Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao
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Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao

Nishiki Saitô
Ingénieur professionnel
Nishiki Saitô
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Profession : Ingénieur et Héros de Tsukeru
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Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Sam 17 Nov - 1:48


Novembre 297 - Il y a quatre ans

Les bras en croix, il habillait son visage de jeune "adulescent" par une moue capricieuse tandis qu'il se balançait sur les deux pieds arrières de sa chaise, l'air d'un petit chenapan. Avec vaillance, il affrontait du regard le célèbre Directeur des Opérations de Tsukeru, en l'absence de sa cheffe, quand bien même on lui avait reproché plusieurs fois "de ne pas consentir les efforts nécessaires pour contribuer positivement au rayonnement de l'agence", blablabla...

--- J'en ai rien à foutre, du GAH, moi. Et puis j'ai rien à voir avec les rosbeef. Est-ce qu'il parle notre langue, au moins, votre péquenot à poil sous sa jupe ?

On lui expliqua, entre parenthèses, la différence entre une "jupe" et un "kilt", mais cette nuance n'enleva rien à cette bougonnerie ouverte qui manifestement n'entérinait pas la convenance nécessaire à la poursuite de son amitié avec le dirlo préhistorique, surnom qu'il donnait volontiers au Directeur des Opérations.

--- Pis d'abord, pourquoi moi ? Est-ce que j'ai franchement la tronche d'un psychologue ?

On tenta de le convaincre en lui expliquant que le choix de cet homme était peu commun, et qu'en l'état son intégration n'avait dû être évidente pour lui. Certes, il avait tous les honneurs, mais...

--- Je m'en branle !

... avec Saitô, ça ne comptait pas.

--- Le seul rendez-vous que je veux, c'est avec la RH ! Je vous le dis, MONSIEUR, on-me-doit-des-heures ! Donc avant de m'inventer des missions en orbite autour de Jupiter, je vous prierais, MONSIEUR, de me filer l'oseille que vous me devez ! A part ça, je vous apprendrais qu'en plus des traques, j'ai un boulot d'ingénieur, moi, MONSIEUR ! Bah oui ! On n'y pense jamais à ça !

Avec la colère, il s'était rétabli sur les quatre pieds de sa chaise, serrant le poing vers l'avant en signe de protestation contre ses employeurs. Mais l'homme qui lui faisait face connaissant le Big Bang comme son fils et, en dépit de tous les efforts que ce dernier pouvait fournir pour faire semblant d'être furibond, il savait d'ores et déjà quelle serait la conclusion.

Le lendemain, Saitô était à Tokyo. En tant que représentant de l'agence Tsukeru, il avait pour rôle d'entamer une relation pacifique avec l'étranger venu d'Angleterre, quelques mois plus tôt. C'est du moins l'étiquette apparente qu'il devait se donner. Car, dans l'ombre de la conversation, il était également chargé de détricoter le cerveau de son interlocuteur afin de dresser un portrait de ce curieux héros. Un portrait dont il devait rendre compte, visiblement, au Directeur des Opérations.



Spoiler:
 

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Dernière édition par Nishiki Saitô le Dim 18 Nov - 12:15, édité 1 fois
Gyō Asao
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Gyō Asao
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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Sam 17 Nov - 16:34

LE JUSTE ET... L'AUTRE

Gyō
Asao

Nishiki
Saitô

[NOVEMBRE 297]

Bien qu’étant né d’un père et d’une mère japonais, je ne connaissais ni la culture ni les traditions de ce peuple. Avant le décès de mes parents, je ne peux pas dire que je parlais couramment le japonais. Seulement quelques mots et expressions utilisés dans la vie de tous les jours. C’est au sein de la Grande Association de Héros que j’ai pu approfondir et maitriser cette langue. Contrairement à Paris où j’ai opéré en tant que chef d’escouade, Tokyo était une ville plus conviviale et chaleureuse. Cette population est incroyablement passionnante. Elle est pleine de failles et de nuances. Mais le point commun est le respect. Les japonais ont depuis longtemps appris à respecter l’espace et les affaires de chacun. Bien que les premières semaines fussent compliquées pour moi, les tokyoïtes  m’ont enseigné avec pudeur et gentillesse, leurs habitudes à travers différentes situations.

Je n’étais pas parti à l’aventure sans me renseigner un minimum en lisant des bouquins et en surfant sur le net. J’avais contacté un propriétaire alors que je me trouvais encore à Paris. Nous avions convenu des différentes caractéristiques de l’appartement ainsi que du loyer. J’avais de quoi subvenir à mes besoins pour un an ou deux. J’avais donc déjà le logement à mon arrivé. Un petit appartement sympathique non loin de Spring Park. Les voisins étaient plutôt réservés et n’engageaient jamais la conversation avec le nouvel étranger que j’étais. Le tout premier lien que j’ai pu tisser au Japon fut avec Kyoko. Cette jeune femme d’une vingtaine d’année était pâtissière et travaillait non loin de chez moi. Chaque matin après le sport, j’achetais mon petit déjeuner chez elle. Une demoiselle souriante et très gentille.

Le temps passa et je fus admis chez Seigi. J’avais appris qu’il y avait trois agences nationales d’héroïsme. Mais pourquoi trois ? Tout le continent européen ou presque était gérer par une seule instance héroïque. Je n’avais pas compris pourquoi scinder en trois parties les instances héroïques pour un si petit pays. Mon choix s’est porté sur Seigi pour une seule raison. Mes capacités. Je suis évidemment capable d’agir en cas de catastrophe pour le sauvetage d’individus et j’ai été entrainé pour traquer, surveiller et même m’infiltrer. Mais je reste principalement un combattant. Mon devoir est de combattre les criminels. Comme mon parcours héroïque était inconnu au pays du Soleil-Levant, j’ai dû suivre quelques procédures avant de pouvoir aspirer à l’obtention du brevet. Après avoir contacté la G.A.H, mon dossier fut envoyé à l’autorité japonaise compétente. Après un rendez-vous avec le chef de l’agence ainsi qu’une batterie de tests et d’examens, je fus finalement admis.

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Lundi – 13h26

Ce jour-là, j’avais invité un ami et sa compagne à manger chez moi pour dix-neuf heures. Qui dit invitation, dit grand ménage et bonne bouffe ! Muni de mon tablier, je passai l’aspirateur, nettoyai le sol, et dépoussiérai tous les recoins de l’appartement. Je dois avouer que je suis légèrement maniaque sur les bords. Après le ménage, je suis passé aux fourneaux. Je savais déjà ce que j’allais préparer mais il me manquait des ingrédients. Pas de panique, j’étais dans les temps. Je suis donc parti faire quelques courses, laissant cuir la viande à petit feu.

À mon retour, alors que je montais les marches de l’immeuble deux par deux, j’aperçois sur mon palier – devant la porte de mon appartement – un homme blond. Je n’attendais personne à cet instant et le facteur n’est pas blond. Je continue alors à monter les quelques marches restantes avant d’arriver devant chez moi.

- Bonjour. Je peux vous aider ? C’est mon appartement. Déclarais-je en pointant la porte du doigt.



Dernière édition par Gyō Asao le Dim 18 Nov - 15:41, édité 1 fois
Nishiki Saitô
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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Dim 18 Nov - 13:27


Novembre 297 - Il y a quatre ans

Raté, encore une fois. Décidément, son sourire n'inspirait rien de bon pour la plèbe, songeait-il en l'effaçant de son faciès, ayant compris qu'au lieu de décrisper l'atmosphère, cette marque de bienveillance avait plutôt suscité la méfiance. Ses larges dents cubiques n'étaient pas faites pour inspirer la confiance malheureusement, et en dépit des efforts de leur hôte pour camoufler l'avilissement de son être, il n'y avait jamais d'écho à cet air accueillant. Probablement que ses traits reflétaient la noirceur de son âme, quand bien même il faisait tout ce qui était en son pouvoir pour ne pas l'afficher.

Après avoir reçu l'adresse de l'étranger par le service de renseignements de l'agence Tsukeru, il s'était rendu à son domicile avec la volonté de le surprendre. Asao comprendrait sans doutes qu'en soi, sa liberté serait toute relative au Japon. Toutes les raisons étaient pour envisager que le GAH soit susceptible d'envoyer des espions par l'intermédiaire de héros comme celui-ci ; c'était aussi une carte à jouer pour en apprendre un peu plus sur cette organisation étrangère.

Il l'avait attendu devant sa porte. En le voyant avec ses sacs de course, il avait presque eu un élan altruiste en pensant à l'aider, mais il s'était ravisé assez vite pour ne pas devenir trop suspect et intrusif. Déjà qu'il se tenait devant la porte de son domicile...

--- C'est toi, Gyō Asao ?

Avait-il lancé devant ce dernier, avant de l'analyser de haut en bas. L'individu en question ne ressemblait pas foncièrement à un anglais, et cela avait mis un voile de doutes dans l'esprit curieux du traqueur de Tsukeru.

--- Je présume que oui, puisque c'est ton logement. Je me présente : Nishiki Saitô, héros de l'agence Tsukeru. Je suis chargé d'établir le dialogue avec toi pour te présenter notre organisme. As-tu un moment à m'accorder ?

Avait-il annoncé en lui tendant la main, en guise de salutation. Jusque-là, leur rencontre n'avait rien de bien incroyable. Mais ils n'en étaient qu'aux balbutiements d'une histoire bien plus longue...


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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Dim 18 Nov - 17:47

LE JUSTE ET... L'AUTRE

Gyō
Asao

Nishiki
Saitô

[NOVEMBRE 297]

Un héros. Un héros de l’agence Tsukeru qui plus est. Cet homme ne m’inspirait pas du tout confiance. Il se tenait devant chez moi, arborant un vil sourire digne des antagonistes de films d’horreur les plus célèbres. Ce genre d’approche ne m’était pas inconnu. Cet homme était-il réellement celui pour lequel il se faisait passer ? Comment Tsukeru avait-elle obtenu mes informations personnelles et pourquoi essayaient-ils de m’approcher ? J’allais devoir lever le voile sur ces mystères.

« Inutile de fatiguer les muscles de ton visage, un enfant de trois ans n’y croirais pas… » Pensais-je.

- C'est toi, Gyō Asao ?

D’entrée de jeu, faisant fi de toute forme de politesse, il s’adressa à moi en me tutoyant. Les sacs de courses en main, je me tenais face à lui sur le palier, observant avec attention le personnage. Cette coupe carrée parfaite, une peau claire et lumineuse, une chemise impeccablement repassée ornée d’une belle cravate. Cet homme transpirait la perfection. Probablement un maniaque… Le silence fut d’or face à sa première interpellation. Mais malgré ma posture immobile et mon regard glaçant, il n’eut pas l’air perturbé.

- Je présume que oui, puisque c'est ton logement. Je me présente : Nishiki Saitô, héros de l'agence Tsukeru. Je suis chargé d'établir le dialogue avec toi pour te présenter notre organisme. As-tu un moment à m'accorder ?


Si cette scène avait été tournée au cinéma, on aurait pu la qualifier d'intrigante. Ou marrante… Les deux hommes se tenaient face à face sur le palier de l’étage. L’un faisait un monologue tandis que l’Autre le regardait avec méfiance. Le blond disait vouloir établir le dialogue. Débarquer chez les gens à l’improviste, c’est clair qu’il n’y avait pas meilleure approche pour nouer le dialogue. Je travaillais chez Seigi, l’une des trois agences héroïques japonaises. Si cet individu avait pu avoir accès à des informations privées me concernant, il devait sans doute être au courant que j’étais un héros. Je me posai beaucoup trop de questions. Il fallait que je change d’attitude et que j’essaye d’en savoir plus tout en restant méfiant. Je ne le quittai pas des yeux. M’avançant alors vers lui, j’empoignais fermement la main qu’il me tendit, le regardant bien dans le blanc des yeux. Je mis alors un terme à cette taciturnité omniprésente.

- Gyō Asao, héros de l’agence Seigi. Mais tu le sais sans doute déjà. Entre, je t’en prie.

La porte n’avait pas été fermée à clé. Je l’ouvris et me mis alors sur le côté afin de laisser l’inconnu entrer. Si c’était un ennemi, autant le garder au plus près de moi afin de lui tomber dessus directement. Je l’invitai alors à s’asseoir dans la salle à manger. J’éteignis le feu. Tant pis pour le repas. Je pris ensuite la chaise se trouvant face à lui et m’assis.

- Tu as sur toi un document attestant que tu travailles pour Tsukeru ?

Je marquai un moment de réflexion avant de reprendre.

- Quel est l’objectif de cette approche ? Pourquoi Tsukeru voudrait me présenter son organisme ? Mon agence a-t-elle été mise au courant de cette visite professionnelle ?

J’allais très vite savoir si cet individu disait vrai. Cela faisait quelques mois seulement que j’avais intégré Seigi. Je ne pouvais donc clairement pas l’identifier qu’il soit connu ou pas. Nous allions bientôt être fixés.

Description physique:
 

Nishiki Saitô
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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Mar 20 Nov - 10:42


Novembre 297 - Il y a quatre ans

L'homme daigna lui répondre et traîna son sac de course jusqu'à l'intérieur de son appartement. Il invita celui qui s'était déjà invité d'une certaine manière à y entrer, et à s'y asseoir dans la pièce d'accueil : la salle à manger. L'appartement ressemblait à une sorte de studio géant où les pièces se distinguaient les unes des autres seulement par quelques jeux d'architecture. Aucune cloison ne s'imposait entre ces morceaux pourtant détachés les uns des autres. On avait l'impression qu'Asao accueillait les autres à coeur ouvert, aussi vraisemblablement qu'il était possible de disséquer ses petites habitudes et son train de vie rien qu'à voir comment le tout était organisé. Du pain béni pour le traqueur. En entrant, il observa d'abord les appareils numériques, subtilement attiré par des informations qui pouvaient sembler anodines, mais qui dans l'absolu pouvaient présenter un certain intérêt à ses yeux. Prima fronte, ses iris fauves fusèrent d'un bout à l'autre de l'appartement pour apprécier le premier point à élucider : était-il encore anglais, l'anglais ?

Avait-il pris le pli depuis les quelques années qu'il avait passé là ? S'était-il foncièrement "nipponisé" en passant, par exemple, au kanji, et en se débarrassant de l'alphabet latin ?

Il se garda d'émettre un avis précipité. L'échange resterait l'authentique moyen d'en apprendre plus sur celui qui se cachait derrière ce masque.

Il s'attarda alors sur la cuisine, dans laquelle Asao fit un détour pour éteindre le feu. L'art de cuisiner est aussi le reflet de l'homme, aussi se permît-il, en s'asseyant, de jeter un oeil à la viande en cuisson. Bien cuit ou plutôt saignant ? Gourmandise ou régime ?

Il tourna la tête à droit puis à gauche, chercha du regard l'endroit où il pouvait stocker son courrier. Malheureusement, la réalité rattrapait bientôt le traqueur et lorsqu'il constata qu'Asao revenait vers lui, il lui prêta plus d'attention qu'au reste. De visu, il n'y avait rien d'alarmant dans cet appartement. Mais alors qu'il s'apprêtait à ouvrir la bouche, l'anglais le prît de cours : il réclamait sa licence héroïque.

--- Why so serious ?

Il sembla s'autoriser un délai de réflexion tandis que l'ingénieur fouillait dans les poches de son manteau, qu'il avait installé sur le dos de sa chaise avant de prendre place. Mais alors que Saitô tâtonnait de la pulpe des doigts dans son costume, mettant peu de volonté à retrouver son document, Asao enchaîna sur une autre réflexion. Une autre réflexion qui ne cédait aucun territoire de compromis à l'ingénieur. Visiblement, le nouveau héros de Seigi affirmait avec pugnacité ses doutes quant à la crédibilité du traqueur.

Il mit la main sur quelque chose d'inattendu. Il le sortît aussitôt et le présenta à son interlocuteur.

--- Tu en veux un ?

C'était un paquet de chewing-gum. L'élite de Tsukeru accompagna cette offre d'un éclat de rire franc et volubile !

--- HAHAHAHA !

Il eut même du mal à s'arrêter, ce qui sans doute pouvait jeter un malaise dans la conversation. Alors il se calma, essuya la larme de rire perlant au bord de son oeil gauche, et continua.

--- Je ne la retrouve pas, sorry. De toute manière, le contrôle d'identité n'est pas de notre ressort, à moins qu'on en reçoive l'ordre. Je suis surtout surpris que tu ne me reconnaisses pas. C'est pas comme si je cachais mon visage derrière un masque, N'EST-CE-PAS ?! Vas-y, tape "Big Bang" sur internet !


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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Mar 20 Nov - 18:13

LE JUSTE ET... L'AUTRE

Gyō
Asao

Nishiki
Saitô

[NOVEMBRE 297]

Alors non seulement le soi-disant héros à l’allure de clown débarquait chez moi sans rien dire, mais par-dessus le marché il se permettait de me narguer chez moi ! Alors oui effectivement on dit de moi que je suis une personne patiente, à l’écoute et tout le tralala. Cependant je ne tolérerai pas qu’un inconnu débarque chez moi et me manque de respect de la sorte. Son attitude était bizarre et je n’étais pas à l’aise en présence de cet homme. Il dégageait quelque chose de sombre. J’avais l’impression d’avoir affaire à un vil serpent qui était sur le point de me mordre à n’importe quel instant. Aussi discret qu’une prostituée dans un couvent, je pouvais apercevoir – du coin de l’œil – le blondinet scruter mon appartement. Bizarre, bizarre…

Tout portait à croire qu’il savait un paquet de choses sur moi. Voulant rester raisonnable et ne pas le mettre tout de suite à la porte, je pris le temps d’écouter attentivement ce qu’il me disait. Premièrement, il me parlait anglais. Cela faisait plusieurs mois maintenant que je n’avais plus prononcé un mot d’anglais.
L’épisode avec ses bonbons bizarres fut assez malfaisant également. Mais j’avais plus ou moins cerné l’individu. Tout dans la provocation. Il souhaitait sans doute me déstabiliser. La seule chose qui me déstabilisait, c’était d’avoir en face de moi un personnage dont je ne sais pas grand-chose et dont les objectifs ne sont absolument pas clairs. Mais soit. Il se mit à rire bêtement, allant même jusqu’à en pleurer. D’accord, passons.

Il n’avait pas ce que je demandais. Pas matricule héroïque. Simplement un pseudonyme, Big Bang. Il est vrai que cette appellation me disait vaguement quelque chose. Maintenant va savoir si ce que le bonhomme raconte est vrai ! Encore une fois, je fis abstraction de mon intuition qui me criait de le jeter par la fenêtre. Il fallait que j’en sache un peu plus sur la situation. Bon, j’allais la jouer au bluff. J’empoignai alors mon téléphone se trouvant sur la table et fit mine de chercher ce qu’il venait de me dire. En réalité j’étais toujours sur l’écran d’accueil…

- Effectivement je vois maintenant ! Le célèbre Big Bang de l’agence Tsukeru. Toutes mes excuses. Je vous sers quelque chose à boire ? Fis-je d'un air faussement désolé.

M’exécutant, je me levai pour aller vers la cuisine. Cachant parfaitement mon jeu, rien sur moi ne trahissait le revers de situation. Il pouvait certes douter, et il le ferait sans doute au vu de ses manies à tout observer, mais cela ne m’importai pas. Même si l’individu ne m’inspirait pas confiance, je savais que la décision que je venais de prendre était la plus sage. Inutile de me mettre un héros renommé – s’il l’est réellement – à dos. Après avoir préparé ce qu’il fallait, je revins vers l’homme blond un plateau à la main. J’espérais maintenant pouvoir en savoir un peu plus sur sa visite.

Appartement d'Asao:
 

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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Jeu 22 Nov - 10:04


Novembre 297 - Il y a quatre ans

Asao semblait perplexe et il avait tout lieu de le croire : son interlocuteur était effectivement aussi discret qu'une prostituée dans un couvent... et aussi grotesque que cette dernière, assurément. Malgré tout, l'anglais sembla mordre sur sa chique un instant (façon de parler, puisqu'il avait poliment refusé le chewing-gum) et, plutôt que de rester buté, il accepta de jeter un oeil sur internet. Saitô eut son égo flatté lorsque son hôte le reconnût. Le coup de bluff d'Asao était une réussite.

--- J'accepterais volontiers un café, dear Asao.

Il attendît que ce dernier s'exécute pour jeter de nouveau un oeil sur l'appartement. Certes, il n'était pas discret en scrutant l'endroit : mais s'il s'était agi de discrétion, il aurait procédé autrement qu'en se pavanant devant le logement de son intéressé.

Il passa ses deux mains liées derrière sa tête comme pour la soutenir, visiblement apaisé. Rien ne transpirait le crime chez l'homme masqué. De surcroît, depuis qu'il avait été reconnu, il se sentait en territoire conquis. Comme si, d'une certaine manière, c'était Asao qui l'avait invité. Probablement que pour ce dernier l'ambiance devait être un plus crispée : d'autant que l'allure exagérément décontractée de Saitô devait l'excéder, mais soit. Ils apprendraient à se connaître.

--- Avec un sucre, please ?

Demanda-t-il lorsque son hôte revint, comme s'il était au restaurant, avant de boire une petite gorgée.

--- ... what else ?

Puis il éclata de rire, aussi idiotement qu'il l'avait fait précédemment, avant de retrouver son sérieux, beaucoup plus vite cette fois.

--- Allez, abrégeons ta sentence. Je t'explique comment fonctionne Tsukeru, tu m'expliques ce que t'es venu branler ici, pis je me barre.

Il fit alors basculer ses bras en avant et, de la pulpe des doigts, commença à schématiser sa pensée.

--- Tsukeru est composé de cinq branches. Infiltration, espionnage, forces spéciales, protection et traque. Cinq domaines respectifs commandés par une élite. A titre d'exemple, je suis l'élite de la branche des traques. Nous avons ensuite une cheffe d'agence, qui orchestre le tout, et son bras droit. Là, tu vois, imagine que c'est notre QG...

Pendant cinq bonnes minutes, il expliqua le fonctionnement de l'agence Tsukeru à son hôte, avec un sérieux qu'il n'avait jusque-là pas manifesté. Une fois qu'il eut terminé son récit, il se permît de conclure.

--- Mon premier objectif est rempli. Place à mon deuxième : qu'est-ce que tu viens foutre au Japon, au juste ? Pourquoi tu portes un masque ? Pourquoi l'agence Seigi ? T'as une femme, des gosses ? Ca fait combien de temps que tu travailles ? Tes parents font quoi ? Tes ancêtres ont fait la guerre ?

Et le florilège des questions-réponses débuta, sous de meilleurs hospices que cela ne semblait s'augurer dès le départ.  


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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Jeu 22 Nov - 16:19

LE JUSTE ET... L'AUTRE

Gyō
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[NOVEMBRE 297]

Le tutoiement, le chewing-gum, l’identité héroïque, le sucre, toutes ces gouttes d’eau  s’accumulant dans le vase n’avaient plus d’importance. J’avais enfin le droit à une discussion un peu plus sérieuse que précédemment. Quoi qu’il en soit, il avait obtenu son café et son sucre.

Puis, il se lança dans un monologue de plusieurs minutes. J’eus droit à la totale. On se serait cru dans une salle de classe. Ou plutôt j’avais l’impression de lire « Tsukeru pour les nuls » pour vous dire. Après cinq grosses minutes, il marqua enfin une pause. Mais alors que je souhaitais le questionner, il coupa court à mon élan et repris de plus belle pour une flopée de questions. Je n’étais pas au bout de mes peines.

Bien que je n’aie pas confiance en lui, au point où nous en étions, je n’allais pas retourner le couteau dans la plaie. Mais, il avait mis à bas son masque hypocrite. Aucune raison pour moi de continuer à jouer le lèche-cul.

- Quel honneur ! Je me coltine l’élite de Tsukeru ! Fis-je ironiquement.

- Qu’est-ce que tu viens foutre au Japon, au juste ? Renchérit-il sèchement.

- Je suis venu préparer deux trois attentats terroristes pour le compte de la G.A.H. C’est ce que tu souhaites entendre n’est-ce pas ?


Bien que ma réponse fût tout aussi ironique et tranchante que ma remarque précédente, je laissais transparaitre aucun signe d’humour. Surtout pas un de ses fameux rires aux éclats. Je continuai donc de le regarder dans les yeux, assis à sa droite. Il était hors de question de lui donner des informations personnelles. Nous n’étions pas dans un cadre « officiel ». Nous étions simplement assis dans mon studio.

- Pourquoi tu portes un masque ?

- Sans doute parce que je ne me sens pas très beau. Pourquoi tu portes une coupe carrée aussi dégueulasse ? Sans doute pour la même raison que moi…

- Pourquoi l'agence Seigi ? Renchérit-il sans faire attention à mes commentaires.

- Parce que je ne suis pas un espion, ni un traqueur. Alors certes j’aurais pu rejoindre votre département « Force spéciales » ou « Protection », mais ça ne m’intéressait pas. Tsukeru et ses petits airs de C.I.A, ce n’est clairement pas pour moi. Seigi me paraissait plus... accueillante et peut être plus axée sur la population.

- T'as une femme, des gosses ?


- Non. Répondis-je automatiquement.

Il me questionnait telle une machine, sans hésitation, sans passer par quatre chemins et sans réagir à mes petites piques. Je savais que les chefs d’agence pouvaient aisément avoir accès à mon dossier auprès du ministère des affaires d’alters. Toutes les informations personnelles et sensibles y sont mentionnées. Mais je suis sous couvert d’un contrat de confidentialité qui stipule que mon visage ainsi que mes données ne peuvent être communiquées publiquement sans mon accord. Il n’était pas impossible que cet individu ait été chargé de surveiller l’ancien agent de  la G.A.H que je suis.

- Ça fait combien de temps que tu travailles ?

- Ça va faire quatorze ans que je travaille. J’ai débuté ma carrière en Europe à seize ans.

- Tes parents font quoi ?

- Ils sont morts.

- Tes ancêtres ont fait la guerre ?


- Tout comme les tiens oui. Je suis japonais.


L’interrogatoire se déroula rapidement. Je ne savais pas s’il me réservait encore des questions mais il valait mieux que je l’aiguille dans la direction que je souhaite afin qu’il ne me fasse pas perdre plus de temps.

- Certaines de tes questions, n’ont pas lieu d’être ici. C’est donc dans un cadre officiel et directement avec ton chef d’agence que j’en parlerai. Mais de manière globale je reste ouvert à toutes tes autres questions. Finis-je en prenant un air décontracté.


Appartement d'Asao:
 

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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Jeu 22 Nov - 20:08


Novembre 297 - Il y a quatre ans

Matraquant l'anglais de questions dont la logique pouvait à juste titre lui sembler décousue, Saitô n'obtint pas grand chose à part une certain forme d'ironie, conséquence logique de ses provocations multiples. Pourtant, quand bien même les réponses pouvaient être décalées par rapport à ce qui était attendu, l'ingénieur continuait de les enregistrer et de les surenchérir par une nouvelle question, jusqu'à ce que son imagination et ses besoins rencontrent une limite de fonctionnalité. Il jeta son regard dans l'unique oeil du borgne, insistant sur ce dernier en le fixant. Il y avait une carte facile à abattre, mais cela ne l'intéressait pas pour l'instant. Le sujet de son autre oeil attendrait le moment propice.

Il porta une fois de plus la tasse de café à ses lèvres. Il devinait sans trop de mal qu'Asao était excédé par sa simple présence, et son air de narcisse accompagné de manières peu courtoises. Saitô frôlait l'irrespect. Cela l'amusait de jouer avec les limites de la politesse.

Il bascula la tête sur le côté et son regard fauve quitta sa connexion avec l'iris froide et vigilante de l'anglais pour scanner la pièce une nouvelle fois, notant la présence de tout un tas de petites choses insignifiantes. Puis il se reposa sur son interlocuteur, qui devenait petit à petit son adversaire, en quelque sorte.

--- Tu ne veux rien me dire, hein ?

Il croisa ses doigts et les mît sur son ventre, s'avachissant davantage sur la chaise où il était installé, avec l'allure d'un gentilhomme adipeux sortant d'un copieux festin.

--- Ce n'est pas grave, my dear Watson. Je ferais part de ton refus d'obtempérer à ma cheffe d'agence. Pour ne rien te cacher, il n'est pas improbable qu'un autre agent vienne à ta rencontre : ce genre d'interrogatoires, c'est pas ma tasse de thé... ahahah !

Cela le faisait rire d'évoquer, à chaque fois, une particularité anglaise. Depuis le départ, il s'amusait à un jeu suggestif de petites anecdotes culturelles, avec l'idée d'instaurer une certaine intimité avec Asao. Cela aurait pu fonctionner, s'il n'avait pas les manières aussi gracieuses qu'un pirate rotant à la table d'une noble reine.

Il soupira.

--- Fiouuuu... As-tu des questions sur Tsukeru, qu'on abrège ce calvaire ?

Manifestement, il n'était pas le plus diplomate parmi les élites de Tsukeru. C'est bien la raison pour laquelle il avait choisi le département de traque : il était affûté pour chercher la petite bête, aussi sûr qu'il avait l'art de pousser les gens à bout. Asao avait déjà montré une belle persévérance face à ce toupet qu'il se permettait d'avoir : jusqu'où tiendrait-il, le bougre ?

L'air de rien, il enleva ses chaussures pour se mettre à l'aise, comme à la maison.


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Gyō Asao
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Gyō Asao
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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Ven 23 Nov - 1:41

LE JUSTE ET... L'AUTRE

Gyō
Asao

Nishiki
Saitô

[NOVEMBRE 297]

Cet homme était incroyable. Comment pouvait-on faire preuve d’autant de dédain ? Un être aussi méprisable et arrogant qui ne méritait pas une seconde de plus de mon attention. Mais j’avais déjà connu pire. Pas possible de se comporter de la sorte dans un cadre non officiel. Il fallait soit être cinglé, soit avoir quelqu’un qui couvre nos fesses. Non… Ce mec était bel et bien là sur demande officielle. Je n’en avais pas la certitude, mais ce raisonnement me semblait plausible.

- Tu ne veux rien me dire, hein ?

Je ne répondis pas, continuant de le foudroyer du regard. Question inutile. Il savait très bien qu’il n’était pas le bienvenue. Une chose était certaine, hors de question d’inviter des amis. J’allais les prévenir, mais cet individu dont l’éducation est complètement merdique venait de saper ma journée. Je n’avais qu’une envie, c’était d’attraper sa tête et de le balancer à travers la fenêtre. Mais bon... Paperasse, jugement et prison me rappelèrent rapidement qu’il valait mieux supporter le clown cynique.

- Ce n'est pas grave, my dear Watson. Je ferais part de ton refus d'obtempérer à ma cheffe d'agence. Pour ne rien te cacher, il n'est pas improbable qu'un autre agent vienne à ta rencontre : ce genre d'interrogatoires, ce n’est pas ma tasse de thé... ahahah !


- Super, je te félicite pour ton anglais rapiécé et tes références. Tu as terminé ?

- As-tu des questions sur Tsukeru, qu'on abrège ce calvaire ? Dit-il en soupirant.

- Je n’ai aucune question. Tu parles d'un calvaire... Tu t'es comporté comme un parfait mal élevé depuis le début.


Avant de répondre, le blond à la cravate retira ses chaussures calmement et s’affala un peu plus sur sa chaise. Bon là il y a un souci. Je ne peux pas traiter avec une pareille personne.  Exaspéré, je me levai alors de mon siège.

- Non ce n’est pas possible tu dois être cinglé ou avoir un souci dans le ciboulot toi… Qu’est-ce que tu fais bon sang tu cherches les emmerdes ?

Je me dirigeai alors vers la porte de mon appartement puis l’ouvrit.

- Merci pour ta visite mais je crois qu’on a terminé. Va te plaindre chez ton boss ou que sais-je, mais je refuse de continuer dans ces circonstances et qui plus est, dans mon domicile. Je pense que tu as suffisamment abusé de mon hospitalité et de ma gentillesse.  

Appartement d'Asao:
 

Nishiki Saitô
Ingénieur professionnel
Nishiki Saitô
Surnom : Big Bang
Profession : Ingénieur et Héros de Tsukeru
Rang : A
Yens : 330
Renommée : 204
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Re: Le Juste et... et l'autre | Flashback ft Gyō Asao || Mar 27 Nov - 0:08


Novembre 297 - Il y a quatre ans

La patience d'Asao, jusque-là fort soutenue, fut achevée par cet ultime affront que lui lança l'attitude nonchalante de l'hôte indésiré. Saitô touchait au but : excédé, l'homme ne parvint pas à camoufler son agacement et cela malgré le masque qui lui recouvrait la moitié du visage. L'ingénieur avait encore tapé dans le mille. De toute évidence, Oda Shigeru, s'il apprenait la tournure de la rencontre, lui serait rancunier d'avoir agi comme un effronté. Et c'était bien là tout le stratagème qui se cachait derrière l'apparat de l'impertinence : singer le diable était finalement la meilleure façon d'être méprisé, et d'obtenir la tranquillité qu'il désirait tant, pour se concentrer sur d'autres choses que des meeting professionnels.

Il avait beau être jeune, il était déjà frappé par la folie des grandeurs.

Le Big Bang était cet homme qui, publiquement, affichait le but ultime de sa vie, mais sans que personne ne le comprenne vraiment. Maître de l'autodestruction, il se vouait à un ultime sacrifice pour construire un nouveau monde : pour cela, il devait détruire celui dans lequel il piétinait. D'une certaine manière, dans son esprit, il avait déjà fait une croix sur Asao, mais aussi sur tous ses comparses de Tsukeru : tous disparaitraient dans les flammes du spectacle final. Dans le flamboyant big bang qui, s'il avait créé la vie, devait la reprendre un jour.

Artisan du vortex final, il disparaîtrait lui-même, s'auto-détruisant jusqu'à la dernière molécule de vie. En devenant le nouveau big bang, il rejoindrait Dieu. Si c'est pas de l'ambition, ça...

--- Well...

Il jeta ses yeux malicieux sur ses mains, posées sur la table.

--- Je pense que tu as raison. Evitons que cet échange tourne au vinaigre. Je m'en vais.

Aussitôt, il remît ses pompes et se leva. Après avoir remis son long manteau sur ses épaules, il tira une carte de la poche qu'il avait au niveau de la poitrine. Sur cette dernière, on pouvait voir son portrait. Au dos, ses coordonnées étaient inscrites.  

--- Si tu as le moindre problème, tu sais comment me contacter. See you soon, foreigner.

Et sur ces mots souples et gorgés de confiance, il disparût de l'appartement, laissant Asao seul avec sa colère.


FIN


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