Laissez tomber la fille
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Laissez tomber la fille

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Laissez tomber la fille || Jeu 3 Jan - 10:35


Laissez tomber la fille





Le Quartier Général de la Police Métropolitaine de Tokyo est situé au centre ville, juste a coté des locaux historique du Ministère de la Justice. Sa silhouette résolument massive surplombe les vieux bâtiments du quartier, et la haute tour qui pointe de son toit renforce encore cette impression de surveillance.

La voiture de Yuna se glisse directement dans les parkings souterrains du complexe, par une entrée réservé aux véhicules du Bureau de la Sécurité Publique. S'en suivent une série de contrôles effectués par des hommes armés et vigilants soutenus par une technologie qui interdit certainement la plupart des tentatives de corruption ou d'infiltration.
Étrangement vigilant et tendus pendant le trajet, du moins pour une simple arrestation de lycéenne, fut'elle de Yuei, les agents se détendent visiblement dés qu'ils se retrouvent en sécurité dans leurs murs, et l'équipe au complet abandonne les véhicules pour s'engouffrer au pas de courses dans un vaste ascenseur menant tout droit aux niveau supérieurs, dans l'aile sécurisée ou se trouve les quartiers de la SP.
Ascenseur qui sera le dernier aperçu de la déco intérieur du service pour Yuna, qu'un des agents profite de la montée pour coiffer d'une cagoule intégrale, la privant aussi bien de ses repères visuels qu'auditifs.
Ne lui reste comme indice de ses déplacements qu'a compter le nombre de pas qu'elle parcourt en sortant dans différents couloirs, avant qu'on ne la jette dans un siège munie de menottes qu'on attache soigneusement aux pieds comme aux mains.

Quand la lumière revient elle est évidemment éblouissante, dirigée droit sur le visage et interdisant de distinguer clairement tout ce qui se trouve derrière la table devant laquelle est verrouillée la chaise. Tout juste Yuna peut elle se douter de la présence d'au moins deux agents dans la pièce, un assis en face d'elle, et un debout derrière.

-Yokoyama Yuna. Vous êtes accusés de collaboration avec un criminel recherché pour meurtre.

Yokoyama Yuna
Chasseuse de Monstre - Étudiante de Yuei
Yokoyama Yuna
Surnom : Kitsune
Profession : Mineure en attente de jugement
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Re: Laissez tomber la fille || Ven 4 Jan - 1:49


Laissez tomber la fille
▬ Février 302 – Tokyo – Centre Ville – QG de la Police ▬

Alors qu’elle rentrait de son sport matinale, elle a la mauvaise surprise de voir la police en train de fouiller sa chambre à la Résidence Étudiante. Bien qu’elle a vu les voitures banalisées des Forces de l’Ordre, elle est remontée avec méfiance. Ayant pris le temps de prévenir deux personnes, elle a finit par se faire arrêtée, menottée et emmenée au sein du quartier général de la Police où elle va être interrogée au sein des locaux du Bureau de la Sécurité Publique. Elle ignore encore ce qui l’attend réellement…

J’avais gardé la tête en arrière et ma position vautrée durant tout le voyage. Et autant dire qu’il est rapide et je n’ai pas pour habitude de me faire escorter de la sorte. Mains dans le dos, les menottes me font mal mais je ne dis rien et je tente de modérer la douleur. Bordel, ils ne sont pas du genre à plaisanter. Je réfléchis durant tout le voyage… Comment dois-je réagir ? Bien que j’ai une idée de cette arrestation, je ne dois pas oublier que je dois assurer mes arrières. Et autant dire qu’avec un truc pareil, je peux dire adieu à mon contrat sportif, ma bourse et probablement mes études à Yuei… Fait chier… Pourquoi j’ai tant voulu me poser quelque part ? J’aurais mieux fait de le suivre au lieu de me poser quelque part, je serais peut-être encore en liberté aujourd’hui… Et que vont dire mes camarades ? Je me surprends moi-même à penser à eux alors que je ne suis pas vraiment à l’aise avec tout ce petit monde. Pourtant, c’est la première année où je me sens à ma place. Mais ici, l’atmosphère est assez tendue et cela ne me rassure pas du tout. Mais que pouvais-je y faire ? Ils s’imaginent vraiment qu’on va me sortir de là ? Je crois que je peux rêver… Je connaissais mes cours de droits et je savais que le bureau de la sécurité publique n’a rien à voir avec la police classique. De souvenir, je sais que ce bureau est loin d’être sympathique et qu’il ne faut mieux ne jamais les croiser. Bon et bien, qui voulait rester discrète, je crois que c’est mort. Surtout qu’ils ont mis un terme à tous mes projets rien qu’en venait m’arrêter. Bien que cela m’inquiète un peu, je reste un peu paniquée à l’idée d’entrer dans les locaux de ce bureau. En fait, il y a tellement de rumeurs que je ne suis pas sûre que cela soit des mensonges. Cela fait froid dans le dos en réalité.

Regardant autour de moi, je n’ai aucun mal à reconnaître le centre ville de Tokyo ni le quartier et le lieu où la voiture était en train de se diriger. Ce n’est pas vraiment une surprise mais c’est ce qui se trouve à l’intérieur qui va l’être. Et autant dire que je déteste les surprises… Même si elles sont bonnes… Je n’ai jamais aimé ça et je n’aimerais probablement jamais ça. Plus on approchait du bâtiment et plus je me dis que je quitterais plus jamais cet endroit… Que cet endroit sera ma prison à vie… Cela en devient déprimant mais je devais me reprendre et ne pas perdre de vu la raison qui les ont poussés à venir me chercher là-bas alors qu’il aura suffit de m’envoyer une convocation. Cela aurait été plus discrets et moins problématique. Mais c’est trop tard maintenant… Ils ont opté pour la méthode vive et forte… Ce qui me met véritablement à parfum sur ce qui va probablement m’attendre en haut. Arrivée sur le parking, les deux gardiens descendent en m’attrapant en route par l’un des deux bras afin de me faire sortir rapidement de la voiture. Molo, je suis pas un héros de la bande dessiné DC comics… Marchant tant bien que mal essayant de suivre le rythme trop rapide pour moi, je finis dans un ascenseur. Mais je crois que je ne m’attendais pas à ça. Sursautant lorsque je sens la cagoule m’arriver sur la tête, je ne m’attendais pas du tout à ça.

Finissant dans le noir complet, je ne parviens pas à entendre quoique ce soit mais j’avais déjà mémoriser l’étage et je n’avais plus qu’à me fier à mon ressentis et aux pas que je calcule et compte. C’est quand même dingue d’en arriver là. Entraînée par le bras, je virevolte dans les coursives des lieux où on m’emmène. Je n’entends et je ne vois strictement rien. Je sais que je suis dans les locaux de la police mais j’ignore où exactement. Je vais passer un drôle de séjour ici… Et plus, on s’approchait de la pièce, plus je me sentais mal à l’aise. Finalement, je finis par sentir quelque chose contre mon derrière de froid et de dur… De plus, ils m’ont coupé le souffle en me jetant contre la chaise ? Est-ce que c’est un siège ? C’est dingue, privée de mes sens, je suis désorientée mais complètement… Puis on attrape un poignet puis l’autre et pour finir sur mes chevilles. Je tente de bouger mais je suis rapidement retreinte par des menottes. Merde alors… Puis la lumière revient et c’est direct dans la gueule qu’elle apparaît. Grimaçant fortement, je finis par tousser histoire de reprendre un peu d’air. Je décide finalement de fermer les yeux et de caler ma tête en arrière pour la poser. De toute façon, je ne peux pas me fier à mes yeux vu que j’ai cette satanée lumière. J’avais bien entendu ce que venait de dire l’agent. Non, sans blague…

« - Je sais encore lire. Et le bureau de la Sécurité Publique ne se déplace jamais inutilement... »

J’avais un ton neutre mais je voulais juste récupérer mon souffle car malgré tout, on étouffe dans leur couvre tête là. Je ne savais pas vraiment si je devais coopérer mais dans tous les cas, j’avais réfléchis à toutes les possibilités et toutes me ramène à la même conclusion : direction la taule voir même la potence. Rien de joyeux en perspective. Je devais me calmer et écouter simplement ce qu’on avait à me dire. J’avais déjà une vague idée de la raison de ma présence. Ils ont pas été sympa avec moi et ils ne seront pas encore. Bref, pour résumer, je suis dans la merde jusqu’au cou… Même en étant une citoyenne japonaise. Je suis d’autant plus soumise aux lois dans mon propre pays et j’en avais écho vu que j’ai des cours de droits. Après avoir repris mon souffle, je garde les yeux fermés et la tête en arrière avant de demander avec la même neutralité.

« - Et ? Vous allez me faire le discours sur ce qui m’attend, c’est ça ? J’ai passé l’âge de ce genre de réprimande, merci ! »

Je me demandais ce qu’ils cherchaient car la véritable raison de ma présence ne serait pas pour m’annoncer ça. On n’aurait directement déférer devant un paquet judiciaire et emmener dans la prison la plus proche en attendant si on ne pouvait pas me condamner dans l’immédiat. Je ne suis pas prétentieuse mais je me méfie des Forces de l’Ordre comme de la peste. Et il semblerait que mon mentor avait raison de m’apprendre à m’en méfier. Mais je savais que j’allais déguster à un moment donné. Je suis peut-être mineure et adolescente mais cela ne fait pas de moi quelqu’un d’ignorant. Bien au contraire. Je soupire avant de demander simplement et sans agressivité.

« - Qu’est-ce que vous voulez ?»

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Arrêtée pour complicité de meurtres et interrogée
au sein du QG du Bureau de la Sécurité Publique
(Février 302)
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Re: Laissez tomber la fille || Lun 7 Jan - 10:14


Laissez tomber la fille


Ce qu'ils veulent ? Ils veulent Eraser évidemment. Quelqu'un a du avoir une idée de génie ou un coup de pot monumental. Quelqu'un a du comparer des dossiers d'agence différentes ou finir une longue enquête. En tout cas ils connaissent tes liens avec Aizawa, ce qui veut dire qu'ils ont fait le lien avec l'identité qu'il a utilisé avec toi toutes ces années. Mais visiblement pas assez vite pour le choper lui, alors ils ont décidés de te choper toi pour que tu les mettes sur sa piste.

Mais d'abord ils veulent des aveux de ta part admettant que tu le connais et que tu connais le boulot d'Eraser, et ensuite une fois bien lancé, tout ce qui leur permettra de remettre la main dessus, tes moyens de le contacter, vos lieux de rendez vous, tes connaissances de son emploi du temps...

Et ils alignent maintenant les méthodes habituelles pour te casser et te faire lâcher tout ça. Il y a l'interrogatoire abrutissant avec des flics qui se succèdent pour que toi tu n'ais jamais le temps de te reposer. On te colle des photos sous le nez ou on te voit en compagnie d'Eraser, filmé par des caméras publiques lors de votre dernière rencontre, on te fait répéter cent fois tout ce que tu prétends savoir de la fausse identité de ton mentor, on te menace, on énumère les fautes que tu as commises et le trou ou elles peuvent t'emmener, et quand on arrive au bout, un autre type recommence en espérant que tu finiras par te tromper et laisser une brèche dans ta défense...

La lumière forte te brule les rétines, on t'a retiré tout ce qui pourrait servir a évaluer le temps que tu passes ici mais ça doit commencer à faire longtemps vu ta fatigue. On t'a fouillé aussi, deux fois, une fouille intégrale, méticuleuse, brutale, faite par une femme évidemment, mais sous la surveillance volontairement humiliante de deux de tes interrogateurs. L'eau qu'on te sert au compte gouttes a un gout de chiotte, et l'assiette de riz mal cuit qu'on t'a servi il y a une éternité était tellement salée que tu as l'impression que ta bouche n'est plus qu'un désert aride et râpeux.

Mais il faut tenir. Au bout de 72 heures même le bureau de la sécurité publique sera bien obligé de te laisser parler a un avocat non ? ça ne servira probablement a rien mais tu sauras au moins depuis combien de temps tu es la...

-Tu savais que Miden était un tueur à gages ! Dis le !

Tiens, celui la doit être nouveau, en tout cas c'est le premier qui te frappe, une claque sèche, sur le coté du crane, probablement pour ne pas laisser de traces trop visible...
Sanggyae M. Wangchuck
Civil
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Re: Laissez tomber la fille || Mar 8 Jan - 4:51

A selfish child in need.
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C’était un labyrinthe d’hypocrisie et d’ignorance. Mais pas celui auquel il était habitué, pas celui si compliqué et mauvais de la politique. Non, Sanggyae avait affaire à sa cousine aussi impétueuse et invraisemblable qu’était la police. Il faisait face à des refus en émettant le nom de Yuna, des négations autant que des mensonges. Des heures qu’il restait là, à glisser entre les individus, à utiliser son statut d’ambassadeur. Mais là n’était sa circonscription. Son titre n’avait tant de valeur, ici. Il était un Petit Prince d’un lointain pays. Il ne pouvait utiliser ce rang pour l’instant. Mais au moins était-il sûr qu’elle était présente. Après deux heures à parlementer, un des fonctionnaires avait laissé échapper qu’il ne pouvait lui donner aucune information sur la demoiselle, ni le laisser la voir, aussi proche était-il d’elle. Il n’était de sa famille. Il n’était son tuteur légal. Et si Bouddha le pouvait, qu’il amena le dit appelé pour mettre un terme à cette enquête !

Sanggyae soupira longuement, fixant le nom Imai Io s’affichant sur son portable d’un œil navré. Elle était l’une de ses dernières chances avec son oncle. Il connaissait plutôt bien ce dernier et sa nièce, et ce dernier avait eu l’idée saugrenue d’organiser un dîner entre elle et lui. Oh, le repas avait été en bonne compagnie… Mais le Petit Prince n’avait jamais recontacté la demoiselle ensuite. S’il prétextait beaucoup de boulot, c’était plutôt que son intérêt s’était porté sur un chat sauvage. Lui en tiendrait-elle rigueur ? Il ne pensait pas. Elle-même très occupée et la tête sur les épaules, elle n’était guère du genre de ces femmes en besoin. Le souci, ici, était de lui demander une faveur. Cependant, il se rendit compte qu’il n’avait pas le choix.

Le Petit Prince passa sa main dans ses dreadlocks. Ces dernières attachées en un chignon désorganisé découvraient son visage qui commençait à se peindre d’impatience et d’inquiétude. Les gens l’observaient, à cause de son accoutrement. Il n’avait pas eu le temps de se changer, troquer ses vêtements traditionnels bhoutanais pour des plus sommaires. Alors les tissus colorés le paraient, d’autres dans ses cheveux. Cela aurait pu passer pour un kimono d’un style oriental. Il regrettait de ne pas s’être changé. Les premières impressions étaient les meilleures, et il avait fortement besoin de faire impression. S’il avait tout du prince exotique, il aurait préféré offrir une image plus stricte, nécessaire ici.

Sanggyae écrivit donc à Io. Il résuma la situation ; besoin d’une aide urgente et qu’il était présent dans le quartier général du Keishicho à l'accueil. Il l’envoya. Ce n’était jamais son genre de demander une faveur, il détestait être redevable. L’exception n’était jamais bon signe.

Le Petit Prince s’assied donc, croisa ses jambes et attendit. L’attente, de nouveau ce vide. Il espérait que sa rose ait tenue. Il espérait qu’elle n’ait rien dit de compromettant. Car si elle avouait quoique ce soit, c’était fini pour elle. Sanggyae se pinça l’arête du nez, attrapant d’une main la boisson proposée par son garde du corps ; un thé vert d’un distributeur proche. Il détestait sortir de sa forteresse. Il se débectait de son impuissance actuelle. Et il attendit donc, tel un enfant bien égoïste dans le besoin.

BY CΔLΙGULΔ ☾

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« C’est tellement mystérieux, le pays des larmes. »

Yokoyama Yuna
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Yokoyama Yuna
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Re: Laissez tomber la fille || Mar 8 Jan - 19:43


Laissez tomber la fille
▬ Février 302 – Tokyo – Centre Ville – QG de la Police ▬

Alors qu’elle rentrait de son sport matinale, elle a la mauvaise surprise de voir la police en train de fouiller sa chambre à la Résidence Étudiante. Bien qu’elle a vu les voitures banalisées des Forces de l’Ordre, elle est remontée avec méfiance. Ayant pris le temps de prévenir deux personnes, elle a finit par se faire arrêtée, menottée et emmenée au sein du quartier général de la Police où elle va être interrogée au sein des locaux du Bureau de la Sécurité Publique. Elle ignore encore ce qui l’attend réellement…

Je suis toujours dans cette pièce plongée dans le noir avec cette satanée lumière qui me brûle les yeux et qui m’arrache des grimaces. J’ai apparemment posé la bonne question puisque la réponse ne se fait pas prier. Ou plutôt, la réponse se devine assez facilement. Pas besoin d’être surdouée pour rapidement faire le lien. A vrai dire, je m’en doutais déjà dés que le moment où je les ai vu chez moi mais je reconnais que je ne m’attendais pas à ce que cela soit le Bureau de la Sécurité Intérieure. Je n’avais pas calculé cette équation mais tant pis et je ne peux de toute façon pas faire marche arrière. Maintenant que je suis dans leur locaux, je dois résister à leur interrogatoire et croyez-moi, le temps est horriblement long. Je ne sais pas encore depuis combien de temps je suis là-dedans mais il semblerait qu’ils soient décidé à me retirer tous repères temporel… Soit… Je reste calme et neutre comme depuis le départ même si l’envie de leur donner des baignes est bien présente. Merci la méditation apprise avec ma maîtrise des arts martiaux. J’ai bien envie de tous les ignorer mais ça risque d’être archi-compliqué. Toujours habillée avec ma tenue de sport, j’ai encore les pieds et poings liés à ce qui me sert de siège. Je ne sais plus où donner de la tête mais je vais devoir continuer à jouer le perroquet. Je suis rapidement lassée de ce petit jeu du chat et de la souris. Je prends plusieurs inspirations et je sais que mon alter m’aide quand même beaucoup là-dessus. Pour le moment. Je continue alors à leur dire la même depuis je ne sais pas combien de temps. Quoi donc ?

Si je connais Miden ? Bah, la réponse est déjà vérifiée puisqu’ils ont pu faire le lien entre lui et le nom sur mon certificat d’adoption. Mais je ne le connais que sous ce nom-là. Je vais tout de même pas dire que c’est pas vrai alors que je sais très bien le nom qui figure dessus. Non mais ils me prennent pour quoi ? Une quetsche ? Je devrais essayer de leur dire certaines choses contraires. Comme répondre non au fait que je ne saches pas qui il est. C’est d’un ennui… Toujours attachée et immobile sur ma chaise, j’ai ma jambe droite qui commence à bouger, signe d’une certaine impatience. Oui, je commence à en avoir marre mais je garde tout de même le même ton et ma neutralité. Même si j’ignore pour combien de temps encore je fais résister. Il arrivera un moment où je vais leur balancer un merde dans la gueule. Il y a un moment où faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Cela se termine et voilà que cela recommence depuis le départ. De plus, cela me fatigue… Bon sang, cela fait combien de temps que je suis là-dedans. Je me mets à bailler aux corneilles et je ne me gène pas devant les flics. Bien sûr, je me doute bien que ce n’est que le début.

J’ai vraiment l’impression d’être en face de perroquet et je vais finir par rire à gorge déployée pour me calmer. Après tout, cela fait du bien de rire non ? Mais pour le moment, rien ne semble fonctionner et lorsqu’on me menace, je réponds que de toute façon avec des accusations pareilles si avérées, je risque la peine capitale donc cela ne me fait ni chaud ni froid. Et c’est reparti pour un tour. Je ne sais pas combien de temps dure un cycle mais je devrais peut-être essayer de calculer. Au moins, cela tuera le temps en attendant qu’il se passe autre chose. A défaut de ne pas avoir de montre ou de repère temporel, je peux facilement savoir combien de temps s’est écoulé vu que j’ai compté le nombre de fois où il y a eu du changement de personnel. Je crois que je vais faire ça et cela me permettra de passer le temps. Bon, et bien, on est parti pour calculer… Car je crois que le temps va être très long… Beaucoup trop long à mon goût. De toute façon, je ne leur mens pas, j’omets simplement des détails et je répète toujours les mêmes choses et de la même façon, avec le même ton et du tac-o-tac. C’est lassant et j’ai vraiment l’impression d’être devant un mauvais film. Oh, j’ai pas oublier les fouilles et j’ai appris à garder mon calme. Seulement, je ne peux pas certifier que je vais le garder longtemps. J’ai hâte qu’on me détache pour que je puisse en tabasser un mais je reste une étudiante qui répond à leur question de la même façon avec les mêmes réponses.

Silencieusement, je priais Bouddha afin qu’il m’aide à traverser cette épreuve mentale très difficile et oui, je suis pratiquante mais cela ne fait pas de moi une criminelle de guerre. Concernant l’eau et la nourriture, je n’avais pas bu une seule gorgée depuis la seule unique et il en va de même pour la nourriture. Ils seraient bien capable de m’empoisonner avec ou d’y ajouter autre chose qui pourrait m’obliger à révéler des tas de choses que je ne tiens pas. Serrant les accoudoirs de ce qui me sert de siège, cela me permet de vider ma colère et ma frustration tandis que je reste neutre avec eux. Je continue de croire qu’on va m’aider depuis l’extérieur. J’espérais ne pas devoir rester là encore longtemps. Je savais qu’au bout de 72 heures, j’aurais le droit à un avocat et même si je n’ai pas la notion du temps, je saurais où j’en suis. Mais pour le moment, je devais essayer de conserver mon calme et essayer de tenir pendant encore le temps nécessaire. c’est sûr que durant ce temps, on pouvait faire craquer n’importe qui. Je pense notamment à mon professeur et à mon frère de cœur qui risquent gros si je leur avoue. Donc hors de question. Ils m’ont tous les deux aidés alors hors de question de les dénoncer.

C’est alors qu’une claque semble me sortir de ma torpeur et j’arque un sourcil. Voilà qu’ils passent à d’autres méthodes mais là, je crois que s’il continue, je risque de faire mal avec la table. Car même si mes pieds et mains sont menottés aux pieds et aux accoudoirs de ce qui me sert de siège, j’ai quand même de l’espace pour avoir un peu de mou. La lumière continue à me faire mal aux yeux et je secoue ma tête afin de chasser cette idée de là. Sans oublier que je commence à avoir mal à la tête. Bien que eux ne sachent pas ce que cela voulait, moi je savais très bien et je crois qu’ils n’auront pas le temps de finir l’interrogatoire dans les temps. Je serais presque tenter de le pousser à bout afin d’être tranquille pendant un sommeil dont personne ne pourrait me sortir de là. Je grimace donc et je sens que cela n’allait pas être une partie de plaisir. Avec ce mal de tête qui risque d’empirer, je dois être doublement vigilante à ce que je dis.

« - Pourquoi je dirais un truc comme ça ? La peine capitale, non merci ! »

Et je le disais depuis un moment. On me demande si je connaissais Miden, je réponds oui mais vu qu’on m’a demandé si je connaissais son métier, pas folle la mouette. Je ne vais pas me condamner moi-même. Et puis le moment, les photos et vidéos montrent bien des rencontres que j’ai eu avec lui mais sans aller plus loin. Et ce n’est peut-être pas plus mal. Officiellement, je ne connais pas son métier mais officieusement, je le savais. Mais en révélant que je le sais, c’est du pain béni pour eux et je refuse de leur dire. Je tiens à garder ma tête sur les épaules ou à ne pas aller en prison. Je n’ai pas peur de la prison et j’ai suffisamment de connaissance pour savoir me défendre même contre d’autres femmes. Mais bon, la prison, cela laisse toujours des marques indélébiles alors si je peux éviter, j’aimerais ne pas avoir à y aller. Allez, reprends toi et essaye de te calmer. Je ferme encire les yeux pour temporiser la lumière qui me brûle les yeux. Je vais finir aveugle avec leur cirque là…

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Re: Laissez tomber la fille || Mer 9 Jan - 1:31



Laissez tomber la fille
ft. GYŌ ASAO.


L'atmosphère avait brusquement changé. Une minute, je faisais face à des rumeurs et puis l'autre, Asao sensei m'apprenait que ces rumeurs étaient véridiques et que la personne qui s'était fait arrêter était Yuna. Ça devait être une erreur! C'était un ange, elle aurait fait quoi de mal? C'est impossible. Ou alors.. Est-ce que c'est ce que je me disais afin d'ignorer la possibilité? Avais-je décidé de m'aveugler à travers mon subconscient? Je ne sais plus.. J'étais confus. Toutes ces pensées et réflexions traversaient mon esprit alors que j'étais à l'arrière de la moto d'Asao. Il avait accepter de m'y apporter, probablement parce qu'il n'avait pas le temps d'argumenter avec moi. Je sais qu'il était mentor de Yuna donc ça devait l'affecter également, sans aucun doute. Avant qu'on parte, Asao avait filer un coup de fil rapide à quelqu'un. J'avais pas entendu les réponses du répondant, mais ça confirmait une chose: Yuna était bel et bien arrêté. Ça me rendait dingue.. Il fallait absolument faire quelque chose, peu importe la raison. S'ils sont venu la chercher à son dortoir, c'est que c'était quelque chose de grave. À l'extérieur, je gardais mon sang froid. À l'intérieur par contre, je paniquais. C'était l'anxiété totale et j'avais peur pour elle.

 

Quand on est pressé et qu'on est en moto, la circulation va drôlement bien. La fluidité des mouvements de la moto et la façon dont il était facile de couper les automobilistes qui étaient dans le chemin était très utile. Je commençais à me dire qu'un permis de moto pourrait être plus pratique que de toujours se promener en limousine, peu importe à quel point c'était du bon service. Bon, voilà que mon esprit s'en allait ailleurs. Probablement mon subconscient qui cherchait à éviter le stress le temps de quelques minutes, mais ça ne servait à rien. Le stress revenait toujours, donc il était temps que je me concentre sur ce que je savais. De un, Yuna était bel et bien celle qui s'était fait arrêté et ensuite... Bah, c'est tout. Je ne connaissais pas la raison, le motif ou quoi que ce soit. La seule chose que je pouvais faire était d'analyser les situations possibles. Si c'était un délit mineur, elle allait facilement s'en sortir. Peut-être une amande, un petit dossier mais bon... Sauf que, si c'était pour le pire, connaissant les lois ici, la peine capitale pourrait être de mise et ce malgré son âge... Ce qui n'était pas bon. De plus, même si on se rend au poste de police, qu'est-ce qui nous laisse croire qu'ils nous laisseront la voir? Donc tout d'abord, je devais savoir pourquoi elle était arrêtée. Ensuite, je devais savoir s'il était possible de la voir et ensuite, utiliser mes connections familiales pour lui procurer un excellent avocat.

 

-Elle va bien aller. Elle va bien. Tout va bien. Dis-je à voix haute sans m'en rendre compte sur le coup.

 

Nous étions finalement arrivé au QG. J'avais déjà débarqué de ma moto en enlevant mon casque. J'observais le QG en pensant à un plan. J'avais quelques idées, mais j'avais besoin de quelques informations de la part d'Asao, en espérant qu'il veuille bien me répondre. Chose que je ne pouvais pas garantir étant donné que je n'étais qu'un simple élève. J'avais déjà mon mobile en main, prêt à lâcher un coup de fil afin d'avoir un bon avocat.

 

-Asao sensei, merci de m'avoir emmené. Mais je dois savoir.. Pourquoi Yuna a t-elle été arrêté? Je peux faire quelques appels et lui trouver un avocat vite fait. Si on ne nous laisse pas la voir, je peux quand même trouver un moyen d'une façon ou d'une autre.. J'imagine que maintenant, il est évident qu'on rentre pour tenter de la voir hum...

 

Quand je disais qu'on pouvait trouver une façon de la voir malgré les agents de la loi, je voulais bel et bien dire que j'avais ma façon.. S'il fallait que je foute mon poing dans la gueule d'un policier pour qu'ils m'enferment proche d'elle, c'est une chose que j'allais faire.. En dedans, ils n'auraient pas le choix de me laisser appeler un avocat, du coup, je pouvais en trouver deux... Je ne savais pas ce qui m'arrivait. Habituellement, c'était pas mon genre de penser en dehors des principes de lois... C'est fou ce que l'amour peut faire à un homme.


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Gyō Asao
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 9 Jan - 10:53

LAISSEZ TOMBER LA FILLE (JAMAIS)

Gyō
Asao

Yuna
Sanggyae
...

[FÉVRIER 302]

Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis la réception du message de Yuna. À mesure que le temps passait, les scénarios défilaient dans ma tête. Seize ans. Yuna n’a que seize ans. Et pour avoir mené de nombreux interrogatoires dans le passé et côtoyer de nombreux policiers japonais, je connais les méthodes employées par les forces de l’ordre nippones qui ne reculent devant rien pour faire cracher un aveu.

Lorsque nous sommes arrivés au QG de la Police Métropolitaine de Tokyo, j’eus comme un « retour à la réalité » en m’apercevant une fois de plus que j’avais emmené un étudiant de Yuei avec moi simplement parce qu’il me l’avait demandé et qu’il disait connaitre Yuna. Ça n’allait plus. Je devais me calmer et me ressaisir. Je ne suis pas du genre à agir sans réfléchir. Je n’ai pas combattu la maltraitance des enfants toutes ma vie pour que le système pour lequel je travaille se le permette en toute impunité.

Balayant ses idées noires de mon esprit, je pris une profonde inspiration avant de ranger les deux casques de part et d’autre de la moto dans les petits sacs en toile.

- Asao sensei, merci de m'avoir emmené. Mais je dois savoir.. Pourquoi Yuna a t-elle été arrêté? Je peux faire quelques appels et lui trouver un avocat vite fait. Si on ne nous laisse pas la voir, je peux quand même trouver un moyen d'une façon ou d'une autre.. J'imagine que maintenant, il est évident qu'on rentre pour tenter de la voir hum...

- Je n’aurais jamais du t’emmener ici mon grand. On risque des d’avoir tous les deux des ennuis avec la directrice. Donc tu me suis et surtout tu ne dis rien d’accord ? Je ne sais pas pourquoi Yuna a été arrêtée. L’avocat ne servira rien actuellement puisqu’elle n’y aura droit qu’à la fin des 72 heures officielles. Mais d’ailleurs, comment tu peux contacter un avocat alors que tu n’es pas plus haut que trois pommes toi ?! Bon allez suis-moi.


Nous sommes alors entrés par la grande porte battante. La différence de température se fit directement ressentir avec l’extérieur. Nous nous sommes dirigés vers l’accueil. Plusieurs personnes étaient assises dans cette grande salle d’attente faisant face à une grande vitrine derrière laquelle plusieurs agents de police accueillaient les civils. Je n'avais toujours pas de nouvelles de la part de Shin. Il était peu probable que le Bureau des Affaires d'Alters s'en mêle tant qu'ils n'auraient pas fait le rapprochement avec l'alter de la jeune fille. Je fis asseoir le jeune garçon près d'un homme avec des dreadlocks avant de me diriger vers l'agent d'accueil.  

- Bonjour. Je suis Gyō Asao, héros chez Seigi. J’ai besoin de parler à la personne chargée de l’enquête sur Yokoyama Yuna. J’ai des informations cruciales.


Imai Io
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Imai Io
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 9 Jan - 15:46

LAISSER TOMBER LA FILLE

ft. @Yokoyama Yuna / @Gyō Asao / @Sanggyae M. Wangchuck

Interrogatoire de Yokoyama Yuna dans l'affaire Aizawa Miden

Une atmosphère étrange avait régné dans le commissariat toute la matinée. L'air était lourd et chargé d'humidité, comme l'annonce d'un orage prochain. La fourmilière habituelle s'excitait en tous sens et par dessus tout, la concentration des équipes était au plus bas. Ce n'était probablement pas l'annonce d'un orage après tout, ce n'était définitivement pas la saison. Mais quelque chose était définitivement en train de se passer. Io restait prostrée sur son bureau, fulminant contre l'excitation général et relisant depuis une heure déjà le même rapport alambiqué sans y trouver la moindre matière pour poursuivre ses investigations. C'était comme si les mots ne faisait pas sens, ne se suivaient pas de manière logique. Repoussant sa chaise roulante loin de son bureau, la jeune adjointe aux commissaires poussa un long soupir et ferma les yeux pour essayer de faire le point. Son portable décida de sonner à ce moment là. La première ligne du sms apparaissait en dessous du nom de Sanggyae M. Wangchuck. Un autre soupir se fit entendre dans son bureau exigü... franchement ce n'était vraiment pas le moment.

D'un air distrait, Io ouvrit le message et se redressa subtilement au fur et à mesure que les mots s'imprimaient sur sa rétine. Ce n'était pas le message qu'elle attendait de sa part. Quelques excuses pour commencer auraient été de bonnes augures. Enfin évidement, elle ne pensait cela que par principe. Ce cher ambassadeur avait été bien agréable au dîner, mais elle ne souhaitait en aucun cas entamer de relations avec qui que ce soit. Mais non, il s'agissait d'un appel à l'aide. Un appel à l'aide un peu vague d'ailleurs, à moins de comprendre qu'il s'agissait d'une urgence, Io n'était pas beaucoup plus avancé. Et puis franchement, pour qui la prenait-elle? Pensait-il réellement qu'elle allait accourir au moindre de ses caprices? "Je ne vous contacterai pas si cela n'était de la plus extrême importance..." Bah tiens... et faire le mort pendant des semaines ça ne lui avait pas posé de problèmes ça par contre! Les hommes ont beau être persuadés être irrésistibles et pouvoir surmonter toutes les épreuves, ils n'hésitaient pas à s'abaisser, dès que la difficulté se faisait sentir, à demander l'aide de la gente féminine. D'un geste rageur, Io lança son téléphone sur son bureau. Au moins son animosité envers cet énergumène lui avait fait reprendre ses esprits. Elle se pencha de nouveau sur son rapport et hurla quelques ordres à un sous-officier pour boucler cette affaire le plus rapidement possible. C'est seulement alors, que la jeune femme se repencha sur le sms du roi des goujat. Finalement, son histoire l'intriguait. Elle n'avait pas entendu parler de cette histoire, et le nom de Yokoyama Yuna ne lui disait absolument rien. Les sourcils froncés, elle appela son oncle. Si ce que Sanggyae racontait était vrai, lui seul pouvait l'aider à analyser la situation. La voix d'Imai Masahiro retentit dès la première sonnerie.

"Bonjour ma nièce, comment vas-tu en cette belle journée?"

Son ton enjoué était un peu trop forcé et les sourcils d'Io continuèrent leurs trajectoires.

"Superbement bien! Dis-moi mon oncle, Yokoyama Yuna, ça te dit quelque chose?"

Un silence s'éternisa au bout du fil.

"Io, ma chérie, si je te dis de rester en dehors de ça et que de toute façon ton habilitation ne te permets pas de t'en mêler, ça ne va pas suffire n'est-ce pas?"


Un autre silence remplaça le dernier.

"Très bien je t'envoie les informations nécessaires et je demande au Bureau de la Sécurité de te laisser passer. Je te rejoins dès que possible. Bonne chance!"

Avant même de raccrocher, Io avait attrapé son sac et se dirigeait vers le parking du commissariat. Elle récupéra une voiture de service et se mit en route pour le quartier général du Keishicho. Arrivée sur les lieux, elle eu le loisir de lire le dossier d'enquête de Yokoyama Yuna, élève de Yuei, arrêtée pour soupçon de relation avec le Vilain notoire Aizawa Miden. Haussant un sourcil, Io se demanda ce qu'une si jeune fille pouvait avoir en commun avec un monstre pareil... Elle sortit de la voiture, continuant à assimiler tous les éléments de l'enquête. Elle maudit sa curiosité qui l'avait fait venir sur les lieux. Elle ne voyait vraiment pas en quoi son intervention pourrait aider de près ou de loin la jeune fille. La soit-disante preuve qui avait permit à la police japonaise d'emmener l'enfant était mince, pour ne pas dire tarabiscotée. Et si réellement, Yokoyama Yuna avait été élevée par ce marginal décérébré, elle ne risquait pas de donner la moindre chance aux policiers de la faire parler. Avec un autre soupir de lassitude devant la tâche qui l'attendait, Io gronda contre l'incompétence crasse des force de police japonaise. S'ils avaient attendus ne serait-ce que quelques temps, histoire d'avoir des preuves solides, toute cette comédie n'aurait pas besoin d'avoir lieu. Les faits auraient été clairement établit et Yokoyama Yuna n'aurait pas à subir un interrogatoire qui se promettait violent. Le visage de la jeune adjointe aux commissaires se fit dur. Même si elle arrivait à faire sortir la jeune fille avant qu'elle ne perde complètement les pédales, son image de la police n'en sera que plus ternie. Et voilà chers idiots de collègues, comment l'on crée un monstre.

Toujours perdue dans ses réflexions, Io lu et relu le rapport officiel si mince en apparence. En arrivant à l'accueil, elle percuta par inadvertance les pots de fleurs et fulmina en boitillant légèrement avant de se placer de toute sa hauteur devant Sanggyae. La journée s'annonçait vraiment horrible et ce cher ambassadeur serait sa première cible.

"Pour qui est-ce que tu te prends pour m'embarquer dans une histoire pareille exactement? Crois-moi lorsque cette investigation sera fini, et en fonction de l'issu, je songerais à tout faire pour te détruire, en commençant pas ton petit sourire odieux!"

Voilà, c'était une attaque gratuite. Mais tellement agréable! Respirant un grand coup, le stress s'évanouit pour laisser place à une détente totale. Petite vengeance enfantine pour la perte de contact. Encore une fois, elle ne voulait certainement pas que les choses aillent plus loin, mais une simple amitié pour commencer aurait été agréable. Enfin, elle ne supportait surtout pas qu'on la délaisser avant même qu'une relation quelconque se mette en place. C'était son rôle. Pas celui de la gente masculine.

"Bon qu'est-ce que tu as appris en restant ici à flâner?"
Sanggyae M. Wangchuck
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 9 Jan - 16:25

He didn't want to stay alone; that was the hard truth.
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Tandis qu’un jeune homme s’asseyait à côté de lui, Sanggyae buvait le thé vert tendu par son garde du corps, songeur. Io ne lui avait toujours pas répondu, un silence de mort qui le rongeait de l’intérieur. Et il s’en voulait, de ne pas l’avoir contacté. Il s’en voulait de ne pas l’avoir respectée. Car son narcissisme creusait un ravin semblant si infranchissable entre Yuna et lui.

Le Petit Prince serra les mâchoires, jusqu’à une ombre le surplombe. Il releva la tête, et les mots de la commissaire ajointe lui arrivèrent en plein faciès. Ils ne prirent pas racine, il ne la regarda pas de ce regard outré. Non, il l’observait d’un œil vitreux, comme si elle n’était qu’un mirage. Mais c’était bien la réalité. La furieuse comète était venue, et malgré son tutoiement, malgré l’irrespect à son rang, il était heureux de la voir. Il soupira de soulagement, se relevant sur le champ, les cliquetis de ses bracelets et autres bijoux orientaux venant murmurer à sa place.

« Bonjour Imai Io. » Commença-t-il de son accent exotique. « Je te remercie d’être venue… »

Il n’avait perdu tout son sang-froid, et il savait qu’il devait prendre cette aide précieuse avec des pincettes. Malgré son orgueil touché, une autre vie était en jeu. Son égoïsme attendrait. Son regard mordoré transperça celui étincelant de la demoiselle.

« Tu pourras songer à me détruire autant que tu veux, je te laisserai faire. Je me ferais pardonner comme tu le souhaites. Mais là, il ne s’agit de nous deux Io. » Commença-t-il gravement.

Sanggyae prenait un soin certain pour ne paraître ni condescendant, ni supérieur, ni suppliant, ni paniqué. Tout était dans la neutralité. Il prit une longue inspiration, avant de répondre à sa question, l’œil noyé de tristesse. Le Petit Prince, seul dans sa forteresse, pas même un chat sauvage pour l’accompagner, et sa rose disparue, tout lui sembla… Insensé.

« Je n’ai rien appris. Juste que Yuna est bien ici. Je n’ai pas voulu jouer de mon rang princier, je n’ai aucune juridiction dans cet endroit. Ils ne me laisseront passer sans toi… »

Là, il mettait les choses au clair. Il continua, broyant les tremblements d’émotion pour ne laisser que certitude et calme. Non, l’enfant devait se taire. L’enfant devait à tout prix se taire.

« Elle n’a rien fait Io. Elle n’est qu’une jeune enfant de dix-sept ans, seule, dans une salle d’interrogatoire où elle subit que sais-je comme interrogatoire… Elle ne devrait pas payer pour les erreurs d’un adulte. » Un autre soupir, il ferma les paupières, et confessa : « Je la connais depuis qu’elle est enfant Io, et je peux te certifier qu’elle est innocente, brave, fière, généreuse et bornée… Mais certainement pas une criminelle. »

Il offrait là des choses qui lui faisaient mal, rien qu’à les prononcer. Car il sentait à quel point cette rose était si précieuse à ses yeux, à quel point il s’effrayait de la voir fânée et disparue. Il disait la vérité, aussi crue et inavouée, sans rien dire sur les secrets en profondeur. Il savait pour l’alter de Yuna, il savait pour son mentor, et il se mettait lui-même en danger si il en disait plus. Au fond, ne mentait-il pas pour elle ?

Il chercha à reprendre contenance, Petit Prince aux habits orientaux dans un pays inconnu. Au fond, il s’effrayait de la solitude extrême dans laquelle il serait.

« On doit faire quelque chose. Je veux la voir, je ne peux pas la laisser seule. Je suis ce qui se rapproche le plus d'un tuteur pour elle... Elle n'est qu'une enfant... »

Il ne voulait pas rester seul. C’était là, la dure vérité confiée à sa comète.

Une voix fit écho dans son âme. Il leva les yeux lorsqu’il entendit le nom de Yuna, prononcé par un dénommé héros. Un étau froid enserra son cœur à la prononciation de ces informations cruciales. Cela pouvait tout dire, cela pouvait tout signifier. Il aurait pu autant l’aider que la dénoncer. Le Petit Prince posa l’or de ses yeux sur le visage fin et gracieux de Io, en quête d’une réponse, en quête d’une action.


BY CΔLΙGULΔ ☾

________________


« C’est tellement mystérieux, le pays des larmes. »

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Re: Laissez tomber la fille || Mer 9 Jan - 19:15


Laissez tomber la fille



Temps écoulé en garde à vue, un peu plus de 10 heures.

@Yuna/Le type ne dit rien, et quitte la pièce en claquant la porte. Tu profites de quelques minutes de repos sans que rien ne se passe, et puis un autre type se met à parler. Impossible de dire depuis combien de temps il est la, planqué derrière la lumière. Mais un truc est sur, lui ne t'as encore jamais interrogé. Et quand il prend la parole, c'est visiblement pour jouer au bon flic.

-Il est un peu tot pour parler de peine capitale non ? Sauf si vous avez commis bien plus de crimes que ceux qu'on vous reproche. L'avez vous fait ? L'avez vous aidé dans son travail ?

Question rhétorique n'attendant évidemment pas d'autres réponses qu'un silence pesant...

-Non, pas de peine capitale pour vous. A peine quelques années de prison dans un centre de redressement pour mineurs. Et puis, les a coté évidemment. Plus d'académie héroïque, une tache indélébile qui vous suivra a chaque fois que vous essayerez de réintégrer la société. Pas de grandes écoles, pas de travail, l'impression d’être toujours sous surveillance. Les portes qui se ferment, les amis qui se détournent de vous et s'éloignent. Il n'y a guère que les handicaps lourds qui marquent autant une vie qu'un séjour en prison...

Mais vous pouvez éviter ça. Dans le contexte de notre enquête vous n’êtes pas la cible, juste une péripétie mineure. Donnez nous Aizawa, et nous effacerons tout ce qui vous est reproché pour vous laisser retourner tranquillement à votre vie...


Bâton, carotte... A moins que tu vois un autre choix ?


[...]

@Imai/Le dossier, qui commence par une mise en garde indiquant que tout lecteur non autorisé, comme toi par exemple, risque de subir plein de conséquences horribles s'il fait autre chose que le ramener en courant au bureau de la sécurité publique, est essentiellement constitué de deux parties. La première est une annexe du dossier d'un tueur a gages nommé Eraser, alias Miden Aizawa, le faux nom qu'il utilise dans le cadre du dossier. Une annexe qui signale que dans le cadre d'un test du nouveau logiciel de reconnaissance faciale, on a identifié par hasard Eraser sur de vieilles vidéos utilisés pour le test. Identifié aux cotés de Yuna. Une enquête a rapidement été mené sur ces pistes, et on s'est aperçu que sous l'identité de Miden Aizawa, Eraser avait monté une petite vie tranquille et même adopté légalement l'orpheline Yuna. D'ou la mise en branle de l'appareil policier, visant a faire cracher à Yuna tout ce qu'elle sait sur les moyens de localiser son tuteur légal.
Détail intéressant au passage, Yuna est devenue orpheline dans des circonstances qui ne sont pas mentionnés dans son dossier, non par manque d'infos, ce qui serait étrange, mais sans plus, mais parce que ces infos sont classifiés au dela du niveau d'accréditation de ton oncle, ce qui est carrément louche...


[...]

@Tous sauf Yuna, tous regroupés par miracle dans la même salle d'accueil/attente

Il n'y a pas suffisamment de gens dans les locaux public du Bureau de la Sécurité Publique pour que vous aperceviez rapidement tout les quatre que vous êtes tous la pour demander des nouvelles de la même personne.
Cela dit, une fois fait cette constatation vous n'avez guère le temps de sympathiser, car débarquent quatre officiers en civils, qui, par binôme, se dirigent droit sur les deux preneurs de têtes les plus véhéments, a savoir le prof et le petit prince, pour leur tenir un discours à peu prés identique.

-Messieurs, votre nom est apparu dans le cadre d'une enquête du bureau de la Sécurité Publique...

Des paroles qu'il n'est jamais vraiment agréable d'entendre, parce qu'elles signifient que le Bureau a maintenant tout à fait le droit de vous trainer dans leurs salles d’interrogatoires pour vous questionner. Et ça ne loupe pas. Une rapide explication vous fait comprendre que le Bureau a fini d'éplucher le téléphone de yuna, et qu'ils aimeraient bien savoir pourquoi, a deux doigts d’être arrêtée par la police, elle a choisi de ne prévenir que vous deux... D'ailleurs, ils aimeraient bien prendre vos téléphones aussi tout en vous emmenant dans une salle ou discuter tranquillement...

Pour Asao, citoyen japonais, c'est une requête qui vaut un ordre. Pour le petit prince, au statut nettement plus ambiguë, c'est une demande polie qu'on doit pouvoir refuser pour le moment, au risque évident de paraitre suspect.


Et pour les deux autres, dont les noms n'apparaissent nulle part c'est un cinquième agent, a l'air nettement plus cool et plus informel qui vient taper la discussion dans la salle d'accueil.

-Alors vous deux, on peut savoir ce que vous faites ici et quels sont vos liens avec l'affaire en cours ?
Yokoyama Yuna
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Re: Laissez tomber la fille || Jeu 10 Jan - 1:09


Laissez tomber la fille
▬ Février 302 – Tokyo – Centre Ville – QG de la Police ▬

Alors qu’elle rentrait de son sport matinale, elle a la mauvaise surprise de voir la police en train de fouiller sa chambre à la Résidence Étudiante. Bien qu’elle a vu les voitures banalisées des Forces de l’Ordre, elle est remontée avec méfiance. Ayant pris le temps de prévenir deux personnes, elle a finit par se faire arrêtée, menottée et emmenée au sein du quartier général de la Police où elle va être interrogée au sein des locaux du Bureau de la Sécurité Publique.  Elle ignore encore ce qui l’attend réellement…

Plus rien ne va. J’ai mal à la tête et la lumière rajoute encore son poing comme si elle souhaitait marqué ma chaire de sa présence. Je ne supporte pas de rester attachée à une chaise et j’aimerais au moins pouvoir me dégourdir les jambes. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis là mais le temps est très long. Je soupire tandis que j’entends la porte claquer. Enfin un peu de tranquillité. Je ne sais pas ce qui se passe mais je vais peut-être pouvoir commencer à méditer. Respiration calme, je laisse ma tête en arrière afin de m’éloigner de la lumière qui m’arrache des grimaces. Le mal de tête couplé à cette lumière et vous avez un mélange explosif pour moi en ce moment. Je lâche plusieurs soupirs avant de me permettre de baisser un peu ma vigilance. Bien sûr, je n’avais peut-être pas remarqué qu’il restait quelqu’un dans la pièce. Je sursaute en l’entendant parler et je grimace car je trouve en plus le moyen de me faire mal avec les menottes qui me bloquent au niveau des poignets. Je ne dis rien mais je n’en pense pas moins. Je n’aime vraiment pas être aussi restreinte dans mes gestes mais d’un autre côté, ils ont peut-être raison de se protéger. Car il est clair que je risque de me défendre. Je cherche encore à calculer depuis combien de temps, je suis là mais je n’arrive pas à savoir. Je trouve le temps long loin de tout et sans repères mais je sais aussi que c’est fait exprès. Ouvrant les yeux, je me mets à regarder partout avant de lâcher un autre soupir. Il venait de me dire que c’était trop tôt pour la peine capitale. Je lève les yeux aux ciel. Comme si j’étais bête. De plus, pour eux, je suis déjà coupable puisqu’on m’accuse. A partir du moment où on accuse, on a des preuves. Je le laisse finir de parler avant de répondre avec un ton très sec quelque chose qui ne va peut-être pas plaire mais j’en ai assez. Ce petit jeu ne m’amuse plus. Je veux rentrer chez moi et essayer de reprendre une vie normale. Mais c’est apparemment quelque chose que je demande en trop. Comme d’habitude.

« - Vous ne faites que parler d’accusation, de crimes et non de suspicion… Donc, je serais condamnée quoi qu'il arrive... »

Non sérieusement, cela me tape sur le système. Je ne suis peut-être pas agent de police mais je connaissais les lois de mon propre pays. Certes, je n’ai pas la prétention de connaître toutes les lois mais celles-ci font quand même parties des lois principales. Je soupire une seconde fois et je laisse le silence s’instaurer. Pourtant, je ne voulais pas rester là mais je cherche une solution. La dernière personne qui est restée dans la pièce m’explique ce qui risque de m’arriver si je ne coopère pas. Cela me ferait presque rire. J’ai passé toute ma vie jusqu’à avril à fuir toutes les écoles et toutes les villes où on emménageait avec mon tuteur légal. Je n’avais jamais eu et le peu dont je dispose aujourd’hui sont dans ma vie depuis bien avant la mort de mes parents et mon adoption par la personne qu’ils recherchent. Je répétais toujours la même chose et plus le temps passait plus l’envie d’être un perroquet me passait aussi. Il arrivera un moment où je vais les envoyer se faire voir royalement et que je n’alignerais plus un seul mot. Car je sais aussi me montrer aussi loquasse qu’un mur. Je replace de nouveau ma tête en arrière et je ferme les yeux simplement avant de reprendre la parole.

« - Je vous le redis, je ne l’ai pas aidé et c’est vous qui m’avez appris sa véritable identité. Il est mon tuteur même s’il m’a légalement adopté avec une fausse identité et tant que je ne suis pas majeure il restera responsable de moi. Je ne peux pas non plus vous le donner. Il ne me prévient jamais lors de ses visites et la dernière date d’il y a plus de quatre mois. Il n’a pas de comptes à me rendre… »

Que puis-je dire de plus ? Je ne peux pas les aider et puis, pourquoi devrais-je le faire ? Les Forces de l’Ordre m’ont suffisamment tourné le dos alors je ne fais que ce que je fais depuis tout ce temps : me débrouiller seule sans compter sur personne sauf moi-même. Surtout que les belles paroles s’envolent. Je n’en crois pas un seul mot à vrai dire. Et puis, il ne faut pas me prendre pour une débile non plus. Quoi que je fasse, je ne serais jamais tranquille. Dés l’instant où je quitterais ce bureau, je ne serais jamais tranquille. Je montre un sourire en coin avant de reprendre la parole. Le fait d’avoir les yeux fermés me fait du bien tandis que le mal de tête est toujours présent.

« - Dés l’instant où je mettrais un pas dehors, je serais sans cesse surveillée… Et je le suis même probablement déjà depuis bien avant cette arrestation… Le moindre faux pas et vous me tomberez dessus pour me faire revenir au point de départ… »

Je n’ai pas oublié ce qui s’est passé alors j’ai appris à me débrouiller seule. Et je pense que je vais encore devoir le faire. Je ne peux véritablement que compter sur moi et c’est une phrase que m’a toujours répété Miden. Je crois que finalement, je comprends mieux pourquoi il a tant tenu à ce qu’on ne reste pas en permanence à des endroits bien précises très longtemps. j’aurais mieux fait de le suivre et de suivre des cours par correspondance, cela m’aurait éviter des tas d’ennuis… Mais comparé aux autres, celui-ci semble plus sympa que les autres loutiques partis on ne sait où.

« - Finalement, la prison ne changera pas grand-chose vu que j’ai passé mon temps à fuir, changer d’école, d’habitation, jamais un réel ami, que des personnes éphémères.  »

Ce n’est pas tout à fait vrai puisque mon frère de cœur et mon enseignant sont en train de me sortir de là. Sauf que je ne suis pas au courant. Il est vrai que je me suis un peu trop attachée à mon enseignant mais je n’y suis pour rien si le feeling passe trop bien et que le hasard nous réunit. Je ne suis pas voyante ou diseuse de bonne aventure et je suis loin de l’être. Je soupire une dernière fois tandis que je profite du temps de répit qu’il n’est temporairement accordé. J’aurais presque envie de rire mais cela ne serait pas très correct de ma part. J’avais hâte que les 72 heures se terminent et même si j’ignore si le temps qu’il me reste, cela me permettrait de savoir où j’en suis. Plus je reste ici et plus j’ai impression d’étouffer. Cette pièce est petite et pourtant, je ne suis pas claustrophobe. Je laisse ma tête en arrière et je garde les yeux fermés le temps de souffler. Dormir… Dormir un peu car à force de ne rien pouvoir faire, je continue à m’énerver.

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Indispo RP - 3/7 mais bloqué (hors cours/infirmerie/missions/quêtes)

Arrêtée pour complicité de meurtres et interrogée
au sein du QG du Bureau de la Sécurité Publique
(Février 302)
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Re: Laissez tomber la fille || Jeu 10 Jan - 11:45



Laissez tomber la fille
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Je n'avais même pas eu le temps de répondre à Asao qu'il me fit m'asseoir. Comment un jeune peut se trouver un avocat? C'est simple. Être un fils de riche entouré d'une bande d'homme sans colonnes qui doivent des faveurs à ton père donc par conséquent, pouvoir voler ses faveurs. Il avait raison sur une chose par contre: on ne pouvait rien faire pendant que Yuna était en garde à vue. Les lois ici ne marchaient pas comme dans d'autres pays. À force d'avoir trop voyagé, il m'arrive de mélanger les lois. Dans tout ça, même Asao ne savait pas pourquoi Yuna avait été arrêté. Ça ne s’annonçait pas bien. Même si nous étions ici, allaient-ils nous dire pourquoi elle avait été prise? C'était une situation assez tendu. Pendant que ces pensées traversaient mon esprit, je scannais la pièce comme à l'habitude. Il y avait beaucoup de vie ici et j'étais assis à côté d'un homme qui me semblait être dans la vingtaine. Il semblait ne pas être venu tout seul. Pendant qu'il buvait son thé, je remarquais subtilement un garde du corps avec lui. Cet homme devait être quelqu'un d'important. Malgré son air tendu, il avait l'air à l'aise avec son garde du corps. Je me demandais comment il faisait, moi qui détestait avoir des gardes qui me suivaient.

Pendant ce temps, une femme venait d'entrer en collision avec les pots de fleurs, puis s'assis devant l'homme à côté de moi. Menaces s'en suivent. Je ne savais pas non plus qui cette femme était, mais une chose était sûre: je ne voulais pas être dans les pantalons de l'homme à côté de moi présentement. Les deux semblaient en dispute émotionnelle? Pas surprenant, avec la vie d'adulte. La femme parlait soudainement d'une investigation et c'est là que cette conversation avait toute mon attention. Je fermais mes yeux en baissant la tête afin de ne rien laisser d'autre me déranger. Je me concentrais uniquement sur leurs deux voix. En même temps, il était probable que ça ne soit rien concernant Yuna. Après tout, nous étions dans un commissariat, donc plusieurs sortes d'investigations avaient lieux chaque jour. Ça ne serait rien d'anormal.

C'est alors que l'homme répondait en disant qu'il n'avait rien apprit, mais que Yuna était ici. Mes yeux s’ouvrèrent instantanément et mon cœur battait de plus en plus vite. C'était bel et bien à propos de Yuna! Il mentionnait également son rang de Prince? Yuna connaissait un prince? Peut-être qu'elle me l'avait mentionné auparavant, je n'en étais pas trop sûr... Il était maintenant en train de clamer l'innocence de Yuna auprès de la femme, disant qu'elle ne devait pas payer pour les erreurs d'un adulte. Donc, un adulte était derrière le mal qu'elle était en train de vivre présentement? Je bouillonnais à l'intérieur. Je l'entendais aussi parler d'un rôle de tuteur. Ce qui me faisait penser que mon père n'a jamais voulu prendre Yuna avec nous après l'incident. J'ai toujours eu une dent contre mon père pour celle là (Plusieurs autres raisons aussi, on va pas se le cacher). Bref, par la suite, je pouvais entendre Asao dire à l'accueil qu'il avait des informations cruciales concernant l'enquête. Sérieusement? C'était du bluff ou non? Si c'est vrai, il pouvait pas me dire avant? J'étais un peu frustré mais en même temps, je pouvais comprendre pourquoi il aurait gardé cette information confidentielle. Je regardais alors Asao au loin, puis le Prince à côté de moi, puis la femme en face de ce dernier. Nous étions tous ici pour la même raison. Nous étions tous liés à Yuna.  

Je n'avais pas le temps de poser un seul mot que quatre agents faisaient leur apparitions et allaient parler au sensei et au Prince. Leurs noms étaient apparu durant l'enquête. Quoi?! Tout passait du mal au pire désormais. Apparemment, selon les derniers texto du téléphone de Yuna, c'est Asao-sensei et le Prince avec qui elle avait interagis. Ils avaient maintenant le choix (Ou non, dépendant comment on le voit, de les suivre) et pour moi et la femme, un autre agent moins agressif venait nous voir pour nous demander ce que nous faisions ici. Je ne pouvais pas mentir à cette question et en même temps, je voyais une possibilité d'avoir certaines réponses. Je devais faire attention car je ne pouvais pas mettre Asao d'avantage dans le pétrin en disant qu'il m'avait emmené moi, un étudiant de Yuei ici et ce, durant les heures de cours. Quoique dans un sens, c'était probablement le dernier de ses soucis en ce moment.


-Je suis un ami de Yuna Yokoyama, je suis venu ici pour l'attendre. Mais maintenant que vous êtes ici monsieur l'agent, j'aimerais savoir pourquoi elle a été arrêté. Va t-elle bien? A t-elle besoin de quelque chose? Dis-je avec innocence, histoire de jouer le jeux.

À l'intérieur de moi par contre, plusieurs idées firent surface. S'ils ne me laissaient pas avoir d'informations et me retournèrent sur le champ, que faire? Allais-je devoir frapper l'agent pour faire en sorte qu'ils m'enferment par exprès histoire de gagner du temps? Pourquoi est-ce que je pensais comme ça au juste? Me rebeller de la sorte? Puis Yuei, je risquais de me faire foutre à la porte pour ça! J'avais la tête qui tournait, je devais garder mon sang-froid.. Je ne pouvais pas l'aider si je perdais le contrôle. Pendant ce temps, je regardais l'agent avec un sourire innocent en attendant patiemment sa réponse. Il devait bien y avoir un moyen de faire quelque chose... L'avocat peut-être?


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Gyō Asao
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Re: Laissez tomber la fille || Sam 12 Jan - 18:30

LAISSEZ TOMBER LA FILLE (JAMAIS)

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Ryo
Io

[FÉVRIER 302]

Je savais pertinemment pourquoi Yuna se trouvait dans ses locaux. Bien que le Japon soit un pays développé et moderne, la loi y est très stricte. Trop stricte et presque sans principes moraux. Je regrette parfois l’Angleterre et la France que je trouve bien plus démocratique. Quoi qu’il en soit, c’est précisément cette diversité culturelle et la connaissance de la loi qui me permettra d’aider du mieux possible Yuna. Parce que quoi qu’il arrive, ma conscience et mon éthique ne me permettront jamais de laisser une enfant de seize ans purger une peine pour un crime qu’elle n’a pas commis.

Deux bonhommes virent à ma rencontre quelques minutes seulement après ma demande à l’accueil. Exactement ce que j’attendais. Il ne semblait pas très diplomate d’ailleurs. On pouvait très clairement ressentir le genre de cow-boys prêt à passer à l’action. Ce ne sont pas des enfants de cœur au bureau de la Sécurité Publique. Entre droits et devoirs, la limite n’était que très fine. Je représentais la reine sur l’échiquier et je devais maintenant user de stratégie et d’intelligence pour faire sortir de là ma jeune élève.

Faisant mine de ne pas prêter attention à leur explication, je pris mon téléphone avant d’envoyer un dernier message à Shin. Je restais parfaitement alerte de ce qui m’entourait et ne connaissant que trop bien leurs méthodes reptiliennes, mon attention était particulièrement dirigée vers les deux agents me faisant face afin d’éviter que l’un d’eux ne me prenne le téléphone. Je devais impérativement prévenir mon meilleur ami. Nous nous étions préparé à ce genre de situation. Il n'y avait aucun problème à ce qu'on découvre notre relation. Cependant, nous prenions toutes les précautions nécessaires pour éviter que les enfants, nos enfants, ne soient impliqués ou mis à mal. De la même façon que je tentais que les protéger, je tentais de faire libérer Yuna.  

N’oublie pas de rentrer les plantes et de les arroser. CLIC. Message envoyé.

Je remis mon téléphone dans ma poche avant d’arborer un faux sourire qui n’apparaissait que sur mes yeux.

- Allons-y messieurs. Je suis justement venu vous apporter des informations.


- Veuillez nous suivre s’il-vous-plait.


Je m’exécutai alors en suivant les deux hommes en civil. Je devais doser mes paroles et mes actions avec finesse. On ne se comporte de la même façon avec ces hommes-là et avec de simples agents de police. Nous prîmes un ascenseur avant de monter quelques étages. Les  deux officiers se tenaient derrière moi, une main posée sur l’autre au niveau de la ceinture. Procédure que je connais sur le bout des doigts. L’avantage avec les japonais, c’est qu’ils ne savent rien ou très peu de ma vie antérieure. La G.A.H, avec qui je suis toujours en contact, ne transmet aucune information sur ses missions et protocoles. Seules mes informations personnelles ainsi que mon parcours de vie général avaient été transmis. Bien sûr, je me doutais bien qu’à mon arrivée au Japon j’avais probablement dû être surveillé. Une petite sonnerie retentit, me tirant de mes pensées, indiquant que nous étions arrivés. Je fus ensuite conduit dans une pièce sommaire. Le genre de pièce peu éclairée avec une table et deux chaises sans oublier la vitre miroir.

Je n’avais pas menti. J’allais effectivement leur apporter des informations qui allaient sans doute pouvoir aiguiller leur dossier dans la direction qu'ils souhaitent.




Dernière édition par Gyō Asao le Dim 13 Jan - 12:58, édité 1 fois
Sanggyae M. Wangchuck
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Re: Laissez tomber la fille || Dim 13 Jan - 12:51

As a prince, it was so hard to touch you!
ft. the white knights


Le Petit Prince n’eut le temps d’obtenir une réponse de la part de Imai. Silence était d’or, silence était sa maîtrise, mais qu’il haïssait en être l’esclave ! Deux individus aux goûts vestimentaires bien différents glissèrent jusqu’à son attention. Un vers Imai et le jeune garçon, l’autre vers lui. Il s’extirpa de cette attente pour fixer le jeune garçon, pas plus âgé que Yuna. Certainement un ami, se dit-il. Et à voir l’agent face à lui, il n’aurait le temps d’avoir réponse à sa question.

Le bhoutanais resta droit, telle une brindille fébrile face au vent qui deviendrait bientôt tornade. Son nom avait apparu dans l’enquête. Il n’était pas surpris, il n’était pas inquiet pour lui-même. Car c’était la qualité d’être un Prince comme un défaut immonde : comme il était difficile de vous toucher !

Ce dernier observa le sol, impassible, puis ancra de nouveau son regard dans celui de son interlocuteur. N’était-ce pas là une opportunité ? Une opportunité qui demandait une attention sans émotions extrêmes. Si Imai l’aidait, et en examinant que l’autre inconnu était tout aussi attrapé par les autorités, il y avait possibilité de trouver une solution. Mais donner son téléphone… Sanggyae se remémora les sms plus que douteux avec le chat sauvage. Cela lui porterait préjudice si un malheureux venait à publier ce genre d’informations. Son image publique pourrait en prendre un coup. Ses mâchoires se crispèrent imperceptiblement. Être prince, il était si difficile de vous toucher… Contenir, garder secret, quelque chose qui porterait honte à une famille royale, à son frère Empereur, à son pays en crise.

Sanggyae croisa lentement ses bras derrière son dos. Il avait toujours le choix, et les mots devaient être choisis minutieusement. Il prit la parole, de ce ton amical, chaleureux, délicat, tel un face à face au même rang mais saupoudré de majesté. Juste pour rappeler sans insulter son vis-à-vis. Il s’exprima dans un japonais parfait, mais avec cet accent d’ailleurs :

« Je vous suivrai sans histoire, monsieur. Mais il me semble compliqué de vous donner mon téléphone aussi librement… Quelques conversations et informations sur mon pays se trouvent à l’intérieur, et vue la situation présente de ce dernier, comprenez que je freine mon envie de vous le donner ainsi. »

Le rappel de son pays en crise, la hauteur de son rang, une vérite terrible qui en cachait une sous-jacente. Il inclina suavement la tête en signe d’excuse. Mais pas son corps, pour ne point paraître dominé par la situation. Sanggyae lança un dernier regard à Io, lourd de sens, lourd de demandes, tout en lui faisant signe de ce même regard brillant de garder un œil sur le gamin. Le Petit Prince espérait qu’elle aiderait sa rose, ô ! Il l’espérait tellement.

D’un pas calme, emprisonnant ses émotions dans un carcan de titane, le Petit Prince suivit donc les officiers. Il attendit avec eux face à l’ascenseur, l’homme aux cheveux blancs étant déjà dans ce dernier, à glisser entre les étages. Il prit alors la parole une seconde fois, loin de la foule, loin des oreilles.

« Mais je ne veux montrer qu’honnêteté avec vous, pour le bien commun de nos pays respectifs et de votre Empereur. Si j’ai votre parole quant à votre entière discrétion sur mes affaires professionnelles et privées qui se trouvent dans ce téléphone – et qui ne concernent cette enquête bien entendu – je vous laisse mon téléphone de bonne volonté… J’aimerai aussi voir Yuna. Cette enfant et son bien-être, bien qu’elle est la principale intéressée dans cette enquête, reste chère à mon cœur. Ce dernier soulagé de la voir et de lui parler, je serais bien plus enclin à répondre à vos questions. »

Tout était dit avec tant de parcimonie et d’attention. Il chuchotait le titre d’Empereur pour inconsciemment rappeler son rang et son contact avec lui. Il montrait respect pour le système policier tout en ajustant ses demandes. Il monta dans l’ascenseur, avec un dernier hochement de tête pour son garde du corps. Ce dernier attendrait dans la voiture, le temps que le Petit Prince ait fini son interrogatoire. Désormais, ce qu’il allait dire, autant que ce qu’allait dire l’autre homme, joueraient dans cette investigation. Mais ce qu’il voulait surtout, c’était voir Yuna, voir son visage, voir que rien ne lui était arrivé.

Son cœur s’enserra dans cet étau de titane. Il devait bien réfléchir à ses réponses désormais, et prier Bouddha que Yuna ne chuchota rien d’invraisemblable.

BY CΔLΙGULΔ ☾

________________


« C’est tellement mystérieux, le pays des larmes. »

Imai Io
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Re: Laissez tomber la fille || Lun 14 Jan - 17:15

LAISSER TOMBER LA FILLE

ft. @Yokoyama Yuna / @Gyō Asao / @Sanggyae M. Wangchuck

Interrogatoire de Yokoyama Yuna dans l'affaire Aizawa Miden

La politesse de Sanggyae commençait tout juste à énerver Io quand  quatre officiers débarquèrent en grande pompe. Les yeux plissée, la jeune adjointe aux commissaires essaya de reconnaître l'un de ces jeunes visages qui se dirigeait vers elle. Ils étaient froids et distant, mais pas le genre armoire à glace, plutôt le genre sourire vicieux et problèmes à l'appui. Elle se maudit intérieurement de ne pas avoir prêté plus attention à ses camarades de classe à l'académie de police. Sanggyae fut prit à part ainsi qu'un autre homme. Cette enquête semblait être prise très sérieusement. En même temps, elle aurait pu le deviner par l'encart en lettre rouge s'affichant devant le rapport mentionnant que de graves retombées pouvaient avoir lieu à n'importe quelle personne ne faisant pas parti de l'enquête de tourner la première page... Vu l'ampleur que prenait les choses, Io était de plus en plus excitée de pouvoir interférer avec cette investigation. Aider Sanggyae et le faire lui redevoir de multiples services au cours des prochaines années, n'était qu'un petit bonus. Pour le moment évidemment, mieux valait ne pas trop se mouiller. De manière assez discrète, elle effaça le mail et sa pièce jointe que son oncle lui avait envoyé. Elle se doutait bien qu'ils finiraient bien par s'en rendre compte, mais autant ne pas leur faciliter la tâche. Elle eu à peine le temps de ranger son téléphone quand un jeune officier se dirigeait vers un lycéen près d'elle. Elle n'avait d'ailleurs pas remarqué à quel point ce jeune homme se tenait près d'elle avant que ces jeunes policiers ne réussisse de manière très ingénieuse à les rapprocher suffisamment pour leurs parler ensemble.

"Alors vous deux, on peut savoir ce que vous faites ici et quels sont vos liens avec l'affaire en cours ? "

Un léger sourire éclaira subrepticement le visage de la jeune femme. Très casual comme manière de démarrer un pugilat. Vraiment, celui-ci devait être premier en classe de diplomatie!

"Je suis un ami de Yuna Yokoyama, je suis venu ici pour l'attendre. Mais maintenant que vous êtes ici monsieur l'agent, j'aimerais savoir pourquoi elle a été arrêté. Va t-elle bien? A t-elle besoin de quelque chose?"

Son sourire s'élargit en entendant cette réponse. Elle était tout simplement magique! Exactement le genre de réponse attentive et innocente à souhait pour rendre la conversation horripilante pour ces jeunes officiers. Un sourire crispé sur les lèvres de leurs interlocuteurs la fit littéralement jubiler. Dieu que cette journée s'annonçait incroyablement divertissante! Ce jeune lycéen devait être très proche de l'accusée pour assumer ce genre de pression. D'ailleurs il semblait vraiment à l'aise dans ce genre de situation. Il faudrait très certainement qu'elle vérifie un peu les antécédents de ce jeune inconnu. Bien entendu, le jeune officier resta stoïque dirigeant platoniquement sa tête vers la jeune femme en attendant sa version des faits. Tendant sa main et serrant celle de son interlocuteur avec vigueur.

"Enchantée, Io Imai, adjointe aux commissaires de Shibuya. Je suis une amie du jeune Prince juste là bas. Le pauvre ne sait vraiment pas ce qu'il se passe pour cette pauvre fille que vous avez arrêté plus tôt dans la journée et se fait un véritable sang d'encre. J'ai juste pensé que ma connaissance des services de police pourrait l'aider à savoir ce qu'il se passe ici et l'aider à ne plus s'inquiéter outre mesure. Après tout, pourquoi arrêter une jeune fille tout à fait ordinaire sous un motif des plus mystérieux? Une fois rassuré, je suis persuadée que nous pourrons tous nous en retourner à nos activités!"

Du coin de l'oeil, elle entrevit les deux autres officiers réquisitionner les portables de Sanggyae et du l'autre fervent soutient de la petite Yuna. Cette jeune fille était vraiment incroyable pour avoir autant de personnes à ses côtés! Malheureusement, cela annonçait aussi quelques nouveaux obstacles à franchir.

"Excusez-moi? Vous emmenez ces gentlemen quelque part en particulier? Eux aussi font partis du merveilleux coup d'état organisé par la jeune fille que vous retenez prisonnière ici? Comment allez-vous vous y prendre pour qu'elle avoue ce pour Dieu sait ce dont vous l'accusez? La priver d'eau? De nourriture? La priver de repère horaire très certainement, ignorant quand le jour se lève et se couche? Vous savez, j'adore le système judiciaire de notre beau pays, mais 72h d'interrogatoire peuvent faire dire n'importe quoi à n'importe qui. Je ne me fierais pas trop à la recevabilité de ses propos. Un psychologue pourrait très certainement s'accorder sur ce principe!"

Continuant sur sa lancée, la jeune femme était persuadée que ces deux officiers des plus polis risquait de perdre leur masque de bienséance et potentiellement leur faire suivre le même chemin au jeune lycéen et à elle-même. Mais bon, je jeu semblait en valoir la chandelle.

"Ravie de vous rencontrer jeune homme, je suis vraiment persuadée que nous passerons un agréablement moment en cellule tous les deux en parlant produit capillaires et autres sujets inutiles avant de finalement comprendre quel est le réel soucis ici."

Prenant à part l'un des officiers, elle murmura à son oreille.

"Vous savez, j'ignore si vous avez habilité à connaître quoi que ce soit de cette enquête ou si votre présence est juste censée nous effrayer légèrement pour que nous nous en retournions à nos activités, mais pour votre info, je suis vraiment incollable sur l'affaire Miden Aizawa, je suis une genre de groupie, et je rêverais de rencontrer la jeune Yuna. Ou alors je me contenterais très certainement d'aller faire part de mes observations sur la manière de traiter une jeune fille de cette manière en l'an 302 de notre ère aux rédacteurs en chef des grands journaux japonais. Cela semble être une idée merveilleuse! Vous ne trouvez pas?"

Oups! Comme à son habitude, sa langue avait fonctionné plus vite que son cerveau et avec un énorme sourire et une révérence de circonstance pour le crime de lèse majesté qui venait d'être intenté en ces lieux, Io sorti lentement du hall d'entrée du Bureau de la Sécurité pour se diriger vers sa voiture de fonction tout en envoyant un message à son oncle pour le prévenir de sa malencontreuse et inconvenante attitude.
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Re: Laissez tomber la fille || Jeu 17 Jan - 18:42


Laissez tomber la fille




@Yuna/-Au vu de ce que je sais de votre vie actuelle, n'étes vous pas justement en train de construire quelque chose de relativement stable ?

Il déplace quelques unes des feuilles qui se trouve sur la table devant toi. Cherchant quelque chose jusqu'a mettre le doigt dessus.

-Les personnes que vous avez prévenu de votre arrestation comptent forcément un peu pour vous non ? Il me semble difficile de vous croire sans attaches à ce point quand je vois le nombre de personnes qui s’intéressent de prés à votre avenir. Gyo Asao, Sanggyae Wangchuck... Pas des amis ? Juste des éphémères ?

Il remet les feuilles en as et se recule dans sa chaise en poussant un soupir.

[b]-Enfin... Je ne peux pas vous forcer à coopérer. Sachez qu'a titre personnel je déplore que vous deveniez, disons...hum... une victime collatérale de plus de votre...Hum... mentor... Mais si vous ne m'aidez pas, je ne peux hélas pas vous aider non plus.


Il lève la main pour t’interrompre avant que tu ne prennes la parole.

-Je sais je sais, vous ne savez rien, vous n'avez aucune info sur lui... Tant pis. Bonne chance pour la suite, j'ai peur que ça n'aille pas en s'améliorant.

Et se levant de sa chaise il se dirige vers la sortie, non sans se raviser au dernier moment, le temps de déposer de ton coté de la table une carte de visite qui ne mentionne que très sobrement "Capitaine Sato, Bureau de la sécurité Intérieure", puis il sort, et tout recommence du début...


[...]

@Asao/Les deux hommes t'accompagnent jusqu’à une salle d’interrogatoire classique, tu peux néanmoins noter que tu n'es pas arrêté, qu'on n'a pas verrouillé la porte de la salle, et qu'un des flics te propose même un café. Pendant que le premier flic regarde sur ton téléphone les échanges que tu as eu avec Yuna, l'autre t'expose succinctement la situation. Yuna est soupçonné de complicité, collaboration et globalement de tout ce dont on peut être accusé quand on aide sciemment un type recherché pour de multiples meurtres. Ils sont en plein phase d’enquête et cherchent donc toutes les pistes qui pourraient exister entre Yuna et le monde du crime auquel est lié l'assassin qui se fait appeler Eraser. Ce qui passe évidemment par une vérification des contacts de Yuna, dans lesquels tu viens d'apparaitre. Il est visible en les écoutant que tu n'étais jusqu'ici qu'une vérification de routine parmi d''autres, mais que ton arrivée dans leur locaux si peu de temps aprés l'arrestation de Yuna leur semble un peu curieuse, voire suspecte. Car pour un flic du bureau de la sécurité, elle signifie que tu as surement quelque chose que tu as peur que Yuna révèle...

Une fois ton identité rapidement vérifié, ils sont donc impatient d'entendre tes infos avant de t'inviter à développer tes liens avec Yuna, puis tout ce que tu sais sur elle, sa vie, ses amis.


[...]

@Sanggyae/Le déroulement de ton coté est sensiblement identique à celui d'Asao. Sauf que ton choix de boisson est plus large, et qu'évidemment, ils conviennent que tu ais des réticences a leur donner ton téléphone. Une fois installé dans une salle d’interrogatoire, dont la porte est resté ouverte pour qu'il soit bien clair que tu es tout a fait libre de t'en aller, ils te font donc une contre proposition, tu gardes ton appareil en main mais tu leur affiche sans leur donner les échanges que tu as eu avec le numéro de Yuna. Ensuite ils aimeraient que tu développes ce qui te lie à Yuna, et cela fait ils te laisseront la voir. Tout en t'assurant qu'actuellement elle est bien dans leurs locaux, et qu'elle se porte tout a fait normalement.
Est ce que cela t'irait ?


[...]

@Kazama-Un ami ? Du lycée Yuei je suppose ? En section héroïque peut être ? Je peux prendre votre nom ? merci...

Une fois récupéré ton identité, le flic t'explique que ton ami Yuna trempe visiblement dans une drôle d'affaire, on la soupçonne d'avoir fréquenté, aidé, assisté un tueur a gages altérés de très sinistre réputation. Un fait qui peut suffire a lui assurer quelques années de centre de redressement pour mineur, et qui, dans le meilleur des cas, lui fermera probablement complétement les portes de Yuei. Tu en sais assez sur la loi japonaise pour savoir qu'actuellement elle n'est que détenue pour interrogatoire et pas encore formellement accusée. Ce qui fait qu'on est pas tenu de lui présenter un avocat pour le moment, cet interrogatoire peut être prolongé jusqu'a 72heures après l'arrestation, et ce n'est qu'ensuite qu'on lui collera vraiment un crime sur le dos, ou qu'on la libérera.

Quand a l'aider... Pourquoi vouloir l'aider si c'est une criminelle ? C'est ta petite amie ?

Tu n'as pas vraiment le temps de répondre que vous êtes interrompus par la jeune fille qui se présente comme l'adjointe du commissaire de Shibuya, et qui a visiblement beaucoup de choses à dire.


@Imai/Les flics n'apprécient pas vraiment ta tirade accusatrice, le plus proche te sépare du gamin que tu viens de saluer et te signale que la pauvre jeune fille qu'ils ont arrêté a tout l'air d’être la complice de l'un des tueurs à gages les plus recherchés du moment, et que si ça peut leur permettre de mettre la main dessus ils feront tout ce qu'il leur est légalement permis de faire. Et que si tu as un problème avec ça tu peux toujours aller bosser ailleurs !

Ce type n'était pas dans ta classe à l'académie, mais il y a visiblement peu de chance que vous deveniez ami un jour...

Quand au reste de ton dérapage lyrique, tu n'as pas besoin de téléphoner a ton oncle pour le prévenir, c'est lui qui t'appelle.

-Imai ? S'il te plait... Dis moi que tu ne viens pas de menacer le bureau de la sécurité intérieure d'un papier sur leurs méthodes douteuses dans la presse ?
Gyō Asao
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Re: Laissez tomber la fille || Ven 18 Jan - 20:36

LAISSEZ TOMBER LA FILLE (JAMAIS)

Gyō
Asao

Yuna
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[FÉVRIER 302]

L’ambiance n’était pas encore tendue dans la pièce. Les deux hommes jouaient de leur air suspicieux en me questionnant. L’un d’entre eux était occupé à farfouiller dans mon téléphone que j’avais accepté de leur remettre histoire de ne pas faire d’histoire. Quand on n’a rien à se reprocher, inutile de refuser un service aux forces de l’ordre. Aucune communication écrite en Shin et moi. Jamais. C’est une de nos règles d’or. Un téléphone, ça se perd, ça se pirate, ça se vole. Nous ne communiquons que par appel. Et quand bien même ils tomberaient sur les appels, il leur faudra plusieurs jours pour se rendre compte qu’Ikeda Shin est un membre du Bureau des Affaires d’Alters.

Légalement, nous n’avions rien à nous reprocher. Nous nous fréquentons en dehors de nos emplois respectifs. Mais en tant que héros relativement médiatisé, je ne peux me permettre de laisser courir des bruits et des rumeurs qui n’ont pas lieu d’être. C’est également pour protéger les enfants et les tenir loin des projecteurs que nous prenons nos précautions. Donc quand bien même la Sécurité Publique l’apprendrait – chose qui est peu probable sans mon consentement étant donné qu’il n’y a pas de mandat pour perquisitionner mon téléphone – je ne risque absolument rien.

Le policier assit face à moi, les mains posées sur ses cuisses, me fit un compte rendu rapide et concis de ce que je devais savoir sur leur enquête. Ils tentaient de la faire tomber pour complicité avec Eraser Head, mais jusque là je n’apprenais rien de nouveau.  En revanche, il trouvait assez suspect le fait d’être venu aussi rapidement après son arrestation. Raison pour laquelle ils souhaitent me questionner et entendre ce que j’ai à leur dire.

- Je vois. Déclarais-je. J’ai effectivement été contacté par Yuna ce matin. Je n’ai pas compris le pourquoi du comment, mais étant donné notre relation, il est évident que je m’inquiète pour elle.  Vous et moi exerçons un métier assez similaire. Moi aussi, je traque les criminels, je procède à leur arrestation et je travaille conjointement avec les forces de l’ordre. C’est donc un système que je connais relativement bien. J’entraine cette jeune fille dans le but de lui faire intégrer la filière héroïque de l’établissement scolaire dans lequel elle se trouve. Ses notes sont excellentes, son parcours est brillant et elle a tout pour devenir héroïne. Je la côtoie tous les jours de la semaine sans exception. Avec l’expérience qui me précède, je peux affirmer que cette enfant est tout sauf une criminelle.

L’agent qui observait mon téléphone quelques minutes plutôt m’interrompit afin de formuler une demande.

- Pourrais-je avoir votre carte d’identité s’il vous plait ?

- Bien sûr. Répondis-je en farfouillant dans la poche intérieure avant de sortir mon portefeuille.

- Merci.

Il s’en alla ensuite avec mes papiers et mon téléphone. Son collègue, reprit le cours de la conversation.


Gyō Asao
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Re: Laissez tomber la fille || Mar 22 Jan - 17:21

LAISSEZ TOMBER LA FILLE (JAMAIS)

Gyō
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[FÉVRIER 302]

- L'expérience c'est bien mais ça ne vaut pas grand-chose contre des preuves. Qu'elle ait commit elle-même des actes criminels reste à prouver, mais sa culpabilité au niveau des accusations de complicité ne fait aucun doute. L'homme dont le nom de code est Eraser est son tuteur légal, c'est lui qui l'a élevé.

Cette réponse me paraissait aussi absurde qu’osée.  C’était typiquement le travail de la police japonaise : Accuser d’abord, vérifier ensuite. Je devais en dire le moins possible et observer. Faire attention au moindre propos afin de tenter de deviner le statut de l’enquête mais également le statut de la jeune étudiant auprès des forces de l’ordre. Visiblement, ils l’avaient déjà catégorisée comme complice…

- Je vois. Donc dans notre grand pays civilisé, nous condamnons les enfants pour les erreurs commises par leur tuteur. C’est vrai qu’il vous faut un bouc émissaire. De la chair à canon à jeter en pâture aux médias et à vos supérieurs afin de les contenter d’un si maigre butin. Écoutez, je ne sais pas ce que vous détenez comme « preuves » contre cette fille, mais il me semble évident que ces preuves ne l’impliquent en aucun cas directement dans les crimes de l’assassin recherché. Je doute qu’elle soit au courant de quoi que ce soit concernant les activités illégales de son mentor. Si mon expérience ne prouve rien, je doute que mon témoignage à la barre soit négligé.

- Des erreurs ? C'est comme ça que vous parlez de la longue série d'assassinat de l'un des tueurs à gages les plus recherchés du japon ? C'est un choix de mot plutôt intéressant. Pour le reste, votre témoignage aura le poids que le juge en décidera s'il décide de faire appel à vous, ce qui n'est évidemment pas de notre ressort. De toute façon ce n'est pas vraiment la partie qui nous intéresse, nous cherchons à attraper Eraser, si elle nous le donne il lui sera facile d'obtenir un arrangement en échange. Si elle se tait et bien... La justice suivra son cours. Et, et c'est un avis tout personnel, il me semble à moi plutôt évident que les preuves que nous fournirons seront amplement suffisantes pour l'envoyer passer quelques années dans un centre de redressement avec un certain nombre d'autres délinquants de son espèce. Les juges adorent faire des exemples avec ce genre de cas...

- Inutile d’étaler votre opinion personnelle, elle ne m’intéresse pas. Vous partez du principe qu’elle est coupable et qu’elle vous cache quelque chose. Quelles que soit vos preuves, je doute qu’elles mettent explicitement en lumière une complicité flagrante. Comme vous l’avez souligné plus tôt, Eraser est le tuteur légal de Yuna. Il est donc tout à fait normal qu’elle ait un lien avec lui. Et ce lien n’implique pas forcément qu’elle soit au courant des activités illégales de son tuteur. Alors, un bon policier explorerait cette piste et n’accuserait pas une enfant en la catégorisant directement sous couvert de « preuves ». Maintenant je vais mettre un terme à cette discussion, poursuivez les questions que vous avez à me poser que j’y réponde.


Sanggyae M. Wangchuck
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Sanggyae M. Wangchuck
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 23 Jan - 4:55

The word was well chosen; to seem.
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Posséder un titre permettait tellement de choses. Posséder un titre en interdisait bien d’autres. Mais pour l’instant, le Petit Prince utiliserait ce futile rang du troisième au profit d’une rose qui souffrait par la faute de son jardinier. Il croisa donc les mains sur la table, dans cette salle propre et neutre. Son regard se posa sur la porte ouverte tandis qu’il commandait sans hautaineté aucune un thé vert, ce mince sourire aux lèvres.

Il opina du chef vis-à-vis de la proposition offerte. Ce problème serait donc réglé, et cet embarras d’une sexualité qu’à moitié admise ne serait dévoilé. Sanggyae réfléchit quelques instants sur la proposition de l’agent face à lui. La réflexion semblerait bien sur ses affaires politiques, mais le Petit Prince se penchait plus sur les bons mots à choisir quant à l’affaire de sa rose.

Il parut inquiet, attristé, décontenancé. Les émotions humaines si naturelles lorsque l’on vous annonçait une telle vérité. Mais Sanggyae se doutait déjà de la raison de son arrestation, car elle lui avait déjà dévoilé l’identité de son tuteur. Il devait faire attention à ses mots, ou bien il passerait de simple témoin au titre infaillible, à un complice potentiel. Sans ajouter qu’il donnerait alors une preuve sur le savoir que Yuna possède sur son tuteur.

« Très bien… » Murmura-t-il, semblant un zeste désorienté.

Le mot était bien choisi, sembler. Car la vérité était toute autre.

Il prit son portable, l’ouvrit, et dénota un message du chat sauvage. Ce dernier l’assombrit. On ne mettait jamais fin à un dîner avec le Petit Prince, c’était toujours lui qui annulait. Ses mâchoires se serrèrent, et il mit cette histoire de côté. De toute manière, il n’aurait pu venir à ce fameux dîner.
Sanggyae laissa donc le téléphone sur ses sms avec Yuna, et les montra depuis le début à l’agent face à lui. Il s’agissait très souvent de conversations sur quand se voir, des dîners et rendez-vous à deux, sur la santé de l’un comme de l’autre, sur des citations de Bouddha. Là était sa relation naturelle avec sa rose. Et relire ces sms, y ressentir la réalité de l’instant, la possibilité qu’il avait de ne jamais recevoir un de ses messages à nouveau, sa gorge se serra tout naturellement. Il laissa malgré tout le téléphone face à l’agent, sans ses mains le touchant, telle une confiance intime. Les apparences étaient importantes.

Le thé apporté, il avala une gorgée, son regard d’une tristesse bien enfantine, bien semblée. Il ouvrit donc ses lèvres, sans un simple mensonge :

« Je connais Yuna depuis qu’elle est enfant, avant la mort tragique de ses parents. Sa mère ambassadrice et moi-même nous entendions bien, et Yuna était une enfant qui n’aimait trop les soirées mondaines à cet âge… Je me suis donc souvent retrouvé à faire disparaître l’ennui de cette enfant. » Il étira un sourire nostalgique, un vrai cette fois. « … Puis après cet évènement tragique, je ne l’ai malheureusement pas revue. Mais je ne pouvais pas resté de marbre face à une enfant désorientée, sans parents, dans un monde d’adultes avec aucun visage amical en vue. Cela devait être un chamboulement terrible, et une enfant ne devrait jamais faire face à une telle tragédie. » Il soupira, puis reprit : « Je lui ai donc envoyé des photographies de mon pays, avec des citations bouddhiques à l’arrière de chacune d’elles. Une sorte de correspondance lointaine mais près du cœur. J’espérais ainsi qu’elle sache qu’elle avait toujours un visage familier veillant sur elle. » Il but une autre gorgée de thé. « Après les tragiques évènements arrivés à mon pays, je suis venu au Japon. C’est ainsi que j’ai retrouvé Yuna et que désormais, nous veillons l’un sur l’autre. »

L’humanité était une de ses meilleures armes, autant que le calme et la dignité. Sanggyae savait qu’il ne pouvait jouer que sur de très fines cordes. Il observa l’agent, et continua :

« Je suis déconcerté par ce que vous venez de m’avouer. Mais je ne me doutais nullement de l’identité de ce tuteur… Je ne l’ai jamais rencontré. J’étais pourtant décontenancé par comment Yuna était très souvent seule et délaissée. Si j’avais pu, je l’aurais prise sous mon aile comme tuteur… »

Mettre de la distance entre les deux, c’était une de ses options.

« Il n’en est que je ne pense pas Yuna capable de complicité. En sachant comment et pourquoi ses parents sont morts, elle n’est que droiture et respect, une jeune adolescente qui cherche juste à être aussi normale que les autres, à accomplir ses rêves et à suivre ses idéaux. Bouddhiste dans l’âme, elle n’aurait pu dormir sur ses deux oreilles si elle savait la véritable identité de son tuteur. Elle n’est qu’une enfant… »

Sa tasse finit, il la posa sur la table, et termina sur ces mots, avec toute la certitude et le calme princier qu’on lui avait inculqué :

« Connaissant l’état actuel de mon pays, vous devez savoir que je ne m’amuserai pas à venir ici pour rien. Je suis certain de ce que j’avance, autant que je ne la protégerai pas si elle avait réellement été complice d’un homme aussi semblable que ceux qui ont mis à mal le Bhoutan. Je tiens beaucoup à elle, mais ma religion me dicte de suivre la Vérité, car seule la Vérité se dévoile. »

Il portait un discours avec une sincérité naturelle, tâchée de mensonges éhontés. Mais il était un prince, un politicien qui savait s’adapter. Il effaça son sourire, son regard se parant de cette nouvelle inquiétude :

« Maintenant, me permettrez-vous donc de la voir comme nous avons convenus ? »

BY CΔLΙGULΔ ☾

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« C’est tellement mystérieux, le pays des larmes. »

Yokoyama Yuna
Chasseuse de Monstre - Étudiante de Yuei
Yokoyama Yuna
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 23 Jan - 21:29


Laissez tomber la fille
▬ Février 302 – Tokyo – Centre Ville – QG de la Police ▬

Alors qu’elle rentrait de son sport matinale, elle a la mauvaise surprise de voir la police en train de fouiller sa chambre à la Résidence Étudiante. Bien qu’elle a vu les voitures banalisées des Forces de l’Ordre, elle est remontée avec méfiance. Ayant pris le temps de prévenir deux personnes, elle a finit par se faire arrêtée, menottée et emmenée au sein du quartier général de la Police où elle va être interrogée au sein des locaux du Bureau de la Sécurité Publique.  Elle ignore encore ce qui l’attend réellement…

Le temps s’efface pour laisser sa place à l’ennui et probablement de la maîtrise de soi. Je ne savais pas depuis combien de temps je suis là-dedans mais cela m’a paru être une éternité. Ce mal de tête devient persistant et même si j’en connais l’origine, je ne suis pas sûre qu’il s’agisse d’une excellente idée. Sauf que je ne contrôle pas mon alter… Je ne suis pas à Yuei pour rien et même si j’ai la main mise sur de nombreux aspect, ce n’est pas le cas des contre-coups. Je suis fatiguée et je commence à m’agiter tandis que la chaise et les menottes me contiennent. Je devais me calmer, à tout prix. Mais je savais qu’avec mon alter, ma situation allait être compromise et fortement. Je ferme alors les yeux un moment et je tente d’utiliser la base de la méditation pour tenter de reprendre le contrôle mais je sens qu’il m’échappe. Je ne sais pas comment je dois réagir car c’est l’une des rares fois où je suis confrontée à lui et où je dois assumer les effets que je déteste tant. Mais ici, dans le quartier général du Bureau de la Sécurité Publique, et surtout menottée comme je le suis, je peux rien faire. Je suis toujours dans le noir avec cette lumière qui l’éblouie encore et encore. Et il semblerait que cela ne soit que le début… Cela va encore être le même discours, le même refrain…

Mais quelque chose, une question me sort de mon silence. Baissant alors les yeux, je me dis que j’ai fais une erreur en m’attachant à eux et que je les ai probablement envoyé en prison ou je ne sais où. Mais pourquoi ? Pourquoi ai-je eu cette idée de les prévenir ? J’aurais dû me plier aux méthodes que mon tuteur m’a enseigné toute ma vie. A croire qu’il n’y a que ça de vrai et que ça qui peut m’éviter de me retrouver dans une telle situation. Mais je ne peux rien faire de plus pour eux… Je ferme alors les yeux lorsque mon interlocuteur me donne le nom de deux personnes qui j’estime être les plus proches. Asao-senseï… Lui qui m’a montré comment avoir confiance en moi et en mes compétences. Il a sacrifié du temps et de la volonté pour me montrer que je pourrais réellement suivre les pas des plus grands héros. Lui, qui désire tant me voir réussir… Peut-être, ai-je fait une erreur en essayant de chercher la stabilité… Ma présence ici donne en tout cas raison à mon mentor… Depuis le début, il n’a jamais approuvé le fait que je me stabilise quelque part.

« - Stabilité que vous venez de faire éclater… Mais finalement, mon mentor avait raison sur une chose : je ne serais jamais tranquille… »

J’avais gardé la tête baissée car finalement, que puis-je faire d’autre ? Je n’avais fait que dire la vérité et j’avais cette impression d’être enfermée dans une journée toujours identique et qui ne s’arrêterait jamais. Je finis par redresser la tête et je le vois remettre les choses en place. Il m’avait parlé de Sang… Mon frère de cœur. Celui à qui je disais tout… Celui qui m’a accepté pour ce que je suis et qui a toujours voulu me protéger. Depuis toujours… Il est l’un des seuls liens qu’il reste de cette vie qui a été la mienne durant un temps mais aujourd’hui, je suis bien loin de ce monde mais j’ai déjà quelques idées. A vrai dire, je me demande encore comment ma mère a pu trouver la place dans ce genre de relation. Après, je ne me plains pas d’avoir connu Sang’, bien au contraire. Même si on s’est perdu de vu durant un moment, il a toujours été présent pour moi et j’aimais ses cartes. Quand je les lis, cela me donne toujours le sourire. Mais ici, je ne vois rien d’autre que des photos faites par mes interrogateurs. J’entends le bruit d’une chaise et je sursaute. Bien sûr, avec mon mal de tête qui se fait de plus en plus agressif, je risque d’avoir mal au moindre bruit. Et il est clair que cela leur donnerait un outil de plus à leur disposition afin de continuer leur ménage. Je l’écoute avec attention mais au moment où je m’apprêtais à répondre, il lève la main pour me faire signe de me taire. Rapidement, je le vois disparaître de la lumière alors que j’entends des bruits de pas. C’est alors que je le vois poser une carte de visite prés de moi et je pose les yeux dessus. Je vois le nom et le prénom de la personne qui a voulu discuter sans violence ou sans agressivité. Bien sûr, il a pris soin de me prévenir en me disant que cela n’ira pas en s’améliorant… C’est pas comme si je n’étais pas au courant…

Je l’entends alors et je profite du court moment de tranquillité pour fixer la carte. Puis, je baisse la tête vers elle pour la faire glisser du coin où elle se trouve pour la ramener vers moi. A défaut d’autre chose, elle me servira de déstressant. Je peux blesser personne avec ça. Quelques larmes avaient coulé sur mon visage en pensant à Asao et à mon frère de cœur. Ils sont bien plus que des amis, ils forment ma famille enfin, je le pense. Bien que je connaisse Sang’ depuis que je suis enfant, Asao est rapidement arrivé dans ma vie et je ne l’ai pas refoulé. Parvenant à faire glisser la carte jusqu’à ma cuisse gauche, je parviens malgré tout à récupérer la carte de visite et je commence à la faire tourner dans mes doigts alors que mes mains sont toujours menottées. Pourquoi un tel dispositif ? A ce que je saches, je suis coopérative… Mais il arrivera un moment où je ne pourrais plus l’être. Priant Bouddha inconsciemment, je voulais que tout s’arrête, que je puisse me faire oublier, ne plus être ici et qu’on arrête de me considérer comme une criminelle. Mais voilà quelque chose qui n’arrivera plus. Maintenant que je suis accusée, c’est terminé de ma liberté… Probablement de manière définitive. Mais il est clair que pour eux, je suis déjà condamnée… Alors pourquoi devrais-je tout leur dire ? Pourquoi devrais-je dire que je connais le véritable métier de mon père adoptif ? Pourquoi devrais-je avouer des crimes que je n’ai pas commis ? Je ne dois pas lâcher le morceau. .. Je dois me battre. Tout recommence et j’ai de plus en plus mal à la tête.

Je reste correcte jusqu’à environ six heures (délai que j’ignore bien entendu). Les mêmes questions,  les mêmes réponses, les mêmes photos, les soi-disant même preuves… Le tout aggravé par mon mal de tête qui semble avoir évolué en migraine. Chaque mot dit, chaque son de voix, chaque bruit me fait mal et mon visage n’est plus aussi neutre et calme qu’avant. Il est tiraillé par la fatigue et grimaçant à chacune des interactions extérieures de ce qui m’entoure. Une main qui tape sur la table, une chaise frotté sur le sol, des bruits de pas, des voix… Tout me fait sursauter et me fait mal. J’aimerais pouvoir poser mes mains sur mes oreilles afin d’espérer que plus aucun sons ou bruit ne parvienne à transpercer mon cerveau. Car oui, j’ai l’impression que chaque chose me transperce le cerveau et en fait de la bouillie. A un tel rythme, je ne tiens plus avant de hurler dans la salle quelque chose de clair et catégorique.

« - Allez... vous... faire... voir... »

Ces quatre mots sont sortis tout seul, preuve que je n’en peux plus. Ma migraine n’aide pas et je ne parviens plus à m’apaiser avec une méthode de méditation. Ce n’est pas possible. Mais je dois garder à l’idée que je ne dois pas dire ce qu’ils veulent entendre. J’ignore depuis combien de temps je suis là-dedans mais ce lieu va me rendre complètement dingue. Je ne sais même pas si j’ai encore la carte de visite en main pour tenter de me calmer. Par ailleurs, j’ai l’estomac dans les talons et je n’arrive pas à garder les yeux ouverts, la lampe me fait beaucoup trop mal aux yeux, c’est une véritable torture… Ma respiration est plus rapide et je tente de la calmer mais avec tout ce qui m’entoure, je n’arrive à rien. Je m’agite de plus en plus sur ma chaise et je vais même jusqu’à reculer ma chaise petit à petit avant de me replier sur moi-même et de placer mon front entre mes genoux en plaçant mes pieds sur leur pointe. Bien sûr, ils sont toujours ligotés et je ne suis pas prête de changer ça. Par contre, je ne vois plus la lumière et ça, c’est apaisant mais j’ai quand même envie de vomir. Je ferme les yeux pour essayer de ne pas déglutir. Je ne me sens vraiment pas bien… et c’est peut-être là le souci… Si on vient à recommencer la même chose, je ne dis plus rien concentrée sur ma migraine et les effets de celle-ci. De toute façon, ils apprendraient rien de plus. Je préfère me taire et essayer de contrôler tout ça… Si je connais la suite ? Bien sûr, mais ce n’est pas ici que je pourrais tout calmer.

code by bat'phanie

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Besoin de me joindre ?
Indispo RP - 3/7 mais bloqué (hors cours/infirmerie/missions/quêtes)

Arrêtée pour complicité de meurtres et interrogée
au sein du QG du Bureau de la Sécurité Publique
(Février 302)
Narrateur
PNJ
Narrateur
Profession : -
Yens : 5085
Re: Laissez tomber la fille || Ven 25 Jan - 21:57


Laissez tomber la fille




@Sanggyae/-Vous pourrez donner votre avis au juge s'il le demande. Mais très franchement, je doute qu'il soit de votre avis. Au vu du cursus que suit Yuna et de sa proximité avec Eraser, a moins qu'elle arrive a prouver qu'elle est parfaitement idiote, personne ne croira qu'elle ne s'est jamais aperçu de ses activités.

Le flic en face de toi se lève pendant que l'autre vous précéde dans le couloir.

-Venez, je bous la montre. Vous noterez j’espère qu'a ce stade rien ne nous y oblige. Mais vous avez été coopératif alors vous méritez bien un petit service...

Précédé par l'agent qui ne semble finalement la que pour meubler, ou peut étre qu'ils n'ont pas le droi de se balader tout seul dans leurs locaux, vous repartez vous promener dans les couloirs.

-Vous savez... A mon avis, a ce stade de l’enquête il n'y a guére qu'une seule chose qui puisse la sauver, et c'est coopérer avec nous. C'est Eraser qu'on veut, qu'elle nous donne des infos sur lui et elle pourra s'en tirer avec un aménagement de sa peine, voire un effacement complet si on le chope grace a elle. Mais si elle continue de nier en bloc, tout ce qu'elle va gagner c'est de voir sa vie finir en miettes dans une taule sordide...

-Entrez ici.

La salle est un pc de surveillance classique, deux types en costard devant une quinzaine d'écrans, écrans qu'ils viennent de tous éteindre sauf un. Un qui te montre enfin Yuna !

-Vous voyez, en vie et en pleine forme...

A l'écran, Yuna semble dans un état quasiment catatonique. Elle est solidement attachée a une chaise, une lampe braqué sur le visage et aux prises avec deux interlocuteurs qui semblent la harceler de question et auquel elle n'oppose plus qu'un rictus figé par la douleur. Tu n'es pas médecin, mais il est visible qu'elle souffre actuellement d'une sacré migraine..

Enfin,y'a quand même un point positif, tu ne vois pas de seau dans la pièce, ça veut dire qu'ils l’emmènent au toilettes de temps en temps...

A coté de toi l'agent te désigne un micro.

-Vous voulez lui parler ? Lui dire de coopérer par exemple ?

[...]


@Yuna/-Ah ouais ? On va se faire voir ? C'est marrant les mômes de Yuei, même dans la merde jusque au cou ils restent polis... Ou alors c'est Eraser qui t'a éduqué comme ça ? Pauvre petite chose. Y'en a qu'une qui va se aller faire voir ici. Et elle a ta gueule !

Tu sais, nous on a tout notre temps. Tu connais la loi non ? T'es juste a nous pendant trois jours entier. Et crois moi, on pas encore entamé le deuxième. Alors vas y, énerve toi, crie, hurle, crache moi a la gueule si tu veux. Mais faut bien que tu comprennes que ça ne sert a rien. C'est juste un sursaut d’orgueil alors que t'es même pas a mi course. Et nous tout ce qu'on va faire, c'est reprendre du début, encore et encore, et quand t’arrivera en bout de course, nous on sera encore tout frais pour noter tout ce que tu seras prête a avouer juste pour que ça s’arrête une heure ou deux...

Allez on reprend ! Non, age, domicile !

[...]


@Asao/-Alors reprenons. Nous en étions a vos liens avec mademoiselle Yuna. Vous dites être un de ses professeurs. Très bien, mais vous êtes le seul a vous être déplacés. Vous avez une liaison ? Vous avez peur que son arrestation soit lié a vous ? Ou qu'elle puisse révéler quelque chose sur vous que vous tenez à cacher ?

C'est curieux, ils étaient déja pas sympa avant que tu les engueules, mais la ils sont carrément devenus médisants...

Gyō Asao
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 30 Jan - 21:41

LAISSEZ TOMBER LA FILLE (JAMAIS)

Gyō
Asao

Yuna
Sanggyae
Ryo
Io

[FÉVRIER 302]

- C’est bien ça je suis son professeur.

Mon regard froid et insensible était plongé dans celui du policier. Il avait effectivement cessé de médire mon jeune disciple. Le temps était actuellement le plus grand ennemi de Yuna. Plus il passe, et plus elle risque de craquer si ce n’est pas déjà fait. Je devais impérativement lui faire gagner du temps ou tout simplement l’innocenter.

- Très bien, mais vous êtes le seul à vous être déplacé. Vous avez une liaison ? Vous avez peur que son arrestation soit liée à vous ? Ou qu'elle puisse révéler quelque chose sur vous que vous tenez à cacher ?

- Si par le mot « liaison » vous caractérisez une relation sentimentale, ma réponse est non. Cette jeune fille, en dehors du cadre scolaire, est mon disciple. Nous entretenons donc une relation de maître-élève. Vous émettez une fois de plus des hypothèses infondées. Si vous aviez quelque chose contre moi, cette discussion se passerait actuellement dans un tout autre cadre. Si je suis venu ici, c’est essentiellement pour vous apporter mon témoignage concernant cette enfant.


Le policier qui avait prit mon téléphone ainsi que ma pièce d’identité revint dans la pièce en prenant soin d’ouvrir la porte délicatement afin de ne pas déranger son collègue face à moi. Il posa mes effets personnels sur la table, au niveau du coude de mon interlocuteur.

- Ce qu’il faut savoir, c’est que j’ai enquêté sur un dossier lié à Eraser Ghost. Un double meurtre. Dossier qui fut classé sans suite. J’ai eu l’opportunité d’étudier bon nombre de ses crimes par la suite. Jamais je n’ai eu vent d’une quelconque adoption ou prise en charge. Vous avez fait votre travail, et vous êtes tombés sur une connexion au cours de votre enquête. Yuna Yokoyama. Cependant, je doute qu’elle soit impliquée dans les crimes de ce « tuteur ». Lorsqu’on y réfléchit, mettre une enfant dans la confidence, c’est prendre un risque énorme de se faire griller. Si vous le souhaitez, je suis prêt à collaborer avec vous. Nous possédons de nombreuses informations concernant Eraser Ghost à Seigi. Je pense que ma hiérarchie ne verra pas d’inconvénient à ce que nous apportions notre soutien aux forces de l’ordre. Notre objectif est de faire éclater la Vérité au grand jour n’est-ce pas…


Gyō Asao
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Re: Laissez tomber la fille || Mer 30 Jan - 21:42

LAISSEZ TOMBER LA FILLE (JAMAIS)

Gyō
Asao

Yuna
Sanggyae
Ryo
Io

[FÉVRIER 302]

- Je doute que vous ayez des informations que nous ayons manqué. Après tout, nous avons trouvé son identité de façade pendant que vous éduquiez son enfant. Mais mes supérieurs seront évidemment toujours d'accord pour échanger des informations avec les agences héroïques.

Une concordance de façade qui, je le savais aussi bien que lui, est tout à fait feinte. Le bureau de la Sécurité Publique adore autant recevoir des informations qu'il déteste en communiquer. Après cette invitation déguisée, l’agent se tut avant de m’observer une fois de plus attentivement sans dire un mot. Il brisa ensuite le silence avant d’enchérir.

- Je vais vous parler franchement, vous voulez aider votre élève malgré les crimes qu'elle a probablement commis, et, je présume que c'est pour vous un comportement honorable, et je peux comprendre ça. Alors écoutez bien, il n'y a actuellement qu'une seule chose qui peut l'aider, c'est qu'elle coopère avec le bureau. Il suffirait qu'elle nous donne des infos sur Eraser pour qu'elle puisse négocier un arrangement à l'amiable au lieu de poursuites judiciaires...

Une fois de plus, il partait du principe que Yuna était coupable. Il parlait de coopération mais devait probablement penser à des aveux. Chose que je ne permettrais pas. Mais inutile d’enfoncer le clou trop profondément, je devais jouer la diplomatie. Mais d’après ce que le policier venait de me dire, j’en déduisis que Yuna devait probablement leur résister. Elle n’avait pas craché le morceau et têtue et obstinée comme elle est, j’ai ma petite idée sur le déroulement de la garde à vue jusqu’ici.

- Très bien. Yuna me fait confiance. Si j’ai la possibilité de lui parler, de la rassurer, je sais qu’elle pourra vous apporter des éléments quant à son mentor. Je suis prêt à vous aider.

- Entendu. Nous allons vous emmener voir Yuna. Je vous remets votre téléphone ainsi que votre pièce d’identité. Dit-il en glissant mes deux objets vers moi.

Chose promise, chose due, je fus accompagné à travers les couloirs du bâtiment vers la salle de surveillance. Le policier me précédent frappa doucement sur la porte avant d’entrer. Il se retourna vers moi et posa son index sur ses lèvres, me signifiant de ne pas faire de bruit. Une fois à l’intérieur, je vis ma protégée sur l’écran. Face à ce dernier, l’homme aux dreads que j’avais précédemment aperçu dans la salle d’attente au rez-de-chaussée semblait communiquer avec elle.

- Ses enfoirés ne laissent rien au hasard.
Pensais-je.

Debout derrière l’étranger, les bras croisés, je réfléchissais à la manière dont j’allais bien pouvoir communiquer avec Yuna tout en gardant une oreille attentive sur le message que le jeune homme passait à la présumée suspecte. J’étais persuadé qu’ils n’avaient pas encore réussis à mettre la main sur son alter. Et c’était le meilleur moyen pour moi afin de me faire comprendre de la jeune fille. Je l’ai personnellement entrainée et je sais parfaitement comment fonctionne son alter. S’il y a bien une personne capable de comprendre les mécanismes de ce dernier, c’est bien moi.

L’homme conclut alors son message avant de se lever, et de s’éloigner dans un coin de la pièce. L’agent avec qui j’étais arrivé tendit la main vers la chaise et m’invita à y prendre place. Ce que je fis. Je mentirais si je disais que je n’étais pas en colère à la vue de cet écran. Mais je devais garder la tête froide encore une fois.

- Allez-y monsieur Gyō.


- Donnez-moi une minute je vous prie. Répondis-je en croisant les mains devant mon visage.

Je continuai à réfléchir. Je n’avais pas le droit à l’erreur. Cela pouvait très bien être mon unique chance d’entrer en contact avec elle. Je devais m’assurer qu’elle comprenne bien ce que j’avais à lui dire. Je prie une profonde inspiration avant d’appuyer sur le bouton.

- Salut ma grande… C’est moi.
Commençais-je doucement. C’est la grande forme on dirait. Je te connais, je sais que tu ne flancheras pas, je t’en ai fait baver.

À ce moment-là, l’agent s’avança vers moi. Je savais très bien pourquoi. Je lâchai alors le bouton du micro, avant de le convaincre de s’arrêter d’un geste de la main.

- Faites moi confiance. Je sais comment la convaincre !

Nos regards se jaugèrent durant une bonne minute. Il fit un pas en arrière et acquiesça d’un hochement de tête. J’appuyai de nouveau sur le micro afin de reprendre la parole.

- Je viens d’apprendre pour Eraser Ghost. J’ai été très surpris lorsque les agents m’en ont fait part. Mais je te connais. Et je sais que tu es une fille douce, gentille et que tu as un sens profond de la justice. Alors voilà, ce qu’on va faire : tu vas dire à ses messieurs ce qu’ils veulent savoir sur Eraser. Ils découvriront que tu n’y es pour rien dans ses crimes et tu seras libérée. N’oublie pas ce que je te dis toujours : Tu es une guerrière.

C’est ainsi que je conclus mon message avant de me lever à mon tour de la chaise, le cœur serré par la scène. Pour moi, une chose était certaine, elle comprendrait le sens de mon message étant donné qu'elle savait pertinemment de quoi j'étais réellement au courant.




Dernière édition par Gyō Asao le Jeu 31 Jan - 13:28, édité 1 fois
Sanggyae M. Wangchuck
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Re: Laissez tomber la fille || Jeu 31 Jan - 7:40

The word was well chosen; to seem.
ft. the white knights


Comme toujours, l’Homme voyait le mal partout. Ses mots n’avaient trouvé aucune oreille attentive. Il en était à moitié déçu. Au fond, à quoi s’attendait-il ? Au pire, à l’ignorance, au mieux, à éveiller quelques âmes à un peu de bonté. Mais il ne s’agissait pas de son pays, il s’agissait d’un autre, bien plus développé, où la vilénie rendait chacun méfiant.

Néanmoins, son discours avait fait mouche dans le sens où il pourrait voir Yuna. Il en fut à moitié soulagé. Le Petit Prince opina donc du chef, sans rien dire de plus. Il les suivit donc. Le silence était souvent mieux que la confrontation. Certains y voyaient un accord avec ses idéaux, d’autres une capitulation. Sanggyae avait juste appris qu’il ne fallait se noyer dans un débat avec les obstinés. Car ceux-ci n’avaient aucun recul.

Ses pas le menèrent donc dans une salle adjacente, aux écrans nombreux. Son regard mordoré se glissa sur les deux individus en costard. Il inclina légèrement la tête à leur encontre, comme pour montrer qu’il ne les ignorait. Mais peut-être aurait-il dû. Peut-être aurait-il dû rester chez lui à chercher des connections diverses plutôt que de venir et voir de ses yeux sa rose maltraitée, mal en point, aux pétales abîmés. Il se doutait des mauvais traitements, mais entre imaginer et voir, un fossé se dessinait.

Il haïssait cet Eraser, il haïssait ces hommes qui osait effleurer cette enfant sous ses yeux, il haïssait le poison de cette société mal en point qui s’en prenait aux épines de sa rose. Le Petit Prince aurait voulu arracher sa muselière, les frapper avec rage, leurs hurler toutes les punitions au monde. Mais Sanggyae n’était dans son pays, et ses doigts se contractant sur le métal du moniteur fut le seul signe de sa rage grondante.

Il observa l’un des agents, réfléchissant. Coopérer, hein ? Cela voulait dire qu’elle avait été bien silencieuse jusqu’à maintenant. Et qu’ils n’avaient nécessairement aucune preuve pour la mettre en cage. Il prit une longue inspiration. Tout n’était pas perdu, il fallait la jouer tel un grand orateur, glisser une réponse dans l’oreille de cet inconnu et dans le même temps une autre dans celle de Yuna. Il aurait aimé croire en la Vérité. Cependant, cette dernière garderait sa rose loin de lui. Il serait seul. Encore.

Sanggyae observa le microphone, il réfléchit avant de murmurer :

« Je vais faire appel à sa foi, pour que la Vérité se dévoile. Elle m’écoutera. »

Vicieux Petit Prince, à jouer le croyant si fervent. Ses dreadlocks tombèrent mollement sur le micro, et il appuya sur le bouton pour chuchoter quelques mots. Il espérait qu’elle en saurait la signification.

« Yuna… C’est Sanggyae. » Commença-t-il. « Tu te souviens des cartes que je t’envoyais, des citations de Bouddha ?... N’oublie pas notre préférée. » Il se rapprocha, prenant une pause : « Personne ne peut nous sauver, à part nous-mêmes… Personne ne peut, et personne ne le fera pour nous… Nous devons nous-mêmes marcher dans notre propre voie. »

Il espéra que malgré sa migraine, ses mots lui auraient donné du courage, qu’elle en aurait compris le sens. Son regard revint à l’agent, il ne pouvait rien faire d’autre. Pour autant, il étira ce sourire poli, si faux, ajoutant alors :

« Vous faites votre travail, mais mettre à mal une mineure, faible, sans défense, sans réelle preuve conséquente. L’extirper publiquement de ses études, mettre à mal sa vie future, la traiter tel un animal, la malmener physiquement et mentalement. Vous pourrez dire ce que vous voudrez, il n’en est que publiquement, l’image de vos bureaux va en prendre un coup… Je me demande ce que Imai Masahiro dirait de vos méthodes. »

Ce faciès si aimable disparut pour celui froid et princier d’un homme dont avait blessé l’un des êtres les plus importants de son monde. Son regard mordoré était d’une glace brûlante, perçant sans ciller, accablant de cette prestance terrible qu’on lui avait maintes fois demandé d’exercer. Il citait un homme d’influence de sa connaissance, tandis que d’un pas lent, il se rapprocha de cet agent. Son regard supérieur, ses lèvres scellées.

BY CΔLΙGULΔ ☾

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« C’est tellement mystérieux, le pays des larmes. »

Tenryû Ayako
Principale de Yuei
Tenryû Ayako
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Re: Laissez tomber la fille || Sam 2 Fév - 11:06

Le grand appartement était plongé dans la pénombre. On ne voyait pas à dix centimètres. Quiconque se serait aventuré sur le parquet impeccablement nettoyé ou sur la moquette parfaitement propre ce serait pris les quelques meubles chics et modernes qui étaient disposés çà et là. Aucun bruit autre que les voitures dans la rue venaient troubler le silence et le sommeil de cette jeune femme, amassée sous une pile impressionnante de couverture. Sa respiration était lente, régulière. La couette blanche nacrée était très faiblement éclairée par un réveil aux chiffres de couleur bleue, qui affichaient une heure bien trop matinale pour que qui que ce soit n’ait à se lever. Pourtant, déchirant la nuit, comme une lame froide d’un poignard vient trancher la gorge d’un nourrisson, le téléphone se mit à sonner. Elle décida de l’ignorer une première fois. Puis une deuxième fois, avant de se résoudre, enfin, à tendre le bras pour attraper le smartphone à la volée. Sans même regarder, elle mit le téléphone à son oreille.
    » Hm ?
Plus qu’une réponse, c’était là plutôt un grognement que j’émis. On n’a pas idée de réveiller une princesse si tôt, enfin. Ecoutant la voix rapide et précipitée de ma secrétaire, je ne mis qu’une milliseconde à retrouver mes esprits. Jamais aucun réveil n’avait été aussi efficace. Assise désormais, les cheveux en pétard, mes yeux étaient écarquillés.
    » Ils ont quoi ?
Sautant en dehors des couvertures et ignorant le froid mordant qu’une sortie de lit procure dès lors où il ne fait pas 40 degrés dehors, je me dirigeai vers la salle de bain en trois sauts, écoutant le récit glaçant des premières heures du jour que la jeune femme au téléphone me faisait.
    » Annule tous mes rendez-vous d’aujourd’hui et repousse les réunions. Une fois que tu auras fait ça, prends le reste de ta journée. Je m’en occupe. Merci pour tout.
Il n’était pas exactement aussi tôt que j’avais pu le faire croire plus tôt, mais il était bien trop tôt pour moi. Mes journées n’étaient censées commencer que dans une heure et demi, mais me voilà préparée et prête à aller affronter la deuxième chose la plus terrible quand on est un héros : la police (la première étant la machine à laver et ses moult programmes pour ne pas détruire ton costume fait sur mesure et rempli de fonctions dont tu n’aurais même pas soupçonné l’existence si on ne te les avait pas incluses). Apparemment, la sécurité publique aurait débarqué aux aurores sur le campus pour embarquer l’une de mes élèves – sans sommation, et surtout sans attendre d’en référer à la principale.

Je n’étais pas à cheval sur les procédures, loin de là, mais s’il y avait bien une chose dont j’avais horreur, c’est que l’on s’en prenne aux enfants sous ma responsabilité et derrière mon dos. Rien ne les empêchait de repousser d’une heure leur perquisition, rien. Si ce n’est la volonté de m’éviter. Parce qu’ils savaient sans doute qu’il aurait été hors de question que Yuna parte avec eux. De ce que ma secrétaire m’a dit, ils ont eu au moins la politesse de faire cela sans encombre, sans fioriture, laissant la jeune élève libre de ne pas subir les rumeurs les plus folles sur son arrestation. Passant par la fenêtre, je m’envolai au gré du vent que je créais, mon écharpe volant derrière moi. Il ne me fallut que quelques minutes pour arriver au quartier général où était détenue Yuna. Déboulant dans le hall sans prêter attention aux quelques exclamations de surprise – apparemment, il est de mauvais ton d’entrer dans un lieu sécurisé sans passer les contrôles de sécurité – je me dirigeai vers le réceptionniste, le regard noir, une aura d’air chargé en électricité m’entourant.
    » J’exige de voir Yokoyama Yuna sur le champ !
Le réceptionniste me regarda pantois un instant, ne comprenant pas trop les raisons de ma colère, et ne sachant même pas qui j’étais. Devant son air ahuri, je développai mon propos, non sans une pointe d’agacement dans la voix.
    » Ecoutez-moi bien. La sécurité publique est venue chercher ce matin à Yuei Yokoyama Yuna, et l’a ramenée ici sans l’accord ni de ses parents ni du mien. J’exige la voir illico, sinon ce n’est pas ce commissariat, ni les abrutis qui l’ont emmenée ni même le ministère de l’intérieur que je détruis, mais vous, votre vie et votre carrière. Je me suis faite comprendre ?
    » Calmez-vous, Lightning. Il ne sait même pas de qui vous parlez.
Me retournant et laissant le pauvre bleuet à ses basques humides, je me retrouvai face à un homme mur et musclé, mais qui affichait une marque certaine de nonchalance. Je le fixai, attendant qu’il développe ce qu’il avait à dire. Après tout, personne n’interrompt quelqu’un sans avoir quelque chose de précis en tête.
    » Agent Hamasaki, de la sécurité publique. Je fais partie du contingent en charge du dossier de votre… élève. Suivez-moi.
Je le suivis donc, non sans hausser les sourcils au passage.
    » Et vous croyez qu’un « suivez-moi » va suffire ? Je peux savoir pourquoi vous embarquez des élèves de bon matin à deux pas de leur lycée sans m’en informer ?
    » On avait un mandat, Madame Tenryû. Et ne croyez pas que votre réputation ou votre place vous permet de passer outre les règles de l’instruction judiciaire. Nous ne sommes pas en droit de vous transmettre la moindre information concernant l’affaire. Vous n’êtes ni de la famille de Mademoiselle Yokoyama, ni sa tutrice, ni même sa représentante judiciaire. Je vous fais déjà une fleur en faisant ce que je vais faire ; tout comme on l’a fait pour votre collègue arrivé il y a plusieurs dizaines de minutes maintenant.
    » Mon collègue ?
Après un dédale de couloirs impressionnant, il me fit patienter dans une salle d’attente, assez sinistre mais relativement confortable. Il y avait même des magasines.
    » Attendez ici. Je vais voir mes supérieurs pour les prévenir de votre arrivée. Ils décideront eux-mêmes.

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