C'est arrivé au coin de la rue.
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C'est arrivé au coin de la rue.

Hisagomaru Hanataro
Apprenti Héros
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Surnom : Turbo Justice
Profession : Élève 3S - Filière Héroïque
Rang : A
Yens : 1495
Renommée : 152
Alignement : Dévoué
C'est arrivé au coin de la rue. || Sam 30 Juin - 21:29

La vie de héros n'était pas toujours facile. Pour joindre les deux bouts, j'entends. Déjà parce que la définition du mot '' héros '' ne correspond pas ici à l'image que l'on s'en fait. Les héros de quêtes dans les aventures cinématographiques ou romanesques par exemple partent affronter le danger sans égard pour une récompense – mais ils savent qu'ils vont dépouiller hors caméra tous leurs adversaires, et surtout le trésor du dernier boss. Quant aux héros de comics, ils luttent contre le crime par altruisme ou par devoir, car non seulement ils ne se font pas payer pour cela, mais en plus ils ont toujours besoin d'un dollars pour se payer une glace. Alors certes, c'est possible soit parce que leur identité secrète est aussi riche que Picsou, soit parce qu'ils ont tellement de pouvoirs puissant qu'ils ont juste besoin d'un mi-temps comme journaliste pour payer leurs factures.

Dans la réalité hélas, cela se passe autrement. D'une part parce que les héros sont rémunérés au même titre qu'un employé de bureau ou un fonctionnaire de police – donc l'altruisme, oui, mais c'est un travail avant tout -, et de l'autre, en plus des factures de vie à payer avec son salaire de justicier, il fallait aussi entretenir et améliorer son équipement héroïque. Ce qui revenait à faire un choix de vie : privilégier sa carrière au détriment de son confort personnel, ou son confort personnel au risque de se faire rouler dessus par un vilain mieux entrainé et mieux équipé / de faire face à une situation de catastrophe sans l'équipement adéquat.

Pour Hanataro, qui mangeait surtout des plats instantanés et ce qu'il trouvait dans les maisons de victimes assassinées pendant ses enquêtes, la réponse allait d'elle-même. C'était même pour cela qu'il était actuellement dans le rayons des nouilles instantanées de la supérette la plus proche de Seigi. Un plat simple et abordable, que son esprit saura enrichir, quoi qu'en dise son corps.

Mais alors qu'il s'apprêtait à saisir l'un des paquets à formule simple – le genre qui se voulait à composer soi-même avec d'autres ingrédients, mais que dans les faits presque tout le monde mangeait tel quel -, une autre main envoyée par le destin rentra dans son champs de vision, visant visiblement la même cible que lui. Une main gantée, dont l'image se reflétait en double sur les verres de ses lunettes ocres.

Puis le reflet suivit la courbe du bras, glissa au pli du coude pour remonter sur le volume de la poitrine – il s'attarda peut-être une demi-seconde de plus que ce que la politesse et le savoir-vivre autorisent -, et enfin atteindre le visage. Une jeune femme blonde à la longue chevelure était là juste à côté, le bras tendu tout comme lui, figée dans l'instant, le regard plongé dans le sien.

A moins que la moitié de la scène ne se passait ainsi que dans sa tête.


« Sympa les gants ! »
lança spontanément Hanataro, très sincère. « Motarde ? »

A la probable combinaison de conduite qu'elle portait, certainement. Mais cela pouvait être aussi juste un style, comme pour cette femme à la tenue jaune qui voulait se venger des cinq types qui ont gâché son mariage.

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Lena Jäger
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Re: C'est arrivé au coin de la rue. || Lun 2 Juil - 19:32


Lena Jäger

Si l'on devait classer mes problèmes sur une échelle de un à dix, me retrouver à court de nouille instantanée vaudrait un bon trois. C'est arrivé ce midi. A douze heures. Le soleil était haut dans le ciel. Tout laissait croire qu'il s'agirait d'un jeudi comme les autres. Seulement voilà, en ouvrant le placard je me suis retrouvée devant ce constat alarmant. Vide ! Le mot s'est matérialisé en toute lettre dans mon esprit. Vide ! Je me le suis répété. Encore et encore. L'air coi, quelque peu nunuche, devant mon placard. Vide ! Le mot a finit par perdre tout son sens à force de me le rabâcher si bien que je finis par en éplucher chaque voyelle. Vi-de ! Puis chaque lettre V-I-D-E !! Tout comme mon estomac. E-S-T-O-M-A-C !! Je secoue la tête machinalement, histoire de me remettre les idées en ordre. C'est officiel, je manque de sommeil. Peut-être devrais-je apprendre l'humilité et renoncer à l'idée d'exploser Shady à Super Smash. Peut-être alors pourrais-je commencer à me coucher tôt.

Dans tous les cas cela ne résout pas mon problème actuel qui me laisse nul autre choix que d'affronter la lumière du jour en quête de la supérette située dans le centre ville. Le centre-ville parce qu'ils ont précisément ces nouilles là. Ni une, ni deux j'enfile ma tenue de motarde et enfourche la bête avant de prendre la route. L'avantage à tous les avoirs empaquetés dans le métro dix pieds sous terre est que cela me permet d'avoir des rues assez dégagées. A ce propos c'est vrai ce qu'on dit sur eux. Ils se ressemblent tous. Au point où j'en viens à me demander si mon banquier ne serait pas aussi par hasard mon voisin de palier, et mon prof de box, et mon coiffeur, et mon facteur...

Sinon à part cela, je trouve la route particulièrement dégagée aujourd'hui. Je suis même assez étonnée de voir que l'avenue est complètement déserte. Avec le vrombissement de ma bécane comme seule source d'abstraction, je finis par me perdre dans mes pensées. Au point de ne pas voir venir une deuxième moto me dépasser à toute berzingue pour mieux me barrer la route quelques mètres plus loin. Mes sens se mettent aussitôt en alerte, je m'attends à tout moment voir débouler de toute une groupe de gaillard typé caucasien fermement décidé à en découdre. Mais il ne se passe rien. Je m'arrête et avise la personne en face de moi. Une jeune femme aux longs cheveux blancs portant des lunettes de soleils aux verres orangés. La voyant venir à moi je ne peux refréner un reniflement agacé. Cela commence à faire beaucoup trop d'intrigue pour une seule journée.

Lena Jäger ? Dit-elle en arrivant finalement à ma hauteur.
Ça dépend... Répondé-je à mon tour tout en retirant mon casque.

Elle se défit de ses gants ainsi que de ses lunettes et me les offrit.

Tenez c'est pour toi.
Wuuuuut !? J'arque  un sourcil circonspect.
Cadeau ! Je te laisse prendre la relève !

Je me saisie du tout d'une main tout en l'avisant avec des yeux de merlans fris. Elle, de son côté, retourne s'installer sur sa moto sans plus de sommation. Ses doigts pianotes sur un boîtier à sa main. Après avoir une faille s'ouvre dans l'espace juste en face. On y voit à travers ce qui semble être l'étendue d'un désert balayé par la tempête, ainsi que d'immenses bestioles un peu plus au fond qu'on pourrait croire toutes droits sorties d'un conte japonais. A en juger parce ce qu'il se passe là-bas tout cela a l'air d'être un sacré bordel.

Le destin est en marche. A toi de me le saisir. Lance-t-elle en me gratifiant d'un clin d’œil barré d'une cicatrice.

Attends je n'ai pas besoin de ces lunettes !! Je...

Le moteur de sa bécane rugie et la voici qui disparaît dans la faille sans me laisser le temps de finir ma phrase. Après quoi le silence retombe. Il ne reste de son passage que les monticules de sables portés par la tempête qui se son éparpillé sur le goudron depuis la faille ainsi que les objets dans ma main.

Je porte un casque...

Et accessoirement je voulais simplement acheter des nouilles. J'observe les artefacts avec curiosités puis finit par me résigner. Après tout je suis au Japon et ce n'est pas la chose la plus bizarre qui m'ait été donné de voir cette semaine. Et puis bon... Lunette gratos !! Elles ont l'air de bonne qualité, du genre que je ne pourrais jamais me payer avec mon chômage actuel.  Mon reflet dans le rétroviseur me permet de réaliser que j'ai l'air vachement cool lorsqu'elles sont posées sur mon nez. C'est ainsi que je décide d'entrer dans la supérette. Enfin !

Ce faisant je fonce en direction du rayon épiceries, fermement décidée à quérir mon dû. Seulement voilà que je me fais interpellée par un autochtone visiblement aussi fasciné par mes gants que déterminé à enfoncer les portes ouvertes. Je prends sur moi en me retenant de me pincer l'arête du nez. Cela va-t-il se terminer un jour ? Vais-je enfin avoir droit à mes nouilles ?

« Non, c'est un cosplay. » Dis-je d'un ton parfaitement détaché dans un japonais légèrement accentué. « Le tiens n'est pas mal non plus. »*

Il s'écoule alors un temps indéfini durant lequel nous restâmes à nous toiser du regard. Et je me dis que, en effet, ils se ressemblent vraiment tous. Il me regarde toujours. Il me RE-GAR-DE.. Il me R-E-G-A-R-D-E. Ma main libre tire lentement un paquet de nouilles hors du rayon...

J'y suis presque...


*Note : Je pars du principe que ton personnage ne porte pas sa tenue de héro.


Dernière édition par Lena Jäger le Mar 3 Juil - 22:13, édité 9 fois
Hisagomaru Hanataro
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Re: C'est arrivé au coin de la rue. || Mer 4 Juil - 1:27

« Oh cool ! » s'étonna Hanataro. « Cela faisait longtemps que je n'avais plus vu de cosplay en dehors d'Harajuku. Faut dire que maintenant, l'on a tendance à vite confondre les cosplayeurs avec des héros en faction dans la rue, du coup forcément, les zones privilégiées se sont vite délimitées... Désolé par contre, mais je ne reconnais pas le personnage. Je suis davantage comic que manga. »

Même s'il avait commencé à s'y mettre un peu, grâce à une camarade de classe – camarade en question portée disparu depuis... Fichu malédiction qui le suivait même à travers les dimensions.


« Moi ? »


Il baissa les yeux sur sa tenue, comme si son interlocutrice et lui-même n'avaient pas la même notion de ce qu'il portait. Un jean's quelconque, un T-shirt vert, des baskets sans marque et une montre. Et avec la tête qu'il avait, cela donnait...


« Oh, c'est vrai ! »
réalisa-t-il en se tapant le bas du poing dans l'autre main, relâchant ainsi complètement ses prétentions sur le paquet de nouilles instantanées. « J'avais sorti ce cosplay-placard pour un duo à l'époque. Je ne pensais pas que c'était possible de le reconnaître sans Ramona à côté. »

Attrapant à son tour un carton de nouilles – le rayon était assez fourni, pas besoin de se battre pour manger comme dans certaines supérettes à moitié prix -, il emboita le pas sur la jeune femme qui faisait mine de s'enfuir vers la caisse.


« Non, rien à voir aujourd'hui, c'est juste un t-shirt comme ça, que j'ai enfilé pour sortir. Mais même s'il y a méprise, vous m'impressionnez : les lecteurs de cette série sont plutôt rares. »


Puis au détour d'un rayon, Hanataro s'arrêta brusquement sur place, imposant à son interlocutrice qui le devançait d'un pas d'en faire autant en lui attrapant le bras d'une prise assurée. Le genre de geste qui pouvait provoquer des réactions très violentes, surtout quand cela venait par surprise d'un homme envers une femme. Pouvait toutefois atténuer légèrement la violence moral de son geste le fait que pour compenser la main qui ne tenait plus le carton – qui en avait besoin de deux pour être transporté –, il avait levé son genoux à l'horizontal et ressemblait désormais à un flamant rose en équilibre sur un pied.

Un flamant rose très concentré, et pas du tout sur la femme retenu contre son gré.

Son regard se portait quelques mètres plus loin, sur le caissier derrière son comptoir et le client qui attendait devant .Silencieux et calmes, le caissier avait toutefois l'air stressé et ses mains tremblaient, tandis que le client ne le quittait pas des yeux. Second détail, bien que tout se faisait à priori sans précipitation, Hanataro nota de nombreux aller-retour de gestes de la caisse vers un sac plutôt que l'inverse. Quelque chose clochait. Alors il fit la première chose à faire dans ce genre de situation.

Ne pas créer de panique superflue.


« Je me suis pas présenté au fait. Je m'appelle Hanataro. Cela vous dérange de me tenir ça un instant ? »


Il déposa son carton de pâtes sur les bras de la femme, puis se pencha vers ce que le rayon offrait devant eux.


« Je me suis toujours dit que ce serait utile d'avoir un extincteur chez soi. »
assura-t-il en le soupesant.

Puis d'un pas décidé, il avança vers la caisse. Le client suspicieux quant à lui eu un sursaut avant de lever les yeux vers le plafond, et y voir quelque chose d'apparemment surprenant, à en juger par sa tête aux traits  rendu méconnaissables par la peur.


« Excusez-moi. Cet homme est-il en train de vous braquer ? »
questionna poliment Hanataro en continuant sa marche sans s'inquiéter d'être entendu par le concerné planté sur place.

Le bref gémissement apeuré du caissier qui sembla retrouver d'un coup la pleine mobilité de son corps lui suffit comme réponse. Il y eu alors deux lourds impacts. Un premier résultant d'un balancement à deux mains d'un extincteur de douze kilogrammes dans le ventre d'une personne s'attendant à tout sauf à cela, et le second quand ce même extincteur se retrouva abattu sur le dos de ladite personne pliée en deux suite au premier coup. De quoi la mettre au sol pendant un bon moment.


« Vous auriez du feuillard polypropylène dans votre magasin à tout hasard ? »
demanda Hanataro au caissier. « J'aimerai vous en acheter un rouleau. » expliqua-t-il au naturel.

Puis tirant de sa poche un téléphone portable d'aspect au moins aussi lourd que son arme anti-incendie, il se tourna vers la jeune femme qu'il avait encombré d'un carton une minute plus tôt.


« C'est bon, c'est réglé !»
annonça-t-il en agitant la main au-dessus sa tête. « Vous pouvez venir, mais il va falloir attendre que le responsable de la caisse revienne pour acheter nos consommables. »

En même temps qu'il parlait, il pianotait de son pouce gauche sur son téléphone un message qui en substance disait : '' Je ne suis pas en service, mais j'ai été forcé d'utiliser mon Quirk pour mettre fin à un braquage au magasin Lumine. Le braqueur est neutralisé et immobilisé sans victime ni dégâts. ''

Et envoyé. A son père, commissaire dans la police, et à Yu, sa cheffe d'Agence. Le premier pour qu'il envoie quelqu'un récupérer l'incriminé, et la seconde pour faire valoir ses heures supplémentaires sur son salaire.

C'est vers ce moment-là qu'il fit preuve d'empathie et se plaça dans la position de la jeune femme, laquelle n'avait pas vu grand chose de plus que lui en train d'assommer un homme avec un extincteur.


« Oh, désolé. »
réalisa-t-il en s'approchant d'elle. « Je ne voulais pas vous encombrer avec ça. »

Il lui récupéra le carton de nouilles des bras, car ce n'était clairement pas à elle de le porter pour lui. Et à part cela, tout allait bien pour lui.

Rien qui ne nécessitait de s'en inquiéter.
Spoiler:
 

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Lena Jäger
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Re: C'est arrivé au coin de la rue. || Dim 8 Juil - 22:16


Lena Jäger

Sur le moment seulement deux explications concernant ce Bruce-Lee court sur patte me viennent à l'esprit. Il est, au choix, soit complètement débile, soit littéralement en train de se foutre de moi. Impossible de vérifier, bien que mon intuition me cris de choisir la première option. Toujours est-il que je suis parvenue à quérir mon dû. Avec un peu de chance, vais-je pouvoir réussir à m'enfuir, l'air de rien et échapper à ce dernier ainsi qu'à la lumière du jour afin pour retrouver  le cercueil qui me sert d'appartement. J'emboîte le pas sans plus tarder. Hors, voilà que soudainement, une main vient saisir mon poignet. Je me crispe. Et c'est en une fraction de seconde qu'une demi-douzaine de prises pour le mettre à terre dont quatre impliquant une brutale rencontre entre sa mâchoire et le carrelage froid de la supérette. Malgré tout, je prends sur moi et tourne la tête pour l'aviser avec des yeux ronds et un sourire caricatural décomposé. Le genre à balancer des « why so serious »  l'air de rien.

« Pardon ?? » Une réplique qui ne deviendra certainement aussi culte.

Il ne réagit pas et m'évoque étrangement un toutou à l’affût. Intriguée, je suis son regard vers la caisse. C'est alors que je réalise à quel point je commence à rouiller. Contrairement à lui je n'ai rien vu à venir. L'attention qu'il porte à la scène, tout comme le détachement froid qui s'en dégage me laisse comprendre qu'il n'est pas un bleu. Et moi je me sens un peu conne de ne pas avoir été en mesure de le remarquer avant. Je réprime alors un nouveau soupir de lassitude, soudainement désireuse de faire savoir au reste du monde à quel point j'aimerais que l'on me foute la paix. Mais ça reste bloqué au fond de ma gorge, parce que je dois rester discrète. Éclater la tête du p'tit Lee par terre ce n'est ni discret, ni recommandable, pas plus que de crier. Mais alors venir en aide à un caissier dont je n'ai, éperdument, rien à foutre... Même pas en rêve. Il ne tient qu'à moi de partir comme si de rien n'était avec mes nouilles et laisser s'écouler tandis que ma moto engloutirait les kilomètres de distances m'éloignant de ce méfait. Évidemment rien ne se passe normalement. C'est d'un cliché presque consternant. Et tout cela pour des nouilles...

Ce faisant, je n'ai d'autre choix que d'attendre là, l'air débile, le carton entre les mains, tandis que Lee tente par la force de faire s'accoupler son extincteur avec le scélérat. La fonte finit par avoir raison de l'ossature du gaillard dont la journée s'achève à l'instant. Plus la situation évolue et plus je me dis qu'il est temps pour moi de me carapater. Seulement voilà que Lee sort son téléphone sans doute pour ce qui est d'appeler des renforts. A la vue de la taille de l'appareil je me demande pourquoi il ne s'en est pas plutôt servi pour fracasser le criminel avec, à défaut de l'extincteur.

C'est le genre d'appareil avec lequel on ne peut sans doute appeler que dans le passé. « Allô Jésus ? Wesh, Je viens de stopper un braquage là. Ramène ta clique. ». Enfin c'est ce que j'aurai espéré entendre, mais je m'attends déjà a voir les flics rappliquer. Et cela n'est pas du tout bon pour moi.

« Hoo... » Je laisse planer un long moment de silence, tout en continuant d'aviser son téléphone avec une certaine fascination. « Ne t'en fais pas... C'est pas un problème. Par contre l'autre type tente de se relever...»

Sans trop vouloir se la jouer meta on peut aisément partir du principe que Lee se retourne afin de s'assurer que son travail n'est effectivement pas terminé ce qui me laisse le temps, à moi et mes cinq points en discrétion de nous carapater façon Batman. J'arrive également à faire diversion en laissant à ma place un balais à l'envers dans un seau. La serpillière servant à imiter mes cheveux, habillée d'un sac poubelle qui pourrait presque faire blanchir ma tenue de motarde et doté d'un jeu de lunettes de soleil en plastique rose, arraché à l'un des rayons.

Tout juste doit-il avoir le temps de comprendre ce qu'il a devant les yeux que le moteur de ma bécane se met à rugir. Je m'éloigne alors à toute vitesse de la scène de crime. Mon casque sur la tête, la boule au ventre et un carton débordant de paquets nouilles instantanées sur les cuisses.

Spoiler:
 
Hisagomaru Hanataro
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Alignement : Dévoué
Re: C'est arrivé au coin de la rue. || Jeu 12 Juil - 20:35

« Ah ? » s'étonna Hanataro en reculant d'un pas avant de se tourner vers le braqueur récalcitrant. « Non mais monsieur, vous seriez bien urbain d'attendre que la police vienne vous chercher. Je n'ai pas le droit de faire ça moi. »

Pendant un instant, Hanataro se retrouva subitement immobilisé, alors que le criminel grommelait vulgairement en tentant de retrouver son souffle, le regard planté sur sa victime. Puis il détourna les yeux sans vraiment comprendre, permettant au justicier civil de se remettre en route et lui enfoncer sur la tête un cabas de la supérette.


« Votre Quirk marche par les yeux ? »
demanda-t-il en lui coinçant le bras dans le dos.

La clef qui l'incita à l'immobilisation lui tira un grognement de douleur, mais heureusement pour l'incriminé, Hanataro n'eut pas à serrer longtemps : le commerçant arriva avec du matériel.


« Oh, vous avez juste de la corde ? Ça fera l'affaire, c'est bon. »


Les nœuds remontaient à loin pour lui, qui n'avait jamais suivit les cours optionnels sur '' cinquante nuances de héros '', mais dans l'ensemble, le résultat était satisfaisant et efficace, à défaut d'être esthétique.


« Voilà. »
conclu Hanataro en se tapant les mains l'une contre l'autre. « Nous allons enfin pouvoir pay... »

Il s'arrêta dans sa phrase comme dans son mouvement, alors qu'il s’apprêtait à faire face à la cosplayeuse qui attendait toujours. Soit elle avait beaucoup et très mal vieillit en très peu de temps, soit un grossier mannequin de cartoon venait de la remplacer au pied levé. Dans tous les cas, les lunettes portées avaient beaucoup moins de style sur le balais à franges.


« Euh... »


Il cligna encore des yeux à deux reprises, puis dû se rendre à l'évidence : la femme s'était fait la malle avec un carton de nouilles sans payer, en témoignait le hurlement d'une moto s'éloignant rapidement. Faisant la moue avec les poings sur les hanches, il regardait le pan de rue avec un air dégouté. Non seulement il s'était fait avoir, mais en plus la femme lui avait menti : elle n'était même pas une cosplayeuse...

Son téléphone en main, il hésita au moment d'appuyer sur '' envoyer '', et pas seulement parce que son message parlait d'une fugitive ayant commit le forfait d'un vol de nouilles à l'étalage. D'une part, parce que ce genre d'affaire était un coup à faire baisser ses statistiques – et donc son maigre salaire d'alternant – et de l'autre car c'était dommage de gâcher la vie de quelqu'un pour un moment d’égarement.

Il convint donc de se donner une semaine pour retrouver cette femme, et la faire revenir sur un chemin plus vertueux que celui du crime et du vol. Et cela commencera par la faire revenir ici pour payer ses nouilles instantanées. Passé ce délais, d'autres représentants de la loi seront mit dans la boucle.


« Dites, vous avez des caméras ici, dans le magasin ? Non ? Tant pis. »


Il allait se débrouiller autrement.

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