LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART
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LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART

Gyō Asao
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LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Ven 9 Nov - 20:17

LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART

Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

Après la fin de mon cours, je suis resté discuter avec un collègue dans la salle des professeurs. Il était question d’essayer d’organiser un cours commun afin de mettre nos étudiants en situation. L’idée que j’ai émise consiste à mettre en place une opération de combat et de sauvetage simultanément. Il faudrait en parler à la directrice et organiser ça sur le planning. J’ai également pensé à convier des collègues de Seigi et éventuellement contacter Kyuunan.

Quelques minutes plus tard, je traversais la cour de l’établissement en direction du Dojo. Je n’avais encore jamais mis les pieds dans ce lieu. Je m’entraine généralement dans un club en plein centre-ville. Mais suite à ma rencontre hier matin avec la jeune étudiante, j’avais dû m’absenter rapidement pour une affaire à l’agence Seigi. Je lui avais donné rendez-vous ici, au Dojo de l’école héroïque histoire d’échanger quelques coups et techniques. En temps normal, je ne serais pas resté m’entrainer au combat avec une étudiante qui plus est se trouve en filière générale. Mais j’avais décelé en elle quelque chose de particulier. Quelque chose de profond. Une sorte de volonté brûlante en elle qui la pousse à toujours aller de l’avant et ne jamais abandonner. Mais derrière cela je devinais aussi une profonde réserve de sentiments. C’était un automatisme incontrôlé. J’avais le sentiment de vouloir aider.

Le Dojo avait été construit selon les coutumes japonaises ancestrales. L’architecture de ce bâtiment était magnifique. Le Dojo n’avait évidemment pas la capacité d’accueillir tout Yuei, mais se défendait plutôt bien face à la taille de l’énorme gymnase. À l’instar du gymnase où la plupart des sports sont pratiqués, le Dojo lui est exclusivement réservé aux arts martiaux et à la méditation. Que l'on soit Judoka, Karateka, Aïkidoka, Kendoka ou Kyudoka, le lieu où l'on construit sa pratique est le Dôjô. Toute personne se vouant à un art martial devient un éternel apprenti de la vie.


Pieds nus sur le tatami, j’avais simplement retiré ma veste. Vêtu de mon haut bleu moulant, ainsi que d’un pantalon souple. J’effectuais quelques pompes pour me chauffer. Les katas suivirent rapidement. Il était maintenant dix-huit heures et Yuna n’allait plus vraiment tarder. Je me mis alors à genoux, posai mes mains sur mes cuisses et fermai les yeux afin de me concentrer sur mon Chi, attendant l’arrivée de la jeune femme.


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Yokoyama Yuna
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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Sam 10 Nov - 1:41


▬ Gyô Asao & Yokoyama Yuna ▬

▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Dojo  ▬
La veille, Yuna a fait la rencontre d’un nouvel enseignant à proximité de l’école. Attirés par leur passion pour les Arts Martiaux, ils ont fait connaissance mais celui-ci a été appelé par son agence avant de donner rendez-vous à Yuna au Dojo. Rendez-vous qu’elle a accepté. Mais comme prévu, elle arrive en retard à ce rendez-vous vu qu’elle vient de finir sa journée de cours...


La journée était horriblement longue et je finissais ma journée de cours avec un cours d’arts plastiques. Je déteste cette matière mais je devais y participer afin de ne pas faire chuter ma moyenne générale mais c’est le genre de matière dont je me serais bien passé. Je préfère encore aller en cours de cuisine que dessin. Chacun son art mais le mien n’a rien à voir avec ça, le mien est bien plus offensif et plus subtil que ça. Je lève la tête vers la pendule et je lâche un soupir en voyant que la dernière demi-heure est aussi longue que l’éternité. Allez sonne que ce maudit cours se finissent… Mais qu’est ce qui me rendait aussi impatiente ? Et bien, il semblerait que je dois retrouver un enseignant de cet établissement pour un entraînement commun. Oui, j’avais hâte et j’avais l’impression d’être une petite puce qui ne tient plus en place. J’avais hâte de le retrouver et de me défouler sur le tatami. Comme à chaque fois que je dois mettre mon Judogi… On peut dire que je suis un véritable démon lorsque j’ai les pieds sur les tapis du dojo… Quelque soit le dojo. Je voulais en finir au plus vite avec ce cours qui ne m’intéresse pas du tout et je voulais pas le faire attendre.

Mais qu’est-ce qui m’arrive d’un coup ? Voilà que j’avais hâte de faire mes armes avec une personne que je connais à peine mais pourtant, j’avais une énergie débordante et je voulais en découdre. C’est alors que la sonnerie retenti et une immense sourire se place sur mon visage alors que je termine de ranger les affaires qui avaient été nettoyés. En plus, ce soir, ce n’est pas mon groupe de laver la salle donc, je peux me rendre au dojo de l’établissement l’esprit léger. J’avais quelques minutes à partir du moment où je quitte la salle de cours pour me calmer et concentrer mon énergie pour la garder sur le tatami. Mes affaires rangés, je salue mes camarade d’un signe de la main et je rejoins mon chéri pour lui voler un baiser discret avant de lui dire que je devais aller m’entraîner. Il sait à quel point le judo est important pour moi et il n’est pas rare qu’il m’accompagner mais pas ce soir. J’avais besoin de concentration et de tranquillité. Après tout, je devais évaluer ce que j’avais dans le ventre et même si mon entraînement officiel ne commençait qu’à 20 heures, j’avais deux heures pour me défouler avec l’enseignant. Pour une fois…

Pourtant, quelque chose me dit que cela ne sera pas facile… Qu’importe, je n’ai pas peur de la difficulté. Je me sépare de ma moitié et je me rends à mon casier où je récupère mon sac de sport. J’ai toujours tout là-dedans, y compris une petite pharmacie en cas de blessure. J’ai toujours prévisible et ce conseil m’a toujours été donné par mes entraîneurs, y compris celui qui me suit depuis un an maintenant. Sac en main, je marche en direction du gymnase où se trouve le dojo un peu plus en retrait. C’est un lieu que je suis habituée à fréquenter car depuis le début de l’année, je viens m’entraîner à hauteur de trois fois par semaine sauf pendant la période estivale. Normal puis que la saison sportive est terminée mais cela ne veut pas dire que je me suis laissé aller. Loin de là. Je ne dois pas baisser les bras et toujours réfléchir de mes erreurs. C’est comme ça que je progresse. Et il n’est pas prévu que je me débine…

Quelques minutes après, j’arrive au gymnase et je me fais discrète lorsque j’approche du dojo. Plaçant mon oreille contre la paroi, je n’entends aucun bruit. Je savais qu’il est là puisque je l’avais prévenu que je serais en retard. Je baisse le regard vers ma montre qui m’affiche dix huit heure dix. Normal, je sors tout juste de cours et je n’avais pas eu le temps de faire quoi que ce soit d’autre. Faisant glisser la porte doucement, je ne tiens pas à perturber les lieux du silence qui y règne. Silencieuse, ou plutôt le plus discrète possible, je m’éclipse vers le vestiaire où je me change rapidement. Fermant la porte du vestiaire, je pose mes affaires et je commence par attraper mon Judogi de couleur noir portant le symbole emblématique du Kodoka avec ma ceinture de Sho-dan (Noire 1er Dan). Celle-ci portant mon prénom et la première lettre de mon nom de famille en Kanji de couleur dorée d’un coté et mon rang officiel de l’autre côté.

Une fois le judogi mis, ceinture inclus, je devais encore mettre les patins de la même couleur ainsi qu’attacher mes cheveux. Dés lors, j’étais prête à entrer sur le tatami. Prenant ma bouteille d’eau et ma serviette, je quitte le vestiaire et je retourne vers la salle principale du dojo à savoir la salle d’entraînement. Je connais cet endroit comme ma poche depuis le temps. Observant mon enseignant, je reste silencieuse car je sais que c’est un moment de méditation et que le silence est de mise. Posant discrètement ma grande bouteille d’eau, je m’assois à l’extérieur du tatami afin de retirer mes patins puis je me redresse avant de me tourner vers le portrait du fondateur du judo et je me mets au bord du tatami et je le salue une première fois en inclinant le torse puis en me mettant à genou et en me baissant jusqu’à ce que mon front soit à quelques centimètres du tapis.

« - Bonsoir Senseï ! »

Murmurais-je à l’attention de mon enseignant qui était alors en position du qi. Si je connais ? Bien sûr, je suis japonaise et le qi -ou ki - est le centre de ma religion. Depuis toute petite, on m’appris que le ki relie tous les êtres mais également deux adversaires. Mais pas seulement, étant bouddhiste, ma façon de vivre me guide vers la préservation de mon qi, mon ouverture à la sagesse et donc mon éveil. Prenant une grande inspiration, je me concentre sur ma méditation provisoire et courte puisqu’elle va me permettre de faire le vide dans ma tête. Je commence toujours par ça surtout avant une compétition qui est plus difficile pour moi mais je ne recule pas devant la difficulté et j’affronte toujours ça avec respect et honnêteté. Ce n’est pas forcement le cas de tout le monde mais pour moi, c’est important.

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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Sam 10 Nov - 21:34

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Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

Malgré mon état de méditation profonde, j’avais senti une présence et j’en avais déduis que la demoiselle était arrivée. Mais je devais maintenir cet état de concentration encore un petit moment. Bien que la circulation du Qi (ou du Chi) dans le corps n’a trouvé aucune validation expérimentale scientifique, la pratique de la méditation met l’accent sur l’aspect du Qi lié à l’activité mentale. Cette notion de Qi est extrêmement importante dans les arts martiaux. Lorsqu'un coup est, c'est le Qi du frappeur qui est transmis à l'adversaire et provoque la blessure ; à ce titre, l'important est plus de frapper un point vital que de mettre de la puissance physique. Le Qi reliant les êtres, il relie également les deux adversaires ou partenaires dans le cadre d'une pratique amicale. Ainsi, un des principes de l'Aïkido est d'unir les énergies des partenaires afin de supprimer l'agression.

- Bonsoir senseï. Entendis-je  

Il me fallut quelques secondes avant d’ouvrir les yeux. Yuna se tenait face à moi, tout de noir vêtue. Elle était inclinée dans ma direction. Je devinais là le salut traditionnel que l’on retrouve dans de nombreux Budos. Elle se releva et je m’inclinai alors à mon tour, marquant mon respect vis-à-vis d’elle.

- Bonsoir Yuna. Répondis-je finalement.

Posant les deux poings au sol, je me suis ensuite appuyé sur ce dernier pour me relever. Nous avions conclus 18 heures et nous étions dans ses eaux là. La jeune fille m’avait prévenue qu’elle avait un entrainement de Judo par la suite à 20 heures. Une dizaine de minutes plus tard, elle interrompit également sa méditation et se releva.

- Tu as passé une bonne journée ? Prête à me montrer ce que tu as dans le ventre ? Très bien.

Je l’invitai alors à prendre place sur le tatami au centre de la grande pièce principale. Le combat allait pouvoir commencer. Sa discipline contre la mienne, où plutôt les miennes. Bien évidemment, j’allais devoir faire abstraction des techniques non conformes aux respects des arts martiaux notamment les coups dans les yeux, la gorge, les parties génitales ou encore les genoux. Des  techniques très sensibles qui n’ont toutefois pas leur place dans un cadre sportif de profond respect mutuel.

- Comme on ne sait pas encore grand-chose sur nos capacités respectives, je te propose de garder l’effet de surprise. Je te propose donc un petit combat d’entrainement. C’est très simple. Nous allons échanger quelques coups et commencer par analyser un peu les déplacements, les contres et les attaques. Pas de contact avec les yeux, la gorge, le bas-ventre, et les genoux. Je compte sur toi pour ne pas me mettre un œil au beurre noir ! Finis-je en plaisantant.

Face à face, nous étions tous deux prêts. Une fois de plus nous nous sommes inclinés, les bras le long du corps afin de signifier le début du combat. Je me mis en garde. J’avais une petite boule au ventre. Bien que nous nous soyons rencontrés en dehors du campus, j’étais tout de même son senseï. Pour être franc, ma spécialité c’était de faire mal. Faire mal par les coups. La sienne était de chercher l’immobilisation et le combat au sol. Mais pas le choix, je ne devais surtout pas lui donner le sentiment de la sous-estimer. M’approchant petit à petit, j’ouvris alors le bal en envoyant un coup de pied contrôlé en direction de son visage. Une puissance correctement dosée, une vitesse relativement moyenne et la certitude de pouvoir mettre fin à mon mouvement juste avant de la toucher, dans le cas où elle ne pourrait contre-attaquer ou bloquer.  



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Dernière édition par Gyō Asao le Mer 21 Nov - 16:14, édité 1 fois
Yokoyama Yuna
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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Ven 16 Nov - 11:26


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La veille, Yuna a fait la rencontre d’un nouvel enseignant à proximité de l’école. Attirés par leur passion pour les Arts Martiaux, ils ont fait connaissance mais celui-ci a été appelé par son agence avant de donner rendez-vous à Yuna au Dojo. Rendez-vous qu’elle a accepté. Mais comme prévu, elle arrive en retard à ce rendez-vous vu qu’elle vient de finir sa journée de cours...


Lorsqu’on pratique un art martial, il est de notoriété publique de prendre un moment pour évacuer tous sentiments et de se vider la tête. Je l’ai toujours fait et mon entraîneur m’a toujours encouragée à le faire une dizaine de minutes avant chaque combat. Après tout, je n’ai que quatre à cinq minutes pour renverser celui-ci en ma faveur. Quand on débute, on a l’impression que cela dure des plombes mais avec l’expérience, on réalise que c’est court. J’avais salué convenablement mon professeur. Il faut dire que même s’il ne fait pas parti du personnel de la filière générale, il en reste pas moins une tête de la filière héroïque et je luis dois le respect. Bien sûr, il s’agit aussi de mon aîné et on m’a appris à toujours respecter mes aînés. Il m’avait rendu mon respect et je m’étais emporté par une dizaine de minutes où je contrôle a respiration et surtout mes pensées. Mon entraîneur ne cesse de me répéter qu’un athlète bien dans sa tête est aussi bien dans son corps. Et je dois admettre qu’il n’a pas tord là-dessus… Après une dizaine de minutes, je finis par ouvrir les yeux et à me redresser. Mon adversaire semble en faire de même. Bien sûr, il me demande si j’ai passé une bonne journée et je montre un sourire en coin.

« - Très bonne et vous ? A la fin, j’avais l’impression que cela durait une éternité... »

Et cela m’arrive souvent de penser ça. A croire que les cours de la filière générale m’ennuie au plus haut point. Hochant la tête, j’avais hâte de me défouler sur le tatami histoire de faire tomber. Il m’invite au milieu du tatami où je me mets en place avant de m’incliner pour respecter et saluer mon adversaire. Cela risque d’être assez sportif car cela va être ma maîtrise du Judo face à ce qu’il sait faire. Il est vrai que je ne lui ai pas demandé ce qu’il pratiquait. Enfin, si. Il m’a répondu qu’il faisait du Kendo entre autre. Me redressant, je m’avance de quelques pas avant de me mettre en position. C’est à dire, jambes pliées, bras pliés mais prête à attraper la tenue de mon adversaire. Le judo fonctionne ainsi et le fait qu’il ne soit pas en kimono ne me gène pas. Ce n’est pas la première fois que je me retrouve face à un adversaire qui n’a pas son kimono. Concernant mon professeur, en a-t-il seulement un ? Il avait donné les consignes et elles me conviennent très bien.

De toute façon, au judo, je n’ai pas le droit de frapper au visage et la prise la plus haute s’avère être un étranglement. Technique dont je ne me sers jamais sauf si le reste est infructueux et il me semble que dans certaines compétitions officielles, les étranglements sont interdits. Je n’ai donc aucune raison de m’en servir ici. On parle de quelque chose d’amical et non à but compétitive ou défensive. J’avais un air sérieux et je connaissais mon art martial. Malgré tout, je savais que même en étant ceinture noire premier dan, je pouvais encore avoir des surprises. C’est alors qu’il s’approche et qu’il semble m’attaquer de face. On ne pouvait rien faire d’autre de toute façon. On attaque jamais derrière un athlète quand on est judoka. Après tout le monde ne l’est pas et j’en suis bien consciente.

Voyant son pied, je place mes deux bras croisés sur la trajectoire mettant ainsi fin à la jambe de mon adversaire. Dés lors, je l’empoigne et je pousse dessus afin de l’obligé à se mettre sur son talon. Puis d’un geste maîtrisé mais rapide, je viens essayer de faucher son pied au sol afin de le faire tomber en arrière. En soi, il ne se fera pas mal s’il tombe car de toute façon, je lâche sa jambe dans la seconde qui suit. On pratique deux arts différents mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas s’entraîner. Observant mon senseï, je reste sur mes gardes et je patiente le temps de voir ce qu’il compte faire. Il ne s’agit là que d’un combat loyal et amical pour découvrir les mouvements de l’un et de l’autre. Rien de mal à tout ça. Bien au contraire, c’est en combattant qu’on se découvre réellement et qu’on découvre les autres.

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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Ven 16 Nov - 18:31

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Gyō
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Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

Le combat venait donc tout juste de commencer. Inaugurant cette rencontre par un premier coup de pied, je fus assez surpris par cette force de caractère qui se dessinait sur son visage. Une chose était sûre, la jeune Yuna ne me sous-estimais pas et restait constamment sur ses gardes. Elle avait d’excellents appuis au sol et ses mouvements étaient fluides. Yokoyama bloqua le « high-kick » sans trop de difficultés. Personnellement je ne recommande pas ce genre de contre pour la simple et bonne raison qu’une contre-attaque aurait pu survenir suite à ce coup de pied. Elle aurait donc été désavantagée. Fort heureusement, elle ne s’en tint pas au blocage. Rapidement, elle saisit ma jambe et se mit à avancer dans ma direction, tentant de me déstabiliser. Telle une faucille, elle tenta de me faucher le pied stable à plusieurs reprises, en vain.

Je savais qu’il était inutile d’user d’acrobatie ou de figures de souplesse pour me dégager de son emprise. Je n’étais pas en train de jouer ma vie après tout, ce n’était qu’un combat amical. Je me suis donc calé sur son rythme en sautillant vers l’arrière à mesure qu’elle me poussait. Yuna est plus petite et beaucoup plus légère que moi, et c’est sur ces deux facteurs que je me suis appuyé pour me libérer des crocs de cette tigresse. Un petit coup de puissance. Un tout petit ! Je mis alors fin à ce petit parcours à reculons puis, d’un geste sec et rapide, je ramenai Yuna – plus légère que moi comme je le disais – vers moi en tirant sur ma jambe avant de la repousser avec un « front-kick ». J’étais de nouveau libre de mes mouvements. Mais je savais maintenant que j’allais devoir passer à la vitesse supérieure… Il était inutile de lui balancer des coups. Elle tentera de les bloquer et le cycle recommencerait. Ce que j’allais faire, c’est la provoquer dans sa propre zone de confort, les prises et le sol. Je n’étais clairement pas un expert du combat au sol, mais tant qu’à faire, autant m’amuser et tenter de nouvelles choses.

- Pas trop difficile ma grande ? Lui demandais-je sur le ton de l’humour.

Elle eut à peine le temps de répondre que je m’étais déjà lancé sur elle. Mon objectif était de réussir à l’amener au sol. Je connaissais quelques techniques de sol liées au Taijutsu et je maitrisais l’art de la chute également. Pratique si jamais elle parvenait à renverser la situation. D’un mouvement rapide, j’empoignai alors son kimono à la base du cou, puis d’un coup sec je fis une tentative de renversement. Le but était simple, la tirer vers moi et la faire basculer outre ma hanche. Est-ce que ça marcherais ? Je ne le savais pas encore, mais le mouvement était plutôt réussi et j’étais prêt pour n’importe quel type de scénario.



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Yokoyama Yuna
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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Mer 21 Nov - 15:35


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La veille, Yuna a fait la rencontre d’un nouvel enseignant à proximité de l’école. Attirés par leur passion pour les Arts Martiaux, ils ont fait connaissance mais celui-ci a été appelé par son agence avant de donner rendez-vous à Yuna au Dojo. Rendez-vous qu’elle a accepté. Mais comme prévu, elle arrive en retard à ce rendez-vous vu qu’elle vient de finir sa journée de cours...


Ma journée s’était bien déroulée bien que longue. Mais j’avais respecté mon engagement à venir ici après mes cours. Bien que j’avais du retard, je ne devais rien négliger mais comme tous les sportifs, j’avais besoin de me concentrer et la méditation est une phase obligatoire pour ça. J’avais méditer un peu afin de me concentrer mais je n’étais pas vraiment échauffer. Ce n’est pas bien grave, cela me fera office d’échauffement. Et parfois, cela fait du bien et cela oblige à s’adapter. Lorsque je suis sur le tatami, je ne suis plus vraiment la même et je développe ma hargne de gagner. Mais je reste quand même correct avec un adversaire qui ne l’est qu’en ce moment. Cela me mettrait mal à l’aise si je venais à le blesser même sans le vouloir. Bon, je suis pas sûre d’y parvenir mais quand même. J’ai en face de moi une personne qui semble avoir bien plus d’années que moi dans le domaine des Arts Martiaux. Alors, je dois être prudente.

Des acrobaties ? Pas mon genre et il est vrai que je suis mieux au sol. Après, je n’ai pas encore eu l’occasion de voler à plusieurs mètres. Mais dans la voie que j’ai empruntée, cela peut souvent arrivée. Je ne parle pas de la technique qui se nomme « planchette japonaise » où effectivement, tu voles sur quelques mètres mais elle est interdite en compétition officielle en raison des mauvaises chutes que cela peut créer. Mais cela n’empêche pas de la connaître et de la pratiquer de temps en temps mais sous bonne surveillance. Il avait donc ouvert les hostilités avant que je contre. Mais comme je m’y attendais, il esquive. Il faut dire qu’il a un panel un peu plus large que moi à ce niveau-là mais je le respecte comme tel.

Plus je poussais et plus, il sautille pour m’empêcher de le déstabiliser. Ma foi, réaction logique et prévisible surtout lorsqu’on connaît ses techniques. Mais je ne suis pas là pour faire la guerre ou pour blesser qui que ce soit. Il mets fin à ce cycle de sautillement sans fin avant de m’attirer vers lui puis de m’éloigner mais j’avais vu le coup venir et je dois reconnaître que je n’aime pas être un yo-yo. Pas trop mon trip… Mais j’apprécie le combat à sa juste valeur puisque je ne le sous-estime pas. Ne jamais sous-estimer un adversaire quel qu’il soit. Je le lâche alors afin de me décaler sur le côté de quelques pas.

« - Non, ce n’est qu’une simple mise en bouche… »

Et le pire, c’est que c’est ce que je pense. On venait de commencer alors on n’allait pas arrêter de sitôt. Et puis, on fait ça pour s’amuser et surtout se jauger dans nos compétences. Pour le moment, ce n’est qu’un moment d’échauffement et de détente commune. Rien de prétentieux là-dedans et même moi, je ne me suis pas encore donner à fond vu que je ne suis pas tout à fait échauffée. j’y vais donc en douceur pour ne pas m’abîmer plus que ça. Déjà que mon épaule a assez prise lors de l’attaque sur l’école alors je ne tiens pas à m’arrêter maintenant. J’ai un rôle à tenir et des entraînements à assurer. Il s’est lancé sur moi cherchant à jouer sur mon propre terrain. Cela me fait sourire mais je ne démords pas pour autant. Il empoigne mon kimono et j’empoigne sa tenue comme je peux. c’est donnant-donnant. En compétition, si je ne viens pas attraper son vêtement, cela peut passer pour de la non combativité et c’est pénalisable. C’est donc par réflexe que je l’attrape. Puis, je vois clairement la technique arrivée. Ou je pense deviner.

Malheureusement pour lui, je savais comme esquiver et retourner la situation. Me décalant légèrement, je profite de son mouvement de hanche pour tenter de le mettre au sol. A la dernière seconde, j’attrape la ceinture de son bas pour m’appuyer pour le coller à moi et le soulever de quelques centimètres afin de le chasser avec ma propre hanche. Cette technique se nomme Ushiro goshi ou « projection de hanche par l’arrière ». S’il tombe au sol alors, je contrôle sa chute avant de me jeter sur lui au sol pour l’immobiliser pour ce coup-ci. Et j’ai la technique idéale pour se faire. Il ne compte pas se laisser faire bien sûr mais c’est là, l’esprit sportif. Je tente donc de l’immobiliser avec un Kuzure tate shio gatame ou une variante du contrôle longitudinal par quatre points. Qui tente rien n’a rien.

Et puis, faut bien qu’on sache notre niveau car même s’il maîtrise plusieurs arts martiaux, je dois montrer que je suis capable de me débrouiller. Au judo, le poids et la taille importe peu. Cela se joue sur la précision des gestes et de la force employée pour les techniques. Mais ce n’est pas parce que je suis plus petite que lui que je n’ai pas de force pour le maintenir au sol ou à jouer sur les articulations  pour retourner le combat en ma faveur. Je dois m’adapter et montrer que je sais réagir en conséquence.

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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Ven 23 Nov - 0:53

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[SEPTEMBRE 301]

Elle était plus petite et paraissait plus frêle que moi. Néanmoins, il fallait être à ma place pour y croire. Cette petite parvenait sans difficulté à se caler parfaitement sur mon rythme. Cette empoignade dura seulement quelques secondes. Mais chacun d’entre nous jaugea la force de l’autre. Évidement je n’allais pas user d’une force extrême. Je n’étais pas là pour ça. J’avais un objectif en tête. Un objectif qu’il ne fallait pas encore révéler à Yuna. Je n’étais pas sûr qu’elle soit prête à l’entendre et je me devais de la pousser un peu plus dans ses retranchements afin de voir jusqu’où elle pouvait pousser sa combativité.

Elle n’eut aucune difficulté à parer ma technique. Et là… ! Je vis sur son visage cette expression ! L’expression  que l’on a lorsqu’on est sur réussir un gros coup. Alors je me laissai simplement balancer par la jeune femme. D’un coup sec, elle tira sur mon haut en me ramenant vers elle puis donna un coup de hanche vers l’avant me soulevant légèrement afin de diriger ma chute. Et effectivement le tatami fut ma destination finale.

Le combat n’était pas encore terminé. J’étais au sol en effet, mais c’est exactement ce que je voulais. La provoquer dans un duel de soumission. Un duel épuisant et éprouvant tant pour le physique que pour le mental. La partie la plus complexe d’un combat réside dans les prises et les soumissions. C’est à ce moment-là que le corps et l’esprit ne doivent faire qu’un afin de ne pas flancher. Les muscles se fatiguent beaucoup plus vite et le souffle vient rapidement à manquer. On a envie de se laisser aller et d’abandonner la lutte. Et c’est là que j’attendais la petite demoiselle au tournant.

Je comptais bien passer au niveau supérieur. J’espérais pour elle que cette chute n’avait pas gonflé son égo. Il faut savoir perdre une bataille pour remporter la guerre. Et si tu sous-estime ton ennemi ne serait-ce qu’une seconde, l’issu du combat peut t’être fatale.

Une fois au sol, elle se jeta donc directement sur moi. Un peu comme un enfant qui essaye de faire un câlin à son papa. Sauf que ce câlin l’un visait plus à étrangler papa qu’autre chose. J’attendis le timing parfait. Au moment où elle fut à bonne portée, en plein dans ma direction, mes jambes se levèrent rapidement vers elle effectuant un ciseau au niveau des côtes et attrapant ses mains pour les plaquer sur ma poitrine. Je la regardais droit dans les yeux en souriant à mon tour. Je pouvais désormais faire pression sur ses côtes afin de la forcer à abandonner.  Elle pouvait encore s’en sortir. Pas besoin d’être ceinture noire.

Simplement ne pas paniquer, et réfléchir. Je commençai alors à resserrer l’étreinte autour d’elle petit à petit. Je pouvais sentir son souffle chaud sur mon visage. Je savais qu’elle lutterait. Je pouvais le lire sur son visage.  Cette fille est une guerrière.

- Allez Yuna ! Sors-toi de là, t’es une guerrière ! Criai-je.

Visualisation de la technique:
 


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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Sam 1 Déc - 22:39


▬ Gyô Asao & Yokoyama Yuna ▬

▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Dojo  ▬
La veille, Yuna a fait la rencontre d’un nouvel enseignant à proximité de l’école. Attirés par leur passion pour les Arts Martiaux, ils ont fait connaissance mais celui-ci a été appelé par son agence avant de donner rendez-vous à Yuna au Dojo. Rendez-vous qu’elle a accepté. Mais comme prévu, elle arrive en retard à ce rendez-vous vu qu’elle vient de finir sa journée de cours...


Avec ma ceinture, les novices savent que je connais mes techniques et que je les maîtrise pour la plupart. Il faut dire que le niveau que je vise ne s’atteint pas comme ça. J’ai travaillé dur et je ne compte pas m’arrêter là. Je veux aller en championnat olympique. Même si je ne suis pas médaillée, le simple fait d’y aller est déjà un mérite personnel en soi. Je n’ai pas honte et je ne compte pas baisser les bras. J’ai sué et j’ai pleuré pour en arriver là et baisser les bras maintenant voudrait dire que je fous en l’air toute cette souffrance, cette sueur… Car mon entraîneur est loin d’être tendre avec moi mais je le savais dés que le début, il a eu l’honnêteté de me prévenir avant même que je n’accepte d’être son élève. Et puis, je le connais depuis suffisamment longtemps pour savoir ce qu’il fait et j’ai appris à faire confiance en son jugement et ses entraînements. Je ne cherche pas à prouver que je suis meilleur que mon adversaire du moment, je voulais simplement m’amuser, me défouler mais aussi jauger ses propres compétences dans divers arts. Il m’en avait parlé la veille et je savais à peu près à quoi m’en tenir.

Mais pour le moment, je découvre un autre adversaire qui semble en avoir à revendre. Je ne suis pas prétentieuse et je ne suis pas du genre à prendre la grosse tête. Certes, je suis en sélection nationale mais cela ne veut pas dire que je suis meilleure que les autres. Depuis que j’ai commencé le Judo, on m’a toujours dit qu’il y a avait toujours plus fort que soi et qu’il ne faut jamais avoir honte de perdre pour mieux apprendre de ses erreurs. Et j’ai toujours appliqué ça. J’ai perdu des match dans ma carrière de judoka et j’ai eu le temps de tout revoir avec mon entraîneur pour ne plus jamais refaire la même erreur deux fois. Avoir une hargne sur le tatami ne veut pas dire réussir à tous les coups. J’en ai bien conscience. J’ai fais donc ce que je devais faire à savoir le faire basculer puis tenter de l’immobiliser mais il parvient à entourer ma taille avec ses jambes afin de faire une sorte de ciseaux.

Je ne suis pas encore essoufflée et mon endurance que je travaille depuis toutes ses années me sert réellement à chaque combat. Chaque compétition apporte son lot de souffrance et de larmes mais malgré tout, je suis active et présente. Bien sûr, je ne suis pas à l’abri de blessures ou d’abandon. Ayant les mains contre sa poitrine, je commence à ressentir l’étranglement au niveau de la hanche. Bien que je ne sois pas essoufflée, je devais trouver une solution pour me sortir de là. Déjà si je ressens l’étranglement, il faut être sûre qu’il tient correctement. Sentant le souffle chaud de son professeur, je l’entends me crier que je devais me sortir de là. Ça, c’est sûr mais la question est comment ? Je ne dois pas laisser ma brutalité et la panique prendre partie. Non, je me suis déjà retrouvée dans des situations contraignantes comme ça et je n’ai jamais baissé les bras. Bon, les vrais étranglements m’obligent à le faire mais ici, je peux encore me sortir de là.

Observant autour de moi, je tente de visualiser toutes les techniques que je connais pour essayer de me libérer de son étreinte. Pas facile avec une aussi bonne prise que celle-ci. Mais je ne dois pas baisser les bras ; pas encore… Pas tant que je n’aurais pas exploiter toutes les possibilités. Je suis comme ça, je cherche d’abord à trouver toutes les possibilités avant de me dire que je ne peux plus rien faire. Je pense avoir trouvé comment me libérer mais je devais trouver l’astuce pour rapprocher mes mains de ma propre poitrine. En soi, je pense aussi avoir trouvé mais le plus dur reste à l’appliquer. Compressant mes abdo, je tends à faire barrage à cette compression de la hanche car même si la douleur peut s’installer, je ne dois pas me laisser déborder par elle. Puis, je travaille sur les deux bras maintenus par Asao avant de soulever son buste à lui au passage. Puis, je redresse mon dos et lorsque les deux pieds de mon adversaire finissent par toucher le sol, j’use des miens pour donner un poids supplémentaire. De cette façon, ses pieds à lui finisse par glisser et cela me permet de me libérer de cette étreinte en me retrouvant debout. J’ai juste usé des mouvements naturels de mon adversaire pour me sortir de là. Mais cela ne veut pas dire que c’est fini. d’un coup sec et  violent vers le bas, je détache mes mains de sa poitrine à lui avant de l’attraper par le col, de me déplacer sur le coté et de lui faire une jolie planchette japonaise.

Je me suis essoufflée dans cet effort peu courant mais je devais bien trouver une solution pour me sortir de là. Je n’ai pas toujours réponse à tout mais c’est en sachant se débrouiller qu’on parvient à se démarquer. Et c’est bien de cette façon que je compte me débrouiller. Me relevant, je tousse un bon coup et je transpire, preuve que cela reste quelque chose de peu courant. Reprenant un peu de souffle, je me remets en garde, prête à en découdre encore et encore. Sur un tatami, je peux me prendre autant de coups que je voudrais recommencer sans jamais m’arrêter. C’est en se prenant des coups qu’on se renforce, n’est-ce pas ? Je garde ce visage neutre et déterminée. Je n’étais plus la jeune élève de filière générale mais bel et bien une jeune femme qui ne veut pas lâcher prise et qui ne veut pas baisser les bras.  

« - Il va en falloir bien plus pour me faire abandonner, Senseï ! »

Et c’est que c’est la vérité. Il peut s’en passer des choses en quatre minutes avec une sportive comme elle. Prenant une grande inspiration, je ne lui laisse pas de répit et j’enchaîne dés qu’il est debout. Pas de répit pour les braves comme dit mon entraîneur. Reprenant son col, je tente de le faire tomber une nouvelle fois sur le tatami en chute contrôlée bien entendu. Bien sûr que cela me fatigue mais c’est lorsqu’on est fatigué que cela doit travailler le plus. Atteindre mes limites, les dépasser et continuer à progresser, voilà ce que mon entraîneur attend de moi en permanence. Et je ne compte pas le décevoir. Pas maintenant…

©️ Lilie

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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Mer 5 Déc - 23:00

LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART

Gyō
Asao

Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

Je n’en attendais pas moins d’elle. Elle avait réussi à se dégager de mon emprise et semblait avoir encore de l’énergie à revendre. Elle m’avait ensuite dégagé avec son pied, me poussant derrière elle. Au fur et à mesure que nous enchainions les prises et les techniques, elle semblait être de plus en plus à l’aise. C’est principalement ce que je cherchais à analyser dans cette petite confrontation amicale. Je ne savais pas si elle se rendait compte de la réelle puissance qu’implique son pouvoir, mais j’étais bien décidé à le lui faire comprendre.

Elle mémorisait tout. Mes mouvements, mes techniques et peut être même des tics dont je ne suis peut-être pas conscient lorsque je me bats. Nous allions avoir une discussion un peu plus tard, parce que selon moi, une étudiante aussi talentueuse n’a rien à faire en filière générale. Le système de Yuei semble privilégier les combattants purs parfois au détriment de perles rares comme Yuna. Je n’ose imagine l’efficacité d’un tel alter sur le terrain. Mais avant de penser au terrain ou à la filière héroïque, je devais m’assurer une nouvelle fois que c’est bien ce qu’elle veut. Le cas échéant, j’irais trouver la direction afin de la recommander personnellement.

Lorsqu’elle se releva après la planchette japonaise, elle revint de nouveau à la charge.

- Mais t’es inépuisable toi ! Lançai-je en riant avant de me préparer au contact.

Elle m’agrippa encore une fois par le col afin de tenter une déstabilisation dans le but de me faire tomber. Difficile, mais pas impossible, surtout pour elle. Je l’avais également prise par le col et je la secouais pour la perturber également. Je fis alors mine de baisser ma garder et elle me faucha directement les jambes. Cette fois j’allais en finir avec le combat afin de pouvoir discuter avec elle avant son entrainement. Dans ma chute, je pris le bras qu’elle avait utilisé pour l’élan et réalisai une clé de bras à la volée passant une jambe autour de son cou et l’autre à la base de sa poitrine. Son bras remontait le long de mon corps et était maintenu sur ma poitrine afin de faire pression sur son épaule et son coude. Cette fois, je ne relâcherai pas la pression afin qu’elle s’avoue vaincue.

Quelques secondes plus tard, le combat était terminé. Nous étions tous deux assis sur le tatami l’un en face de l’autre, haletants. Quelques gouttes de transpirations perlaient sur nos visages. Nos vêtements étaient froissés par les luttes et les prises. J’étais content de cette petite séance de sport. Cette petite m’inspira beaucoup de choses, notamment le respect, la droiture mais surtout la persévérance. C’est une battante qui a lutté durant sa vie pour arriver là où elle se trouve aujourd’hui. D’après ce que j’ai pu comprendre, elle a manqué de chance durant son parcours à Yuei. Et j’étais résolu à tout mettre en œuvre afin d’essayer de lui donner une chance d’intégrer la filière qu’elle souhaite.

Je me levai ensuite puis tendis le bras à Yuna avant de l’aider à se relever.  Une poignée de main franche qui symbolisait la naissance d’une amitié soudée. Nous fîmes ensuite nos étirements ensemble durant quelques minutes avant de nous assoir de nouveau sur le tatami.

- Tu m’as épaté aujourd’hui Yuna je te félicite, t’es une vraie guerrière. J’ai longuement réfléchi à notre discussion d’hier et je voudrais revenir sur une petite chose. Je voudrais savoir si tu ambitionnes toujours de rejoindre la filière héroïque du lycée ?


Visualisation de la technique:
 


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Yokoyama Yuna
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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Ven 7 Déc - 21:08


La persévérance est un art
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La veille, Yuna a fait la rencontre d’un nouvel enseignant à proximité de l’école. Attirés par leur passion pour les Arts Martiaux, ils ont fait connaissance mais celui-ci a été appelé par son agence avant de donner rendez-vous à Yuna au Dojo. Rendez-vous qu’elle a accepté. Mais comme prévu, elle arrive en retard à ce rendez-vous vu qu’elle vient de finir sa journée de cours...

Je suis loin d’être l’élève de filière générale. Moi qui suis plutôt discrète et qui passe partout, il semblerait que je ne veuille pas lâcher le morceau mais il y a toujours cette double facette que je tiens à conserver. Je ne suis pas novice dans les arts martiaux et même si je ne pratiques que le Judo, cela demande énormément de préparation. Préparation dont je suis encore en cours car le niveau qu’on attend de moi est très élevé et si je ne me bouge pas par moi-même, autant arrêter de suite le judo et à faire autre chose. Mais je vois aussi un exutoire à travers ce sport intensif. Très peu de temps pour abuser de la force et de l’endurance. Peu de temps pour évacuer le stress et l’énervement. C’est agréable de se battre comme ça entre deux alliés qui apprennent à se connaître. J’avoue que je suis assez contente de cet entraînement assez particulier pour moi. c’est la première fois que je fais face à quelqu’un qui pratique un autre art que le mien. J’ai toujours de l’énergie lorsqu’il s’agit de tatami ou presque mais cela fait du bien de faire face à un style complètement différent.

Bien que principalement Judoka, j’ai dû à plusieurs reprises utilisés des techniques qu’avait appliqué Asao durant l’entraînement m’obligeant ainsi à m’adapter à lui. Sans même faire gaffe, j’avais activé mon alter qui passe inaperçu pour quelqu’un d’inexpérimenté et je ne suis même pas sûre que mon adversaire du moment l’avait remarqué. Il faut dire que je n’ai aucun changement physique lors de son activation et c’était naturel pour moi de m’en servir en permanence. C’est quelque chose que je fais de façon innée sans prêter attention à ce que je copiais mais à un moment, on finit par se rendre compte qu’on a fait quelque chose dont on ne connaît rien du tout. J’avais utilisé cette bonne vieille technique et je ris lorsqu’il me dit que je suis inépuisable. Ce n’est pas vrai. Je n’use que de mon endurance seule et de mon intelligence pour me sortir de là. C’était comme ça que cela marchait et je ne comptais pas faire autrement. On m’a toujours poussé à bout et mon entraîneur, l’ancien champion olympique, est un spécialiste pour ça mais il m’a toujours dit que c’est quand on est à bout qu’on réalise la volonté de gagner et de survivre. Dans le fond, maintenant que j’ai étudié une partie des matières héroïques, cette phrase commence à avoir énormément de sens pour moi.

Mais sur le moment, après la planchette, on se retrouve au contact et je tente de nouveau de le mettre au sol du tatami afin de m’entraîner. Car c’est à cœur joie que je le fais et je ne ménage pas mon enseignant et il me le rend bien. Cependant, je ne vois pas arriver sa manœuvre… Je pensais qu’il avait baissé sa garde et j’en ai profité pour lui faire un fauchage mais ce n’est pas tout à fait la fin que je pensais. Malgré tout, j’avais bien conscience de la différence de niveau de maîtrise entre la sienne et la mienne. Dans sa chute, il finit par utiliser mon bras et il place ses jambes au niveau de mon torse et de ma carotide. Du coup, avec la gravité, c’est moi qui finit au sol. Me roulant en boule, c’est quand même lui qui garde l’avantage et je finis le souffle coupé sur le tatami tandis qu’il tient mon bras en clé. Du coup, j’ai pas trop le choix mais je tente quand même de me libérer. Je tente durant plusieurs dizaines de secondes avant de ressentir une petite douleur à l’épaule et au coude. J’avais perdu et je devais m’y résigner. Tapant trois fois sur le tatami, je suis contrainte de déclarer forfait. Je me mets à tousser lorsqu’il relâche mon bras et je reste étalée sur le sol à reprendre mon souffle. Je transpirais mais je suis très satisfaite de cet entraînement peu classique pour moi. Mais cela forge aussi la judoka que je suis. Je saurais apprendre de mes erreurs mais je vais devoir y réfléchir dans le plus grand calme et dans la plus grande phase de méditation.

Le combat était terminé mais j’ai réellement apprécié combattre avec une personne qui a des styles différents. Je finis par me mettre assise afin de récupérer et je n’allais pas tarder à me mettre debout. Mon entraîneur dit que la meilleure façon de récupérer c’est de marcher debout au rythme que l’on veut. Du coup, je ne reste jamais éternellement au sol. Même si on a mal ou qu’on s’est blessé, il faut être debout afin d’ouvrir sa cage thoracique. Je le regarde avec le sourire pour montrer mon contentement. C’est alors qu’il se lève et qu’il me tends la main. Souriant de plus belle, je prends sa main et je le remercie d’un signe de la tête. Un peu d’étirement commun et le compte était bon. Une fois que tout ça fut fait, je m’éloigne un peu du tatami afin de m’approcher du banc où j’ai déposé ma bouteille d’eau. L’ouvrant, j’en bois de grandes gorgées avant de la refermer et de la poser là où elle était à quelques centimètres près. Je finis par rejoindre Asao et je m’assois en lotus prés de lui tandis que je l’écoute.

Je suis même gênée par ce qu’il me dit. Je n’ai pas pour habitude d’être félicitée pour un entraînement. Après, je ne suis pas infaillible, loin de là. J’ai beau disposé d’un alter, celui-ci ne me permet pas de prolonger mon endurance. C’est quelque chose que je dois travailler par moi-même et que j’ai appris à travailler dans le but de progresser. C’est d’ailleurs par ça que j’ai commencé et je dois continuer afin d’avoir un maximum d’oxygène pour tenir le coup pour un match difficile de quatre minutes. Je le regarde d’abord surprise puis je secoue ma tête afin de me reprendre. J’ai bien entendu sa question et je me mets à réfléchir.

« - A vrai dire, oui, mais j’ai peur de ne pas être à ma place dans cette filière… Je ne supporte pas plus de la moitié des élèves de cette filière… »

Enfin, c’est plutôt leur comportement qui me rend malade. Se pavaner pour la plupart, se vanter et jouer les durs alors qu’ils sont loin de l’être. J’aimerais tant leur montrer qu’une personne comme moi est en mesure de leur faire manger la poussière. Mais je ne sais pas encore si c’est une bonne idée. Je suis néanmoins sérieuse et d’un côté, je ne fais pas ça pour m’entendre avec eux mais pour moi-même. Je veux être capable de maîtriser mon alter et de l’exploiter au maximum sous la surveillance de professionnels et non seule. Me cacher des autres pour un alter ridicule mais j’ai appris à l’apprécier à sa juste valeur. Je regarde alors mon enseignant avec interrogation avant de lui demander.

« - Pourquoi cette question, senseï ? »

il est aussi mon professeur donc l’appellation de senseï est aussi justifié. Je ne suis pas en filière héroïque mais j’ai le respect pour l’ensemble du personnel de Yuei. A vrai dire, je m’étais résigné à rester en général et j’étais loin de me douter que mon enseignant avait une idée derrière la tête. Je ne suis pas télépathe et je sais me débrouiller mais c’est déjà pas mal. Je récupère de l’entraînement et je lève ma manche de kimono pour venir essuyer mon front encore en sueur. Comme à chaque fois mais cela n’est pas grave car j’irais prendre une douche après mon entraînement personnel en judo. Je garde le sourire avant de le regarder une autre fois. Je me devais de lui demander car cela m’intéresse beaucoup. Et puis, c’est aussi une façon de bénéficier de l’expérience de mon professeur.

« - Où avez-vous appris à combattre de cette façon, senseï ?  »

Je ne l’oblige pas à répondre mais c’est vrai que cela m’intéresse quand même un peu. Ce n’est pas tous les jours que je rencontre ce style de combat. Après, je peux aussi comprendre qu’il ne veille pas en parler. On a tous le droit d’avoir des secrets et je ne fais pas parti de ses plus proches amis pour avoir connaissance de ce genre d’information. Il est le seule maître à bord… Je le regarde donc en défaisant ma tresse. J’ai les cheveux en bataille à force de me défouler ainsi.  

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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Sam 8 Déc - 18:17

LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART

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Yokoyama
Yuna

[SEPTEMBRE 301]

- À vrai dire, oui, mais j’ai peur de ne pas être à ma place dans cette filière… Je ne supporte pas plus de la moitié des élèves de cette filière…

- Je vois… Peu importe ce qu’en pensent les autres. Ici, chacun suit ses rêves et pense à ses objectifs. Tu dois en faire de même. De la même façon que tu te dépasses dans des études et dans le sport, tu dois te dépasser pour atteindre tes objectifs personnels. Tu comprends ce que je veux dire ?

Elle acquiesça.

- Pourquoi cette question senseï ?

- Parce que selon moi tu peux devenir une héroïne. Une grande héroïne. Tu sais Yuna, les gens idéalisent souvent les héros comme des guerriers défenseurs qui se battent pour défendre les autres. Certes il y en a ! Mais être un héros ne se résume pas qu’à ça. Un héros c’est quelqu’un qui se dépasse qu’importe la situation. Qui fait preuve de courage et de valeur pour défendre ce en quoi il croit.

Je parlai durant plusieurs minutes tandis qu’elle m’écoutait attentivement. Cette petite dégageait quelque chose de fort. J’avais le sentiment qu’elle pouvait arriver là où elle le souhaitait. Son histoire, son parcours et sa personnalité faisait d’elle une personne attachante. J’étais épris d’un sentiment presque paternel vis-à-vis d’elle. Je voulais la voir arriver au point culminant de son parcours. La discussion continua quelques minutes avant qu’elle ne m’interroge à propos de notre entrainement.

- Où avez-vous appris à combattre de cette façon, senseï ?

- Pour être franc, il y a plusieurs styles mélangés dans ma façon de combattre. J’ai été élevé et formé par la Grande Association de Héros. C’est un peu comme Seigi ou Kyuunan, mais ce n’est qu’une institution qui travaille dans toute l’Europe. Et du coup, j’ai été formé au combat là-bas. En devenant héros, j’avais maitrisé le Karaté et le Systema. Puis à mesure des combats et de l’expérience accumulée j’ai beaucoup appris aussi. Ensuite quand je suis arrivé au Japon je me suis mis à d’autres arts comme le Taijutsu et le Kendo. Du coup voilà.

Je me levai ensuite puis remis mes affaires en place afin de me préparer à rentrer. Je ne voulais pas prendre de douche au Dojo parce que je préfère le faire chez moi. Yuna quant à elle devait encore aller s’entrainer à son club de Judo. Elle allait devoir s’armer encore de courage et de volonté avant de pouvoir se reposer ce soir-là. Nous étions tous les deux prêts à partir, j’éteignis alors les lumières du Dojo afin de sortir. Le soleil se couchait tandis que la température se faisait plus fraîche. Ensuite posant une main affective sur son épaule, face à elle je conclus.

- Et bien je te remercie pour cet entrainement Yuna ! Réfléchis bien à ce dont je t’ai parlé et tiens-moi au courant. La balle est dans ton camp. Si tu te sens prête à aller de l’avant, tu pourras compter sur mon soutien. Terminai-je en lui ébouriffant les cheveux tout sourire.  


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Re: LA PERSÉVÉRANCE EST UN ART || Mar 11 Déc - 19:32


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▬ Septembre 301 – Tokyo – Alentours de Yuei – Dojo ▬

La veille, Yuna a fait la rencontre d’un nouvel enseignant à proximité de l’école. Attirés par leur passion pour les Arts Martiaux, ils ont fait connaissance mais celui-ci a été appelé par son agence avant de donner rendez-vous à Yuna au Dojo. Rendez-vous qu’elle a accepté. Mais comme prévu, elle arrive en retard à ce rendez-vous vu qu’elle vient de finir sa journée de cours...

Nous étions assis pendant un long moment et nous discutions. A vrai dire, cela fait du bien de parler après un entraînement. Je dois reconnaître que me défouler ainsi m’a permis de me vider la tête et d’être apaisée. J’allais dormir sereine ce soir. Pour une des rares soirs. Cependant, je sais que je n’ai pas fini d’en baver car j’avais encore mon entraînement de Judo derrière et je sais que mon entraîneur allait m’en faire baver. J’étais prévenu dés le départ et je me jetais à corps perdu là-dedans sans craindre de me blesser. Et même si cela vient à arriver, ce n’est pas grave. Je ferais ce qu’il faut pour me relever. Car c’est ça être un champion… Et peut-être même dans le fond, être un héros. Je reste assise et je l’écoute silencieuse mais attentive. Je montre un sourire en l’entendant parler du fait que je me dépasse dans ce que je fais.

Je baisse alors la tête en silence. J’ai l’impression de me faire sermonner par mes professeurs. Je prends une grande inspiration et je reste assise. Je regarde un point fixe sur le tatami et je réfléchis à tout ça. Je dois me dépasser ? A vrai dire, cela n’a peut-être pas forcement le même sens mais je pense savoir ce qu’il veut dire. Je travaille dur pour réussir mes études ainsi que de parvenir à devenir un de mes rêves les plus fous alors que je m’en approche à grands pas. Je me revois alors combattre dans le vide pour apprendre les techniques les plus simples. Mon alter s’était déjà déclaré une première fois mais à l’époque, je ne savais pas comment faire pour qu’il se lance alors je passais des heures à taper contre un sac alors que j’étais seule. Mon mentor était parti travailler comme bien souvent mais je ne me suis jamais plainte. J’ai toujours continué sans jamais oublier qui j’étais et d’où je venais. Il est vrai que mes parents étaient aisés mais quand ils sont morts, j’ai tout perdu. j’ai du me battre contre la vie afin de parvenir à ce que je suis maintenant.

Les jours de pluie à courir dans le silence, à porter des charges pour que ma musculature prenne forme… Ce sont des pensées qui me traverse la tête et je finis par redresser la tête. Je n’ai pas honte de mon parcours mais ce n’est pas le genre de vie qu’on aime exposé à tous. C’est peut-être aussi pour ça que je n’aime pas parlé de moi au quotidien. Je relève les yeux vers mon professeur et je le regarde en hochant la tête. J’ai compris ce qu’il voulait dire et je pense que je ne suis pas prête de baisser les bras. La discussion reprend et je l’écoute sagement sans arrière pensée. Comme une élève qui apprend de son professeur. A peu de chose prés, c’est exactement ça. Puis il me dit qu’un héros sait se dépassé et qui sait où sont les valeurs et qui n’est pas arrêté par une difficulté. En l’écoutant, j’ai cette étrange impression d’être héroïne en un sens. La vie n’est-elle pas un obstacle permanent ? Mais dans ce cas, je suis l’héroïne de ma propre vie ? C’est juste bizarre de penser ça et je grimace quelques secondes.

Le temps passe si vite qu’on s’imagine que cela s’est fait en à peine quelques minutes. Mais j’avais beaucoup appris de mon enseignant et je suis quand même contente de mon entraînement à ses côtés. Faire ça plus souvent devrait être assez sympa. Je devrais peut-être plus proposé qu’on s’entraîne les matins ensemble pour commencer. Après tout, on est deux lève-tôt donc cela ne devrait pas poser de problème. Puis, j’en suis venu à lui demander où il avait appris à se battre et je suis contente qu’il me le dise. Je ne suis pas là pour fouiller dans le passé des personnes mais cela m’intrigue quand même. Puis il se lève et j’en fais tout autant. Je le salue et je salue les portraits sur le mur. Il y a beaucoup de respect. Laissant mes affaires sur place, je savais que je revenais sous peu. Gardant mon kimono sur moi, je mets mes chaussons afin de me permettre de bouger. Aux côtés de mon enseignant, je sors à l’extérieur avant de sentir une main sur mon épaule. Redressant ma tête, je regarde mon professeur avec le sourire tandis qu’il me demande ma réflexion.

« - Merci, cela m’a fait du bien d’affronter d’autres styles de combat. »

Je sentais la bise et le froid sur ma tenue et même si j’ai encore un peu chaud à la suite de notre entraînement, je me dis que cela fait du bien de profiter de la fraîcheur avant que j’en vienne à douiller pour l’entraînement suivant. Mais je me dis que plus je fais en baver et plus je vais apprendre. Et je ne demande pas mieux que d’apprendre. Mais d’un autre côté, je crains quand même de montrer mon alter. C’est comme si j’avais peur des autres mais je savais que là-dessus, mon professeur avait raison. Les autres ne doivent pas m’empêcher d’atteindre mes objectifs personnels peu importe le temps que cela prendra. J’allais devoir y réfléchir sérieusement et je ne prendrais pas cette décision sur un coup de tête.

« - C’est promis, Senseï. Laissez-moi juste un peu de temps. C’est pas le genre de décision à prendre à la légère... »

Je montre un sourire tandis qu’il m’ébouriffe les cheveux. Cela me fait même rire mais j’apprécie ce début de complicité. Je ne m’attendais pas à être aussi proche d’un enseignant. Mais ce n’est probablement que le début et j’espère pouvoir continuer sur cette lancée car cela fait du bien d’être proche de quelqu’un. Cela faisait longtemps que je n’avais plus ressenti ça. Un ami ? Un confident ? Je l’ignore mais j’avais hâte que le temps ne s’écoule pour savoir où cela va nous mener.

« - Dites, senseï, cela vous plairait qu’on s’entraîne ensemble les matins ? La solitude commence à être un peu lourde sur mes frêles épaules… »

Je souris en disant ça mais quelque part, c’est vrai. La solitude peut parfois devenir lourde et même si je me le suis longtemps caché, la solitude entraîne aussi de l’isolement. Il est vrai que je crains pour mon mentor mais je pense être suffisamment grande pour me débrouiller désormais. J’espère que mon mentor ne m’en voudra pas et de toute façon, je ne compte pas couper les ponts avec lui… Je ne pourrais purement pas.

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