Baston sale || Ft. Jenny
header

Partagez|

Baston sale || Ft. Jenny

Nakamura Keita
Membre du Syndicat
avatar
Surnom : Vulcain
Profession : Mercenaire - Lieutenant du Syndicat
Rang : S
Yens : 1685
Renommée : 294
Alignement : Destructeur
Baston sale || Ft. Jenny || Jeu 21 Juin - 13:43

Baston sale


- Faites les taire putain ! J’ai mal au crâne là !

Les femmes du laboratoire que j’avais investi avec quelques larbins s’étaient mises à hurler d’terreur et il y avait d’quoi. Ma simple gueule faisait peur et pas qu’un peu. Rajoutez à ça une renommée terrible et un alter destructeur et vous obteniez un cocktail volcanique ! L’équation était tout simple à bien y réfléchir. Mais l’truc, c’est que j’avais une migraine d’puis c’matin et m’lever d’mon lit à cause d’cette mission venue d’nulle part m’avait plutôt troué l’cul. Si j’étais ravi d’foutre l’bordel d’habitude, y’avait bien des jours où j’dirais pas non à un p’tit repos tranquille. Mais l’syndicat était c’qu’il était et ses ordres étaient absolus. Surtout quand ça venait d’un gérant. Un gérant que j’connaissais que d’loin d’ailleurs. C’bâtard s’était pas gêné pour m’envoyer un message que j’avais eu la malchance d’consulter alors que j’étais tranquillement posé dans mon lit en train d’mater les conneries qui passaient à la télé sur les exploits de héros. Ça causait d’ailleurs d’une certaine Pélémachin qui montait en force et qui s’faisait un p’tit nom dans l’milieu. Moi tout c’que j’avais retenu, c’était qu’elle avait un minois plutôt pas mal, une tignasse d’punk, mais surtout, un putain d’cul qui m’donnerait envie d’lui faire connaitre les joies d’l’enculette. Mais bon, j’avais été déconcentré par l’message et j’avais été obligé d’me sortir les doigts du uc non sans maugréer.

J’l’avais zappé par la suite, sans savoir que l’destin allait nous lier.

Drôle d’vie… Ouais. Non. Chienne d’vie plutôt. Ça sonne mieux.

Du coup, j’avais débarqué avec une fourgonnette noire d’vant l’un des plus grands laboratoires d’notre beau pays en périphérie d’notre bonne vieille capitale. Y’avait bien des gardes postés devant l’édifice et tout, mais quelques projectiles d’laves et on en parlât plus. Quelques types avaient réussi à esquiver, mais derrière, mes larbins avaient enchainé avec des armes à feu histoire d’les plomber bien comme il faut. Du gruyère. D’l’art moi j’dis. Dépend d’comment on voit les choses, haha ! Mais l’réflexe des imbéciles qui m’suivaient pour l’coup avait été beau, si bien qu’un gros sourire d’porc barra ma gueule déjà bien dégueulassée par l’trou que m’avait laissé une certaine Yu Belladone. Et rien qu’à penser à cette bonasse, j’eus un frisson et presque la trique. Une chienne parmi tant d’autres. Dont j’allais m’occuper un beau jour. Question d’patience comme on dit. L’reste, c’était classique : On avait débarqué à l’intérieur du coin avant qu’mes gars n’exécutent des tirs d’sommation pour interpeller tout l’monde, dès l’rez-de-chaussée. Bien évidemment, y’avait encore quelques gardes armés à l’intérieur, mais ils firent moins les malins quand ils virent ma gueule. J’étais pas du genre à déconner quand j’travaillais. Y’en a bien un qu’avait voulu s’jouer au héros (la bonne blague) mais l’odeur d’sa chair et d’son cerveau grillé par ma lave tempéra les ardeurs.

Et déclencha des cris hystériques. Surtout des femmes. D’où ma phrase d’tout à l’heure…

- FERMEZ VOS PUTAINS D'GUEULES ! VOUS VOULEZ Y PASSER VOUS AUSSI ?!

En quelques secondes seulement, l’silence fût. Quand l’volcan s’déchaine, la populasse s’la boucle.

- Bien… Bien… V’la qui est mieux. Si vous restez tranquilles, on pourra calm-

Sauf qu’une bâtarde derrière un comptoir avait appuyé un bouton qui sonna l’alarme. Forcément. D’quoi m’faire soupirer. Les héros n’allaient pas tarder. Mais vu que nous étions dans un labo loin du centre-ville, j’avais environ un quart d’heure d’vant moi. C’était plutôt court, mais on allait faire avec. L’échec n’était pas trop toléré, même si perso, j’m’en foutais un peu. En l’état actuel des choses, l’syndicat pouvait clairement pas s’passer d’moi. Ils étaient à la fois forts et faibles. Forts dans l’sens où ils avaient d’quoi bien inquiéter et titiller l’gouvernement et son système d’merde ; faibles parce qu’ils leur manquaient encore des individualités comme moi qui f’raient la différence sur l’terrain avec leurs alters. C’était simple. Pis, j’étais quand même un lieutenant qu’avait une certaine marge d’échec tolérable. Quoique là, ce serait quand même un peu la honte. L’but d’la mission était plus d’ramener un scientifique d’renom au syndicat, ou tout du moins quelques données d’son travail. Pour quelle raison ? J’savais pas trop. Mais j’avais ma p’tite idée sur l’sujet. C’était pas parce que j’étais une brutasse que j’avais rien dans l’cerveau. Bien au contraire. Du reste, j’pouvais même prétendre à un poste d’gérant. Sauf que faire l’bureaucrate, c’était pas trop mon trip et j’avais trop donné pendant ma scolarité à Yuei lorsque j’fus délégué. Sales souvenirs...

- Surveillez l’coin et si un héros débarque, faites-moi signe ! Vous suivez-moi !

Pour faire d’l’ordre dans mes pensées et pas tout dégommer avant l’heure, j’avais fait signe à deux d’mes subordonnés d’me suivre avant d’agripper violemment l’bras d’une meuf en blouse blanche près d’la scène. Une scientifique sans doute. Cette dernière essaya d’faire bonne figure, mais il avait suffi que j’recouvre mon visage d’lave pour qu’elle s’mettre à faire sur elle. Pas littéralement, on s’entend, ça aurait été crade quand même. Mais elle flippait sa race et pas qu’un peu d’ailleurs. Mes questions furent simples et directes : Est-ce que l’professeur Hakaze était là ? Et si oui, ou est-ce que s’trouvait son bureau ? Presque larmoyante, la meuf m’déballa tout pendant qu’on empruntait l’ascenseur. A l’avant dernier étage qu’elle répondit. Parfait. Du coup, c’est avec elle que nous montâmes jusqu’au bureau du fameux scientifique et prof que j’cherchais. Une minute plus tard, nous étions dans son bureau après que j’ai bien entendu défoncé la porte. Mais l’coin était vide. A croire qu’il avait senti l’coup venir lorsque nous avions foutu l’bordel plus bas. En même temps, fallait être con pour pas l’voir venir. S’il était pas encore l’directeur du coin, il en était néanmoins la star. Star dans l’sens où ses créations et ses recherches faisaient sensation. Mais bon. J’étais pas du tout là pour l’flatter. Et ce d’autant plus que mon oreillette grésilla vite fait :

- On aura bientôt de la visite, lieutenant !

En effet, des sirènes s’faisaient déjà entendre un peu plus loin.  Les poulets n’tarderaient pas. Les héros avec.

Fallait que j’retrouve c’chien et vite…

________________




Dernière édition par Nakamura Keita le Lun 24 Sep - 0:30, édité 1 fois
Peregrine Storm
Héros professionnel - Enseignant de Yuei
avatar
Surnom : Storm Eagle
Profession : Professeur d'Intervention en criminalité
Rang : S
Yens : 465
Alignement : Rebelle
Re: Baston sale || Ft. Jenny || Ven 29 Juin - 21:23



Les alarmes avaient retentis à l'agence Seigi, plongeant tout de suite la pièce dans laquelle je me trouvais dans une luminosité rougeâtre, alors que sur les écrans plats accrochées au fond du garage commençaient à afficher une alerte au crime. Chiffon à la main, taches d'huiles sur les mains, je me tournai afin de voir quelles informations allaient s'afficher sur la télévision. Un laboratoire avait été attaqué par un groupe de criminel et l'on demandait l'assistance immédiate d'un héro pouvant répondre à l'appel. Arquant un sourcil, pivotant sur moi-même afin de voir s'il y avait âme qui vive dans le bâtiment grâce aux caméra de sécurités qui affichaient leurs point de vu sur un autre moniteur, je vis rapidement que la plupart de mes congénères étaient déjà partis depuis un moment. D'ailleurs, c'était bien parce que j'avais décidé de faire briller ma bécane et de faire son changement d'huile que j'étais restée aussi tard à l'agence...profitant des outils de l'équipe d'ingénieurs qui avaient déjà terminés leur quart depuis quelques heures déjà. Heureusement, j'avais déjà terminé le changement d'huile...quelle plaie ça aurait été que d'appeler un taxi pour me rendre là-bas.

Jetant donc le chiffon par dessus mon épaule, me dirigeant vers une table plus loin où j'avais laissée mes clés, je refermai la main sur le trousseau avant de m'asseoir sur le siège de ma monture. Là, donnant un coup de pied sur le démarreur manuel, je fis hurler son moteur à deux reprises avant d'activer la porte grâce à une commande vocale incluse dans mon casque. Tournant la poignée de mon guidon, m'élançant sur la route la plus courte pour accéder au laboratoire en question, je laissai mon coursier de fer m'emmener là où les coordonnées du GPS devaient me guider en espérant arriver avant que les malfrats n'aient déjà quittés les lieux.


-Peregrine
Hm...moi qui pensait avoir une soirée bien tranquille.



_________________________________________


Arriver sur les lieux du crime n'avait pas été un problème, sachant que les routes à cette heure là étaient plutôt vides, mais une fois arrivée sur place, je compris que la tache ne serait pas facile à l'intérieur de ce bâtiment. Les gardes, pour la plupart mort et bien étalés au sol près de l'entrée, avaient été pris d'assaut et n'avaient vraisemblablement pas trouvés une mort paisible. Leurs corps étaient troués, mais aucun sang ne s'en était échappé, comme si les plaies avaient été automatiquement cautérisée au moment de l'impacte. Me penchant au dessus de l'un d'eux, j'aperçus alors quelque chose de pas très régulier sur le ciment juste à côté. Quelque chose de "gluant" et noir en surface, mais qui dégageait une bonne chaleur. Quelque chose que j'avais déjà vu quand j'étais plus jeune, sur les archipels environnant ma région natale Australienne...du magma...

Serrant les dents, voyant à quel point ils avaient dû souffrir avant de mourir de leurs blessures brûlantes, mais surtout d'une hémorragie interne fatale, je retournai vers ma moto afin de la cacher dans des bosquets un peu plus loin. C'est d'ailleurs à ce moment que les sirènes des auto-patrouilles et des ambulances se firent entendre un peu plus loin, annonçant l'arrivée des secours. Il fallait donc que je me prépare rapidement, histoire de ne pas perdre une seconde de plus. Soulevant donc le banquette de mon véhicule afin d'y prendre le haut de mon armure, puis ouvrant les deux compartiments sur le côté afin d'en sortir mes gants et mes jambières, je m'empressai de mettre le tout avant d'aller parler avec le sergent des forces policières qui venait tout juste de sortir de son véhicule.



-Sergent
Storm Eagle! Je suis content de vous voir sur place déjà. D'après les informations que nous avons reçu, les criminels sont toujours à l'intérieur. Nous bouclerons donc le périmètre et surveillerons les issus de secours. Tenez, prenez cette oreillette...Si vous avez besoin de renfort, je vous envois deux ou trois gars.




-Storm Eagle
Ça va, j'ai un émetteur sans fil à l'intérieur de mon casque, je me connecte déjà sur votre fréquence radio. Merci pour le renfort...je vous fais signe si besoin est...mais je préfère ne pas risquer vos vies dans ce merdier. On a un utilisateur t'alter assez dangereux à l'intérieur. Il manipule le magma...les gardes en ont déjà eu un avant goût. Appelez plutôt à l'agence, qu'ils préparent une équipe de secouristes prêts à intervenir. Si je dois affronter ce vilain...il y aura des dommages collatéraux...obligés...

Puis, emboîtant le pas vers l'intérieur du bâtiment, je passai la porte principale en faisant claquer mes bottes en acier inoxydables sur le sol. La discrétion n'avait jamais été mon fort...et n'avais jamais été ma tasse de thé non plus d'ailleurs...ni la leur apparemment.

À peine avais-je entrée dans le bâtiment que l'un d'eux m'attendait déjà avec un fusil à pompe à une bonne dizaine de mètres plus loin. Stressé, il avait poussé une exclamation en me voyant apparaître dans le décors tout juste avant de tirer, me donnant le donnant de sauter et me mettre à couvert derrière le comptoir de la réception...puis un tir de Beretta se fit entendre, mettant rapidement fin aux jours du malfrat. À l'entrée, le sergent avait dégainé son pistolet et avait fait mouche, me libérant le chemin afin que je puisse accéder aux escaliers, ce à quoi je répondis d'un bref signe de tête.

Ignorant totalement mes recommandations, il avait décidé de me suivre...décidant donc lui-même de mettre sa vie sur le corde raide. Une qualité que j'appréciais bien chez ce genre d'individus, car leur instinct premier leurs dictaient de prendre les devants et de faire leur possible afin de sauver un maximum de vie possible...quitte à en payer le gros prix peut-être...




________________


'''-*Peregrine Theme*-'''.....'''-*Storm Eagle Theme*-'''
Nakamura Keita
Membre du Syndicat
avatar
Surnom : Vulcain
Profession : Mercenaire - Lieutenant du Syndicat
Rang : S
Yens : 1685
Renommée : 294
Alignement : Destructeur
Re: Baston sale || Ft. Jenny || Jeu 26 Juil - 5:32

Baston sale


- Lieutenant, on a un souci.

- Quoi encore ?!

- Lei s’est fait buter !

- Ah ?


Alors que mon oreillette grésillait encore sous la voix du larbin qui m’faisait l’état des lieux, j’cogitais doucement. C’était qui c’Lei d’jà ? L’seul chinois d’notre groupe là ?! Probable. C’prénom était pas typiquement japonais, même si si on cherchait bien, y’avait p’être des locaux qu’avaient c’prénom. Mais là n’était pas vraiment pas l’plus important, ayant mieux à faire que retenir les blazes des types qui m’servaient en plus d’pleurer leur mort. Et puis quoi encore ?! Soyons sérieux deux minutes ! S’il m’restait au moins un ou deux types pour rouler la fourgonnette encore dehors, l’reste m’importait peu. Les pertes des pions, c’était jamais déplorable. L’plus important, c’est que j’devais retrouver l’type qui m’filait entre les doigts d’puis. Mais l’temps jouait pas à mon avantage. Non seulement ça craignait dehors, mais l’coin était trop vaste pour que j’perdre l’temps dans une partie d’cache-cache qui f’rait rien d’autre que m’faire péter un câble. Parce que dans ces conditions, j’étais pas trop cap pour chercher longtemps un homme. J’prenais plaisir à traquer les meufs que j’voulais violer, mais les  mecs, c’était un autre délire. Délire auquel j’adhérais pas d’ailleurs, même si les voir m’fuir complètement terrifiés, c’était marrant dans un sens. M’enfin bref. Sur cette pensée, j’fis signe à ceux qui m’accompagnait d’fouiller certains bureaux d’l’étage pendant que j’m’occupais des autres. En se séparant momentanément, on avait plus d’chances d’réussir à l’choper comme un rat ! Il devait pas être bien loin en vrai. Mon p'tit doigt qui m'le disait… Et j'lui faisais confiance.

- Lieutenant ?

- Quoi encore bordel ?!

- A en juger par Shimazu, c’est une héroïne qui a débarqué…

- C’EST YU ?!

- Non lieutenant !

- Ben, butez là quoi ! Faites queq’chose, z’êtes nombreux bordel !

- Mais nous som-


J’ai pas écouté l’reste. J’l’ai pas fait. J’étais plutôt en train d’serrer ma mâchoire et pas que. La prise que j’avais sur le bras d’la p’tite scientifique s’était raffermie complètement, si bien que j’l’aurai brisé si elle avait pas commencé à chialer comme une gosse. C’est à c’moment-là que j’me repris et que j’consentis à desserrer ma prise sur elle sans pour autant la lâcher. Elle était une précieuse otage et les poulets comme les héros avaient tendance à réfléchir à deux fois avant d’attaquer quand un vilain tenait quelqu’un comme elle. L’choix était pas forcément fortuit. Pour la déception d’tout à l’heure, il faut dire qu’elle était normale. J’avais pas vu la belle Yu d’puis un bon moment maintenant, pour pas dire depuis l’jour où elle m’avait cramé la gueule comme jaja. Ça remontait à l’adolescence tout ça et m’planter devant elle la choquerait certainement et m’donnerait sans doute un p’tit ascendant qui m’permettrait d’la foutre au tapis et d’me barrer sans trop d’problème. M’enfin, ce s’rait pas pour aujourd’hui. Dommage. J’finis par hausser les épaules avant d’me pencher vers ma gentille p’tite scientifique : T’saurais pas où il s’trouverait par hasard ? T’dois bien avoir une idée non ? Là-dessus, ma chevelure et toute ma pilosité faciale s’embrasèrent doucement histoire d’mieux lui foutre la pression. La jeune hurla d’terreur mais une claque bien sentie sur l’une d’ses joues la fit taire instantanément avant qu’elle éclate en sanglots encore une fois. Mais alors que j’comptais enflammer une deuxième fois sa gueule, l’un d’mes petits larbins sortit d’un bureau avec l’prof.

Bingo !

- Professeur ! Ravi d’vous voir enfin ! Vous nous avez donné du fil à r’tordre vous savez ! On a pas idée d’se cacher d’un vilain qui peut tout faire péter à tout instant, voyons !

J’me mis à rire comme un gros con. L’autre larbin qu’avait rien trouvé revint vers nous en courant et j’poussai la gamine que j’avais attrapé dans ses bras avant d’m’avancer vers le scientifique que nous cherchions. Celui-ci n’avait effectivement pas pu aller bien loin et j’étais bien content d’voir qu’on avait pas trop galérer à le choper comme y faut. J’le récupérai alors violemment tout en passant une main sur son crâne chauve que j’pris plaisir à caresser comme s’il s’agissait d’un gamin. Le prof s’mit à trembler sur lui-même mais essayait lui aussi d’faire bonne figure comme la gamine que j’venais d’lâcher, au tout début. J’aurai pu lui foutre une tarte, mais j’me réservais d’trop l’brutaliser pour l’moment. L’idée était d’le renvoyer en un morceau, même si quelques p’tites blessures et points d’suture l’ruineraient pas complètement si jamais. L’idée m’fit sourire alors que l’type prit courageusement la parole : Que me voulez-vous ?! J-Je ne vous ai jamais rien fait que je sache ! Sa voix était tremblotante. L’professeur craignait pour sa vie au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient. Sa question m’arracha un sourire. Il était mignon. Mignon et presque naïf, mais qui n’le serait pas dans ces conditions ? Une interrogation interne à la suite d’laquelle j’répondis : J’aurai bien aimé vous répondre, mais j’sais pas. Mon boulot est seulement d’vous escorter ! Après quoi, j’le trainai à ma suite en faisant signe aux autres d’venir. Maintenant qu’on avait eu c’qu’on voulait, on pouvait sonner la retraite. Mais par pure précaution, j’optai intelligemment pour les escaliers…

La progression était moins prévisible que celle d’un ascenseur qu’on pouvait voir venir d’puis les étages inférieurs…

Pendant ce temps, plus bas, c’était l’reste d’toute mon équipe qu’avait surgi d’nulle part devant l’héroïne et l’agent de police, armes à feu en mains et prêts à les cribler d’balles…

La punk allait devoir être réactive et s’employer plus que jamais pour pouvoir s’débarrasser d’eux...

________________


Jenny Wyngard
Héros professionnel
avatar
Surnom : Chasseresse
Profession : Héroïne professionnelle, Propriétaire de l’institut Wyngard (SPA de luxe)
Rang : A
Yens : 425
Renommée : 180
Alignement : Dévouée
Re: Baston sale || Ft. Jenny || Lun 24 Sep - 0:18




- Ca va mieux comme ça, madame ?
- Mhuuum, oui c'est parfait ! Ne changez rien.

L'avantage lorsqu'on est propriétaire d'un institut de SPA luxueux c'est qu'on peut bénéficier de tous les services haut de gamme gratuitement. Avantage dont je n'hésite jamais à profiter plusieurs fois par semaine, du moment que les bénéfices rentrent à partir d'un quota précis. Après tout, comme dans le cas de beaucoup d'entrepreneurs, mes bénéfices n'étaient jamais fixes. Ils variaient en fonction des périodes estivales, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Or, ça tombe bien, la période est bonne. Pour ne pas dire très bonne, d'où la raison pour laquelle je suis en train de savourer une grosse séance massage, suivit d'un soin du visage pour ensuite se terminer par bon bain de boue bien onctueux et relaxant !


Combattre le crime peut s'avérer épuisant, tant physiquement que moralement, selon le type d'intervention pour laquelle mon agence m'envoie. La dernière en date remonte tout juste de la semaine dernière, concernant l'arrestation d'un super-vilain dénommé "le bulldozer" dont l'alter faisait de lui un homme-fourmie pourvu d'une force et d'une résistance monstrueuses. Super-vilain qui était payé par Docteur Tekna plus tard, apprit lui avoir fait manger le bitume lors d'un combat d'une extrême violence ayant causé des dommages collatéraux assez moches. Naturellement, il n'a rien voulu cracher concernant l'emplacement de son employeur que je rêve tant de voir cette sale garce croupir en prison pour le restant de ses jours. Ça n'aurait pas été drôle sinon, hein ! Bon aller, calmes-toi ma grande, oublie cette pimbêche hypocondriaque et laisses-toi bercer par cette sensation enivrante et d'extase que te procure la douce musique lounge x par les enceintes intégrées aux murs et les massages de ton dos aussi nu que le reste de ton corps, avec une serviette comme seule tissue cachant ton bassin...   

Drrrrrrr !!! Drrrrrrr !!!

Ugh... qu'est-ce donc encore. Je saisis mon téléphone en mode vibreur sur le support de mon lit de massage et décroche. Évidemment, je reconnais la voix entre mille la secrétaire de l'agence Seigie qui m'informe qu'un groupe de super-vilain a pris d'assaut un laboratoire pour kidnapper des scientifiques. Tout de suite, je fronce les sourcils en prenant un air très sérieux, alors que ma main libre se resserre en une poigne frustrée et très forte témoignant d'une montée de haine spontanée. Voilà un crime qui correspond parfaitement au mode opératoire de ma Némésis. Cela peut tout aussi bien être elle que des sbires qu'elle paye, ou tout simplement un groupe de criminelles à part, mais dès qu'il s'agit d'attaque de laboratoire je suis toujours en première ligne pour intervenir dans ce genre d'intervention. J'ai une putain d'obstination de malade mental à vouloir choper cette salope à lunettes ! Oui je suis vulgaire, mais c'est très difficile pour moi de ne pas l'être dès que quelque chose concerne de prés ou de loin ma pire ennemie. Si j'avais été une vigilante, je n'aurais pas hésité à la désosser, l'écorché vif, la dissoudre lentement à coup d'acide gastrique ultra corrosive par mon canon organique. Voir tout en même temps !

Pour le coup j'ai vite zappé les détails sans importance de la secrétaire, lui disant simplement que je m'occupe de ce groupe sur-le-champ, pour aussitôt raccrocher d'un geste sec. Immédiatement, je me lève de mon lit de massage sur le côté, interrompant l'action de mon employée me voyant de dos et révélant ma plastie assez généreuse dans ma tenue d'Ève. Je ramasse ma serviette tombée par terre en me penchant, puis faisant volte-face vers ma masseuse avec un air bienveillant cachant une haine profonde.

- J'ai une affaire importante à réglé qui ne peut pas attendre. Nous reprendront une autre fois. Ton travail sera quand même payé.
- Trés bien madame.

___________________________________

C'est donc à bord d'une voiture de fonction que j'arrive en face du laboratoire de recherche. Oui, j'ai deux voitures en possession : une pour mes missions héroïques et une autre pour ma vie civile. Naturellement, j'ai pris la première. Il y a également l'option aérienne, mais je serais arrivé bien plus tard, donc bon...
Ça me rappelle que la secrétaire de Seigi m'avait informé qu'une héroïne était elle aussi en chemin pour s'occuper du groupe criminel. Tant mieux, un peu d'aide ne serait pas de refus. Chose est sûre, les policiers sont déjà sur place, encerclant le laboratoire d'un joli cordon humain aligné en arc de cercle. Autrement dit, je débarque en plein milieu de la fête, pour ainsi dire.

Une fois sorti de mon véhicule, l'un des agents de l'ordre se rapproche de moi pour m'informer de la situation. En gros, l'héroïne dont on m'avait parlé est déjà arrivée avant moi et s'est faufilé dans le laboratoire au côté d'un collègue du policier. Je tapote son épaule amicalement en le remerciant pour ces informations ainsi que pour l'oreillette qu'il m'a prêté que je place dans mon oreille droite afin de rester en contact avec les flics. Je fais quelques pas vers l'entrée principale du laboratoire dont l'intérieur est gardé par un peloton de loubards armés jusqu'aux dents. Puis je m'arrête devant le cordon de police et lève les yeux vers le deuxième étage du laboratoire avec un air sérieux et déterminé. Apparemment, l'agent prétend avoir entendu des bruits venant de cette partie du bâtiment.

respirant un bon coup, je me fais pousser des excroissances musculaires (façon muscular) recouvrant tout mon corps et s'y intégrant comme si c'était des extensions de ce dernier.  Je fléchis mes jambes et dans une puissante impulsion musculaire je réalise un bon magistral d'une bonne dizaine de mètres de haut en direction du mur du deuxième étage, qui ne manque pas d'impressionner énormément beaucoup de policier. Profitant de l'élan offert par mon bond, j'assène un coup de poing herculéen qui  fait voler en éclat une grosse partie du mur avec perte et fracas, m'engouffrant ainsi dans une vaste pièce où se trouvent des scientifiques pris en otage par ce qui semble être le chef du groupe criminel qui a pris d'assaut le laboratoire. Chef que je fixe d'un air à mi-chemin entre les badass et le moqueur.

yippee ki yay motherfucker !


N'empêche que le chef des terroristes en face de moi ne m'est pas inconnu. Je me rappelle d'avoir vu sa tête une fois à la télé, bien qu'avec une tronche comme la sienne ne s'oublie pas facilement. Apparemment, ce doit être lui qui est à l'origine du magma que j'ai aperçu à l'extérieur. Un alter du magma ? C'est fort probable, ce qui ne présage rien de bon. J'aurais donc affaire à un super-vilain bien plus dangereux qu'il n'y paraît.

- Alors voila ce qui va ce passer mon grand. Tu vas relacher gentilment les otages, me dire si Cette garce de Docteur Tekna qui te paye pour capturer ces scientifiques, puis te rendre bien sagement à la police. Je fait craquer les articulations de mes mains. Ou alors je vais être contrainte à devoir te botter le cul, bien comme il faut. Et autant te dire tout de suite que tu ne vas pas aimer cette partie. Je te laisse le choix....

Ô je ne me fais pas d'illusion. Je doute très fort qu'il accepte de se rendre comme ça. En tout cas, pas avant de s'être battu comme un diable. Mais le plus important reste les scientifiques que je dois mettre à l'abri, d'une façon ou d'une autre.


.

________________


La seule constante dans l'univers est le changement.


Costume héroïque
Spoiler:
 

Fight Theme
Spoiler:
 


Nakamura Keita
Membre du Syndicat
avatar
Surnom : Vulcain
Profession : Mercenaire - Lieutenant du Syndicat
Rang : S
Yens : 1685
Renommée : 294
Alignement : Destructeur
Re: Baston sale || Ft. Jenny || Dim 21 Oct - 14:00

Baston sale


- M’botter l’cul ? T'es sérieuse là ?

C’est d’un air ahuri que j’matai la nouvelle venue. Ouais parce que j’arrivais pas trop à capter comment elle pouvait penser une seule seconde qu’une crevette comme elle allait m’inquiéter d’une quelconque manière. C’était à peu d’choses près comme sa collègue la punk que j’avais réussi à mettre K.O en deux temps trois mouvements dans les escaliers tout à l’heure. Avant d’me dire qu’une prise d’otages s’rait préférable à une retraite effectuée à la va-vite. Y’avait pas que l’endroit qui d’vait être encerclé. L’périmètre d’vait l’être carrément et comme j’l’avais senti, d’autres héros en rab devaient être dans l’coin. Ça a pas manqué avec l’arrivée d’cette folle qui pensait qu’on était dans un manga ou une série policière d’merde. J’me mis à rigoler devant sa connerie. L’plafond qu’elle avait crevé aurait pu engendrer des victimes du côté des victimes si elles étaient placées au lieu d’impact. Ouais, cette folle furieuse devait être une p’tite conne qui savait pas trop user d’ses méninges. Par contre, s’il y a une chose que j’devais reconnaitre, c’est qu’elle était bien foutue. Mes yeux d’gros porc m’trompaient pas. Vu que ses excroissances n’étaient pas très grossières et moulaient ses formes comme il faut, j’pouvais deviner qu’elle était bien sous toutes ses coutures et pas qu’un peu. L’genre qui m’ferait presque bander instantanément. Sauf que voilà, la situation était pas trop propice aux idées salaces et perverses, même si voilà quoi…

- C’plutôt moi qui vais t’flanquer une fessée s’tu fais pas gaffe t’sais. Les vilaines p’tites péteuses d’ton genre méritent parfois correction, bwéhéhéhéhé !

Et comme un beau diable, j’me mis à ricaner. Ma gueule déjà très laide était déformée à souhait par ce petit rire guttural que j’me plaisais à émettre. Il était malsain et mettait les otages derrière-moi mal à l’aise. Certains tremblaient dans leurs coins. D’autres pleuraient carrément. Soit en silence, soit grossièrement. J’aurai pu leur dire d’fermer leurs gueules, mais j’me plaisais à entendre leurs lamentations. Y’avait rien d’plus jouissif que d’inspirer la peur. C’était l’but. Les quelques hommes armées que j’avais en ma compagnie n’étaient pas en reste. Ils étaient disposés d’sorte à encercler le lot d’otages que nous avions et braquaient leurs armes vers eux. Au moindre faux pas, c’était la mort, hormis pour ce satané professeur Hakaze que j’devais ramener au bercail. Si l’gars venait à être sauvé ou même à mourir carrément, c’est toute la mission qui tomberait à l’eau. Bien évidemment, les échecs étaient tolérés pour les cadres du syndicat comme moi, mais ça porterait un coup à mon égo et j’le supporterais pas. Clairement pas. Du coup, y’a pas moyen que j’accède à tes demandes. Oh sauf pour ta question. Comme t’as une belle gueule, j’peux y répondre. C’est Tekna, ouais En vérité, j’savais pas trop qui était cette Tekna dont la rousse parlait, mais j’étais prêt à parier que l’information pourrait éventuellement la faire sortir d’ses gonds. Mais bien avant qu’elle pète un cable, j’me retournai pour choper un vieux scientifique au hasard avant d’le foutre devant moi.

- J’ai bien envie d’te demander c’que tu vas faire, mais en fait, tu vas rien foutre. Et v’là pourquoi…

Sans attendre une seule seconde d’plus, ma main chauffa très rapidement et s’posa sur l’un des avant-bras du gars que j’tenais. L’pauvre vioque s’mit alors à hurler comme un fou. Son cri pouvait vriller les tympans d’n’importe qui ici, sauf les miennes. Encore une fois, j’prenais plaisir à faire souffrir un individu lambda qui n’avait rien demandé. Là au mauvais endroit, au mauvais moment. Il avait qu’à s’en prendre à son karma ou à la vie en elle-même. L’action dura une bonne vingtaine d’secondes avant que j’mette fin au supplice du vieillard qui avait l’avant-bras droit brulé au deuxième voire même au troisième degré. Avec moi, ça partait très vite. J’gardai néanmoins ma victime toute en sueurs contre moi. Si mon bras gauche ceinturait son cou d’sorte à c’qu’il n’puisse pas s’échapper, mon bras droit s’leva vers la gamine qui s’la jouait un peu trop. Vu son caractère chaud bouillant, j’étais prêt à parier qu’elle était de Seigi. C’était l’évidence même. Son alter n’ressemblait pas à celui d’un héros sauveteur et son arrivée n’avait rien de discret pour qu’elle fasse penser à une membre de Tsukeru. J’mimai une arme à feu avec ma main levée vers elle avant qu’une balle de magma n’fuse vers elle pour aller perforer l’mur derrière elle. J’l’avais manqué exprès pour n’pas dire qu’elle aurait pu facilement l’esquiver aussi. Un projectile comme ça, ça s’évite facilement. Mais sa curiosité pouvait la pousser à regarder les dégâts qu’une telle attaque pouvait engendrer…

- J’t’aurais bien proposé que tu te dessapes pour que j’tire ma crampe, mais v’la c’qu’on va faire. Tu descends du trou que t’as occasionné taleur et tu demandes aux keufs d’se disperser tranquillement pour que j’puisse passer avec l’professeur Hakaze. Si tu l’fais pas, t’auras pas mal d’morts sur la conscience parce que buter des gens pour l’plaisir d’le faire, c’est mon dada. Donc, si t’es pas trop conne, essaye pas d’me la faire à l’envers ou d’m’attaquer parce qu’en plus d’avoir les moyens d’riposter, j’vais faire un carnage dans l’coin. Suffit que j’fasse exploser du magma dans tous les sens pour que tout l’immeuble s’effondre, t’vois l’genre ? T’as trente secondes pour cogiter et m’donner ta réponse. Passé c’délai, qui sait c’qui pourrait arriver…

Que j’avais dit avec un sourire dégueulasse tout en mettant bien en évidence devant moi l’vioque que j’avais brulé.

Au cas où elle voudrait m’foncer dessus comme une idiote…

________________


Contenu sponsorisé
Re: Baston sale || Ft. Jenny ||

Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» La Suisse 'coffre-fort' pour argent sale, un cliché dépassé
» Règle #1 - Ne jamais trahir son partenaire [JENNY]
» LES REçITS DE BASTON EN ARDENNES ..........
» Une baston... Quoi de mieux pour se détendre... et pour boire du Tzinpaf ? (PV Jenna, Laara, Saeko, Clio et Keylo)
» Quéte. baston d'ivrogne Rang D, Gosa Town

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dawn of Heroes :: Autres lieux :: Autres :: Flashbacks-
Sauter vers:
spider