Potassons [Ft. Zukkini]
header

Partagez|

Potassons [Ft. Zukkini]

Milford Dana
Héros professionnel
avatar
Surnom : Scarlet Blade
Profession : Héroïne - Mannequin
Rang : A
Yens : 60
Alignement : Rebelle
Potassons [Ft. Zukkini] || Ven 6 Juil - 4:58

Ces derniers temps, j’éprouvais un désir étrange, mais persistant ! A la manière des femmes enceintes, j’étais parfois frappée par des envies soudaines et insensées. Des petits caprices inexplicables ! Et si je ne trouvais pas rapidement le moyen de satisfaire ces caprices, je devenais une femme au comportement insupportable. Dans mon agence de mannequins, mes supérieurs redoutaient particulièrement ce moment. Me savoir ingérable traumatisait littéralement les hautes instances. En effet, la qualité de mes shooting photos en pâtissaient et les revenus que je leur rapportais également. Bien que ce n’était guère leurs rôles, ils faisaient en sorte de vite pouvoir éteindre ce feu nocif brûlant en moi… parfois même en dépensant des sommes astronomiques ! Etant leur poule aux œufs d’or, ils avaient bien raison de se plier en quatre pour moi.
Aujourd’hui, ils semblaient bien chanceux ! Le travail étant fini à l’agence, j’avais eu la décence de ne pas les solliciter et de m’en aller ! J’aurais pu les embêter bien sûr, mais j’étais une femme un minimum élevée... 19h passées, j’avais donc quitté mon lieu de travail, vêtue d’une combi pantalon zébrée sans manche. Des sandales talonnées embellissaient mes pieds et un outrageux col en V s’occupait de mettre en valeur ma magnifique poitrine. Enfin, j’avais pris pour habitude de porter pas mal d’accessoires sur moi. A commencer par des lunettes de soleil de grande qualité, des bracelets dorés en tout genre autour des poignets ainsi qu’un sac à main provenant d’une marque célèbre dont je tairais le nom… En fait, mon corps respirait mode, richesse et je m’en complaisais divinement !

« Ne traînons pas ! J'ai à faire ! » m’étais-je dis à voix haute au moment d’appuyer sur le contact de ma voiture.

A bord de mon cabriolet importé directement d’Angleterre, je filai à toute berzingue vers l’endroit pouvant combler cette bizarrerie me dévorant. L’inestimable Yuei. A travers les rues de la ville, mon bolide filait tel l’éclair. J’étais intrépide et jouait avec les limitations de vitesse, sans pour autant les dépasser ! Au milieu des citadines siffleuses, ronronnaient le moteur de mon engin. Certains hommes complexaient face à une telle différence de mécanique et leur gêne était source de moquerie de ma part… Avec ma puissante voiture, il ne me fallut bien longtemps pour retrouver ce qui avait été mon établissement pendant trois ans. Toujours aussi grand, toujours aussi fier. Un grand nombre d’évènements me revenait lorsque j’accédais à l’immense zone dédiée à la formation des héros de demain. Des bons comme des mauvais...
En théorie, je n’avais rien à faire là ! Mes études étaient terminées depuis sept ans déjà, je n’avais pas à traîner là. Néanmoins, Yuei disposait d’infrastructures hautement développées quel que ce soit les domaines concernés. Et le domaine taraudant mon esprit au point de le consumer ne dérogeait pas à la règle… Lire ! J’avais besoin de renouveler mes pistes de lecture, de trouver de nouvelles histoires à potasser ! La monotonie littéraire commençait à se gangréner en moi et je n’appréciais guère cela… Ce fut donc dans l’optique de me ‘’guérir’’ que je m’étais rendue à Yuei et plus particulièrement là : A la bibliothèque. Sanctuaire de l’histoire héroïque et pré-héroïque, elle regorgeait d’un nombre hallucinant de livres en tout genre. De quoi rassasier mon indescriptible faim bouquiniste... du moins, je l'espérais !

Il ne resta plus qu’à ouvrir la porte pour m’abreuvoir de tout le savoir qu’elle contentait… encore fallait-il qu’elle veuille s’ouvrir. Poussées, tirées. Rien à faire ! Fermée, la porte opaque menant à la bibliothèque ne voulait me céder le passage. Quelle honte ! Il était tard, certes, mais une personne comme moi devrait y avoir accès et ce, malgré ma venue à l’improviste ! Sous ces échecs, l’impatience commença à titiller mes poings ! Et dans une irritante rage, je me mis à marteler la porte plusieurs fois de ma poigne raffinée, mais puissante.

« QUE QUELQU’UN M’OUVRE ! TOUT DE SUITE ! JE DOIS ME RENDRE A LA BIBLIOTHÈQUE ! » hurlai-je, mon visage plissé d’agacement. Et sous ses paroles, je continuai à faire un ramdam pas possible en frappant cette porte. « JE SAIS QUE C’EST OUVERT ! Ne me faîtes pas patienter. » affirmais-je arbitrairement, prise d'un soupir ennuyé. Je n’en avais aucune idée, en fait ! Mes multiples jérémiades avaient simplement pour but de débloquer cette embêtante situation. Que quelqu'un m'ouvre la porte ou vienne résoudre mon problème ! Qu'importe ! Il fallait juste que je résolve mon problème aujourd'hui ! Mon emploi du temps ne me permettait pas de passer ici demain… Et puis, mon agence de mode risquait de subir le fureur créée par ma frustration.
Zukkini Mitsutoshi
Héros professionnel - Enseignant de Yuei
avatar
Surnom : Le Chevalier Blanc
Profession : Directeur Administratif - Professeur de langues
Rang : A
Yens : 45
Alignement : Dévoué
Re: Potassons [Ft. Zukkini] || Ven 6 Juil - 12:31







~Parfois, quand il fait sombre,
il suffit juste de se rappeler qu’il nous suffit d’allumer
la lumière.





Une journée étonnamment courte pour le directeur administratif de l’agence Kyuunan était sur le point de se terminer. Ses obligations avaient été remplies avec le brio habituel dont il était quotidiennement capable. Seul les cernes qui creusaient d’un noir de jais ses yeux commençaient à tirer le signal d’alarme. Heureusement pour lui, ses lunettes épaisses permettaient de les camoufler un tant soit peu. Actuellement au téléphone, il quittait sa permanence de Yuei où il y était resté deux bonnes heures. Alors qu’il était en train de marcher dans les couloirs, le cellulaire coincé entre son épaule et sa joue droite, il tenait dans ses mains un agenda de poche ainsi qu’un crayon à papier. Il notait frénétiquement son emploi du temps du lendemain, scrupuleusement dicté par sa secrétaire qui avait entré une cinquantaine de nouveaux documents dans l’ordinateur personnel du héros. Entamant les escaliers, il eut du mal à saluer les élèves qui s’en allait tout en évitant de tomber à la renverse. L’appel téléphonique se termina au moment où il passa le seuil des portes du campus principal. Constatant l’heure, il replaça alors l’objet dans la poche intérieure de sa veste de costard faite sur-mesure. Après tout, être quelqu’un de haut placé offrait des avantages indéniables. Impeccablement habillé, dans son costume trois pièces, il range son agenda dans son cartable de cuir avant de regarder vers l’horizon. Il s’étira avant de lâcher un bâillement mérité. Fort heureusement, il avait encore du temps devant lui. Il ne devait se présenter à son bureau qu’à dix heures et demi le lendemain. Il allait donc pouvoir profiter de son temps libre pour se rendre à la bibliothèque.

Attrapant son cartable de marque par la hanse, il commença à marcher d’un pied ferme tout en jetant régulièrement des coups d’œil à sa montre. C’était une vilaine manie qu’il avait obtenue dans son habitude d’être diligent autant que possible à ses rendez-vous. Ainsi, il ne fut interrompu qu’aux abords de la bibliothèque. Ce n’était pas par sa volonté d’admirer les portes finement ouvragées menant à l’antre du savoir, mais par la faute d’une jeune femme qui faisait un grand tintamarre en espérant que quelqu’un vienne lui ouvrir. Malheureusement pour elle, elle faisait fausse route. Un sourire gêné se dessina sur son visage avant qu’il ne se décide à s’approcher davantage en prenant la parole afin de l’interpeller.

Mitsutoshi: Excusez-moi madame, mais il est bien tard et la bibliothécaire n’accepte plus les visiteurs à cette heure-ci, seules les personnes détenant un pass peuvent désormais rentrer en dehors des horaires d’ouvertures classiques.

Il prit soin de regarder la personne de haut en bas avant de confirmer ses pensées : il n’avait jamais croisé cette personne à Yuei jusqu’à présent. Fort de cette nouvelle confirmation il put reprendre de plus belle dans son monologue sympathique.

Mitsutoshi: Je ne vous ai jamais vu à Yuei auparavant et de par votre manière d’agir je suppose que vous ne connaissiez pas ces quelques détails. Mais n’y voyez ici aucune offense. .. Hajimemashite [tr : Enchanté, f. polie], Zukkini Mitsutoshi. Quel beau vent vous amène pour vouloir aller à la bibliothèque à une heure pareille ?

Au travers de son sourire habituel, il était difficile de deviner ce à quoi le héros de Kyuunan était en train de penser, mais nul doutes que cette personne avait su attirer son intérêt par sa manière singulière de s’habiller et de se comporter. Là où beaucoup d’hommes auraient probablement été subjugués par ce corps aguicheur qu’elle possédait, Zukkini restait stoïque comme de coutume. Cela pouvait parfois même être considéré comme une insulte, mais que nenni, le directeur administratif avait un certain don pour repousser ses instincts charnels primaires. Il attendait poliment les réponses de la jeune femme et était prêt à discuter plus longuement afin de savoir si oui ou non il lui allait lui permettre de découvrir l’intérieur fantasmagorique de la bibliothèque…







@Heziel Coffe

Milford Dana
Héros professionnel
avatar
Surnom : Scarlet Blade
Profession : Héroïne - Mannequin
Rang : A
Yens : 60
Alignement : Rebelle
Re: Potassons [Ft. Zukkini] || Sam 7 Juil - 5:42

« J’ai vraiment cru que personne ne viendrait… » ruminai-je à cause de cette attente scandaleuse.

Un soupir tenta d’apaiser l’irritation me consumant depuis déjà plusieurs minutes. Sans succès ! Néanmoins, l’essentiel était là et m’arracha un sourire fatal ! Quelqu’un avait pointé le bout de son nez jusqu’ici… et ce quelqu’un semblait plutôt beau garçon. Intéressée par l’individu en question, j’avais même pris la peine de baisser légèrement mes lunettes de soleil afin que mes pupilles verdâtres puissent détailler sa prestance. Elancé, distingué, soigneusement coiffé, élégamment habillé. Avec ce corps minutieusement bâti, il avait la carrure du gentleman anglais dont les simples répliques faisaient frémir nombre de demoiselles. Etais-je tombée sous son charme ? Nullement ! Il en fallait beaucoup plus pour me posséder…
Pour ma part, la splendeur de cet homme ne dépassait pas le domaine artistique. De mon point de vue, il n’était qu’un simple tableau accroché dans un musée. Je pouvais admirer plusieurs minutes ses nuances uniques de couleurs puis, l’oublier une fois l’exposition terminée… A la fin de cette observation, je me permis donc souffloter un petit rire hautain. Le fameux Zukkini était effectivement béni d’un charme indéniable, mais son stoïcisme était une tâche noire à sa beauté. Les vrais hommes savaient se montrer intrépides et ne dissimulaient pas leurs pensées sous une couche d’austérité. Aimant être en position de force, ne pas avoir le Momentum ici m’agaça un petit peu. Le récupérer en serait toutefois plus excitant. Je pris donc les devants dans cette conversation :

« Quel bon vent m’amène jusqu’à une bibliothèque ? » répétais-je en me pouffant de rire. Je le pensais plus intelligent, mais soit ! Les apparences étaient parfois trompeuses. Quoi qu’il en soit, je répondis expressément à la question laissée en suspens sur un ton quelque peu moqueur. « Le désir de lire des recueils de qualité, bien sûr ! Et la bibliothèque de Yuei est de loin la meilleure de la ville ! » rajoutai-je pour glorifier ce qui fut autrefois mon établissement.

Dès la fin de mon petit discours, il put aussitôt constater mes joyeuses lèvres lui souriant perfidement. Il est clair qu’avec cette manœuvre, je cherchai à briser le visage placide et innocent qu’il osait m’affichait depuis son arrivée. Après cela, je replaçai mes lunettes de soleil autour de mes yeux pour les recouvrir. A ce moment de la journée, les rayons de soleil se faisaient rares dans le ciel. Pourtant, la perfection de ma panoplie nécessitait obligatoirement le port de cette paire de lunettes. Et puis… celui se nommant Zukkini Mitsuhoshi ne s’était pas plaint de ne pas croiser mon regard ! De toute façon, il devait bien se douter du fait de mon allure royale que ses reproches ne pourraient jamais m’atteindre.
Je les laissai donc autour de mes yeux et décidai de me rapprocher davantage de lui. Avec une marche gracieuse rappelant mes innombrables défilés de mode, mon corps se rapprocha dangereusement du sien. Le fracas que créait mes talons aiguilles contre le sol, résonnait telle une sonate mortelle jouée dans un grand opéra. Nombreuses seraient les personnes qui auraient frissonnés face à ma démarche tant gracieuse que sournoise. Petit à petit, je comblai l’écart qui nous séparait. Quand la distance en ma poitrine et la sienne fut infime, je m’arrêtai de défiler pour me tenir devant lui. En tant que japonais au vocabulaire courtois, il devait sûrement préférer les dialogues à distance moyenne par respect pour son interlocuteur. Mais en tant qu’innovatrice, j’avais ma propre vision des choses. Une vision bien à moi !

Il ne me fallait pas oublier la raison de ma présence ici. Entre deux clignements d’yeux furtifs, la confiance toujours vivante, je me mis à le questionner un petit peu. « Serais-tu par hasard, l’une de ses personnes possédant un pass pour ouvrir cette porte ? Tu as la carrure et l'habit d’un grand administratif, ce qui ne serait guère étonnant ! » demandai-je, guidée par ma légendaire et perspicace intuition féminine. « Ou alors, tu n'es qu'un homme étrangement propre... » Honnêtement, j’étais pratiquement sûre qu'il détenait ce que je voulais ! Mais il valait mieux l’entendre de sa bouche pour justifier les jubilations. Au cas où, il ne possédait pas la ‘’clef passepartout’’, je tins déjà à être franche avec lui « Si tu ne l'as pas, ce n'est pas grave ! Mais je serais contrainte d'enfoncer la porte pour obtenir ce que je veux... ». Mes lèvres confiantes ne semblèrent vouloir quitter mon visage. Elle m'affichait comme étant un vilain despote et je ne détestais guère cette image...
Zukkini Mitsutoshi
Héros professionnel - Enseignant de Yuei
avatar
Surnom : Le Chevalier Blanc
Profession : Directeur Administratif - Professeur de langues
Rang : A
Yens : 45
Alignement : Dévoué
Re: Potassons [Ft. Zukkini] || Sam 14 Juil - 11:03







~Parfois, quand il fait sombre,
il suffit juste de se rappeler qu’il nous suffit d’allumer
la lumière.





La jeune femme qui lui faisait face semblait détenir le caractère auquel Zukkini s’attendait. Aussi, ne bougea-t-il pas d’un iota lorsque cette dernière pouffa un rire digne des plus grands snobs de l’histoire. Lorsqu’elle lui répondit, cette dernière ne manqua pas de toupet, mais elle marquait un point. Hormis l’internet, il était vrai que la bibliothèque de Yuei n’avait plus sa réputation à faire. Il s’agissait probablement du nec plus ultra de la ville ainsi que l’une des ressources littéraires les plus prestigieuses du pays. Il ne faisait aucun doute que toute personne qui aimait un tant soit peu la lecture n’ait envie d’y jeter un coup d’œil. Aussi, le héros daigna réagir en remontant légèrement ses lunettes sur le haut de son nez à la suite de ses mots.

Mitsutoshi: Je me dois de vous concéder un point à ce propos.

Alors que le héros était très probablement en train de songer réellement à faire entrer la belle, cette dernière eut une manœuvre que l’homme avait l’habitude de voir. Elle se rapprocha d’une manière parfaitement déplacée jusqu’au plus près de notre homme. Son pouls était probablement en train de faire un bond en avant. Mais si le simple déplacement gracieux d’une poitrine voluptueuse permettait de faire baisser les bras aussi facilement à un gentleman de catégorie S, alors ce titre n’était qu’une vulgaire mascarade. Son sourire disparut, malgré tout, agacé par une telle tentative. Elle avait commis une grave erreur, lui qui gérer l’administration de l’agence Kyuunan avait l’habitude de ce genre d’agissements. Hommes ou femmes, tous les moyens pouvaient parfois être bons afin d’obtenir une promotion ou de rentrer dans le personnel de l’agence. Certains héros professionnels ne se comportaient en rien comme tel et son niveau de concentration qualifié de « @-ziane liveulu » était parfaitement au point.

En vint finalement sa demande finale : la demande de l’utilisation du pass. C’était une grande responsabilité pour notre homme, permettre à une personne aussi instable et indépendante de rentrer dans ce sacro-saint lieu tant adoré de Zukkini amenait un risque non-négligeable de perturbations à l’intérieur. Pire encore, le bibliothécaire qui avait bu le thé deux jours auparavant avec le directeur administratif pourrait lui faire un reproche et notre homme serait alors profondément déshonoré pour avoir causé autant de soucis. D’un autre côté, en tant que gentleman, il était hors de question de lever un seul doigt contre cette femme, qui plus est, qu’allait-il se passer si ses menaces n’étaient pas que des paroles en l’air ? Il devrait l’empêcher de démolir la porte ce qui irait à l’encontre de son code de conduite, car il devrait recourir un tant soit peu à la force. S’il ne faisait rien, alors il aura été le témoin d’un acte empreint de basses intentions caractérisées. Il subirait tout autant le déshonneur que dans la situation inverse. Notre héros s’imaginait probablement déjà devoir faire le hara-kiri… Il fallait absolument qu’il soit capable de canaliser son interlocutrice.

Il m’y sa main libre dans la poche de son veston, en prenant soin de reculer d’un pas afin que son bras n’effleure pas la poitrine rebondit de la mannequin. Il en ressortit une carte qui s’avérait être une simple carte de visite. Mais son nom était indiquée dessus et l’a mit brièvement en évidence comme s’il s’agissait de la carte pour pénétrer dans la bibliothèque. Simple précaution si la personne décidait de commettre un vol à l’arrachée pour tenter de pénétrer prestement dans la bibliothèque. Il mit alors la carte dans la poche droite de son pantalon machinalement avant de prendre finalement la parole.

Mitsutoshi: En tant qu’enseignant à mi-temps dans cet établissement, je possède également comme tout le monde un pass que je viens de vous montrer afin de pouvoir se rendre à la bibliothèque. Sauf que, grâce à mon statut, je peux y accéder à n’importe quelle heure. Évidemment, cela est ce que vous rechercher mademoiselle. Mais comprenez que de par les responsabilités qui m’incombent je ne peux me permettre de faire rentrer n’importe quoi ou n’importe qui à l’intérieur de ces murs. D’autant plus que je ne vous connais pas. De plus, si je ne vous connais pas, c’est que vous n’êtes vraisemblablement pas une vilaine, ainsi, vous n’avez aucune raison d’attaquer cette porte si ce n’est le désir intentionnel d’aller en prison lorsque vous savez pertinemment que vous vous trouvez en face d’un héros professionnel...

Après une courte pause, il reprit.

Mitsutoshi: Donnez-moi envie de vous ouvrir cette porte, mademoiselle.

Par ces mots qu’il avait prononcé d’un ton calme, mais autoritaire à la fois, il n’avait qu’un seul désir : prendre l’ascendant dans cet échange verbal.






@Heziel Coffe

Milford Dana
Héros professionnel
avatar
Surnom : Scarlet Blade
Profession : Héroïne - Mannequin
Rang : A
Yens : 60
Alignement : Rebelle
Re: Potassons [Ft. Zukkini] || Mer 18 Juil - 2:42

Mon sourire s’intensifia sous les différentes annonces de mon interlocuteur. Il semblerait que mes premières manœuvres l’aient contraint d’être plus radical dans sa façon d’agir. Il avait bien fait de resserrer les écrous ! De manière générale, pour espérer, ne serait-ce que de canaliser mon implacable ardeur, il était nécessaire de prendre quelques risques. Avec joie et surprise, j’admis donc que le fameux bureaucrate avait de quoi être un joueur, n’aimant guère se faire bousculer par autrui. Par la sévérité que dégageait sa voix, il m’imposait un répondant digne de mon auguste présence. Le voilà qui remontait légèrement dans mon estime. En lui, je voyais désormais bien plus qu’un tableau aux nuances lassantes. Les débuts étaient prometteurs, mais cet homme chargé de paperasse pouvait encore se surpasser. J’en étais absolument certaine. Et j’avais de quoi briser l’autorité qu’il tentait d’imposer dans notre conversation…
Seulement, ses vêtements avaient bien caché sa réelle identité. Un héros ! Rien que ça ! J’avais fait l’erreur de m’arrêter sur son accoutrement commun à tous les bureaucrates que j’avais déjà rencontré dans ma vie. Inlassablement, mes illustres enseignants m’avaient répété que l’habit ne faisait pas le moine. Aujourd’hui encore, j’avais la preuve que ce proverbe était d’une véracité millénaire. A trop sauter dans des conclusions hâtives, il se pourrait qu’un jour, je ne m’attire des problèmes gravissimes ! Mais qu’importe ! Faire face aux problèmes était le quotidien des héros ! Zukkini lui-même le dirait ! Et puis, j’étais le genre de personnes se délectant d’affrontements qu’elle avait elle-même créé.

« J’ignore ce qui pourrait satisfaire un héros travaillant à mi-temps comme enseignant à Yuei… » rétorquai-je perfide et assurée de mon prochain coup sur l’échiquier. Je mis toutefois ma phrase en suspens pour garder l’initiative sur l’échange actuel.

Quelques secondes de silences s’écoulèrent sans qu’il ne se passât quoi que ce soit ! Il s’agissait en quelque sorte d’un moment de répit que ma personne lui octroyait généreusement. Bien sûr, le passionné de paperasses aurait pu se permettre de fuir, la queue entre les jambes, durant ce laps de temps. Il en avait le droit et honnêtement, il ne serait ni le premier, ni le dernier à le faire ! Mais je fus heureuse de voir qu’il avait simplement gardé une distance de sécurité… Distance que j’allais bientôt reconquérir. Lui laisser la moindre zone de confort serait mon erreur et je ne saurais la tolérer. La domination de cette conversation se devait de me revenir ! Il allait une nouvelle fois être témoin de ma divine détermination…
L’intimidant tapage de mes talons résonnait à travers le couloir les abritant. Il savait ce que cela signifiait. J’arrivais. Lentement certes, mais mes pas têtus ne s’arrêteraient avant d’arriver à l’endroit souhaité. La fuite était désormais inutile. Je mis donc le temps souhaité pour combler une distance qu’il avait autrefois brisé. La vertu japonaise était jetée aux oubliettes. Mes seins proéminents dominaient les débats pectoraux. Sans pour autant s’affaler sur la musculature développée du héros, mes mamelons caressaient lascivement sa cage thoracique. Il n’était pas ouvert à la perversion… mais il était toujours amusant de le titiller un petit peu. Juste avant de parler, je me permis de glisser mes lunettes sur le front pour qu’il puisse admirer la malice emplie dans mon regard :

« Par exemple, je pourrais être très… très… très… » Mon énivrant parfum rendait sa concentration difficile. A petite ou grande envergure, il masquait la position d’une de mes mains. Baladeuse, ma paume et ses cinq doigts entourèrent le cou de Zukkini pour l’étrangler. « Violente ! Les batailles ne sont nullement une peur pour moi. » prononçai-je significativement, les lèvres épousant une forme sournoise.

La force que je mettais dans cet étranglement était pratiquement inexistante. Ma manœuvre n’avait nullement pour but de le blesser ! Simplement, j’avais exprimé par mes gestes, le désir de briser la plénitude qu’il aimait tant m’afficher. La seule douleur qu’il pouvait éventuellement ressentir était celle de mes ongles effleurant très légèrement sa peau… Mais il pouvait se rassurer ! Ma main libéra son cou et se positionna derrière son dos. Puis, plus entreprenante, ma démoniaque bouche se plaça près de l’une de ses oreilles. Mes chaudes expirations se répercutaient sur son orifice auditif. Lentes, elle lui indique qu’aucune gêne ou même amour romantique ne venaient entraver mes desseins. Au paroxysme de mon exultation, mes lèvres murmurèrent alors d’endoctrineuses paroles :

« Ou alors, je pourrais délicieusement satisfaire ce corps qu’est le tien… » Charmeuse, je lui laissai quelques secondes pour s’imaginer ladite ‘’chose’’ et ses variantes, puis je repris de volée « l’emmener jusqu’au septième ciel… » et j’insistai sur ce silence où seul mon souffle lui était audible. Pour le cuisiner jusqu’au bout. « Et lui promettre maintes nuits de folies… Des nuits qu’il n’oublierait jamais ! » Ma voix était celle d’une succube… une succube voulant briser le masque silencieux qu’il osait m’afficher. Aussi, je me permis de me serrer à lui davantage, sans jamais le quitter des yeux. Nos chairs entraient en contact tel un couple occidental. Ma poitrine se comprimant à la sienne, je lui donnai alors la chance de se désempêtrer de l’actuel bourbier. « Sinon... si tu doutes encore de moi et de mes intentions, tu peux toujours fouiller mon sac et y trouver les papiers attestant de mon identité… ». Mon sac pendouillait au niveau de mes hanches et ne cessaient d’érafler les mains de Zukkini. Tentant, n’est-ce-pas ? Cependant, le hic était évident et je permis tout de même de le lui préciser. « Mais est-ce que ta vertueuse éducation t’autorise à fouiller le sac d’une jeune demoiselle ? »

Mes bras étaient enroulés derrière son dos et le retenaient légèrement. Avec un peu de force, il pourrait aisément s’échapper. Mais ses doigts ne cessaient de caresser le moyen de régler cette catastrophe une bonne fois pour toute. Car oui, à l'intérieur, entre mes différents accessoires de beauté, se cachaient mes cartes de visites. Celle témoignant de mon métier de mannequin. Et celle confirmant mon accréditation d’héroïne affiliée à l'agence Seigi.
Contenu sponsorisé
Re: Potassons [Ft. Zukkini] ||

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dawn of Heroes :: Yuei :: Deuxième étage :: Bibliothèque-
Sauter vers: