La dure réalité
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La dure réalité

Lunalyn
Héros professionnel - Enseignant de Yuei
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La dure réalité || Sam 14 Juil - 18:58

Je viens juste de quitter la petite fête de l'agence Seigi pour accueillir les nouveaux alternants. J'ai fini par prendre la décision de reprendre du service en tant qu'héroïne afin d'accompagner Ian en mission. Mais je dois me rendre à l'évidence, je ne peux y aller sans rien pour me défendre, et les idées sur lesquelles je travaille depuis des mois ne sont pour l'instant clairement pas réalisable dans des délais aussi serrée.

Parce que je le connais un peu, le Ian, et jamais il n'acceptera d'attendre encore trois mois pour partir chasser du vilain.

Faisant disparaître ma moto d'un touché du doigt, je franchis le portail de Yuei et me dirige vers la bâtisse. A cette heure ci, l'école est presque déserte, d'autant plus que c'est la semaine où les étudiants de filières héroïque et assistance sont dans leurs agences respectives. Mais le gardien a l'habitude de me voir arriver peu importe l'heure du jour ou de la nuit. Il faut dire que lorsque j'ai une idée en tête, je n'arrive simplement pas à passer à autre chose sans avoir au moins essayer de la concrétiser.

Bien sûr, pour l'heure, je n'ai réalisé que des bribes de plans, mais une fois que je m'endors dessus, c'est que j'ai suffisamment réfléchit à la question.

Cela dit, aujourd'hui, il n'est pas question que je m'arrête au stade du plan. Aujourd'hui, je compte bien sortir du laboratoire de Yuei avec mes armes en stock.

C'est l'avantage d'être prof à Yuei, l'accès à ce fameux laboratoire. Oh bien sûr, ça n'empêche pas de devoir payer pour obtenir les matières premières nécessaire à la confection d'objets, mais ça permet de ne pas avoir à attendre des commandes qui peuvent être longues et lentes à arriver.
Et puis, comme j'ai ma propre réserve de matériel pour mes cours et que ceux ci ne reprennent pas avant la semaine prochaine, j'ai tout le temps de refaire les stocks après mon passage dans l'atelier.

N'ayant croisé personne sur mon chemin, j'arrive enfin dans le laboratoire dédié à ma classe et m'installe à mon poste de conception. Parce qu'avant toute création, il faut tout d'abord des plans. Et si ceux ci peuvent être long à faire en règle générale, là, je compte bien les finir assez rapidement.

Car je l'ai dit : je ne sortirai pas d'ici sans mes armes, aussi faibles soient-elles.

Alors, attrapant une feuille A3 et un crayon, je commence mon croquis. Mon idée est simple, je m'inspire des armes de fête foraine, mais suffisamment puissante pour que leurs balles aient l'effet d'une bonne droite bien sentie.
Après tout, l'idée est de pouvoir me défendre rapidement si Ian n'est pas foutu de le faire lui même. Alors, évidement, c'est pas avec des armes de foires que je vais être d'une héroïque efficacité, mais c'est mieux que rien.

Parce que rester sans rien, c'est vraiment trop dangereux.

Dans cette optique, je dessine consciencieusement mon arme, qui ressemble à s'y méprendre à un flingue basique sur papier. Mais c'est parce que ce n'est que l'extérieur. Quoi qu'en y réfléchissant, l'intérieur ne sera pas bien différent d'une arme classique non plus.
Juste un jeu de puissance.

Juste le fait que ce soit mon arme, avec mon petit LL qui signifie que c'est moi qui l'ait fait. Et puis au moins, je serai sur de la qualité de l'objet, parce qu'avec les chinois, on ne s'est jamais vraiment à quoi s'attendre.
Suffit de voir les matières premières, c'est la seule chose que je ne peux pas créer et c'est déjà un véritable casse tête pour démêler ce qui est de qualité et ce qui n'est que publicité mensongère.

Heureusement, des années d'expériences dans la conception m'ont permise de me faire un réseau de fournisseur de confiance.
Et gare à ceux qui oserait me décevoir.

Je lève mon crayon de ma feuille et la soulève pour qu'elle me fasse face. Mes yeux parcourent le papier méticuleusement, inspectant tous les éléments différents que j'ai dessiné.

Cela ne fait qu'une heure que je suis arrivé et j'ai terminé la partie théorique de mon invention.
Il est temps de passer au cœur de la conception.

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Lunalyn
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Re: La dure réalité || Dim 23 Sep - 12:37

Dans la salle où sont exposés tous les matériaux pour l'imprimante trois dimensions, je tourne un peu en rond, jaugeant au mieux toutes les possibilités qui s'offrent à moi. Du métal ? Oui, ça pourrait, mais c'est assez lourd quand même, cela dit, ça à le mérite d'être résistant. Mais d'un autre côté, ça ne supporte pas bien l'eau.
Alors du plastique ? Non, c'est vraiment trop fragile. Mieux vaut un métal assez souple et inoxydable. L'acier peut être un bon choix, et puis avec la bonne peinture qui protège le tout, ça devrait permettre d'éviter que l'usure arrive trop rapidement et que l'arme ne s'enraille.

Je me tourne alors vers la réserve d'acier pour l'imprimante trois dimensions et sort de la salle de stockage avec mon butin. Je prends le temps de l'installer là où il faut mettre la réserve de matière pour permettre à l'outils de faire son office puis me dirige rapidement vers le poste informatique permettant la commande de la machine de conception.
C'est vraiment une machine indispensable de nos jours, je me demande comment les gens faisaient à l'époque pour construire toutes sortes d'objets. Cela dit, il faut dire que les possibilités de conceptions ont du évoluer en même temps que les moyens qui ont simplifié leur création. Il n'y a qu'à regarder l'évolution de l'homme qui a fonctionné sur le même principe. D'abord il a trouvé le feu, puis l'imprimante trois Dimensions. Enfin, bien plus tard, mais l'idée est là. Tout part de découvertes.

Tout part de la science. Et un peu du hasard aussi. Parce que je doute que les hommes des cavernes ait réellement chercher à trouver le feu la première fois qu'ils l'ont fait.

Bref, je m'installe donc au poste de commande et allume la machine de création. Heureusement que Yuei a pas mal de moyen et que l'ordinateur répond au quart de tour. Il ne me faut donc pas plus de trois secondes pour allumer le logiciel de conception dimensionnelle. Et là commence un travail de fourmi. A l'aide de la tablette graphique, mon plan en face de moi, je dessine ce que j'ai dessiné plus tôt au crayon dans une dimension. Puis, d'une simple manipulation du doigt, je fais tourner le dessin pour m'atteler à la seconde dimension à créer. Et enfin, il ne me reste qu'à fignoler le tout : je tourne le dessin dans tous les sens, vérifiant chaque coin, chaque pivot, chaque creux. Remesurant d'abord sur mon plan papier, puis sur celui informatique. Et une fois que la pièce dessinée me semble parfaite, je vérifie une ultime fois les détails les plus sensibles avant d'appuyer sur la touche "imprimer". Un bruit de bras mécanique se fait soudain entendre, la machine se met en marche. Rapidement, une aiguille dépose la matière en couche fine qui s'assemble en un rien de temps.
Et tandis que l'impression se poursuit, plus silencieuse du faire des mouvements infimes de l'appareil, moi je m’attelle au dessin informatique de la seconde pièce.

Au final, il m'aura bien fallu une heure de plus pour finir de créer toutes les différentes partie de mon arme. J'ai du changer la matière plusieurs fois, notamment pour le ressort qui doit être très solide et en même temps assez souple mais pas trop. C'est grâce à lui que l'arme va avoir de la puissance, c'est presque la pièce principale de cet armement. Car le but de mes armes n'est pas de tuer, après tout, c'est contraire à la loi, mais elles doivent tout de même être en mesure d'arrêter quelqu'un dans son élan par une frappe assez brutale pour avoir d'effet d'un bon coup de poing. Il n'en tiendra qu'à moi après de l'asséner là où il faut.

Mes pièces étant maintenant toutes créées, je passe à l'assemblage de tout ceci. Bien évidemment, un fois montée, le travail est loin d'être terminé.

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Re: La dure réalité || Jeu 11 Oct - 21:38

Un instant je reste là, sans bouger, les yeux plantés sur cet objet que je tiens dans mes mains, sur cet objet que je viens de concevoir. Je sais très bien qu'il me reste encore du travail pour le finaliser complètement, mais cela fait maintenant tellement longtemps que je n'avais pas construit d'équipement pour pouvoir un jour rejouer au héros. Alors je reste là, bêtement, assise sur ma chaise. Des bribes de souvenirs refont surface en moi. Je repense à mon dernier combat que j'ai livrée seule. Celui que j'ai perdu.

Celui qui m'a perdue.

Depuis ce jour, j'évite le terrain comme la peste. La peur est là, toujours présente bien que jamais avouée. L'excuse de l'équipement est trop bien, trop facile. Mais la vérité elle est bien présente. Je suis juste une trouillarde qui a peur d'échouer une fois de plus.

Et pourtant... J'étais douée avant. Toutes ces conneries que je passe mon temps à raconter à ces gamins qui n'en ont rien à carrer de mon cours, je n'y crois même plus moi même.

Non, un bon équipement ne remplacera jamais réellement un bon alter. Il n'y a qu'à voir Ian, lui n'a besoin de rien pour tabasser du vilain.
Et pourtant il est là à vouloir me traîner avec lui dans ces missions. Mais suis-je vraiment faite pour cela ?

Je l'ignore. Mais ce qui est sûr, c'est que j'aime ça.

Sortant de ma torpeur, je me lève soudain, arme au poing et m'avance vers la salle de tests de Yuei. Une grande pièce vide à première vu, mais où de nombreux placard aux portes camouflées renferment tout un attirail comme des mannequins ou encore des cibles mouvantes. La technologie ici a permis de mettre au point des mannequins dans une matière type gel transparent qui change de couleur et se diffuse précisément pour mesurer le degré de dégât provoqué par une arme. Le boulot de héros nécessitant au maximum de garder ces ennemis en vie, ces éléments de tests ont été d'une précieuse aide pour réduire les risques vitales liés à l'utilisation d'équipements.

Mais avant de m'attaquer au test sur ce type de mannequin, je me dois tout d'abord de vérifier la précision de mon arme. Car faire des dégâts n'est utile qu'après avoir atteint la bonne cible. C'est pourquoi je me dirige vers le fond de la salle pour en sortir une, de cible. Une simple planche de carton avec différents cercles rouges tracés histoire de mesurer la précision d'un tir.

La cible en place, je m'en éloigne de quinze bon mètres pour ensuite me mettre en position. Tenant mon arme d'une main, je tends mon bras devant moi et tir. Un coup. Deux. Trois. Quatre.
L'arme est assez silencieuse ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'elle n'utilise pas de poudre. Les balles, quant à elles, fendent l'air et vont se planter dans la cible. Rabaissant mon bras, je m'avance pour aller juger le résultat : mes quatre tir ont fait des impacts à plusieurs endroit de la cible, sans réel logique.
A cette découverte, je me mords la lèvre inférieure et fait immédiatement disparaître cette planche grâce à mon alter. La honte... Je n'ai même pas été capable de viser correctement.
Je souffle un coup et, bien déterminée à aller au bout de ma création, je réinstalle une nouvelle planche cible et me remets en position de tir. Mais avant d'appuyer sur la détente, j'inspire profondément et me concentre.

Les quatre balles se plantent dans la cible et cette fois ci, bien qu'elle ne soit pas au centre de celle ci, elle se trouve toute dans le même décimètre carrée. Je souffle de soulagement, je suppose que je n'étais pas attentive le premier coup. Mais cette déviation du centre note tout de même un défaut au niveau du canon de mon arme. Pour m'en assurer, je me repositionne et tire de nouveau quatre coups qui rejoignent les précédents.

Après cette constatation, je retourne au laboratoire pour effectuer les modifications nécessaire au tir de précision.

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Re: La dure réalité || Ven 12 Oct - 18:23

Je récupère mes plans et fais quelques annotations dessus pour commenter ce premier test de précision. Notant mes résultats dans un coin, je réalise les calculs nécessaires pour "corriger le tir". Une fois fait, je pose mon stylo et relis tout ce que je viens d'écrire pour éliminer d'éventuelles erreurs. Et lorsque je suis enfin sûre de moi, je fais apparaître mon tourne vis dans ma main et commence à démonter le canon de mon invention pour avoir accès au système d'éjection de la balle. Là, j'en retire une pièce et retourne devant l'imprimante pour la réimprimer avec la modification que je viens d'apporter à mon plan.
En à peine deux minutes, la nouvelle pièce est créée et je ne tarde pas à l'installée à la place de l'ancienne avant de retourner à mes essais.

Je m'enferme de nouveau dans cette grande salle presque vide et tir dans la cible que j'avais laissé en plan. Un, deux, trois, quatre. Je baisse mon arme et m'avance pour inspecter le résultat de cette salve.
Dans le mille.

Je souris. Cette sensation de travail accompli m'envahi soudain. Elle ne l'avait pas fait depuis tellement de temps que je l'avais presque oubliée. Et pourtant, c'est une sensation très plaisante. On se sent meilleurs, comme si l'ont venait d'arriver premier lors d'un classement. C'est en somme une forme de fierté, sans aucun doute.
Mais je me reprends vite, car les tests ne sont pas encore terminée. Il est maintenant grand temps que je jauge la puissance de mon arme.

Alors je décroche la cible de carton et la fait disparaître grâce à mon alter avant de me diriger vers le placard où sont ranger les mannequins en gel absorbant. J'en sors un du placard et le place au milieu de la pièce. Puis je me repositionne en position de tir.

Un, deux, trois, quatre.

Cette fois, je fais exprès de viser à plusieurs endroit différent.
D'abord dans la tête, puis dans le thorax, dans le ventre et dans un bras. De loin, j'ai pu rapidement voir que j'avais atteint ma cible du fait du changement de couleur du gel transparent bleuté qui est passé au jaune-vert. La matière en surface étant aussi résistante que la peau d'un humain, cela permet de voir à quel point une balle peut s'enfoncer dans un corps. De plus, ces petits bijoux de technologies nous permettant de tester notre équipements sont équipés d'exosquelette mimant la résistance des os et des muscles. Ainsi, selon l'endroit où l'ont tir, on peut se rendre compte exactement des dégâts provoqués par l'attaque.

Quand je m'approche du mannequin, je remarque rapidement que mes balles sont à terre à ses pieds. Elles n'ont pas réussit à percer la simili chair, ce qui tombe plutôt bien puisque c'est ce que je voulais. Ensuite, j'étudie plus en détails les couleurs liés aux impacts. En surface, la couleur du gel à clairement viré au jaune, ce qui signifie que cela provoquera un bel hématome à un véritable humain. Puis, selon les zones, l'impact s'est propagé à l'intérieur du corps. Sur environ cinq centimètres au niveau du ventre tandis que pour les autres zones, l'exosquelette simili osseux a stoppé net sa progression. Ce qui signifie que mon arme n'est pas capable d’entraîner de fractures. Mais en même temps, à moins de faire une arme qui tire au minimum des balles de ping pong, je doute que je puisse créer quelque chose de contondant et fracturant.

Du coup, on peut dire que je suis satisfaite. Mon petit flingue est très léger, facilement maniable à une main, ne provoque pas de recule puisqu'il n'est que peu puissant et fait des dégâts non négligeable. Contente de moi, je retourne dans le laboratoire de conception et lance l'impression d'une nouvelle série de mes pièces qui forment mon arme. L'impression terminée, je récupère toutes les pièces, m'arme de mes outils de fabrication et assemble un second flingue en tout point identique au premier.

Finalement, je retourne une dernière fois dans la salle de test, un flingue dans chaque main, et prends plaisir à vider mes deux chargeurs sur ce pauvre mannequin qui devient très vite tout jaune.

Contente de moi, je fais tourner mes armes dans mes mains avant de les faire disparaître d'un geste dans les méandres de mon alter.

Ce n'est certes pas grand chose, mais à partir de maintenant, je ne pourrais plus dire que je suis totalement désarmée.

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