce pas ? Ça serait pas très propre de faire la moitié du taff et laisser le reste en plan. Et maintenant qu’ils avaient remarqué un truc louche avec le comportement de l’autre, forcément qu’ils allaient pas me laisser l’occasion d’utiliser mon Alter. Serrant les dents, je me mis en posture en prévision des coups à venir, me demandant dans qu’elle merdier j’avais décidé de me fourrer.

Cependant, il semblerait que mon propre « sauveur » arriva à son tour, sous la personne d’une nouvelle femme s’ajoutant au cortège. Elle avait choisi de prendre mon bluff au littéral pour l’occasion, en appelant la police sans se soucier des sobriquets lancés à son égard par les gorilles restant. C’est vrai que c’était la soluce la plus simple, surtout quand le gros était enfin parti, mais je ne vais pas vous le répéter. J’aurais aimé éviter les rencontres avec la police à l’avenir…
La menace fit mouche apparemment, puisque c’est avec résiliation que les deux commencèrent à partir en marchant, sans causer de vague. J’eu le droit à un choc à l’épaule, mais sans plus, je n’allais pas me plaindre. Les filles se barrèrent aussi, tant mieux, je n’avais pas envie d’entendre leur histoire de victime sans fond. Ce qui fit que je ne me retrouvai plus que seul, face à la personne qui m’avait sorti de ce merdier, me provoquant un petit peu mais de bonne guerre.


« - Croyez-moi, j’aurais aimé aussi de pas me foutre dans cette histoire, c’est pas l’envie que me manque d’éviter les flics. »

Cependant, la curiosité restait piquée au vif. Qui elle était pour intervenir dans cette situation ? Une Héroïne ? Peu probable car sinon elle aurait foncé dans le tas en utilisant un de ces alter extravagants qu’on voit partout. Une flic ? Non plus, ou alors elle aurait utilisé son insigne pour les faire dégager. Donc… Une simple bonne samaritaine ? La bonne blague j’ai envie de dire. Qui serait assez con pour se mêler à ce genre d’histoire sans n’y avoir rien à gagner… Sans commentaire.

Réfléchissant aux options qu’il y avait, je me rendais compte que la situation ne restait pas non plus à mon avantage quant on y pensait. Même sans prendre en compte le fait que des racistes peuvent se glisser dans les rangs des forces de l’ordre, concernant mon alter, fallait avouer que j’avais pas forcément la dégaine de quelqu’un qui serait innocent dans les lieux. Je sentais bien que j’allais me faire interpeller si jamais je restais dans le coin, seul. J’aurais beau me défendre de n’avoir rien fait… Mentir sur ma présence ou non des lieux allait m’attirer plus d’ennui qu’autre chose. Non, il allait me falloir une couverture.
Mon regard fini par tomber sur la personne responsable de tout ça, alors qu’une idée germa dans ma tête pour régler le soucis.


« - Si vous y tenez vraiment à en finir avec cette histoire, va falloir que vous m’accompagnez également. Si jamais ils m’interpellent, je vais devoir leur donner également votre signalement pour dire qui était la personne qui les a prévenus. Mais si on se ballade tous les deux, les flics feraient moins attention à nous deux et on pourrait ainsi passer entre les mailles de l’interpellation. »

Provocateur ? Oui. Irréfléchi ? Loin de là. Peu importe qui elle était, personne n’aimait faire face aux flics, même les innocents. Trop d’inconfort face à quelqu’un qui cherche à apprendre tout tes petits secrets et pouvant t’arrêter pour ça. Je comptais ainsi sur ce coup de poker, en m’approchant d’elle, pour que cela la convainc de collaborer.

« - Comme dit, j’ai pas envie de devoir tricher ainsi, mais j’ai encore moins envie de me retrouver encore face aux flics. Alors, acceptez de me filer un coup de main pour le coup. »
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