Drunken Kombat, Psycho-bastards !
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Drunken Kombat, Psycho-bastards !

Nakamura Malaki
Héros professionnel
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Surnom : HeavyCop
Profession : Policier
Rang : A
Yens : 200
Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Sam 23 Juin - 18:38


Drunken Kombat, Psycho-Bastards !


Spoiler:
 




Les soirées sur Tokyo sont les plus agitées et les plus belles. Dans un décor post-moderne, où la ville rivalise de méthodes et de technologies pour briller comme en plein jour, les habitants se plaisent à donner vie à un paysage urbain féérique, où lumières et ombres dansent au gré des fêtes, des ballons et des étoiles. Les grandes rues sont envahies par la clameur des passants, par le bourdonnement de leurs discussions, par les explosions inoffensives des pétards pendant que tambours et applaudissements rythment une soirée bien avancée. Dans cette ambiance de fête quotidienne à la tombée de la nuit, personne n’est indifférent, ou ne cherche pas à ruiner l’ambiance.

Pourtant, il faut parfois que la nature humaine reprenne ses droits et s’impose dans cette animation feutrée et bien régulée. Aussi, des choses légères et coquines viennent parfois troubler cette paix infernale. Des activités dans l’ombre qui menacent la tranquillité des rues, ou encore l’alcool coulant à flots et faisant fi des intérêts de la communauté pour le seul plaisir imbibé et soifard de la minorité. D’ordinaire, ces petits grabuges ne méritent que le mépris, la mise à distance, et dans les cas les plus exubérants, l’intervention des autorités locales, qui calment la situation, voire portent les idiots en cellule de dégrisement. Un contretemps certes malheureux, mais qui ne peut pas ruiner la bonne ambiance.

Pourtant, lorsqu’il s’agit de détenteurs d’Alters, qui sont capables de perdre toute limite sus l’emprise d’un produit ou autre substance à consommer pourtant avec modération, les critères changent. Et l’intervention doit souvent prendre en compte d’autres paramètres.

Ayant abandonné l’idée de rejoindre le lieu de la bataille en voiture en raison d’un surpeuplement des rues à cette heure tardive, l’agent Nakamura s’empare plutôt d’un vélo des forces de l’ordre et part comme une flèche vers le Tokyo Center. Apparemment, deux crétins sont incapables de contrôler leurs sautes d’humeur et ont entamé des échanges violents, nuisant à la tranquillité du centre commercial et à celle de ceux le fréquentant en ce début de soirée. Slalomer entre les badauds n’est pas chose facile, mais l’expérience du policier à foncer dans les rues lui permet d’être sur place rapidement. Gravissant les escaliers comme s’il était équipé d’un jet-pack, Malaki se retrouve ainsi rapidement face à la scène. Sur une place ouverte, deux hommes se distribuent des coups allant des poings à l’usage de techniques dangereuses pour les environs. L’un balançant des frappes explosives se trouve confronté à Acide-Man. En fin de compte, la chance veut que, craignant tous les deux d’avoir trop mal, ils limitent leurs coups … .

Mais les lieux ont déjà subis des dégâts. Et les passants, bien qu’effrayés, ne sont pas très loin. Il faut agir au plus vite !
Un agent de sécurité du complexe apparaît non loin de l’agent Nakamura.

« Monsieur ?! »
« Contactez les forces de l’ordre alentours, afin qu’on évacue les civils ! On crée un périmètre de sécurité de 150mètres ! On va essayer de les neutraliser sans avoir à être trop violent, mais au cas où contactez la brigade anti-émeute ! »


Sur ces ordres, l’homme enjambe la rambarde et tombe sur un étage, afin de rejoindre plus rapidement les lieux du conflit. S’approchant prudemment, il porte une main sur les hanches par précaution. Il n’a pas d’armes, mais il sait comment réagir en cas de besoin … .

« Et trouvez nous un héro dans les parages si possible ! Son aide ne sera pas inutile ! »

Il est temps de gérer les deux crétins, maintenant … .

« Ok, les gars ! On reste calme et on cesse les hostilités inutiles ! Selon l’article 43-5 B, je vous place en détention pour usage d’un Alter dans un lieu public sans raison valable et sans licence ! Si vous continuez sur la bêtise, on vous arrêtera de force ! »

Ce n’est pas nécessairement la meilleure façon de procéder … . Mais c’est pourtant la procédure standard quand on est policier. Maintenant, il faut surtout espérer que ces deux abrutis ne « s’unissent pas dans l’alcool contre l’oppression au nom des libertés fondamentales de faire ce qu’on veut et encore plus grâce à un verre de trop » … .
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Hisagomaru Hanataro
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Surnom : Turbo Justice
Profession : Élève 3S - Filière Héroïque
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Alignement : Dévoué
Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Lun 25 Juin - 23:38

Tokyo était une belle ville, assurément. Découpée en quartiers, dont certains très célèbres grâce à la culture populaire – merci Celty et XYZ -, l'on pouvait concrètement trouver de tout. Il y avait des spécificités par endroit, certes, mais globalement, l'on avait jamais très loin à aller pour se divertir. Du petit restaurant au karaoké, en passant par le cinéma, la salle d'arcade, la piscine et le parc, était bien difficile celui qui ne trouvait pas son bonheur au milieu de cette diversité abondante. Et heureusement d'ailleurs. Car en plus d'être la capital du fier pays du Japon, Tokyo était à l'image des autres villes : surpeuplée. Forcément, lorsque l'on vivait sur une grosse île dont seulement vingt pourcent étaient habitables, et qu'il fallait encore déduire les territoires sujets aux séismes et aux tsunami – ne parlons même pas des centrales nucléaires -, la population faisait de son mieux pour s'établir.

Et quitte à s'installer quelque part, pourquoi ne pas choisir Tokyo, tant qu'à faire ? Il y fait bon vivre, et la ville a l'air en paix. Ce serait cependant un tort de penser que c'est un fait dû à l’avènement des héros. Et même un tort de penser que c'est un fait avéré tout court. Certes, depuis l'apparition des Quirk – et surtout, leur régularisation par l’État -, l'ordre et loi ont pu être poussé à un tout nouveau niveau d'efficacité, mais hélas, l'on peut en dire autant de la criminalité.

Évoluant avec leur temps, et surtout, leurs capacités, les criminels ont changé leur manière de faire les choses. Il n'y a pas beaucoup plus de délits '' au grand jour '' en réalité, rien de plus que l’œuvre de petites frappes, genre vols de sac à main et autres cambriolages. Le gros de la criminalité se prépare sous la surface, et n'en sort que très rarement. Même les plus gros éclats du banditisme, souvent, ce n'est qu'une fois commit et les conséquences réellement senti que la menace est réalisée.

Face à ces ombres menaçantes sur le tableau de la paix, Hanataro avait un avis bien tranché sur la question : Bonnie Tyler n'avait pas seulement besoin d'un héros.

Et dans l'optique que le monde comprenne un jour comme lui la nécessité de permettre aux forces de l'ordre de passer une licence autorisant l'usage de leur Quirk durant l'exercice de leurs fonctions, l'ami des policiers Turbo Justice œuvrait à imprimer cette idée dans l'esprit de chacun. Et pour se faire, aujourd'hui, il patrouillait – conformément à son contrat de formation par alternance Yuei/Seigi.

Les patrouilles, la plupart du temps, ce n'était pas tant pour tomber sur des scènes de crimes par hasard au coin de la rue que pour rendre service à son prochain. En effet, à moins d'être au bon endroit au bon moment, le fait que des individus costumés avec l'équipement et les capacités nécessaires pour faire appliquer la loi avait tendance à refroidir les ardeurs de la plupart. Les patrouilles, c'était donc surtout être quelque part en ville et espérer être au plus proche de quand il se passera quelque chose. Et justement, la radio de police dont disposait Hanataro grâce à ses bonnes relations lui crachota entre deux grésillements un message : il y avait un 10-10 au Tokyo Center.


« C'est parti ! »
lança-t-il en allumant son casque.

Sans perdre un instant, il se mit route au pas de course : l'immense complexe n'était qu'à trois rues de lui.

En ce début de soirée, les rues étaient plutôt bondées par la foule qui avait hâte de profiter de son vendredi, mais la sirène qui résonnait en plus de son gyrophare aidaient grandement à lui ouvrir la route : les deux premiers attiraient l'attention des passants tandis que la vue d'un héros en pleine course les incitaient ensuite à s'écarter. Hanataro était vif et agile, mais comme n'importe qui, il était plus rapide en ligne droite qu'à devoir slalomer entre les poussettes et les laisses de chiens.

Arrivé à l'entrée du centre, il coupa la sirène, et se repérant aux bruits de combats et aux éclats de voix – ainsi qu'en se faisant guider par une équipe de sécurité efficace et compétente, merci de reconnaître leur métier difficile à sa juste valeur -, il avala les galeries et dévala les escaliers jusqu'à surplomber la scène de crime. Les deux mains cramponnées à la rambarde, il analysa rapidement la situation.

° Incriminés : deux personnes, non armées
° Civils : nombreux, et trop proches de la scène.
° Équipes présentes : trois agents du magasin, un policier, aucun autre héros.
° Lieu : large espace central de magasin au second étage.
° Dégâts matériels : décorations, plantations, vitrines, piliers de soutien, sol.
° Dégâts humains : deux personnes incriminées (léger), aucun civil, aucun agent.
° Type de dégâts : aspersion d'acide, explosif, physique.


Spoiler:
 


Le constat était établit : Deux personnes, vraisemblablement ivres, ont commencé à se montrer violente physiquement l'une envers l'autre au milieu du Tokyo Center. L'alcool aidant, ils ont engagé leurs Quirk respectifs dans le différend - génération d'explosions pour le grand moustachu avec la salopette, et projection d'acides pour la perche que l'on jurerait sortit d'Avatar. Fidèle à la nature curieuse de l'être humain, les civils ont estimé le juste équilibre entre la distance nécessaire à leur sécurité et la proximité requise pour ne rien rater d'un bon spectacle. Et comme à chaque fois, ils ont mal estimé : ceux situés sur le même étage que lui ne se rendaient même pas compte que l'un des piliers de soutien du couloir surélevé était progressivement rongé par un acide bien corrosif. Il n'y avait pas encore de blessé grave, mais cela ne saurait tarder à ce rythme...

L'heure n'étant pas à la discrétion, Turbo Justice se présenta fièrement debout sur la rambarde de son niveau, les bras croisés, et son gyrophare hurlant quelques secondes pour s'assurer qu'il avait bien l'attention de tout le monde.


« Messieurs Mesdames, veuillez suivre les consignes qui vous ont été données, et évacuer l'étage immédiatement ! »
lança-t-il avec panache. « Tenez-vous à bonne distance, laissez la police faire son travail, et il n'y aura aucun blessé à déplorer ce soir ! »

La main droite posée sur la hanche, il pointa de la gauche un groupe de badauds situé sur le même étage que lui.


« J'ai beau être costaud, croyez-moi, je n'ai pas assez de force pour retenir votre plateau lorsqu'il va s'écrouler dans moins d'une minute ! »


L'avertissement fut lâché ainsi, décontracté et sans urgence. Après tout, pourquoi créer une situation de panique quand l'on pouvait laisser tranquillement aux concernés le temps d'évaluer la précarité de leur avenir et agir en conséquence ?

Le cadre ayant été posé, il restait à s'occuper du nœud du conflit en contrebas. D'un bond acrobatique, il se réceptionna juste à côté du policier déjà sur la scène, prêt l'épauler. Du moins, c'était le plan avant de reconnaître le policier en question.


« Agent Nakamura ? Wouha ! Si je m'attendais ! C'est un vrai honneur d'intervenir avec vous ! Vous êtes une légende dans le milieu ! »


Dans celui d'Hanataro en tout cas : Malaki était le premier flic disposant d'une licence pour son Quirk. Une véritable rêve, premier pas vers l'un des objectifs les plus ambitieux de sa carrière. Et une source de motivation inimaginable, car à ses yeux, un tel changement dans la législation, même si c'était dans le cadre d'un essai, n'avait été rendu possible que grâce à ses propres agissements progressistes.

L'évolution était en marche !


« Enfin, on taillera la bavette plus tard ! On a une affaire à régler avant. »


Il était temps de prouver à tous que ces hommes de loi étaient aussi des héros, capable d'autant sinon plus avec leur insigne que leurs homologues en costumes colorés. La preuve, Malaki avait déjà la situation bien en main, assurée selon le protocole en vigueur.


« Non mais attendez m'sieur l'agent. Tout va bien je vous jure ! »
plaida le moustachu en s'approchant des deux intervenants, les mains relevées. « Y'a méprise. »

Oui, assurément, il y avait méprise. Suffisamment en tout cas pour que le second homme à la peau couleur océan de carte postale décide de profiter de l'occasion pour prendre la fuite. Alors avec un gramme et demi dans chaque bras, il fallait faire attention quand on courait vite, surtout quand la course en question suivait la trajectoire d'un tire-bouchon. Des notions que le Na'vi ne semblait plus avoir.


« Cela vous dérange si je vous laisse le fuyard ? »
glissa dans un murmure Hanataro à l'attention de Malaki, une main sur le côté de la bouche pour lui faire par discrètement de cette confidence. « Je ne suis pas très doué pour la bagarre, et celui-là à l'être plus revêche que le moustachu. En plus, mon Quirk ne marche pas super bien sur les ivrognes. »

En état d'ébriété, et surtout chez les alcooliques chroniques, les gens avaient déjà tendance à voir beaucoup de choses étranges, quand les informations ne se perdaient pas carrément entre deux synapses rongés par l’éthylisme. Du coup, les affubler d'illusions supplémentaires, ce n'était pas génial.


« Je vous rattraperai quand j'aurai terminé ici, si vous n'avez pas fini avant moi. Fréquence 14 si vous voulez me joindre directement. »


Au cas où. L'on ne savait jamais.

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Nakamura Malaki
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Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Mar 3 Juil - 0:12


La foule qui se forme autour de l’arène improvisée n’arrange en rien les affaires de Malaki, qui constate que malgré ses ordres certains petits curieux sont prêts à prendre des risques – pour peu qu’ils aient conscience de leur existence – pour mieux filmer les évènements, et pouvoir poster tout ça sur les réseaux sociaux. Un nouveau fléau, où l’homme se considère comme le personnage immortel d’un jeu vidéo et où prendre des risques revient à recharger la partie un peu plus tôt pour éviter le pire. Une véritable métamorphose pour une société soi-disant invincible et pourtant aux pieds d’argile.

Devant avant tout se concentrer sur les deux individus qui sont déterminés à maintenir leur duel malgré le spectacle et l’intervention de forces de l’ordre, l’agent de police conserve sa posture et est prêt à agir. L’arrivée impromptue mais saluée d’un héro présent dans les parages le soulage un seconde du poids de cette mission, mais il sait aussi qu’ils ne seront pas trop de deux pour résoudre cet engrenage. Saluant le policier, Malaki répond par un simple sourire et une main portée au cœur, signe qu’il est touché par cette réflexion mais qu’il préfère rester vigilant dans le cas présent. D’ailleurs, la situation se débloque ! L’un des alcolos de service réalise qu’ils représentent maintenant le centre de l’attention ! Mauvais coup de pub, volonté de ne pas renouveler son abonnement à la cellule de dégrisement ou pulsion insatiable de profiter des derniers grammes dans le sang pour dire un maximum de conneries, le voilà qui la joue diplomatique ! « Tout va bien, ya méprise » ?? Et ta mère-grand, elle mange le loup ?

« Monsieur, peu importe la méprise, l’usage d’Alter en public est strictement interdit à toute personne ne disposant pas d’une licence héro- »

Pas le temps de finir sa phrase, le numéro deux tente un sprint dans le sens inverse pour échapper à la police. Rapidement, les deux intervenants s’organisent. L’un restera s’occuper de l’homme disposé à se calmer, pendant que l’autre courra après le fuyard. Qui a dit que les forces de l’ordre n’étaient qu’un rassemblement de fainéants ?? Bien que réticent à l’idée de laisser Hanataro seul, l’agent Nakamura finit par contourner le principal interlocuteur et se lance à la poursuite du second. Rapidement, les deux hommes traversent les galeries marchandes. Le décor change, le public est soudainement plus nombreux ! Normal, puisqu’ils ont quitté la zone d’évacuation ! Désormais, le danger est plus grand. Par précaution, Malaki doit prendre de nouvelles mesures. Il porte la main au col de sa veste, et active sa radio de mission.

« Agent Nakamura. J’engage la poursuite d’un détenteur d’Alter. J’active ma licence dans une zone habitée et commerciale. »

A l’instant où il fait son annonce, l’homme traqué émet un bref mouvement vers l’arrière. D’instinct, Malaki fait un écart, et évite de peu le jet d’acide qui vient porter une plante verte de décoration de vie à trépas ! Cette fois-ci, ce n’est pas une blague ! Il devient urgent de neutraliser l’individu afin de limiter les dégâts et d’éviter de nouvelles victimes !
Joignant ses mains, le flic dessine dans le vide un objet au bec ouvert et élargi, avant que ce dernier ne prenne forme. C’est un mégaphone !

« Votre attention, évacuation immédiate requise ! Trouble à l’ordre public de niveau 3 incluant des substances toxiques ! Évacuation immédiate requise ! »

D’un coup d’un seul, sous un cri de panique, la place commence à se vider ! Tout le monde se fraye un passage pour s’éloigner au maximum de l’agent de police et de sa proie ! On se réfugie, on prend les escaliers à proximité ; cette course devient folle, mais annonce déjà une fin prochaine. Sous l’emprise de l’alcool, et l’adrénaline se dissipant peu à peu, le soifard ne sait pas comment calculer la suite de cette aventure et perd les pédales. Un nouveau jet d’acide vient menacer un passant qui se recroqueville sur lui-même, de terreur ! Pas le temps de réfléchir, Malaki bondit et effectue une roulade pour arriver à hauteur du malheureux et se placer sur sa trajectoire ! A-t-il ce qu’il faut dans son répertoire pour éviter d’en subir les conséquences ?? Traçant à main levé un imposant rectangle devant lui, l’officier fait apparaître un bouclier anti-émeute qui reçoit le liquide ravageur. Sous cette protection de dernière minute, Malaki reprend son souffle et réfléchit quelques secondes. Il entend le métal qui crépite et se fait dévorer avidement par le dangereux acide.

Mais un cri aigüe le contraint à reprendre le visuel de la scène ! L’alcoolique anonyme et forcené vient de trouver la pire solution pour se tirer de ce mauvais pas. Une gamine dans les bras, le voilà prêt à lui faire fondre le visage dans une lente agonie, à la vue de parents non loin terrorisés mais retenus par des membres de la foule.

« Si vous me laissez pas partir, je la transforme en œuvre d’art contemporaine !! »

Enfer ! Voilà une situation bien compliquée à gérer … .

Hisagomaru Hanataro
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Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Jeu 5 Juil - 9:42

Lancé à la suite du fuyard, l'agent Nakamura laissa Hanataro seul face à une situation que ce dernier pensait pouvoir gérer. Le pilier qui s'écroula quelques secondes plus tard à cause de l'acide, mais heureusement sans faire de victime, c'était autre chose, et chaque problème en son temps.

« Mais je ne doute pas qu'il y a méprise. »
convint Turbo Justice, la main droite sur la hanche, et la gauche dressée devant lui. « Malheureusement, même si la loi est dure, eh bien, c'est la loi, et tout individu est tenu de l'appliquer. »
« Non mais vous ne comprenez pas... »
balbutia l'homme à la moustache en s'approchant encore.

Dans trois pas, il allait tenter une percée dans l'espace intime de Turbo Justice, et cela ne lui convenait guère, à peu près autant que cette tournure de phrase.


« Là est tout le problème, brave citoyen ! Je ne comprends pas, et c'est pourquoi j'ai besoin de vous ! Besoin de vous pour m'expliquer ce qu'il s'est passé, et de préférence, avec la possibilité de comparer votre version à celle de votre agresseur, afin de tirer au clair cette affaire. Et quel meilleur endroit pour ça que le poste de police le plus proche ? On sera au calme et au frais pour discuter tranquillement, c'est pas le bon plan ? Pour ça que le mieux, c'est de me suivre sans faire d'histoire, que je puisse aller aider au plus vite ce vaillant représentant de la loi qui s'est élancé au devant du danger. Cela va jouer en votre faveur ça en plus, le délit de fuite de votre agresseur. Vous ajoutez la coopération avec les forces de l'ordre au tableau, et c'est tout gagné pour vous. »


L'homme à la moustache s'immobilisa quelques secondes, le faciès perdu dans une réflexion dont les rouages s'entendaient jusqu'ici. Difficile de dire par contre s'il évaluait sa situation, ou s'il essayait de bien tout comprendre ce que lui avait dit l'apprenti héros certes disert mais surtout volubile.


« Non, non, je ne peux pas. Je refuse de me faire emmener alors que je ne suis pas fautif. Je n'ai pas de temps à perdre avec ça. »
« Mais personne ne vous déclare coupable, voyons ! »


Personne, certes, même s'il l'était clairement. Et soit l'homme avait conscience de cela, soit il avait une bonne raison de ne pas vouloir être vu dans un commissariat. Mais dans les deux cas, il n'allait pas y couper.


« Brave citoyen, je ne peux hélas pas déroger la loi ! Ce serait une honte et une disgrâce pour l'uniforme que je porte, une atteinte à l'honneur et aux efforts que fournissent chaque héros et surtout chaque policier de notre pays. Je crains de n'avoir pas d'autre alternative que de vous demander avec insistance de me remettre vos mains dans l'instant ! »
« C'est de l'abus de pouvoir ! »
s'insurgea l'homme. « Vous croyez que parce que vous vous prétendez héros, vous pouvez tout vous permettre ? Vous n'avez rien de mieux à faire que de vous en prendre à d'honnêtes travailleurs ? »

L'homme avança encore de deux pas. Passé ce point, Turbo Justice jugea que la situation venait de franchir un cap, et qu'il allait devoir avoir la main un peu plus leste que les paroles. C'était dommage, car l'intervention avait plutôt bien commencé... Mais le geste violent du suspect qui balaya son bras tendu d'un geste vif avant d'essayer de le pousser en arrière induisit une fin un peu plus musclée...

Heureusement, pas trop quand même, car un pouvoir qui marchait mal était quand même mieux qu'un Quirk qui ne fonctionnait pas du tout.

Aussi, l'intention du moustachu était clair : repousser Turbo Justice en arrière dans un mouvement intimidant. Au yeux du reste du monde, il était un peu plus compliqué de déterminer la manœuvre dans laquelle l'homme s'était engagé. Car à part le voir essayer de prendre appuie sur du vide, et s'écrouler au sol faute de résistance à deux mètres de l'apprenti-héro, il ne se passa rien de spectaculaire.

Sauf peut-être la rapidité avec laquelle Turbo Justice se jeta sur son dos pour enchainer avec une clef de bras. La vitesse et l'efficacité avec lesquelles il cercla les poignets et mains de l'individu avec des tiges en polypropylène trahissaient une habitude de la pratique.


« C'est bon, la situation est sous contrôle ! »
clama-t-il à l'attention de ceux qui n'avaient pas encore fuit, et surtout aux agents de sécurité du magasin.

Puis il reporta son attention sur son arrestation, qui se débattait en jurant.


« A moins que sachiez produire des explosions avec autre chose que vos mains, je vous déconseille l'usage de votre Quirk : vous pourriez vous blesser. »


Aidant tout de même l'individu à se relever, il le confia à l'équipe de sécurité.


« La police ne devrait pas tarder à arriver. S'ils ont des questions qui ne peuvent pas attendre sur ce qu'il s'est passé, ils n'ont cas regarder les vidéos qui ont été filmés par les clients du magasin. »


Aucun mépris ni sarcasme dans la voix, toujours la même spontanéité qui le caractérisait tant.


« Sur ce je vous laisse, je ne veux pas manquer l'agent Nakamura en pleine action. Pour l'ordre et la justice ! »
lança-t-il dans une pose héroïque qui laissa son écharpe flotter dans l'effet du mouvement.

Puis il tourna les talons et fila avec célérité, sur les traces de Malaki. Ce qui n'était pas trop difficile,  il suffisait de suivre les flaques d'acide. Et à en juger par la disposition de ces dernières, l'on pouvait difficilement croire en une fuite : la quantité et le pouvoir corrosif laissait davantage entendre une agression sur agent de police. Le Na'vi venait d’aggraver clairement son cas. Toutefois, c'était encore bien plus que ce que Turbo Justice s'imaginait. Et cela, il ne le comprit qu'en devenant témoin de la scène d'otage qui se déroulait à une dizaine de mètres de lui.

En premier réflexe, il se dissimula derrière un muret à distance de la situation problématique. Puis il se chercha un angle de vue direct sur son coéquipier Malaki – pouvoir l'appeler ainsi, même en pensée seulement, suffit à lui faire tressauter agréablement le cœur.


« Agent Nakamura. »
résonna une voix dans les oreilles de ce dernier, qu'il semblait être le seul à percevoir « C'est Turbo Justice. Vous pouvez m'entendre, mais la réciproque ne se vaut pas. J'ai la situation en visuel, avec vous dedans. Je ne pense pas qu'il m'a vu. Concrètement, je ne vois que trois options seulement pour agir. La première est qu je le prive de ses sens pour vous laisser une fenêtre d'opportunité de dégager l'enfant. Le risque est que la réaction de la part du ravisseur soit de tirer avec son Quirk par réflexe ou incompréhension. A condition en plus que mon pouvoir fonctionne sur lui... En second, je peux m'approcher dans son dos et lui envoyer un coup de taser à courte porté. La décharge va contracter ses muscles, le rendant incapable de bouger ou d'agir tant que j'enverrai du jus. Le problème est que l'enfant sera aussi électrocuté, et je doute que ce soit très bon à son âge. En troisième, on peut le laisser partir : il n'a aucune raison de s'en prendre à son otage s'il n'est plus menacé. Je n'aurai alors qu'à le suivre discrètement jusqu'à un point donné pour que nous puissions lui tomber dessus. »

Trois plans potentiels, avec des risques qui l'étaient tout autant.


« Levez discrètement derrière votre bouclier un nombre de doigts correspondant au plan d'intervention que vous préférez. Et si vous avez autre chose en tête, indiquez-moi quatre doigts : je ferai de mon mieux pour vous épauler en fonction de ce que je verrai. »


Surtout quand le temps pressait.

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Nakamura Malaki
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Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Dim 8 Juil - 18:41


La prise d’otage fait de cette interpellation une toute autre histoire que celle qui consiste à neutraliser deux soifards dans les galeries marchandes. Là, il est véritablement question d’un enfant, qui pourrait perdre beaucoup dans l’affaire. Passons le côté psychologique avec l’enfant, toute touche inconsidérée reviendrait à défigurer pour le mieux, ou faire fondre sur place pour le pire, le gosse. D’autant que ce dernier a l’air du genre agité, et la situation ne lui plaît pas ! A chaque cri et coup de pied qu’il envoie valdinguer dans tous les sens, quelques gouttes d’acide suintant de la main de son ravisseur le manquent de peu pour s’éclater en petites billes au sol et dissoudre le carrelage de la place ; ce qui a de quoi stresser l’enfant, qui redouble en agitation et coup de pieds – bref, vous avez compris ma logique.

Le fait d’être caché derrière un bouclier anti-émeute est pour l’instant un avantage, mais qui ne sera pas éternel ! Car en imposant ce bouclier, le policier fait clairement comprendre où il se trouve et il sera difficile pour lui de se déplacer ou d’agir sans que cela se remarque ! De plus, le civil qui se trouve à ses côtés doit être évacué au plus tôt. En fait, tout est très loin d’être réglé.
L’arrivée de Turbo Justice est finalement un soulagement !

Lorsque ce dernier lui propose un plan, Malaki a déjà eu le temps de réfléchir à plusieurs options. Et il est vrai qu’à part foncer tête baissée, il est très difficile de manœuvrer pour obtenir une fin heureuse ! De son côté, il a écarté cette option. Il faut dire qu’il n’en avait pas d’autre jusqu’à présent, mais l’arrivée du héro lui donne l’occasion et les ressources dont il a besoin ! En action depuis peu, les capacités de ce jeune héro ne sont plus inconnues - sans même parler de son nom héroïque. Elles seront on ne peut plus efficace dans ce cadre-là ! Il est plus que temps d’agir !

« Monsieur, lorsque je vous donnerai le signal, vous partirez vous mettre à l’abri dans la direction opposée. Ne vous inquiétez pas, je vous couvrirai si cet homme vous menace. C’est entendu ? »

L’homme, effrayé, trouve quand même le courage de hocher de la tête. Grelotant comme il est, peu de chances qu’il arrive à courir très loin. En revanche, la peur qu’il épreuve le fera courir très vite ! De son côté, l’agent Nakamura se doute que le preneur d’otage n’apportera aucun intérêt à cet homme qui court au loin. Il a déjà tout ce qui lui faut entre les mains. Et à ce titre, il pourrait bien faire une excellente diversion !

Turbo Justice, maintenant. En faisant le chiffre quatre, il fait ainsi comprendre qu’il a un autre plan en tête. Le tout maintenant va être de le lui faire comprendre ! Les choses vont devoir se faire lentement, et en rassurant tout le monde du mieux qu’il peut. A disposition : son bouclier anti-émeute, son mégaphone … et son alter !

« Monsieur, on va trouver une solution ! Faites attention à cet enfant, car si il lui arrive quoi que ce soit, nous ne négocierons absolument rien ! »

Rassurer, tout en mettant un peu de pression. L’ensemble du plan tient dans cette simple idée de rassurer le suspect tout en garantissant la sécurité de l’otage. Pas bien facile comme exercice, mais dans le cas présent, on y est contraint. De son côté, Malaki commence à agir. De façon cachée aux yeux du ravisseur, mais visible pour son camarade de lutte héroïque, il ouvre la paume de la main gauche et forme un objet rond qu’il tiendrait avec le pouce au dessus. Dans sa main se matérialise un objet cylindrique, qu’il montre ouvertement mais discrètement à Turbo Justice, en espérant que ce dernier le reconnaisse. Il le pose au sol, se reprend son mégaphone. Il faut agir rapidement pour que tout soit bien coordonné et se passe pour le mieux.

« Périmètre évacué exigé d’urgence. Tous les spectateurs sont priés d’évacuer les lieux dans le calme, sans exception ! »

Peu à peu, la foule restée présente pour les plus téméraires recule doucement sans perdre la scène de vue. Les parents sont poussés de force malgré leurs larmes et leur inquiétude vers la sortie, avec ménagement. Méfiant mais observateur, l’alcoolique profond scrute les alentours pour voir la manœuvre en action. Le flic en profite pour échanger ses équipements, poser le mégaphone et récupérer sa création. Se tournant vers le civil qu’il protégeait jusqu’à présent, il lui fait un signe de tête pour l’inciter à quitter les lieux. Sans attendre une seconde de plus, l’homme surgit de derrière le bouclier, se met à courir dans une posture complètement ridicule, … et attire ainsi le regard de l’ivrogne qui avait oublié la présence de cette personne !

« Hé ! – Que »

Le temps qu’il tende la main dans sa direction et réagisse, l’agent Nakamura envoie rapidement l’objet rond dans sa direction. A bonne distance, mais assez visible pour qu’elle capte l’attention et brouille pendant une seconde l’esprit du coupable ! Toujours derrière son bouclier, Malaki se contente de prier pour que sa stratégie réussisse. Car si le plan échoue, c’est cet enfant qui en paiera les frais.

Pourvu que Turbo Justice ait bien identifié la grenade flash !! …

Hisagomaru Hanataro
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Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Lun 9 Juil - 22:27

Quatre doigts furent visible.

« Bien reçu, je me tiens prêt. »


En position à une dizaine de mètres de la scène de crime, Turbo Justice n’eut pas trop à plisser des yeux grâce à son excellente vue pour apercevoir ce que Malaki préparait : une grenade. Lacrymogène ou aveuglante à en juger par la forme, mais certainement aveuglante compte tenu du contexte. Probablement le meilleur choix possible, car tout individu a tendance à vouloir protéger son visage par réflexe : s'il manquait un peu d temps de réaction à cause de l'alcool et recevait l'éclat directement dans les rétines, le preneur d'otage allait assurément porter ses mains à ses yeux. Pas très longtemps, suite à quoi il laissera probablement éclater une colère aveugle à grand renfort de jets corrosifs, mais Turbo Justice n'allait pas avoir besoin de plus de deux secondes pour intervenir. A condition de vraiment bien se synchroniser avec Malaki : l'erreur n'était pas permise.

Turbo Justice s'inscrivait sans problème dans le top 50 des personnes sans alter associé les plus vives du Japon, mais rapide ou pas, tout mètre était précieux à grappiller sur la distance qui le séparait du criminel. C'est ainsi qu'il rampait derrière un muret, sans la possibilité désormais de contacter Malaki, faute de pouvoir le voir directement. Aussi, quand il entendit le signal, il n'était pas encore en position optimale pour agir. Mais tant pis. Il se releva d'un bond, comme s'il était monté sur ressorts, et franchir le muret avec un bras devant les yeux.

La grenade détonna dans un cri indigné – couvert par les pleurs d'un enfant.

Concentré sur l'image rémanente dans son esprit, Turbo Justice avait déjà franchit la moitié de la distance à parcourir avant même d'ouvrir les yeux. L'otage hurlait maintenant autant que son ravisseur, mais ce dernier avait désormais lâché sa victime, les mains occupées avec son visage. L'occasion était parfaite. Il s'élança comme un boulet de canon vers l'avant, percutant avec toute la force de son élan le criminel pour l'éloigner le plus possible de l'enfant qui sous l'état de choc n'était plus vraiment bon à autre chose que de s'écrouler et hurler aussi fort que ses poumons le lui permettait. Mais à moins qu'il ne se soit assis dans une des petites flaques d'acide dont l'individu incriminé présentait quelques fuites, il ne risquait plus grand chose. Pas comme le concerné, pour lequel Turbo Justice avait lancé la procédure de neutralisation d'individu armé et dangereux présentant un risque pour son entourage.

Un bras écrasé sous sa botte, l'autre bloqué à l'aide de sa main, et le poids de son corps en appuie sur le buste, il lui restait ainsi un poing de libre pour frapper le criminel : trois coups de poing rapides suivirent le premier au niveau de la joue. Une intervention un peu violente, mais qui était beaucoup plus spectaculaire que douloureuse : Turbo Justice était peut-être une flèche dans les sprints, mais plutôt sec en ce qui concernait les muscles. Ses frappes misant tout sur la vitesse servaient ainsi davantage à étourdir qu'à réellement faire mal – et ce n'était pas faute d'essayer quand même !

Une fois l'individu suffisamment sonné pour ne plus représenter un risque, il le fit rouler sur le ventre dans une clef de bras très policière, et lui attacha les avants-bras ensemble de la même manière que sa première arrestation. Au détail près, peut-être, que celui-ci eu droit à trois cerclages au lieu de un : mieux valait limiter ses angles de tirs jusqu'à ce qu'il ai dé-saoulé et réalisé ce qu'il venait de faire. A moins qu'il s'agissait d'une petite frappe dans une quelconque organisation, expliquant ainsi un peu mieux les décisions qu'il avait pris et son désir ardant de ne pas se faire arrêter ? N'importe comment, le poste de police saura leur en apprendre plus.

Et en attendant leur arrivée, Turbo Justice releva son captif qu'il dirigea vers Malaki – lequel s'était probablement déjà occupé d'écarter l'enfant hors de la zone de danger pendant l'arrestation musclée. Et à ce titre, l'agent de police eu droit à un pouce levé de la part de l'apprenti-héros.


« Merci, agent Nakamura. Vous avez sauvé la journée. L'arrestation a pu se faire sans accroc grâce à vous. »


Puis il pivota le casque pour jeter un coup d'oeil par-dessus son épaule. Deux individus dont le style et l'attirail trahissaient leur métier de journaliste arrivèrent. Au moins ils avaient eu la décence d'attendre que l'arrestation soit terminée pour s'approcher.


« Je vous les laisse, agent Nakamura. Vous méritez amplement un peu de publicité positive. Car le véritable héros ici, c'est vous. Vous l'avez toujours été, et ce depuis vous affichez cette insigne fièrement sur votre poitrine. Tant que vous la porterez et que vous vous en montrerez digne comme aujourd'hui, vous serez toujours le mien de héros en tout cas. »


Il lui tapota l'épaule à deux reprises pour le féliciter, puis s'éloigna avec son ravisseur appréhendé qu'il forçait à la marche en le poussant devant lui, un œil bien concentré sur les paumes lui servant de lance à acide. Il fallait qu'il retrouve l'autre bagarreur en état d'ébriété et les regroupe pour quand Malaki sera prêt à les ramener dans sa voiture.
Il
se demanda d'ailleurs où était garé l'agent de police, il n'avait pas vu de véhicule de police garé près de l'entrée du Tokyo Center en arrivant. Pas même un stationnement en catastrophe.



Spoiler:
 

________________



Nakamura Malaki
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Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Jeu 12 Juil - 18:19


La grenade déflagre et fait son effet : en un instant, tout le monde se retrouve aveuglé ! Le preneur d’otage, sa victime, la foule parfois restée de façon insistante dans les lieux, un sacré ménage ! De son côté, l’agent Nakamura ne prend pas le temps de se préoccuper de tout ça ! Il espère avant toute chose que sa stratégie a été comprise par le héro présent, et qu’il pourra ainsi sauver l’enfant, malgré les tuiles et les risques que peut impliquer un pareil plan. Jetant son bouclier sur le côté, il court en direction du duo et se donne une cible : l’enfant !

Turbo Justice est déjà dans la place. Par un habile jeu de prise, il neutralise l’individu et fait même le choix de lui asséner deux à trois châtaignes, histoire de cuire les marrons. De son côté, Malaki attrape l’enfant et l’éloigne le plus rapidement possible, portant le rejeton dans ses bras. La situation semble sous contrôle, mais il ne tient pas à prendre le risque d’éventuels jets d’acide envoyés naturellement en self-défense. Après un beau sprint en direction de la foule et un œil en arrière pour garantir que l’affaire est close, l’homme pousse un soupir de soulagement et tente de rassurer le gamin en larmes dans ses bras.

La fin de cette affaire se conclue par une arrestation en bonne et due forme, le tout chapeauté de quelques applaudissements de la foule environnante. En soi, tout ce qui peut faire plaisir lorsque tout finit bien ! Turbo Justice vient apporter ses compliments à l’agent des forces de l’ordre, avec une tape amicale, avant de prendre le chemin de la sortie du grand centre commercial. Reste à gérer les dernières tâches : livrer le colis aux parents, et répondre à quelques questions avant de passer à la suite de la journée. Après tout, il y a deux abrutis à interroger, et un rapport à taper.
Se rapprochant des parents, le policier fait doucement descendre l’enfant pour qu’il puisse courir jusqu’à ses parents.

« Non mais vous êtes fous ?! »

La claque qui intercepte le policier vient certainement par surprise ! Pas véritablement avec stupéfaction, mais quand même ! De toute évidence, la réussite de cette opération n’est pas du goût des parents ; et pendant que le père récupère son fils dans ses bras, la mère semble furieuse et prête à sortir les griffes ! Sans doute ont-ils mis une assurance-vie sur le gamin, et le fait de le voir encore en vie ne correspond pas à leurs projets … .

« Vous êtes de la police, et vous utilisez une arme contre un enfant ?! Et s’il risque des séquelles pour sa vue ?? »
« Si notre enfant n’a ne serait-ce que la moindre égratignure ou blessure, je vous ferai traduire en justice ! »
« Madame, monsieur, soyez assuré que tout a été fait pour garantir la sécurité de votre fils. Mais si quoi que ce soit arrive, vous pouvez adresser une plainte au bureau des affaires d’Alter d’État. »


La voix est presque monocorde, et reste très sérieuse. Pourtant, il n’y a aucune violence, ni aucune méchanceté dans le ton et les traits faciaux de Malaki lorsqu’il tend une carte avec les coordonnées au père tout aussi colérique que sa femme. De toute évidence, l’usage de la grenade flashbang n’est pas du goût de tout le monde. Peu importe, ce sont les risques du métier.
Pas le temps de se retourner après avoir fait son devoir, ce sont les médias qui lui tombent dessus, cette fois ! Heureusement, ces derniers ne sont pas là pour lui mettre une nouvelle retournée. Mais parfois, les mots sont plus coupants que des couteaux. Là encore, le jeu avec les médias est rarement à l’avantage de la police.

« Agent Nakamura, vous êtes connus comme le prototype du policier détenteur d’un Alter ! Considérez-vous que son usage dans le cas présent était approprié ?? »
« Votre intervention a nécessité la présence d’un héro ! La police est-elle encore nécessaire aujourd’hui ?? »
« Votre stratégie était risquée pour les civils présents ! Éprouvez-vous des doutes ou des remords sur la méthode employée ? »
« Messieurs, je ne suis pas habilité à discuter de ce genre de choses avec vous. Comme vous le savez, l’usage de mon Alter est strictement encadré et était nécessaire dans la situation présente. Si vous voulez en débattre, je vous laisse vous adresser à l’office médiatique de la police de Tokyo, merci. »


Eloignant d’un bras simple les agités et leurs questions qui l’encerclent, l’homme fait quelques pas accélérés pour se sortir de la masse et retourner vers l’entrée du Tokyo Center. Sa mission est accomplie, mais il a encore du travail, comme dit précédemment. Entamant une course à pas légers, il rattrape bientôt le héro qui lui a servi de renfort pendant cette délicate opération. Bientôt, le personnage au costume étrange est en vue !

« Turbo Justice ! C’est à moi de vous remercier pour votre intervention afin de m’aider à appréhender ces deux individus. Une voiture de patrouille doit bientôt arriver à l’entrée du centre commercial pour les récupérer. C’était une chance de vous avoir présent, et j’espère que nous aurons l’occasion de retravailler ensemble à l’occasion. »

Une main tendue, une reconnaissance sincère. Le début d’un travail efficace, qui sait ?

Hisagomaru Hanataro
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Surnom : Turbo Justice
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Re: Drunken Kombat, Psycho-bastards ! || Dim 15 Juil - 9:39

Parce que le Na'vi était vulgaire malgré les plusieurs portions de salade de phalanges qu'il avait dégusté un peu plus tôt – nécessaire pour l'occuper le temps de mettre en sécurité l'otage – Turbo Justice commença par lui faire croire qu'il ne pouvait plus parler. Il précisa tout de même que s'il continuait de tenter de se débattre, c'est de ses yeux qu'il le privera ensuite. Quelque chose clochait quand même avec ce type, qui devait avoir un secret à cacher : il résistait bien plus que de raison.

« Franchement quand même. J'espère que vous aviez une bonne raison de vous battre, et que ça en valait la peine. Parce que ivre ou pas, vous vous êtes mit dans un sacré pétrin. Regardez-moi ce chantier. »
souffla le justicier en s'arrêtant devant le pilier de soutien écroulé à cause de l'acide.

Toute la portion de la voie de circulation suspendu s'était effondrée avec, laissant des débris en tout genre au sol. Cela allait prendre un bon moment pour tout nettoyer et réparer.


« Heureusement, il n'y a pas eu de blessé. »


Poussant son détenu pour contourner la voie entravée, ils n'eurent toutefois pas le temps de traverser que Turbo Justice se retrouva interpelé dans son dos : Malaki trottait dans leur direction.


« Hoy, agent Nakamura ! »
le salua-t-il alors qu'il approchait. « Vous avez déjà fini l'interview ? J'ai hâte de lire l'article de votre éloge dans le journal demain, même si nous savons tous les deux que ce n'est pas grand chose, en comparaison de cet élan de satisfaction et de fierté que nous éprouvons pour notre métier lorsque nous lisons le reconnaissance et la joie dans les yeux de ceux que nous aidons. Les parents de l'enfant devaient être ravis et soulagés quand vous le leur avez rendu sain et sauf. »

L'optimisme incarné, il était complètement convaincu par ce qu'il disait. Et c'est avec ce même zèle qu'il accepta les remerciements de Malaki.


« La chance n'a rien à voir là-dedans, agent Nakamura ! C'était notre destin de nous rencontrer et de faire équipe ici pour que la justice triomphe ! »
lui affirma Turbo Justice en lui serrant la main avec toute la virilité que le lui permettait ses zéro point en force. « Vos espoirs me font chaud au cœur, et savoir qu'ils sont identiques aux miens prouvent bien que nous reconnaissons chacun la valeur du métier de l'autre. Les gens nous taxent parfois de différents, mais nous sommes semblables, nous servons les mêmes buts. Plus encore même, nous sommes complémentaires. Et un jour, grâce à vous, nous rappellerons à tous que nous sommes... » acheva-t-il en passant à côté de Malaki, un bras posé sur les épaules du policier pour le rapprocher de lui tout en balayant l'autre main ouverte devant eux comme pour ouvrir l'avenir. « … égauuuuux. »

Turbo Justice était aux côtés de sa deuxième idole favorite – papa avait la première place, indétrônable -, il y avait de quoi s'enflammer. Plus que d'habitude en tout cas.


« Eh vous là ! Je vous vois essayer de partir, revenez ici ! »
ordonna-t-il à l'attention du lanceur d'acide qui voulait profiter de l'opportunité de se faire la malle.

C'était de toute façon trop tard pour lui : Turbo Justice lâcha Malaki et se retrouva en un instant à retenir par les bras le fugitif qui n'eut pas l'opportunité d'aller bien loin.


« Je parle avec une légende là, vous permettez ? »
lui murmura-t-il à l'oreille, avant de se tourner vers l'agent Nakamura. « Si à l'occasion c'est nécessaire, n'hésitez pas à me contacter avec mon numéro de téléphone professionnel. Il doit y être dans la liste que vous a fournit Seigi. »

En vérité, il n'avait pas de téléphone professionnel, faute d'avoir les moyens de s'offrir deux abonnements mensuels, mais cela faisait toujours plus classe d'affirmer le contraire.


« Car avec Turbo Justice, la justice met le turbo ! »


Une bonne conclusion à ses yeux, avec le bras vainqueur et l'écharpe au vent.

S'il y avait eu du vent dans un magasin...

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