Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance
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Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance

Majima Sayaka
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Majima Sayaka
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Profession : Étudiant au collège
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Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance || Sam 24 Nov - 13:10

Naguère encore, la progéniture des plus insipides scélérats de pacotilles n'avait jamais expérimenté le phénomène d'hystérie, cette panique indescriptible et délirante qui découle d'une torpeur des plus indicibles, implacables et viscérales. Une frayeur primitive qui voyaient succomber les masses au moindre incident. La gamine éprouvait d'ordinaire une sensation plus modeste et digeste, aussi le frisson malsain de cette cruelle vérité ne la quittait plus. Il lui parcourait l'échine telle une décharge par instants, aussi fugaces que virulents. Redoutait-elle alors de voir surgir les pires misérables au détour d'une bâtisse ou ruelle ? Son esprit étriqué s'avérait hélas propice à ce genre d'inquiétudes, tandis que sa mémoire anxiogène la tenaillait inlassablement au quotidien. Quelle triste existence, songeait-elle à chaque réveil. Des funestes pensées dignes d'un vécu pénible. Elle aurait préféré n'être qu'une imbécile heureuse, simplette ignare des évènements fâcheux. Mais la tragédie du capitole et des institutions mémorables avait saigné une nation toute entière, ainsi que l'ensemble du reste du monde. Quoique certains s'en gaussaient peut-être dans l'ombre des pleurs indignés et autres hommages proférés dans l'éventuelle indifférence des mécréants classiques.

Le fléau avait beau avoir déferlé si loin de sa petite personne insignifiante qu'il l'avait pourtant ébranlé, cette petiote taciturne dont le mutisme pesant ajoutait au malaise populaire. Et même sa demeure voyait sa sécurité compromise par ce règne de terreur inouïe, évadé au temps jadis des insurrections bellicistes des mutants originels. Une désillusion poignante que ne pouvaient démentir ses tuteurs, son géniteur factice beuglait d'ailleurs que ces déments ne méritaient nulle clémence. L'incarcération laisserait-elle place à des exécutions en série ? La populace réclamerait peut-être la répression extrême en guise de solution miracle et salvatrice, pour mieux s'épargner représailles et autres dérives de ces monstres. Majima Sayaka se voulait trop abattue pour renchérir le débat stérile des ménages laminés. Et son opinion naïve importait peu, du reste. Seul l'avis des sinistrés semblait légitime. Voilà qu'on lui diagnostiquait presque une forme de déni lorsqu'elle se confiait enfin au psychologue de son école, Himamura Takashi du collège St Eizan, à l'orée du sixième jour. Son jardin minuscule apparaissait tel l'ultime refuge pour sa chétive et frêle petitesse, un domaine insouillé de palabres ou esclandres d'aucune sorte. L'endroit où elle aimait surtout à se retirer depuis peu, comme si l'humeur maussade de sa parenté manquait de l'entacher et consumer.

Le phénomène la rassurait d'ailleurs sur un détail, la probabilité que le chirurgien macabre médiatisé viendrait l'y débusquer et mutiler demeurait si mince. Certes elle encourait d'aventure ce risque effroyable et lancinant, mais il lui fallait bien avouer que la chose frisait des chances de succès toutes aussi négligeables. Autant parier sur sa côte de popularité à venir, le tirage fructueux d'une tombola ou le degré d'emprise bénéfique qu'aurait son alter thérapeutique sur une famille de victime. Si chacun dansait comme au bord d'un gouffre béant, un abîme vorace, d'autres menaçaient d'y être précipités, comme happés par une sottise inextinguible. Ces mirettes d'ambre terne dénigraient l'éventualité même d'une crise à ses prémices alors qu'une horde de vauriens pourraient bien réitérer la chose, perpétrant des massacres plus ambitieux encore. Deuil à l'espérance d'antan, envolée l'insouciance de la jeunesse. L'étudiante fondait craintes à arpenter sa cité où l'ombre d'un incident isolé couvait en son sillage, et se gardait bien d'attiser le climat de nervosité de ses voisins et camarades de classe, malgré sa propension à prêcher la prudence. Un malheur frapperait-il son entourage bientôt ? Même la racaille la moins reluisante ou pernicieuse pouvait sévir en ces heures sombres, forte d'une assurance nouvelle ou d'acolytes plus audacieux, des professionnels.

Et quel pouacre impudent la blâmerait de fonder craintes plus noires encore, d'envisager perdition certaine ou persécution plus poussée ? Si son entourage s'accommodait du fait de la savoir brimée, moquée ou dénoncée pour usage d'alter intrusif et intempestif en milieu scolaire, ainsi qu'un argumentaire faisant polémique auprès de certains, Majima Sayaka ne pouvait nier la gronde populaire à l'égard de ses congénères. Et ce en dépit des propos qu'elle prêchait en faveurs de la société actuelle. Elle trouvait tout autant à redire sur des détails à affiner, une éthique à rendre plus juste ainsi qu'une morale assez bancale et hypocrite qu'elle dénonçait bien avant l'incitation à l'insurrection des masses négligées et discriminées. Demeurer dans le flou le plus absolu la rendait sujette à cette fièvre paranoïaque tandis que d'ordinaire elle vivait bien ce climat anxiogène, son quotidien tout juste méprisable. S'en irait-il en aggravant ? Advienne que pourra, songeait cette mioche que l'angoisse tenaillait tout autant que la niaiserie d'un déni insouciant. Mais la malade n'ignorait rien de la noirceur de l'âme humaine et des vents de révoltes tapissant l'histoire, un cercle vicieux d'oppressions et d'absurdités chez chacun qui serait peut-être indéfiniment immuable et qu'une voix vacillante pourrait très bien ne jamais endiguer. Voilà quelles horreurs la trottaient en ces instants de lucidité pensive, où la philosophie maigre d'une trop jeune étudiante embrassait quelque lambeaux d'espérance qu'un peuple dénigrait ou étreignait avec la frénésie de l'émotion. Un émoi palpable toujours ardent en Hosu.
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Re: Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance || Sam 12 Jan - 16:13

- Et un de moins... Ne profite pas de moment de faiblesse.

...

Qu'est-ce que je faisais ? On avait besoin de moi ce soir. J'étais là, allongé, sur le toit d'un immeuble. Je regardais le ciel. Dos au mur. Dos au toit. Dos au monde. Je regardais le ciel, les étoiles. Mes yeux étaient remplis d'étoile. Étoile qui commençait à disparaître. Étoile qui se faisait invisible par l'arrivée des nuages. Gigantesque et sombre. Ce jour-là, je réfléchissais au litre de sang qui allait couler, qui a coulé, sûrement par ma faute. J'avais du sang jusqu'au cou. On avait besoin de moi cette semaine. Il fallait que je m'y fasse à l'idée. Ils ne pouvaient pas tous faire eux. Il y a des choses bien plus importantes à faire. On avait besoin de moi. J'attendais, j'attendais. J'attendais quelque chose ou peut-être quelqu'un. On avait besoin de moi ce soir. Mais qu'est-ce que je faisais alors ?

Qu'est ce qui m'arrivait ? Faut pas que ça me touche. Pourtant on m'avait touché... Cette tache humide qui s’agrandissait petit à petit sur se bout de tissue noir, comme une fuite d'eau me rappela qui j'étais. Ce qui m'étais arrivé. Si je le faisais, c'était pour une cause.

Qu'est-ce que tu fais ? PUTAIN QU'EST CE QUE TU FAIS ?! Ne fais pas comme si tu savais ce que tu faisais. TU sais. Tu sais où tu es. Tu sais que c'est la merde. Et pourtant, tu fais comme si tu venais découvrir la chose. Je n'ai jamais douté une seule seconde. Jamais. Pourquoi là ? Pourquoi maintenant ? Bande de sombre pute. Le soir, les rues ne sont même plus sécurisées, encore moins qu'avant. Avec ça, l’expansion, des vermines et autres raclure en tous genres, va juste être monstrueuse. Relève toi mec. Faut que je me relève.

En tenant son bras gauche Home Hory, se leva doucement. Il faut savoir quand l'espace d'une heure, il avait arrêté beaucoup plus de criminels qu'en une semaine. Coïncidence ? Il ne le pensait pas lui. Il avait dit lui-même, profiter de ce moment était la meilleure chose à faire pour eux.

C'était malheureusement le pire pour tous ces personnes travaillant la nuit, les noctambules, les personnes travaillant en intérim, les héros et les gens comme lui. Il n'était pas là pour abandonner à la moitié du chemin. Pas toute suite en tout cas. Une fois lever, il s'approcha du bord de l'immeuble qui ne faisait même pas 3 étages de hauteur. Il vit deux personnes. Deux Hommes. Ce n'était pas très compliqué de reconnaître leurs genres, mais c'était impossible de les voir en détail. Ce n'était pas le moment de sortir ou de se balader en ville.

- EH !

Interpella-t'il dit d'une voix grave. Les deux hommes s'arrêtèrent de marcher afin de regarder d'où venait le bruit. Ils aperçurent très rapidement, Home Hory dans son costume, entièrement noir de la tête aux pieds où seuls ses gants, ses yeux et un symbole entre eux étaient de couleur blanche. Un costume simple, pour cet homme compliqué à comprendre. Ces hommes le regardèrent même quelques secondes, qu'ils s'enfoncèrent dans une ruelle afin d'échapper à un guignol costumé, qui avait des chances de les déranger dans leurs affaires.

- Fais chier...

Il ne pouvait pas les poursuivre. Il ne pouvait pas les observer. Il lâcha son épaule et regarda sa main droite couverte de sang. Son épaule aussi l'était. Et bientôt, dumoins sûrement, son corps. Que pouvait-il faire ? Appeler les ambulanciers ? Appeler un ami ? Appeler juste une pharmacie ? Aucune de ces propositions n'était possible.

- Fais chier !

Et s'ils foutaient la merde ? Non. Ca peut très bien être des macs. Mais cela n'empêche que ça peut dégénérer. Faut que je sache. Faut que sache ! FAUT QUE JE SACHE ! C'est ma vie. La raison pour laquelle je suis ici. S'ils foutaient la merde. Je le serai et je vous promets que...
Que...

Faut que je me calme.

J'ai emmagasiné trop coup.

Faut que je me calme.

N'oublie pas comment elle est partie. Faut que je me calme. Préoccupes-toi de toi avant. Soi égoïste. S'il te plaît. Lâche tout ce que tu as.

Respire.

Ma respiration ? Je respire fort, trop fort. Je perds du sang, trop d 'sang. Je sens plus mon bras. Mon coeur bat. Peut-être trop.

Je veux juste savoir qui ils sont. J'les arrêterais. Et.. Et.... comme les autres...

J'ai mal.

- FAIT CHIER !


Hurla-t-il avant de faire deux pas en arrière assez espacer. Il ne rêver pas. Il respiré fort et il perdait du sang. Dans son costume noir, le sang paraissait peu visible, voir invisible, tant mieux. Un costume rouge aurait résolu le problème aussi. En appuyant sur sa plaie, le seul endroit où y a un trou dans son costume, il essaya de prendre les escalier pour descendre au rez de chausser pour suivre ces hommes.

On a besoin de moi...

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Dernière édition par Home Hory le Dim 13 Jan - 7:38, édité 2 fois
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Re: Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance || Sam 12 Jan - 19:48

L'engeance de mécréants de pacotille n'allait pas tant médire au contraire des mégères, brutes écervelés ou cruelles et autres ânes sans jugeote ne s'aimant que trop bien à s'y adonner, comme lui nuire. Maints maux et hantises la harcelaient jusqu'à sa demeure, injures et regards s'y brisant au seuil tandis qu'un tout autre fléau méconnu la pourchassait en des lieux plus intimistes. Si bien que la petite retranchée dans son silence acéré s'isolait vraiment en son petit jardin, un nouvel Eden. A la fois refuge et sanctuaire de ses pleurs et confessions déclamées à quelque invisible déité. Là elle embrassait un semblant de quiétude, une sérénité aussi frêle et fugace que sa carrure ne demeurait chétive, comme sa santé fragile. Voilà qui justifiait d'endosser panoplie hivernale dès les prémices de l'automne. Et l'air plus jouasse d'une autre figure à la réalité fantasmagorique éventuelle l'enlevait à sa balancelle où s'effleuraient mimines. Ses souliers happés d'une ardeur ravivée, celle de côtoyer un brave compagnon, témoignaient du reste l'ambigüité d'une insouciante chasteté, pudique mais propice à fabuler à foison, en déraison. Un irréel galant lui dédiait alors fin sourire, telle l'embarras voilant l'audace impétueuse. Mais le geste fébrile au frisson mutuel se voulait bicéphal, formidable harmonie pulsant succinctement en ces regards fuyants.

Hélas, la pauvre pucelle s'avérait trop hébétée pour en saisir les moindres aspects, détails si subtiles qu'une confusion certaine l'en dépouillait sans vergogne. Elle en avait les lèvres pincées et les maints moites campées aux rotules, puis des mirettes d'ambre mornes plongées dans le vague lointain d'un astre diurne au déclin, comme plus admirative des splendeurs naturelles et toiles de la création que l'idylle saugrenue qui semblait à l'œuvre. Shigeru Hamazaki s'était-il seulement entichée d'elle, ou bien la pitié motivait ses actes au demeurant charitables ? Le bougre constituait une énigme insolvable à son sens. La petiote s'était pour l'heure éprise d'une pensée farfelue. l'adoption d'un adorable shiba-inu. Nul patronyme n'émergeait pourtant en son esprit, puis elle déchantait après un long silence. L'autre lascar soufflait quelque idée à ce propos. Sans doute s'était-elle confiée par mégarde cette étourdie. Kotarô, Akira ou Sanae lui décrivaient des bouilles attendrissantes susceptibles de l'arracher à la tourmente, alors que ses prunelles apparaissaient dès lors pétillantes, toutes émoustillées face au drôle de jeunot accablé de rougeurs édifiantes. Voilà qui méritait d'y réfléchir, l'occasion de se reconstruire loin des affres du monde. Une aubaine inespérée.

Des jambes dodelinaient enfin avec entrain, intimant félicité durable. Et ni les rires et les chants des gnomes-champignons endiablés dans la ronde aux cabrioles et maladresses touchantes, poignantes, ni la voltige féérique des lépidoptères oniriques ou la délicate attention d'un tendre égard masculin ne pouvaient l'en dépêtrer. Une euphorie grossière était sienne. Des frissons délectables lui parcouraient l'échine, laissant frémir jusqu'à ses doigts entrelacés avec une saveur équivoque. Les chimères et fantasmes savaient embellir et égayer ce genre d'instants mémorables. Et nul ne lui avait encore diagnostiqué cette tare étrange et subtile, tapie dans l'excentricité d'une gamine perturbée, aussi infime qu'amusante à son sens. Son imaginaire fertile souffrait tant des innombrables et malsaines immersions dans la mémoire de ses victimes que ces hallucinations ne la séduisaient et déroutaient, l'apaisant à l'échappée d'un quotidien où cogiter signifiait se torturer. Et l'éprise de pareilles fadaises se fichait éperdument des injures, de susciter le ridicule ou d'apparaitre plus aliénée que niaise ou simplette indéniable, comme bien mal lunée ou nuisance avenir; enfin presque, certains amenuisaient sa disgrâce publique.

Puisqu'en définitive rien n'importait plus que ces brides de bonheur et d'espérance, même factices, où elle avait tout loisir de savourer son existence. Un tendre bellâtre y figurait du reste. Outre quoi ses parents adoptifs, de véritables âmes aimantes et présentes au contraire de raclures pathétiques que ses souliers hésitaient toujours à aller visiter en divers pénitenciers. Même si discourir et panser ses plaies infimes à leur encontre ne s'imposait guère plus qu'un silence accusateur et contemplatif de la bêtise humaine, dont-elle ignorait d'ailleurs jusque au ressenti de leur éloignement. Ces bons tuteurs lui semblaient ravis de l'influence bénéfique de ce garçonnet, possible spectre de ses fabulations amoureuses inavouées, passionnées. Une bien touchante camaraderie. La petite s'était au moins liée à un camarade de classe ou de son établissement, à l'instar de cette horde d'irréductibles gredins se défiant de sa personne et égards thérapeutiques. D'autant qu'ils leurs plaisait pareillement d'être grondés par le corps enseignant et sermonnés et happés auprès du psychologue assez friand d'ailleurs de leurs échanges un tantinet philosophiques et engagés. Sa franchise taciturne s'évertuait par exemple à démolir ou accréditer de manière raisonnable les palabres d'un révolutionnaire anonyme, celui des médiats qui défrayait d'aventure la chronique.
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Re: Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance || Jeu 17 Jan - 6:14

- Merde, ça c'est dissipé

15 minutes. 15 minutes. 15 minutes pour descendre 39 marches. Arrivé sur le trottoir, je regardais à droite, puis à gauche. Il n'y avait personne. Pas un chat. Cette ambiance était beaucoup trop macabre pour une ville avec une population aussi abondante et vous savez ce qui l'était encore plus ? Non ? La ruelle dans laquelle c'était enfoncé les deux hommes. Cette lugubre ruelle où les deux hommes s'y ensoufrèrent après m'avoir vu. A ce moment là sans réfléchir, je me suis mis à traverser la route, marchais le plus lentement possible afin d'économiser beaucoup plus mon énergie, j'avais cette désagréable impression qu'on avait puisé dans tout mon corps le seul fluide qui me permettait de me tenir éveiller, de tenir mon corps. Une simple bouteille d'eau ou un petit truc à manger, c'était tout ce que je voulais, assécher part tous les mouvement et courses que j'ai fait et affamer par le peu de nourriture que j'ai avalé aujourd'hui. Il fallait dire que j'étais pressé quand les informations passèrent sur ma télé. Je m'interdisais de laisser dans la solitude la ville et tout ceci n'était qu'une question de temps, je devais faire vite et c'est ce que je fus. À cet instant, ce n'était que le résultat d'un début de soirée bien trop mouvementer auquel je n'étais pas totalement préparer


Arrivé devant la ruelle, il n'avait pas trois mille solutions, son instinct, son envie le pousser à y aller. Il avança lentement dans la ruelle, affaiblit. Pas un bruit rassurant venait interrompre ce silence envahissant et dérangeant. Seuls les pas du justicier s'entendaient. « Où sont-ils ?» Se demanda-t-il. Avec cette ambiance de mort, Hory s'enfonça pas à pas dans cette obscurité mortuaire que la ruelle ne cessait de perdurer avec des bruits, des craquements, des rats, des odeurs écœurantes, mais il ne lâcha pas l'affaire et savait vers quoi il tendait, ces détails pouvant déclencher tous une frayeur et une mise en garde bien plus importante étaient devenus insouciants. Dans cet élan, il était beaucoup trop concentré où il allait peu importe où il mettait les pieds. Qu'est-ce qui pouvait l'arrêter ? À priori rien, rien du tout même. Il s'enfonçait dans le noir, éclairé par des lampadaires de basse tension, aveugler par de mauvaises intentions. Il en avait des coups, peut-être trop. Jusqu'au où irait-il ? Pas bien loin, je pense.


PAF

Après tout. Je ne pense pas qu'ils soient si dangereux que ça. Ils m'auraient déjà attaquer sinon. Tu penses pas toi ? J'aimerais vraiment rester ici. Je suis là. Là. Ici. Parterre. Dans cette ruelle j'aimerais bien me reposer deux secondes. Juste deux petites secondes. Quand j'étais plus jeune, je faisais un sport, comme tout petit garçon je faisais du football. C'était le sport préférer de papa et maman. Quand là fatigue se faisait ressentir, le coache ne cessais de répéter que ce n'était qu'une question de mentale, comme tout d'ailleur. Dans notre monde, un pincer de persévérance change tout. Tu penses pas toi ? J'ai toujours eu cette facilité à me mettre à fond dans quelque chose. Pour une seul raison. Je voulais te faire plaisirs papa. je voulais te faire plaisire maman. C'était mon objectif premier. Sans cet objectif, j'étais perdu. Au fil du temps, papa, tu n'étais plus mon objectif. Une image. Ses yeux. Son alter. Son nom. C'est tous ce qui me restais de mon objectif premier. Et je ne le lâcherais pas. Maman, écoute moi bien maman. Nous somme peut être pas du même avis. Mais j't'ai promis que je serais fort. je t'ai promis que je les arrêterais. Que cette nuisance populaire, ces parasites, seront bien mieux à leurs place, sous une stèle. Peut être que la vengeance m'aveuglait trop, mais j'ai grandis. J'ai su former ma propre opinion, maman,  qui a ses défauts et ses qualités me donnant un chemin vers un nouvelle objectif. Me donnant un sens. Quant es perdu, rappelle toi juste d'où tu viens disait elle; Afin de me relever,

Il suffisait juste pour moi de me rappeler l'origine de mes blessures.


Ploc.

Ploc.

Ploc.

Plplpl...

plplplplplplplplplplplplpl .....


La pluie. La pluie sortie de nulle part et vint frapper le triste corps de Home Hory se motivant goûte après goûte. N'importe quel passant pouvait croire que ce corps éméché n'était que le fruit d'une lourde soirée où le divin nectar se comptait plus en Ml mais en litre. Bizarrement, tu dois sûrement le savoir, c'était loin d'être ça, mais un seul facteur si en rapprocher, de loin. L'état, mental et physique n'était pas dû qu'à des combats lourds et douloureux. Cela ne faisait bien longtemps que l'effet, c'était dissipé, bien plus longtemps qu'il ne le pensait. Mémoire courte. Un autre allait faire l'affaire, dumoins juste assez de temps pour savoir ce qu'il voulait savoir. Curiosité. Bien que ça fasse plusieurs années que son caractère pencher plus vers la témérité que le courage. Il est dans l'excès et non dans la vertu la plus totale, Aristote ne serait pas fier de lui. Ce qu'il avait dans la poche ne le donnait qu'un second souffle, un second degré à cet excès, dommage qu'il n'y est pas d'adjectif plus fort. L'extrême lui tendait la main. Hory, lui saute dans ses bras. Démesuré.

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Re: Deuil Intimiste - Ecorchée Espérance || Mar 22 Jan - 14:54

Cette sorcière du souvenir s'aimait souvent à rejoindre sa tendre mère adoptive, une infirmière rattachée au dispensaire de l'hospice Don Galius, illustre médecin de son temps à l'image de Pasteur, érigé en la cité des fastes héroïques, la capitale meurtrie que ces drôles de dames gagnaient par le rail fulgurant. Majima Sayaka s'y adonnait sans pourtant proposer ses services ni briguer fébrilement une formation anticipée d'assistante médicale ou d'aide-soignante. Elle préférait d'avantage la méthode traditionnelle chinoise, l'ancestrale pratique qu'une obsolescence maintes fois supposée n'avait su démolir ni jeter en pâture à l'oubli. Une science traitant comme elle l'esprit pour mieux guérir le corps, avec une rigoureuse connaissance n'ayant rien à envier aux généralistes des époques de jadis. Comme cette méthode empirique et fantasmée, la petiote s'employait à appliquer pareille subtilité envers les égarés. Tel un phare dans la brume des tourments, on la consultait pour sa démarche appuyée d'une faculté surnaturelle adéquate. Ainsi la mutante conspuée en lumière aidait-elle les malheureux compatriotes des méandres du malaise, phobies et traumatismes divers, sans rechigner ou dénigrer des faquins de la veille entrainés dans la ronde malsaine.

La frayeur d'être marginalisé poussant à s'abandonner aux pires absurdités. Certes une minime rancune la tenaillait un fugace instant, lorsque ce n'était pas la hargne de s'être laissée jouer par un plaisantin hypocrite ou un délateur désirant la confondre et compromettre. Des élans de bonté maladive perpétrés à l'écart, à l'abri des regards, de manière minutieuse et planifiée, de sorte à minimiser les risques encourus en ce monde d'imbéciles où la loi la blâmait. Sa dévotion de presque sainte lui attirait dont ces drôles et bougres à l'ambition pudique d'une délivrance sans rétribution outre qu'un certain crédit, ainsi qu'un inconditionnel respect qui tendait d'ailleurs à se répandre par contagion. Des charismes éclairaient leurs ouailles de groupies envieuses ou jalouses de cette popularité friable et tout juste naissante. Une suspicion générale voguant en rumeurs s'intriguait de cette de curieuse confiance si soudaine. Du reste, un plongeon dans l'océan mémoriel lui suffisait à se sentir utile, comme à l'écoute, tandis que l'expédition intimiste et conviviale intimait par ses fondements scientifiques la reconnaissance de l'existence de l'âme humaine. Phénomène édifié d'un vécu, de croyances et d'une pensée profonde de l'individu. Une étude de longue haleine.

A l'entendre déblatérer, qui chérit ses souvenirs savoure le spectre de sa réalité, toute aussi révolue que fraiche et propre à soi, sujette à interprétation et aléas variables. L'aventure métaphysique la passionnant. Mère et fille arpentaient alors la cité abandonnées aux traitres ténèbres où rôdaient sans doute quelque malfrats ou opportuniste enhardi, galvanisé par delà sa crainte d'être rétamé et incarcéré. Qu'avaient-elles eu besoin de dénigrer un trottoir si peu bondé que la clarté vacillante des réverbère à l'agonie faisait paraître plus inquiétant que de s'engouffrer dans une étroite et brève ruelle plus sombre encore ? Voilà bien un sursaut de déraison que la petiote imputait à l'anxiété des passants, phénomène à peine déguisé où quiconque redoutait d'être dévisagé. Fort peu de regards se croisaient dans les rues et allées à la nuit tombée où chacun s'empressait de regagner son antre. Mais le drame surgissait en de tels instants où la raison succombait face à de tels écarts de conduite, et tandis qu'une naine se cramponnait aux bras frémissant d'une trentenaire toute aussi épouvantée, dont le hurlement lui attirerait peut-être un inopiné brave, cette dernière s'essayait péniblement à tenir à distance des détracteurs guère intimidés par son ombrelle translucide, alors que sa protégée l'incitait sans mots dire à rebrousser chemin, lui tirant le bras moite et crispé.
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