Où es-tu, héroïne? [Solo]
header

Partagez|

Où es-tu, héroïne? [Solo]

Peregrine Storm
Héros professionnel - Enseignant de Yuei
avatar
Surnom : Storm Eagle
Profession : Professeur d'Intervention en criminalité
Rang : S
Yens : 465
Alignement : Rebelle
Où es-tu, héroïne? [Solo] || Jeu 7 Juin - 17:07




Penthouse de Peregrine


Cela faisait déjà quelques mois que c'était arrivé, et même si je me répétais sans cesse que j'avais enfin tournée la page, il restait dans ma conscience des cicatrices incurables de cet épisode d'incertitude extrême, de souffrance silencieuse. Entre le moment où j'avais décidée de quitter l'agence pour mettre fin à mes jours en parfait anonyma et aujourd'hui, j'avais déjà l'impression qu'une vie entière s'était écoulée…mais aussi que j'étais aux prises avec quelques démons de cette autre vie. Les pires, je les avaient combattus, je les avaient domptés, mais il restait les plus insidieux, les plus viles. Ceux qui me faisaient me sentir bien, mais qui en fait continuaient de me détruire petit à petit. Eux…j'étais incapable de les vaincres…pour le.moment du moins. Alors j’avais apprise à vivre avec.

Tout en haut du bâtiment sur lequel siégeait mon penthouse, je m'étais réfugiée dans cette salle devenue presque inutile depuis ma démission. Sur les murs, les affiches et articles de journaux me mettant en vedettes y étaient encore affichées, comme pour me rappeler ma vie passée, ce que j'étais à mon heure de gloire. Cette époque vraiment pas si lointaine me manquait, mais j'avais l'impression de traîner quelque chose de trop lourd pour m'acquitter de cette tâche plus longtemps. Je savais que, tôt ou tard, mes démons intérieurs me mèneraient soit à ma perte ou à celle de mes collègues. Si j'étais prête à accepter le premier scénario, je ne pourrais jamais mourir en paix avec le deuxième.

M'assoyant sur la chaise berçante au fond de la pièce, je soulevai mes jambes afin de déposer mes talons sur la table basse tout juste en face de moi et au moment où mes talons cognaient sa surface plane, le son si singulier de mon briquet Zippo résonna. Mon pouce appuya sur la roulette, faisant sauter quelques étincelles du silex, puis la petite flamme commença à danser à son embout. J'adorais l'odeur d'essence que ce genre de briquet dégageait. Une odeur enivrante, presque hypnotisante. Puis je sortis un petit tube blanc de ma poche, dont les embouts étaient tordus. Je le regardai un instant avant de passer mes lèvres sur un embout, histoire de l'humidifier un brin, puis je le fit pivoter entre mes doigts pour enfin mettre l'autre bout dans ma bouche. Là, la chaleur si réconfortante de mon zippo approcha mon visage…allumant le joint que je venait de prendre…et je tirai un bon coup. Il n'y avait rien de meilleur au monde que ce feeling…enfin…presque rien. Cette sensation que me procurait ce tourbillon de fumée au fond de ma gorge avant que je ne le souffle dans l'air, mais surtout l'effet qu'elle m'apportait quelques minutes après. Mes muscles se détendirent, mes paupières se fermèrent pendant quelques minutes, puis tout le stresse de cette folle journée s'effaça. Il n'y avait que moi…et ma musique.
Ouais…j'avais oubliée d’allumer mon tourne-disque et y mettre un vynile..
Bordel…

Resserant mes mains sur les bras de mon siège berçant, je me donnai un petit élan pour me relever, puis je dirigeai mes pas vers le meuble de l'autre côté de la pièce. Si le dessus était vitré et fait sur la hauteur, le compartiment du dessous lui consistait en une armoire que je pouvais ouvrir en glissant le panneau vers la droite. Lorsque ce fut fait, je cherchai un disque en particulier qui, je le savais, allait bien convenir à cette soirée de solitude.


-Peregrine
Hm…celui là. Ça fait longtemps.

Pinçant la pochette entre mon pouce et mon index, je me dirigeai vers un meuble à tiroir sur lequel était déposé mon électrophone. Sortant le vynile de son enveloppe, le déposant à travers l'aiguille centrale de l'engin puis rabaissant le bras sur sa surface circulaire, je retournai ensuite m'asseoir en prenant une seconde respiration dans mon joint. Là, aux premières notes de ce band légendaire, je me laissai emporté vers mes pensées les plus profondes. Des pensées noires, tristes…qui me serraient le cœur et automatiquement.




Automatiquement, j'avais tournée la tête vers l'endroit d'où j'arrivais et je fixais cette partie vitrée de mon meuble et les souvenirs refaisaient surface. Si là, cette vitrine Ne contenait plus rien, elle avait été pendant quelques années le lit de mon uniforme et de mon équipement d'héroïne. Mais…depuis ma dernière bataille où il fut entièrement détruit, je n'avais jamais prise la peine de le réparer, ou plutôt, de le recréer. Comme si finalement le mal avait en partie triomphé de moi, de l'héroïne que j'étais et, par le mal, j'entendais celui qui sommeillait en moi et non ces pourritures de vilains envers qui je n'accordais vraiment aucun sentiment. Surtout pas le regret ou encore la tristesse.


-Peregrine
S'que ça me manque…quand même…

Puis, je refermai les yeux, me laissant me balancer dans cette chaise vieille de plus de cent ans, mais probablement encore plus confortable que n'importe quelle autre fabriquée récemment. Peut-être était-ce simplement à cause de la nostalgie, puisqu'elle avait appartenue à ma mère et la sienne avant elle, mais j'y étais bien. Le petit craquement qu'elle faisait à chaque fois que j'arrivais au bout de ma course vers l'arrière, je l'aimais aussi. Si quelques personnes m'avaient déjà proposée de la réparer pour qu'elle cesse ce son « énervant » selon eux, je leur avais toujours répondu au négatif. Ma chaise ne serait plus ma chaise sans ce petit défaut auquel je m'étais accoutumé. J'avais appris non pas à l'apprécier, mais bien à l'aimer comme ça, comme je l'ai déjà mentionné.

Puis finalement…me vint une révélation. Les yeux toujours fermés et entre deux bouffées de marijuana, je me suis mise à m'imaginer de quoi aurait l'air une prof comme moi sans son équipement d'héroïne. Storm Eagle avait toujours été reconnue pour ses immenses gants de combats…quelle serait la réaction des élèves si je leurs disaient que je n'avais plus mon costume? Que feraient-ils s'ils apprenaient, qu'en fait…même les héros baissaient parfois les bras? Quel genre d'image cela allait projeter?

Peut-être était-il temps de le reconstruire après tout?




________________


'''-*Peregrine Theme*-'''.....'''-*Storm Eagle Theme*-'''
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» présentation Bob Solo [Validée]
» Chasse de chasseur de renards (C, solo)
» Rompre la solitude (Solo acquisition Kuchiyose)
» Arrivé a Jadielle...Mouillé...(Solo) [TERMINÉ]
» La bourse ou la vie (Solo Rang B)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dawn of Heroes :: Tokyo :: Centre-Ville-
Sauter vers: