Canin câlin (PV Benimaru)
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Canin câlin (PV Benimaru)

Husk
Vilain
Husk
Surnom : Husk
Profession : Détective sous l'apparence d'Eiichi Takakura
Rang : B
Yens : 298
Renommée : 100
Alignement : Esprit Libre / Juge
Canin câlin (PV Benimaru) || Mar 20 Aoû - 2:38

ft. Benimaru
Qui n'aime pas les chiens ?
Canin câlin.
Le Teckel (aussi appelé, de façon plus austère, Dachshund), plus connu sous son nom de chien-saucisse, est une race de Basset d'Allemagne. Connu pour la form de son corps, similaire à celle d'une saucisse, c'était pourtant un chien de chasse auparavant, en dépit de son apparence comique et semblant peu accommodée à toute forme de course. Pourtant capable d'atteindre une vitesse de 18km/h, c'est un chien qui aime pourchasser des petites choses et qui est du genre tenace.

Ce Dachschund particulier n'a que 5 ans, mais à eu le malheur d'avoir été confié à une famille qui à surestimé sa capacité à bien s'occuper d'un chien. Laissé abandonné, ses aboiements désespérés ont toutefois trouvés une réponse, en la personne d'une femme particulière.

Particulière, parce qu'elle possède un alter qui annule les autres. Particulière, parce qu'elle travaille sous le nom d'I Spy, une énigme qui souhaite créer un monde où les altérés sont plus forts et dépourvus de titres comme "vilains" et "héros". Et, afin de créer ce monde, elle teste les altérés, les plaçant dans des situations dangereuses sans la possession de leurs pouvoirs. Un processus bien plus meurtrier qu'elle ne le souhaite, mais elle sait que le monde regorge de héros. Et que, quelque part, se trouve l'individu qui saura raviver ses espoirs.

Mais, pour l'instant, sa quête n'était que secondaire. Kakun Oshizeke, aux yeux de tous, n'est qu'une femme excentrique mais bien intentionnée, qui fait un peu de bénévolat au chenil quand son emploi du temps le lui permet. Pourquoi est-ce qu'une super vilaine pourrait bien daigner aider des chiens mais condamner des pauvres altérés à la mort, vous demandez vous peut-être ? Hé bien... tel fonctionne son esprit.

Ouiiii, ouii Edna ! Un teckel ! Un petit chien saucisse ! Haa, ils sont si mignons ! Crois-moi, les couples qui abandonnent de tels chiens sont pires que ces voyous du groupe S !

D'une main, elle garde le chien en laisse. De l'autre, via seulement deux doigts, elle communique au téléphone, utilisant un appareil rose et à paillettes pour communiquer avec Edna. Une amie innombrable parmi tant d'autres, même si la jeune femme fait un effort rigoureux pour se souvenir de noms et de visages. Après tout, quasiment tout le monde peut être un héros ou un vilain caché, surtout dans ce contexte actuel.

Pourtant, sa mode avec les chiens n'est pas liée à ses activités de vilaines... enfin, un peu mais, voilà. Elle aimait bien les chiens, déjà, car ça n'a pas d'agenda secrets ou d'alters, et ensuite car si jamais elle offre une aura de bienveillance, il sera plus difficile de la suspecter de crimes. Qui irait donc bien fouiner sur une femme qui offre des chiens aux chenils, tiens ? Un vrai vilain, par exemple, interagit avec les chiens via son pied, c'est connu.

Elle ne comptait pas rester si longtemps que ça. Elle allait déposer Moustachio, parler un peu puis partir et voir ce que la journée lui réservait d'autres. Son emploi du temps actuel était assez flexible pour excuser une manoeuvre de cette envergure, et si jamais il y'avait urgence, "je suis en train d'apporter un chien au chenil" est une excuse au moins convenable.

Le chenil, qui à pris le nom intelligent de "Canin Câlin" (!!) est petit mais à l'avantage de bénéficier de beaucoup de bénévoles, et, de plus, il est proche de la maison de Kakun. Contemplez le temps minimum de dix minutes qu'il lui faut pour y aller à pieds, tout en traînant un peu la patte pour faire ses appels ou pour que le chien aille opérer une brève inspection de ses environs ! C'était vraiment idéal, surtout qu'elle n'avait pas vraiment installée son logis tout près juste pour ça.

Allons bon, elle aime bien sa couverture, mais le but de s'installer à Tokyo, c'est d'être au coeur des troubles du pays. Ça, et fuir un peu le logis familial, aussi. Une excuse dont elle n'était pas si protectrice que ça, vu que, en cas désespéré, ça peut lui permette d'obtenir la pitié de ses interlocuteurs. Personne au chenil, toutefois, n'était au courant de son histoire : après tout, on n'est jamais vraiment au courant du passé de ses amis dans la vie de tout les jours, et ce n'est pas vraiment quelque chose que l'on demande de façon casuelle.

Pénétrant, enfin, dans le bâtiment, Kakun range son portable et, d'un mouvement coordonné et pratiqué en avance, enlève ses lunettes de soleil.

Heyooooo, j'ai un pauvre chien saucisse sous la main !
Benimaru Bōdowan
Conseiller Académique de Yuei
Benimaru Bōdowan
Profession : Conseiller académique & Juriste
Rang : C
Yens : 1009
Renommée : 76
Alignement : Juge
Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Mer 21 Aoû - 14:30














Canin Câlin

Service administratif de l'association DogRescue Tokyo / Benimaru Bōdowan, bénévole

RP-C-002#1avec : @Oshizeke Kakun
date : Juillet 302
lieu : Chenil Canin Câlin – Centre-ville de Tokyo
Benimaru s’était réveillé particulièrement tôt ce matin-là. Allongé dans le noir, son radio-réveil diffusant un air de jazz, il savoura le calme d’une ville encore endormie. Même la nature semblait attendre que l’aube se lève. Bientôt, trop vite, il faudra subir la cacophonie des voitures, des bus, des lignes de métro, les éclats de voix et le vent dans les chênes, les bruits de chantier, les odeurs de restaurants et d’humains pressés.

Il petit-déjeuna en regardant le ciel virer au gris, un bol de riz, du poisson séché, un reste de soupe miso avec des algues. C’était un beau samedi qui s’annonçait. Il s’habilla tranquillement, récupéra son cartable dont le cuir luisait doucement et s’engouffra, un peu à regret, dans la journée qui commençait.

La matinée fila comme un éclair. Il arriva au collège Kohaku aux alentours de sept heures, alla saluer sa directrice et récupéra les nouveaux dossiers qu’elle avait à lui faire traiter. Jusqu’à treize heures, armé de son ventilateur et de plusieurs tasses de thé, il se plongea dans les papiers, les réponses urgentes à donner aux mails en souffrance, les conventions et autres réjouissances administratives. Rentré chez lui, il déjeuna rapidement en réfléchissant à son programme de l’après-midi. La réponse lui vint de son téléphone, plus précisément d’un message de DogRescue Tokyo.

Benimaru bénévolait pour l’association d’aide aux chiens errants depuis déjà huit ans. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il avait toujours adoré ces animaux et l’un de ses plus grands regrets était de ne jamais pu en avoir un, ayant toujours vécu en appartement. Et quoi de pire qu’un chien malheureux? C’est d’ailleurs cette réflexion qui l’avait poussé à donner de son temps libre à DogRescue. Trop nombreuses étaient les personnes qui adoptaient un animal sans avoir conscience du travail que cela demandait et finissaient par les abandonner.

Le message qu’il avait reçu provenait d’un des nombreux chenils appartenant à l’association. Canin Câlin, dans le centre de la capitale, était l’un des centres les plus fréquentés malgré sa petitesse. Il était d’habitude facile d’y avoir des bénévoles, compte tenu de sa location; mais ce jour-là, un concours de circonstances faisait que l’équipe était en sous-effectif suite à des défections de dernière minute.

Moshimoshi, Oginome-san? Benimaru Bōdowan à l’appareil.
– Ah, Benimaru-san! Bonjour. Comment allez-vous?
– Bien, je vous remercie. J’ai reçu un message de l’association me disant que vous étiez en manque de volontaires pour cet après-midi, je voulais donc vous prévenir que je suis disponible.
– Ce serait formidable si vous pouviez vous déplacer, Benimaru-san!
– Très bien alors, j’essayerai d’être là dans une heure.
– Merci beaucoup. À tout de suite!

Le temps de se changer pour des vêtements plus confortables, de sauter dans le métro et Benimaru quitta sa banlieue pour le centre-ville. À peine arrivé au chenil, il mesura l’ampleur du travail à faire à l’état des deux jeunes garçons qui étaient là depuis l’ouverture. Armé de son autorité naturelle, Benimaru prit les choses en main. S’occuper d’un chien est déjà presque un emploi à plein temps; multipliez cela par vingt et vous aurez la charge de travail que demande un chenil. Il faut nourrir les animaux, leur donner à boire, les toiletter, les promener, vérifier leur état de santé et les soigner le cas échéant… mais aussi accueillir les visiteurs, les vétérinaires, remplir les dossiers, mettre le site et les réseaux sociaux à jour, nettoyer le local, répondre au téléphone.

Dans toute cette tourmente, une voix connue claironna soudain:

– Heyooooo, j'ai un pauvre chien saucisse sous la main!
– Kakun-san!

C’était bien elle, lunettes de soleil dans une main, laisse dans l’autre, au bout de laquelle un teckel curieux jappait et trottinait en rond, excité par ce nouvel endroit rempli d’amis. La créatrice de mode était l’une des rares personnes que Benimaru appelait par son prénom. Les deux se connaissaient depuis quelques années maintenant, et venir en aide aux chiens abandonnés créé facilement du lien.

– Quel bon garçon tu nous amènes? Un teckel! On ne voit pas beaucoup de cette race-là au Japon, tiens. Donne-moi la laisse, on va t’en libérer. Oginome-san, Kakun-san nous apporte un nouveau pensionnaire!

Benimaru confia le teckel au gérant de Canin Câlin et se tourna vers Kakun, l’ombre d’un sourire sur son visage.

– Tu es pressée aujourd’hui? C’est bientôt ma pause et ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vu, on pourrait prendre un café à cet endroit que tu aimes bien au coin de la rue? J’ai hâte d’entendre les dernières nouvelles du monde de la mode tokyoïte. Et où en est la collection dont tu me parlais la dernière fois?

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Dernière édition par Benimaru Bōdowan le Dim 8 Sep - 14:45, édité 4 fois
Husk
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Mer 21 Aoû - 20:04

ft. Benimaru
Qui n'aime pas les chiens ?
Canin câlin.
Kakun voyait beaucoup de gens, c'était certain.

Dans une ville aussi remplie que Tokyo, avec une profession (ou plutôt des professions) comme la sienne et avec son caractère habituel, on se fait beaucoup de connaissances. Beaucoup de visages avec des noms attachés dessus, qui dansent et dansent toutes les nuits, tous offrant des chemins différents. Certaines de ses relations étaient professionnelles, d'autres tenaient de l'amitié et certaines étaient plus manipulatrices, et servaient d'ascenseurs sociaux vers des sphères plus élevées de la société Tokyoïte si mystérieuse.

Son psychologue d'avant lui disait que sa recherche compulsive d'amis, ou, au moins, de contacts tenait d'un léger traumatisme à cause de ses déménagements répétés d'enfance. Kakun n'ayant jamais eu l'occasion de se faire des amis dans l'enfance, elle tentait désespérément de compenser en tant qu'adulte, s'entourant de visages et de compliments pour vivre des sensations qui avaient été hors de ses petites mains.

C'était... assez plausible, mais Kakun s'était longtemps dit que ce n'était pas le cas, pour des raisons variées. La principale, toutefois, était simplement qu'elle ne voulait pas admettre que son passé puisse continuer d'avoir autant d'influence sur elle. L'idée que, quelque part, son cercle toujours-grandissant d'ami était le résultat d'un désir d'avoir des compagnons et des amis l'intimidait, et lui offrait l'idée que son passé avait toujours une immense influence sur ses actions actuelles.

Enfin, donc, oui. Kakun s'est fait des amis. Et l'un se dresse justement devant elle : Benimaru Bodowan. Il semble être l'opposé de Kakun en terme de comportement, mais c'est un mec gentil. Et elle apprécie, ironiquement, sa façon de faire. Sérieux, compétent mais aussi plus gentil qu'il ne le laisse paraître. En bien des points, il était vraiment l'opposé de la jeune femme qui, sous sa façade nonchalant et sociale, dissimulait une vilaine dangereuse et sans scrupules.

Oh après, peut-être que lui aussi est vilain. Peut-être qu'il fait des trucs pas très légaux, ou peut être qu'il n'est qu'un citoyen ordinaire ? A la fin, elle l'appréciait, et lui aussi, vu comment il l'avait appelé via son prénom au lieu du simple "Oshizeke" si formel !

Souriante, Kakun confia le teckel aux soins de Benimaru puis Ogninome, un petit sourire au visage quand il entreprit d'interagir avec le chien un tout petit peu. C'était amusant, mais ça lui réchauffait un peu le coeur. Elle n'était qu'humaine, enfin, et faire du sale travail (même pour des raisons justifiées dans son esprit) l'aidait à garder son humanité. On pourrait dire que c'est hypocrite, de se préoccuper de son "humanité" alors qu'elle travaille avec des vilains, mais c'était quelque chose qu'elle... ignorait, enfin.

Benimaru dévisage Kakun peu après, avec l'ombre d'un sourire au visage. Ha, ces clients ne devaient pas voir ça souvent, tiens !

Ha mais bien sûr ! Haa, je ne pense pas que ça te fascinera beaucoup, mais je suis experte pour rendre toute activité excitante après tout ! Et je suis assez libre en plus ! Je vais te dire, j'en suis ravie ! On voltige, on danse, on trépigne et on marche dans ce monde, et c'est amusant, mais tellement épuisant ! Ha, et-oh, il y'a du nouveau, je bat un peu en retraite ! Je t'attends devant, et oui, je te montrerais les photos de la collection !

D'un mouvement agile, elle glisse en arrière, sous les yeux confus d'un bon samaritain. Et, d'un même mouvement, elle s'approprie son téléphone, après sa sortie.

Se calant devant le chenil, posée contre un lampadaire, l'expression de Kakun change brièvement, brièvement, quand elle reçoit juste un bref message.

Ton père doit aller en cure, tu peux aller le chercher ce soir ?

Si elle à une réponse, elle ne l'écrit pas en retour, rangeant juste son téléphone et croisant les bras, regardant les environs de façon nonchalante.
Benimaru Bōdowan
Conseiller Académique de Yuei
Benimaru Bōdowan
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Mer 21 Aoû - 22:17














Canin Câlin

Service administratif de l'association DogRescue Tokyo / Benimaru Bōdowan, bénévole

RP-C-002#2avec : Oshizeke Kakun
date : Juillet 302
lieu : Chenil Canin Câlin – Centre-ville de Tokyo
Profitant que Kakun se soit éclipsée pour l’attendre à l’extérieur du chenil, Benimaru alla se changer, laissant ses vêtements de bénévolat, informes et puant le chien mouillé, pour quelque chose d’un peu plus présentable: pantalon bleu sombre, t-shirt noir et veste orange, histoire de rivaliser – ô, très humblement! – avec la tenue excentrique et colorée de la styliste.

Il s’amusait toujours du monde qu’il y avait entre lui et Kakun. L’un était sombre, sobre, sérieux; l’autre était fantasque, fascinante et fébrile. L’un allait lentement mais sûrement, l’autre dansait, courait, volait. L’un parlait de façon posée, économisant ses mots, du ton le plus formel; l’autre s’exclamait et riait comme s’il n’y avait qu’elle au monde. L’un exécutait, l’autre créait. Au départ, Benimaru ne supportait pas Kakun, sa désinvolture, l’espace qu’elle occupait, ses tenues extravagantes, sa façon de dégainer son téléphone pailleté ou ses lunettes incrustées de strass. Et puis, petit à petit, il s’était habitué à sa présence, son rayonnement, sa façon de voir le monde et d’y évoluer. Elle était radicalement différente, et il réalisa que cela lui faisait un bien fou.

C’est ainsi qu’ils étaient devenus amis, envers et contre tout. Leurs emploi du temps respectifs ne leur permettaient de se voir qu’en coup de vent, peu souvent, presque par hasard comme ce jour-là. Ce n’était pas forcément plus mal: l’amitié de Kakun s’appréciait dans l’économie. Comme le dit l’adage, c’est la dose qui fait le remède ou le poison. Et ainsi, ils avaient plus de choses à se dire. Enfin, Kakun avait toujours quelque chose à dire. Pour Benimaru, assis derrière un bureau cinq jours et demi par semaine, c’était moins évident.

Quand il sortit, son amie l’attendait adossée à un lampadaire. Benimaru la vit ranger prestement son téléphone dans sa poche, saisit juste la fin de l’ombre qui passa sur son visage. La vie d’une créatrice de mode, aussi exaltante que stressante, était faite de contrariétés. Le monde du stylisme était une jungle. Aussi ne s’inquiéta-t-il pas outre-mesure de ce qu’il avait vu. De toutes façons, ce n’étaient pas ses affaires.

– Je suis là. Allons-y!

Le lieu où ils se rendirent, à trois pas, était un petit café à l’occidentale qui faisait l’angle, très chic. Cher, également, mais le café arabica accompagné de son croissant en valait le coup. Ils s’installèrent à une minuscule table en terrasse pour profiter du soleil; un signe au serveur suffit pour que, quelques minutes plus tard, on leur apporte la consommation habituelle. Benimaru mordit dans sa pâtisserie sans attendre.

– J’ai bien peur que tu te retrouves à faire la conversation, comme d’habitude. Il n’y a pas grand chose de nouveau de mon côté. Je travaille toujours au même collège, Kohaku. Ceci dit, maintenant que j’y pense, nous avons reçu une jeune Héroïne de Yuei en début de semaine, Dawn, tu as dû entendre parler d’elle? Elle venait faire une intervention pour présenter les études héroïques à nos collégiens.

Il souffla sur son café qui exhalait de divines effluves, embrumant aussitôt ses verres de lunette.

– Nous vivons une drôle d’époque pour les altérés, Kakun-san. Les réformes de la nouvelle ministre, la fusion des agences pour former Reiwa, le grand chambardement à Yuei après l’attentat du groupe S, Cataclysm, la fondation de Chitsujo, le nouveau directeur. Et tous ces mouvements anti-Alter qui montent en puissance, à se croire en pleines années 50… Les jeunes Héros commencent leurs formations dans un monde plein d’incertitudes. Impossible de dire quel avenir s’offre à eux…

Benimaru et Kakun ne parlaient pour ainsi dire jamais de politique, c’était sans doute la première fois que le sujet des Alter surgissait entre eux. Benimaru n’avait jamais évoqué le sien à son amie, pour la simple et bonne raison qu’il n’en voyait absolument pas l’intérêt. Dans l’état actuel des choses, son don lui permettait juste de pouvoir piocher sans regarder parmi les sachets disposés devant eux pour sucrer son café. Mais son inquiétude vis-à-vis de la situation des altérés était trop grande pour qu’il puisse la garder pour lui. Il se tut le temps de savourer une gorgée du breuvage brûlant.

– Alors, tu me montres ces photos?

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Dernière édition par Benimaru Bōdowan le Dim 8 Sep - 14:45, édité 3 fois
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Jeu 22 Aoû - 15:19

ft. Benimaru
Qui n'aime pas les chiens ?
Canin câlin.
Si Benimaru avait bien aperçu la brève moue de Kakun, il ne prit pas la peine de le commenter, un fait apprécié par la jeune femme.

Dans un monde où tout le monde peut être un psychopathe en puissance ou un noble héros costumé, il serait facile d'être méfiant du moindre comportement suspect et de tenter d'obtenir des réponses, mais notre homme savait bien que ce n'était pas ses affaires, et soupçonnait sans doute que c'était quelque chose de famille ou du boulot, pas un message secret d'un co-conspirateur dans une confrérie de vilains secrets ou quelque chose dans le style.

Quelques fois, Kakun aimerait bien penser comme ça. Ne pas voir le mal partout, ne pas songer que tout peut être dangereux. Ça l'aidait à survivre, mais elle aimerait vraiment pouvoir dévisager quelqu'un sans penser, un instant, qu'il était secrètement en train de préparer un mauvais coup.

La marche au café fut courte, et l'attente pour la nourriture le fut encore moins, un miracle au Japon. Elle aimait bien cet établissement, c'était dommage de penser qu'un vi... non, allez, pour une fois, pense que tu n'es qu'une civile. Ne pense pas aux maniaques dehors et concentre toi sur la discussion, surtout quand elle va être plutôt distrayante ! Le fait que Benimaru prenne la parole fut déjà assez unique en soi, mais ça ne gênait pas Kakun.

Elle se contenta de mordre dans le croissant, n'étant pas habituée à dévorer ce genre de viennoiserie. Ses... travails demandaient une certaine forme physique après tout, et ses repas étaient donc plus austères qu'ils ne le paraissaient. Pas qu'elle festoyait sur un peu de salade et un bout de viande, mais disons qu'un corps sain se forge via des sacrifices.

Ha, Dawn ? Oui, elle faisait parler d'elle aux médias. Kakun l'avait dans son petit carnet. Elle semblait... douée, mais pouvait t-elle se débrouiller sans son alter ? C'était une question que Kakun aimait se poser. Car, rappelons que pour elle, la valeur d'un altéré se place dans sa capacité à évoluer en société et développer des capacités sans nécessairement utiliser ses pouvoirs. Un petit nombre de personnes avaient été testées, et brisées, et Kakun espérait qu'un de ces héros, que ce soit Cold Breath, Phoenix (félicitations à eux, d'ailleurs ?) ou Arsenal puisse prouver qu'elle à raison.

Ohh, oui ! Elle à récemment aidée lors d'une crise à Yuei. Ne prends pas ça pour de la mesquinerie, mais je suis surprise que rien de mal ne soit arrivé ! Les héros attirent tellement les situations bizarres et loufoques ! Quelque fois, on essaye d'en inviter, pour montrer des nouveaux costumes ou pour des coups de pub, et à chaque fois je suis toute stressée ! Le moindre héros semble attirer tout les psychopathes du coin ! Maintes fois, je me demandais si un crétin n'allait pas défoncer la porte du bâtiment avant de réclamer une bataille !

Mais après c'est bien qu'elle soit venue ! Elle apparaît souvent dans les médias, ça pourrait inspirer !

Quand Benimaru mentionne, enfin, les troubles récents des altérés, la réaction de sa compatriote est de pencher la tête vers le côté, montrant brièvement sa surprise avant de relever la tête. Ha, les troubles des alters ! Mais c'était bon, tout ça, une étude pour voir comment toute la population des altérés pourrait survivre au raz-de-marée de paranoia du public ! Enfin, après, elle était concernée, mais pour être honnête, elle ne s'était jamais sentie proche de ses frères et soeurs.

Son alter lui avait déjà causé des troubles après tout, et même maintenant, elle ne l'utilisait vraiment que pour son but, sans vraiment avoir de la fierté dedans. Personne ne sait vraiment qu'elle en à un, après tout, donc il était facile pour elle de se convaincre qu'elle était normale.

Les gens ont peur, mais ils pointent toute une foule en ne cherchant que quelques personnes... mais, si tu veux vraiment mon avis, je pense qu'il faudrait... pas moins de héros, oh non, je ne voudrais pas me faire menacer par un gaillard et n'avoir que deux zigotos en uniforme de police pour m'aider, mais je pense que ça pousse les héros restants à faire de leur mieux pour se prouver. Ha, évidemment, c'est nul pour les nouveaux, mais il n'y a pas vraiment de bouton "off" à la peur, il faut juste se prouver !

Enfin, je dis ça, mais c'est plus facile qu'a dire qu'a faire. Je ne suis que dans la mode, et c'est de la politique. Et je vais être honnête, mais la politique, ça te donne des rides et des cheveux blancs avant quarante ans !

En réponse, Kakun dégaine son phone. Bien sûr, rien de criminel dessus : ses "autres" contacts se font sur des burner phones, moins élégants.

Un vite accès aux photos montre Kakun, avec des lunettes de soleil, entourée de femmes et d'hommes en vêtement excentriques, censés représenter des astres. Kakun, seule habillée normalement, à quand même des lunettes de soleil spéciales, avec des "piques" autour des lunettes pour représenter des rayons de soleil.

Sur d'autres photos, il y'a des croissants de lune à la place, sans que ses environs ne changent vraiment.

C'est spécial, mais ça à eu un succès... stellaire, haha ! Stellaire comme... enfin oui.
Benimaru Bōdowan
Conseiller Académique de Yuei
Benimaru Bōdowan
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Ven 23 Aoû - 18:13














Canin Câlin

Service administratif de l'association DogRescue Tokyo / Benimaru Bōdowan, bénévole

RP-C-002#3avec : Oshizeke Kakun
date : Juillet 302
lieu : Chenil Canin Câlin – Centre-ville de Tokyo
«Les Héros attirent tellement les situations bizarres et loufoques!» Cette remarque troubla étrangement Benimaru qui s’empressa de boire une nouvelle gorgée de café. Kakun avait raison, là où il y avait des Héros, il y avait un risque de voir débarquer des Vilains souhaitant en découdre… et inversement.

Il se rappela l’inquiétude sous-jacente qui régnait, déjà à son époque, en filière générale à Yuei: eux tous, étudiants non-altérés ou possédant un Alter inadapté au combat, ne prenaient-ils pas un risque à fréquenter le même établissement que des apprentis Héros? En cas de problème, ils n’avaient aucune chance de s’en sortir sans la protection de leurs camarades et des professeurs de matières héroïques.

Les tragiques événements de ces dernières années avaient-elles donné raison à ces vieilles craintes? Le focus des médias s’était concentré exclusivement sur les filières héroïques. Il n’osait imaginer la panique qui avait dû régner chez les étudiants généralistes, victimes collatérales et impuissantes de ces affrontements idéologiques d’altérés. N’avait-il pas lu, d’ailleurs, que le lycée avait enregistré de nombreuses défections?

Et lui, qu’aurait-il fait? Qu’aurait-il pu faire?

Beaucoup de questions peu réjouissantes auxquelles il n’avait pas de réponses. Décidément… Il avait beau être un héros du quotidien, il était sans cesse renvoyé à sa propre faiblesse. En cas d’affrontement, il ne pouvait pas compter sur ses connaissances des arts martiaux: déjà très basiques lors de son initiation à Yuei, il n’avait jamais eu l’occasion de continuer à s’exercer depuis la fin de ses études secondaires, il y avait douze ans de cela. Quand à sa maîtrise des armes à feux… Il était bon, voire très bon, mais n’avais jamais eu à tirer à balles réelles sur un autre être humain; et s’il possédait un pistolet, il n’avait de toutes façons pas de permis pour le porter et l’utiliser en-dehors d’un club de tir sportif. Face à un criminel standard, il doutait de ses capacités à s’en sortir. Face à un criminel altéré… ce n’était même pas la peine d’y penser.

Perdu dans ces sombres pensées, il réalisa qu’il n’avait pas suivi ce qui disait Kakun. Il raccrocha en cours de route, comptant sur son expression imperturbable pour dissimuler son inattention.

– …évidemment, c'est nul pour les nouveaux, mais il n'y a pas vraiment de bouton «off» à la peur, il faut juste se prouver! Enfin, je dis ça, mais c'est plus facile à dire qu’à faire. Je ne suis que dans la mode, et c'est de la politique. Et je vais être honnête, mais la politique, ça te donne des rides et des cheveux blancs avant quarante ans!
– Tu parles comme mon père, Kakun-san! Ceci dit, vous avez raison. Les quelques mois que j’ai passé au secrétariat du ministère des Affaires d’Alters ont suffi pour me convaincre de m’occuper de politique un peu plus à distance, pour préserver ma santé mentale…

Voulant apparemment clôturer le sujet et passer à quelque chose de plus distrayant, Kakun sortit son téléphone avec un de ses gestes savamment étudiés. En quelques tapes du doigt, elle fit apparaître et défiler les photos de sa dernière collection. Benimaru, qui n’avait jamais réussi à passer aux smartphones, s’amusait toujours des possibilités toujours plus incroyables et ridicules proposées par ces appareils. Il se pencha plus en avant pour regarder l’écran, rajustant ses lunettes.

– Stellaire en effet, c’est le mot. Intéressant comme thème… J’aime beaucoup la façon dont tu mêles les matériaux pour apporter de l’éclat et des reflets. Tes accessoires aussi, surtout ces lunettes de soleil… sans mauvais jeu de mot. Tu pourrais zoomer sur cette robe-là? La coupe m’intrigue, elle m’évoque quelque chose entre le costume de théâtre nō et du Thierry Mugler… Mais typiquement Oshizeke, bien sûr. Et donc comme ça, tu fais des costumes de Héros aussi? Tu m’en avais peut-être déjà parlé… Ce doit être passionnant et difficile, j’imagine qu’il y a beaucoup de collaborations avec des ingénieurs OH, des scientifiques, pour adapter les tenues aux Alters…

Soudain une notification s’afficha par-dessus la photo qu’il étudiait, le début d’un message sans doute; il se recula par politesse, ne voulant pas empiéter sur la vie privée de son amie. Avait-il bien lu Maman comme expéditrice? Kakun ne lui avait jamais parlé de sa famille, maintenant qu’il y pensait.


hRP:
 

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Dernière édition par Benimaru Bōdowan le Dim 8 Sep - 14:46, édité 4 fois
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Alignement : Esprit Libre / Juge
Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Sam 24 Aoû - 2:46

ft. Benimaru
Qui n'aime pas les chiens ?
Canin câlin.
Haaa, il avait raison ! La politique, c'est vraiment un truc de blasés !

Kakun aurait pu essayer de travailler dedans, et influencer les évènements de façon à ce que ça lui convienne, mais même les plus hauts postes de la politique sont sujet à leurs restrictions ou nécessitent des amis puissants. Et puis, quand l'on vise vers le haut, on ne peut pas vraiment juste sortir et faire des activités de côté, parce qu'il faut travailler constamment, vous voyez ?

Benimaru avait fait le bon choix. Mais après, le problème, c'est que l'on ne peut vraiment jamais s'éloigner définitivement de la politique ou des alters, et dieu sait que les deux étaient entremêlées récemment. Elle avait été un peu craintive par sa mention récente des évènements du coup, mais heureusement, il semblait avoir eu la même réalisation.

Pas que parler à Benimaru est ennuyant, ou qu'elle croit qu'une sorte de ravin fatal pourrait être creusé si les deux venaient à en parler, mais elle préférait encore parler de trucs de la vie quotidienne, pas affecté par le groupe S ou autres groupes. Après tout, elle voyait un peu aussi sa vie civile comme un moyen de se détendre et de décompresser après des boulots, donc l'idée de passer même qu'une partie de son temps libre à débattre sur un tel sujet la rendait appréhensive.

Promptement, Benimaru donne son avis, et le fait bien. Pour ça que Kakun l'apprécie aussi ! Il sait de quoi il parle mais le fait sans prétention. Il n'y a pas de sentiment de supériorité subtilement inséré dans ses phrases ou l'impression qu'il ne recrache que des termes techniques appris auparavant. Il n'était pas omniscient, mais au moins, il était très flexible, ce qui signifiait que lui parler signifiait qu'on apprenait au moins quelque chose de nouveau.

Kakun hoche la tête à chaque "review" et se permet de répondre à la dernière !

Haaa, on désigne surtout le look, et eux se chargent des gadgets oui. On pourrait essayer de faire des tenues sans aucun gadget, mais... enfin tu sais, ils préfèrent être équipés au cas où. C'est dur d'avoir des héros en ces temps, parce qu'ils ont plus de boulots et aussi car certains sont très égocentriques en fait ! Je veux dire, oui, tu à sans doute sauvé la ville, mais quand même, il n'y a rien de vilain à utiliser des noms, tu sais ?

Ring, ring.

Rapidement, l'écran revient la propriété de ses yeux seuls.

Je sais que tu n'es pas occupée, s'il te plaît.

Très rapidement, tout énervement caché fait place à de la rapide pitié et, l'espace d'un moment, Kakun manque de s'écraser la paume contre le crâne. Non, n'oublie pas que ce n'est qu'une femme qui doit s'occuper de... personnes en situations particulières. Ne sois pas cruelle. Rapidement, et toujours en espérant donner l'illusion du petit problème casuel, son message suit.

Donne moi un peu de temps et j'irais le chercher.

De façon révélatrice, elle dépose le téléphone au lieu de le ranger, sans jamais revenir à l'observation initiale de Benimaru, un fait qu'elle réalise mais ne corrige pas de suite.

Haa, tu sais, les parents ! C'est bien qu'ils soient attentifs à cet âge après, non ? Certains sont négligents ! Et ça donne des gens qui feraient tout pour de l'attention ! C'est un peu triste, non ?
Benimaru Bōdowan
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Lun 26 Aoû - 9:38














Canin Câlin

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date : Juillet 302
lieu : Chenil Canin Câlin – Centre-ville de Tokyo
Il avait donc bien vu: c’était la mère de Kakun qui venait de lui envoyer un message. L’espace d’un instant, Benimaru eut envie de saisir l’occasion pour questionner son amie sur cette famille dont elle ne lui avait jamais touché un mot. Ce qui le fit s’en retenir fut le bref, très bref mélange d’émotions qui passa rapidement sur le visage de la styliste. Il n’aurait pas su les nommer précisément, mais ces émotions n’étaient clairement pas les plus positives qui soient. Il avait déjà aperçu des ombres similaires défiler chez certains de ses étudiants.

– Oui, je vois très bien ce que tu veux dire. J’adore mon travail, mais c’est un métier terrible, parce qu’il nous arrive d’être face à des gamins totalement livrés à eux-mêmes. Des familles dysfonctionnelles, des parents absents… On a, régulièrement, des cas de maltraitance, de négligence. Tu m’excuseras la comparaison, mais c’est un peu le même boulot qu’on fait au chenil… Un enfant maltraité va réagir comme un chien maltraité, au fond: soit il devient craintif, soit il devient violent, soit, comme tu le disais, il développe une dépendance affective.

Benimaru retira ses lunettes pour se frotter les yeux un instant. Son visage, son regard s’étaient immédiatement durcis à la mention des malheurs qui accablaient parfois ses élèves. Il en parlait peu, rarement, par discrétion, mais ce sujet extrêmement sensible était l’un de ceux qui le tourmentaient le plus.

– C’est en partie pour ça que j’ai quitté la politique pour entrer dans l’enseignement. Les enfants sont notre avenir, nous nous devons de veiller sur eux, de faire attention à ce que nous leur inculquons comme valeurs. C’est triste à dire mais un enfant malheureux grandira souvent en adulte malheureux. Ceux qui s’en sortent malgré l’adversité, les success stories… c’est marginal! La vérité, c’est qu’une grande majorité des Vilains ont eu une enfance difficile ou douloureuse. Les Alters ne font rien pour améliorer la situation… Si je peux empêcher cela, même de façon infime, à mon échelle, alors mon existence en ce monde n’aura pas été vaine.

Il était en train de déraper, dériver du sujet initial à grande vitesse. Il prit une profonde inspiration, détendit sa mâchoire, ses épaules, finit sa tasse d’une traite pour se redonner une certaine contenance, quelque chose à faire pendant qu’il se calmait. Mais son regard conservait cet éclat minéral.

– Désolé, Kakun-san, je me suis un peu emporté… Décidément, je ne dois pas être une compagnie très agréable aujourd’hui, avec toutes ces idées noires! Et si nous retournions à Canin Câlin? C’est bientôt la fin de ma pause.

Ils réglèrent leur consommation, franchirent de nouveau les quelques mètres les séparant du chenil. Le coup de feu semblait être passé, l’ambiance était plus posée, moins électrique. Oginome avait commencé à créer une fiche pour le teckel ramené par Kakun; après quelques formalités administratives et vétérinaires, il pourra être proposé à l’adoption.

– Je retourne me changer, j’en ai encore pour une petite heure avant de rentrer chez moi. Si tu as des choses à faire, je ne te retiens pas, mais si tu veux rester un peu je suis certain qu’Oginome-san aura des choses à nous faire faire!


hRP:
 

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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Mar 27 Aoû - 15:33

ft. Benimaru
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Kakun exagérait un peu... et pas, à la fois. Aimait t-elle ses parents ? Oui, immensément même. En dépit de leurs erreurs et... autres, ils n'étaient que de bonnes personnes qui s'étaient retrouvées dans une situation affreuse et au delà de leur capacité à gérer en tant que parents. Pour elle, l'idée de vraiment leur faire quelque chose de mal de plus lui était complètement intolérable, et serait sans aucun doute l'un de ses pires crimes.

Mais elle pouvait être frustrée, avec son père qui est malheureusement impuissant contre la boisson par exemple, ou sa mère qui semblait essayer de se plonger dans le travail. Elle faisait des choses pour eux, bien évidemment, mais de temps en temps, elle aimait essayer d'avoir sa propre indépendance. De toute façon, les deux femmes savaient que la cure ne ferait vraiment rien, ça renverrait juste les choses à zéro.

Enfin, après, on aime bien s'imaginer que tout se passera bien, penser que le problème sera réglé avec juste un petit truc. Et, des fois, l'Univers s'arrange pour que ça marche quelques semaines ou mois. Puis, tout redevient normal, on s'imagine que la prochaine cure marchera et on recommence à espérer. Kakun était lasse de ça, lasse de devoir utiliser son argent pour que son père soit forcé d'aller là bas... mais que faire pour l'arrêter ? Tout lui prendre ?

Kakun souriait, l'air patiente, mais en vérité, elle ne faisait que broyer du noir. Il lui faut un peu de temps pour réaliser que son interlocuteur s'est lancé dans un speech, en fait ! Il semble être assez impliqué dans son speech pour devoir faire une pause en tout cas, ce qui inquiète Kakun : elle voulait une conversation simple, après tout, et voilà qu'ils parlent de sujets aussi sérieux que des enfants maltraités ! Enfin, c'était sa faute un peu.

Il a raison, après. Les passés douloureux amènent aux futurs douloureux. Elle en était un peu la preuve, même si son interlocuteur ne le savait pas. Et, d'expérience, elle savait que beaucoup de vilains blâment leurs actions sur des troubles de famille et autres, quand ils décrivaient les raisons de leurs actions. La fin de sa phrase l'inquiète un peu, même si jamais elle pense qu'il est juste un peu dramatique... ce qui est étrange de sa part, mais c'est peut être que le sujet lui porte fort à coeur.

Brièvement, il s'excuse, mais elle comprend, levant les mains et secouant un peu la tête.

Oh, ne t'excuse pas, je ne le fais jamais ! Enfin, n'aie crainte, je comprend parfaitement ce que tu veux dire. Oui, allons voir des petits chiens pour se détendre un peu ! Je vais payer.

En retournant au chenil, la seule pensée de I Spy, c'est bien de ne pas trop se concentrer sur ces vilaines pensées. Et le travail, comme on sait, c'est une excellente distraction... et bien le travail normal, hein, pas le sien.

Oh, je ne compte pas juste vous donner ce petit teckel ! J'ai un tout petit peu de temps, mais tant que je peux faire quelque chose, je serais satisfaite !
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Sam 31 Aoû - 22:13














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– Oh, je ne compte pas juste vous donner ce petit teckel! J'ai un tout petit peu de temps, mais tant que je peux faire quelque chose, je serais satisfaite!
– Parfait alors. Viens avec moi, il y a des tenues de travail dans la réserve que tu peux emprunter.

Ladite réserve était une vraie caverne d’Ali Baba canine. Sacs de croquettes, piles de cages, gerbes de laisses et de harnais, caisses de médicaments et de jouets occupaient le moins centimètre carré disponible. Le matériel et les tenues des bénévoles du chenil étaient rangées dans une grande armoire en métal accessible uniquement en enjambant un barrage instable de gamelles multicolores. Benimaru mit la main sur un énorme t-shirt décoloré et un pantalon cargo vert qu’il tendit à Kakun pour qu’elle ne risque pas d’abîmer sa tenue, très sûrement hors de prix, en s’occupant des animaux.

– Tu peux aller te changer dans les toilettes du personnel, je t’attends.

Quand Kakun revint dans sa tenue bien moins glamour mais Ô combien plus pratique et résistante, ils commencèrent par faire un tour des chiens, s’assurant que chacun avait de l’eau propre et de quoi manger, nettoyant les cages au besoin. Il fallait aussi faire attention au bien-être de l’animal, jouer un peu, caresser beaucoup et veiller à l’état du pelage, des yeux, des dents, des coussinets. Toutes ces tâches, Benimaru s’y attelait avec le plus grand sérieux, inspectant attentivement les griffes et les crocs, vérifiant scrupuleusement les régimes alimentaires spécifiques ou les traitements prescrits par les vétérinaires, là où Kakun était naturellement beaucoup plus douée pour divertir, cajoler et consoler. À deux, ils formaient une fine équipe, efficace et complémentaire.

Sans qu’il y pense consciemment, les pensées de Benimaru s’éloignèrent du chenil pour l’amener à réfléchir à ce qu’il avait à faire une fois son bénévolat terminé. Il aurait aimé passer faire les courses pour son repas de ce soir avant de rentrer. Il devait aussi téléphoner à ses parents, prendre des nouvelles de la cheville de sa mère. Bien sûr, il avait un peu de travail qu’il avait ramené du collège, des histoires de partenariats et d’assurances pour un voyage scolaire, une commande de manuels de mathématiques suite à une énième réforme. Une réunion de comité de quartier approchait, on lui avait demandé de se pencher sur certaines lois et mesures concernant la voirie. Une des associations où il avait jadis travaillé avait besoin d’aide pour une question juridique.

– J’ai tellement hâte d’avoir une maison pour adopter un chien… dit-il songeusement en grattant la tête d’un petit shiba arrivé une semaine auparavant. Ce n’est pas avec mon salaire actuel que je vais pouvoir investir dans l’immobilier à Tokyo… Il faut que je me dépêche de trouver quelqu’un avec qui m’installer.

Parce qu’il avait un peu honte de sa frénésie amoureuse de ses années étudiantes, et du rythme presque aussi soutenu des aventures qu’il continuait à enchaîner, Benimaru était peu loquace concernant ses histoires de cœur. Il rajouta à sa liste mentale une réservation au restaurant pour lui et sa copine actuelle, une libraire un peu plus jeune que lui qu’il avait rencontré par l’intermédiaire de son père. Après une dernière gratouille au chiot il se releva, jetant un rapide coup d’œil à sa montre avant d’aller voir Kakun qui jouait avec le fameux teckel qu’elle avait ramené.

– Tout va bien de ton côté? Moustachio s’acclimate à son nouvel environnement? Tu ne m’as pas dit comment et où tu l’avais retrouvé d’ailleurs…

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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Dim 1 Sep - 23:43

ft. Benimaru
Qui n'aime pas les chiens ?
Canin câlin.
Oh oh, cette tenue là ! Crois moi, il y'a des personnes dans mon métier qui se décomposeraient en voyant ça ! Heureusement pour toi, je ne suis pas encore à ce stade, ho ho ! Allez, zou !

Se changer en autre uniforme, avant, c'était l'une de ses grandes peurs, et la raison pour laquelle elle désignait au lieu de pavaner. Avec la découverte des Burner Phones, toutefois, et le fait qu'elle pouvait attendre pour ses petits boulots, ça lui fut plus facile d'opérer ses petits changements. Et elle n'avait jamais des Burner sur elle, par paranoïa pure. Du coup, elle se changea avec aise, choisissant de garder son téléphone AU CAS OÙ.

Travailler avec des chiens était plus agréable que ses travaux respectifs, et les parties plus... administratives ou médicales étaient gérées par Benimaru, éternel alcoolique du travail. Kakun devait avouer que son rythme de travail l'impressionnait un peu. Elle ne savait pas vraiment tout ce qu'il faisait, mais elle était assez "attentive" pour savoir qu'il faisait énormément de travaux. Assez pour que toute carrière de super-vilain ou de héros soit quasiment impossible... mais le connaissant, s'il en était vraiment un, il pouvait peut-être le caler dans son horaire.

Kakun, pour l'instant, jouait un peu avec les chiens, faisait des grimaces ou autres caresses. Très différent de ses activités habituelles, ce qui lui plaisait : Sans le chenil pour lui permettre de faire des choses aussi simples que de consoler des chiens, son psyché serait probablement ruiné par le poids de sa carrière de vilain, ou par son "humble" travail de fashionista, ou par son besoin de s'occuper de sa famille. Décompresser avec du bénévolat, ça lui était très important.

Benimaru brisa un peu le "silence" en mentionnant qu'il souhaitait une maison, afin d'avoir un chien. Un but noble en soit.

Tokyo, c'est très bruyant aussi ! Ha la la, tellement de petits bruits qui s'accumulent la nuit ! Et tu as raison, c'est cher ! Et c'est compliqué de vraiment se trouver un logis ! Après tout, la culmination de tes efforts, sous la forme d'un chouette appartement, pourrait très bien se retrouver frappée par un vilain ! Les compagnies de reconstruction font une fortune tout le temps ! C'est bien pour ça que j'ai mon petit appartement. Mais, je ne te cache pas que quand je serais plus vieille, j'irais me faire une maison dans la campagne, un manoir peut-être... et j'y passerais mon temps, à avoir l'air d'un fantôme ou à accueillir des jeunes modèles, haha !

En vérité, son avenir n'avait jamais été important. Enfin, si, mais juste d'ici un an ou deux. Elle ne se voyait pas gagner des cheveux gris.

Elle ne tiqua pas sur la mention d'un quelqu'un. Il était un peu un romantique "perdu". Et, non, Kakun n'était pas vraiment intéressée. Un compagnon, c'est juste quelqu'un qui peut voir des trucs qu'il n'est pas censé voir ou une victime de kidnapping. Car les vilains, ça ne coopère pas, et si son identité est compromise, Kakun sait qu'elle devra vraiment traîner son conjoint avec elle incognito, ou il sera promptement trouvé par ses ennemis et...

Concentre-toi sur le teckel qui fait ses acrobaties, concentre-toi sur le teckel qui fait ses acrobaties.

Oh, oui, regarde ses petits sauts ! Ha, et ne t'inquiète pas, je l'ai trouvé dans une ruelle. Le pauvre était abandonné ! J'ai un peu pris soin de lui. Au cas où, j'ai vérifiée, et il n'y avait pas de maître aux alentours, ni de tentatives de recherche. Ses maîtres ont sans doute pensés qu'ils pourraient s'occuper d'un chien, ont vu que ce n'était pas le cas, et l'ont juste abandonnés ! Les monstres ! Il y'a de ces gens...
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Dim 8 Sep - 19:02














Canin Câlin

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– Oui, je t’imagine bien dans ton manoir isolé au milieu de la forêt, à concevoir des tenues loufoques tandis que les gens du coin feront courir à ton sujet les rumeurs les plus folles…

Benimaru s’était assis à côté de Kakun, regardant Moustachio enchaîner les tours et les sauts en jappant joyeusement, visiblement heureux d’être là plutôt qu’à errer dans une ruelle sordide, abandonné par sa famille humaine, en proie à la faim et la soif. Il ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait abandonner un animal. Se rendre compte qu’on ne peut plus s’en occuper et l’amener à un refuge ou à la SPA, oui, il pouvait l’envisager: la vie est imprévisible, et parfois il est simplement impossible de garder un animal de compagnie. Mais de là à les laisser errer dans la ville, ou les attacher à un arbre sur la route des vacances, les condamnant à une morte certaine, lente et douloureuse… Il fallait vraiment être un monstre pour se livrer à un acte aussi cruel, gratuit et inutile.

Du coin de l’œil, il observa son amie qui jouait avec le teckel. Il savait si peu de choses d’elle, et elle si peu de choses de lui. Mais faut-il impérativement tout savoir d’autrui pour être son ami? Il appréciait Kakun, sa compagnie, sans pour autant la rechercher. Ils ne donnaient ni ne prenaient de nouvelles l’un de l’autre, attendant de se croiser par hasard pour discuter, comme cela avait été le cas ce jour-là. Ils pouvaient donc passer de longues, longues périodes sans savoir ce que l’autre devenait. Mais malgré cela, quand ils se revoyaient, c’était comme s’il ne s’était écoulé qu’un jour depuis la dernière fois. Ce genre d’amitié était aussi agréable que fragile. Il suffisait de peu de choses pour qu’ils se perdent de vue, de l’événement futile comme ne plus bénévoler à Canin Câlin à un accident grave.

Aussi sérieux et sévère qu’il pouvait être ou paraître, Benimaru n’était pas d’un naturel méfiant. Pas dans le sens où il était naïf, non: il était tout à fait conscient qu’il vivait dans un monde rempli de gens imprévisibles aux pouvoirs l’étant tout autant, que derrière chaque masque pouvait se cacher un Héros valeureux, un Vilain machiavélique ou un Justicier en quête de vérité. Pour autant, il ne vivait pas dans la paranoïa constante que sa voisine d’en-dessous soit Jabberwocky sous un habile déguisement et une perruque à frisottis. Mais il s’était déjà demandé si Kakun menait une double-vie. Il ne lui connaissait pas d’Alter, ne la fréquentait pas suffisamment pour avoir noté un comportement singulier, mis à part son côté secret dès qu’il s’agissait de sa vie personnelle. Et était-ce vraiment un comportement conscient de sa part, ou simplement une méconnaissance mutuelle?

… Il s’était encore perdu dans la spirale infernale de ses pensées.

– Benimaru-san, c’est la fin de votre shift, si vous voulez y aller…
– Ah, merci Oginome-san. Oui, je vais vous laisser, j’ai encore du travail. Kakun, tu pars avec moi ou tu restes un peu?

Benimaru se leva, s’étira. L’après-midi était passée à toute vitesse en compagnie de la styliste et des animaux, il était temps pour lui de revenir à sa vie de directeur adjoint, de citoyen, de fils et d’amoureux. Une petit pointe de regret: il lui arrivait parfois de souhaiter pouvoir passer ses journées au milieu des chiens. Il allait se changer quand un cri le fit sursauter.

– Attention!

Il se retourna vivement, les yeux étincelants. D’une cage mal fermée s’était échappé un beagle qui n’avait pas attendu une seconde pour s’élancer dans les rues, entre les jambes d'un visiteur qui avait le malheur d'avoir choisi ce moment-là pour ouvrir la porte. Les beagles sont des chiens doux et pacifiques, mais extrêmement excitables et peu portés à l’obéissance. Rattraper un chien aussi têtu n’allait pas être une mince affaire, il ne fallait pas le laisser prendre trop d’avance!

– J’y vais!

Et Benimaru se lança à la poursuite du fugitif.

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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Jeu 12 Sep - 23:50

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Ohoh, un manoir hein ? Ha, ça serait... pratique, mais tellement suspicieux ! Elle se voyait, Kakun de jour, mais vilaine la nuit, écumant les rues dans sa moto blanche et prenant des contrats quasiment impossible.

Enfin, le manoir, ce sera pour plus tard, quand elle sera vieille et forcée d'éduquer un autre (ou une autre) jeune vilain afin que son noble héritage puisse être repris. Pour l'instant, Kakun était surtout concernée par le présent, et ne comptait pas perdre du temps sur un futur qui, dans son esprit, lui était impossible : Elle se voyait une vie relativement courte et violente, malheureusement. Et tout ce qui l'intéressait, c'était la possibilité que son message atteigne les masses.

Elle croyait qu'elle pouvait changer le monde, mais personne ne voit un rêve d'une ampleur pareille accompli dans sa vie. Kakun, intérieurement, ne se voyait pas comme le brasier. Elle se voyait comme l'étincelle qui commence tout et allume la mèche.

Un peu sinistre de penser à tout ça alors qu'elle observait un teckel qui faisait des petites roulades, non ? Mais ainsi va la vie de vilain. On ne peut pas, à moins d'être un sociopathe complet, ne pas avoir ce genre de pensées sombres. On finit toujours par être dévoré par le doute, l'idée qu'une nuit, un policier ira bien viser, un héros avec un alter parfait fera son apparition devient invasive, l'idée, aussi, d'être surpris en plein sommeil par des policiers, qui ont réussis à identifier votre identité secrète est aussi... très inconfortable.

Quand Benimaru, aussi perdu semble t-il, lui propose de partir, vu que son shift était fini, Kakun prit quelques secondes à tilter en fait, ses sens n'ayant pas remarqué qu'un petit chien venait d'être libéré, déjà de sa cage, puis ensuite du bâtiment via un timing peu fructueux. Normalement, la jeune femme n'aurait pas fait grand chose pour empêcher ça. Pas par antipathie, mais pour masquer ses capacités physiques.

On ne devient pas vilain en étant gras du bide (a moins que ce soit une partie du pouvoir). Aussi, Kakun avait entraîné son corps afin de pouvoir accomplir des prouesses physiques certaines. Mais un physique pareil se remarque : une fashion designer ne devrait pas pouvoir accomplir des choses pareilles sans s'être spécifiquement entraînées pour. Et le métier n'était pas très physique, quoi qu'elle savait que certaines baffes se perdaient.

Enfin, normalement, too bad. Mais voilà, le corps d'Oshizeke avait ses habitudes. Et, en voyant quelque chose courir, elle bondit aussi, dépassant ses clients et atteignant, puis dépassant, Benimaru Le chien est preste, mais l'humaine est sur-concentrée et, dans sa course, s'empare du chien, faisant un petit bond et maintenant le toutou dans ses bras. Ses chaussures se frottent contre le sol de façon peu agréable à l'oreille, mais la mission de récupération du chien est complète.

Ce n'est que quand le brouillard de la victoire et de l'instinct que dissipe que Kakun réalise son autre mission : expliquer sa course.

Oh, l'adrénaline tu sais ! Ce serait dommage de laisser un chien seul et en danger dans les rues de Tokyo ! Je suis du genre à m'y mettre à 100% pour eux tu sais ! Et l'exercice est important ! Il faut être aussi mince que ses stars des fois !
Benimaru Bōdowan
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Re: Canin câlin (PV Benimaru) || Ven 13 Sep - 0:57














Canin Câlin

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RP-C-002#7avec : Oshizeke Kakun
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Rattraper un chien courant, élevé pour lever et poursuivre des lapins et des lièvres, n’était pas une mince affaire pour un humain lambda. Ce beagle-là était encore un chiot, mais il était déjà sacrément rapide. Benimaru ne se faisait guère d’illusions quant à sa capacité à rattraper le fugitif sans un coup de chance. S’il était sportif, il détestait courir et n’était pas le plus rapide ou le plus agile. Il fallait espérer que le chien serait bloqué, ralenti ou distrait par quelque chose…

Puis la surprise le cloua sur place. Kakun, la frêle et menue Kakun qui était encore assise à côté de Moustachio au moment où lui s’était mit à courir, venait de le dépasser, perchée sur ses chaussures à talon. Profitant d’un moment d’hésitation du beagle, elle avait bondi en avant pour le prendre dans ses bras avant de se réceptionner comme si de rien n’était. C’est à peine si un peu de transpiration faisait briller son front.

Une fraction de seconde, Benimaru croisa son regard et frissonna sans pouvoir s’en empêcher. Ce n’était pas le regard d’une styliste, non, c’était celui d’un prédateur qui avait fondu sur sa proie, un regard froid et concentré d’aigle tombé du ciel comme une flèche. Un battement de cils et l’étincelle disparut, ce fut de nouveau Kakun devant lui, avec le beagle serré contre elle qui jappait innocemment.

– Oh, l'adrénaline tu sais! Ce serait dommage de laisser un chien seul et en danger dans les rues de Tokyo! Je suis du genre à m'y mettre à 100% pour eux tu sais! Et l'exercice est important! Il faut être aussi mince que ses stars des fois!

La voix de Kakun était détachée, enjouée, comme si elle ne venait pas de battre sous ses yeux un record de vitesse. Benimaru ne sut pas quoi répondre, toujours sous le coup de l’étonnement.

– Et beh, Kakun-san…

Ils retournèrent en silence au chenil, confièrent le chiot aventureux à Oginome-san qui s’empressa de le remettre en cage, bien fermée cette fois, et eut la décence d’oublier de demander comment ils avaient fait pour l’attraper. Puis ils se changèrent pour leurs habits civils, il était temps de rentrer. La conversation avait repris sur des banalités, le programme de la soirée, la dernière série télé à succès, les chaleurs annoncées pendant le mois d’août.

– Bon, je vais par là moi, il faut que je prenne le métro. Je te dis au revoir. C’était très agréable de passer ce moment avec toi et encore merci pour ton aide avec Moustachio et le beagle. On essaye de se revoir vite, oui? Bonne soirée et bon courage pour tous tes projets.

Il s’inclina pour prendre congé. Dans le métro qui le ramenait chez lui, contemplant le paysage qui défilait, Benimaru songea à ce qu’il avait vu. D’où est-ce que Kakun sortait une telle vitesse, de tels réflexes? Elle n’avait pas hésité un seul instant. Est-ce qu’elle avait une passion pour la course à côté, pour se défouler de tout le stress que lui procurait son métier? Était-ce à force de courir dans tous les sens pendant la fashion week? Une certaine disposition de naissance, ou bien un Alter de rapidité qu’elle préférait cacher pour ne pas risquer de violer la loi? Y avait-il autre chose de caché sous la surface?

Il fallait additionner cela à tous les mystères qui entouraient la jeune femme extravagante qu’il appelait son amie. Benimaru retira ses lunettes pour se masser l’arête du nez et soupira. Oui, vraiment, il la connaissait très peu…
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