Crime & Punishement
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Crime & Punishement

Gyō Asao
Directeur de Yuei - Héros
Gyō Asao
Surnom : Spider Ninja
Profession : Directeur de Yuei - Héros
Rang : S
Yens : 3584
Renommée : 608
Alignement : Rebelle
Crime & Punishement || Ven 23 Aoû - 19:10

CRIME & PUNISHEMENT

Mia
Jones

Aurore
Clifford

[ÉTÉ 302]

Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est un monde enclin aux pulsions négatives, au mal. La violence se banalise et la mort devient peu à peu un fait compréhensible et somme tout normal. La télévision abreuve sans cesse le monde d’images, de sons et d’informations toujours plus sensibles et plus fortes. Mais qu’en est-il lorsque la mort donne un grand coup dans votre vie ? Quand est-il lorsque vous vous retrouvez inéluctablement confrontés à la mort ? C’est précisément à ce moment là que l’on ressent la douleur qu’elle laisse derrière elle.

J’étais dans mon bureau lorsque la nouvelle me parvint. Une nouvelle aussi concise que brutale. Amélie Clifford était décédée. Il y avait de cela bien longtemps que je n’avais pas ressenti une telle tristesse. Depuis la mort de mes parents pour ainsi dire… Amélie était une personne très chère à mon cœur. J’ai servi dans son escouade durant deux années, créant ainsi un lien très fort avec elle. Au-delà d’être ma supérieure et collègue, nous étions très amis. Un lien qui s’est tissé au fil du temps et des missions passées ensemble. Jusqu’au bout, elle se sera battue contre le mal.

J’étais également peiné pour sa fille, Aurore, qu’elle avait laissée si jeune derrière elle. Je connais la douleur que représente le fait de perdre un parent. La perte d’un lien de sang est toujours difficile à gérer. On se sent seul et on repense aux souvenirs du passé.  C’est la raison pour laquelle mon premier réflexe fut d’accompagner Aurore dans cette épreuve difficile. Je me sens responsable d’elle. Pour Amélie. Les circonstances de la mort de l’ancienne héroïne de la G.A.H sont terribles. Je relativise presque toujours, essayant de rester « froid » et cohérent avec moi-même. Mais je ne pouvais me défaire de cette rage qui naissait peu à peu du plus profond de mes entrailles. Cette rage après avoir appris son décès de la main d’un des vilains les plus dangereux du Japon : Jabberwocky. C’était inconcevable pour moi qu’Amélie se soit faite grillée. C’est une pionnière ! Elle m’a appris énormément et je connais ses compétences. J’ai immédiatement fait jouer mes contacts. Après avoir étudié les détails du dossier de sa mission au Japon – fourni par l’Association suite à sa mort –, j’en suis arrivé à un constat : Amélie avait été trahie. Sa couverture ici avait été découverte et fatalement, elle s’est faite avoir.

De la même façon que j’aurai aimé en être averti, je mis Aurore au courant de mes inquiétudes et de ma volonté de débusquer celui qui avait trahi sa maman. Parce qu’effectivement mes soupçons étaient portés sur la Grande Association de Héros. Quelqu’un avait vendu Amélie. Les suspects n’étaient pas nombreux étant donné le rang d’habilitation nécessaire pour accéder au dossier de la mission secrète que menait mon amie. Pour quelle raison cette personne avait-elle trahi l’Association et une sœur d’armes ? Je n’en ai pas la moindre idée mais je suis résolument déterminé à le savoir. Je fis alors part de tous les détails à la jeune fille. Nos billets pour Paris étaient déjà réservés, nous allions faire le voyage afin d’assister aux obsèques nationales d’Amélie Clifford. Demain, nous allions partir pour la France. Un retour aux sources…

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    Deux jours plus tôt.

La triste nouvelle fut accompagnée d’une nouvelle plus agréable. Un rayon de soleil dans l’obscurité. Mia m’avait contacté il y a deux semaines afin de me faire part d’un danger pesant sur moi. Les conséquences du passé qui me rattrapent aujourd’hui à un moment totalement inapproprié. Niels Bresden, cerveau du Régiment – organisation terroriste que j’ai traqué par le passé – se trouve actuellement au Japon. L’organisation criminelle aurait retrouvé ma trace et d’après les informations fournies par Mia, ils préparent quelque chose. Mais c’était le cadet de mes soucis. Les autorités japonaises sont vraisemblablement au courant étant donné l’accord diplomatique passé avec la cheffe de l’antenne anglaise de la G.A.H.

Suite à cette affaire, elle enquêtait donc personnellement sur le groupe terroriste, ici sur le territoire nippon. Une nouvelle qui ne manqua pas de me faire très plaisir. Patientant dans le hall des arrivées à l’aéroport, l’attente était insoutenable. Cela fait des années que nous ne nous sommes pas revus, en chair et en os. Les voyageurs sortaient l’un après l’autre, valises en main jusqu’à ce qu’elle apparaisse, m’arrachant un large sourire. L’étreinte que nous avons échangée en disait long. Elle m’avait vraiment manquée… Elle avait parcouru tout ce chemin pour moi et je lui en étais totalement reconnaissant.

Je lui fis part de mes soupçons, de mes craintes et de mon plan. Je savais que si elle comprenait ce que je lui exposais, elle ferait tout pour retrouver les personnes derrière cette terrible trahison. Nous ne serions pas trop de deux pour nous lancer dans cette quête. Trois, pardon. Aurore allait nous accompagner. Mais je ne pouvais me défaire de mon inquiétude vis-à-vis d’elle. Je l’embarquai certes dans une histoire qui la concerne directement mais qui la mettra grandement en danger.





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Re: Crime & Punishement || Sam 24 Aoû - 1:08

La mort ▬ Mia se rend au Japon afin de soutenir Asao contre le Régiment. Seulement, un drame se produit peu avant, Amélie est morte. Une nouvelle terrible que Mia à beaucoup de mal à accepter. A peine arrivée, direction donc l'Europe pour les funérailles de celle qui fût une deuxième mère.

Crime & Punishement
La mort, un rendez-vous que tout le monde devra embrasser à un moment de sa vie. Une langue universelle connue de tous, peu importe nos origines. Alors, pourquoi, en sachant qu’on devra y faire face, est-ce si dur de l’accepter ? Cela fait une semaine. Une longue semaine qu’Amélie nous a quitté. Assassinée par l’ennemi numéro un du Japon, Jabberwocky. Je ne cesse de me demander : pourquoi ? Pourquoi les choses se sont déroulées de cette manière ? Pourquoi a-t-elle fallu qu’elles déménagent à Tokyo ? Pourquoi n’étais-je pas avec elles à ce moment-là ? Aurais-je pu faire quelque chose ? Aurais-je pu empêcher sa mort ? Tant de questions sans réponses, tournant encore et encore, jour et nuit, peu importe le moment. Oh oui, on pouvait l’affirmer sans l’ombre d’un doute, la Directrice avait une sale gueule, sur-réagissait de manière vive, trainait les pieds et depuis combien de temps n’avait-elle pas dormi ? Bref, on pouvait dire que j’étais l’ombre de moi-même, oui. D’humeur changeante, je ne cessais de passer par des états de colère, rage, tristesse, solitude. J’étais plutôt douée pourtant pour analyser et comprendre mes sentiments, pour les compartimenter afin de les traiter de manière logique. Sauf que, dans la situation actuelle, j’en étais incapable. Comment aurais-je pu ? Amélie avait été une mère pendant des années, m’apportant réconfort, conseil et amour. Les larmes coulèrent sur mes joues tandis que je laissais mon regard se perdre dans les nuages à travers le hublot de l’avion. J’avais trop peu de souvenir de ma mère biologique et j’avais longtemps été en manque de cet amour maternel que m’avait offert Amélie sans se poser de questions. Elle me motivait lorsque j’en avais besoin, me mettait des coups de pieds au cul ou me sermonnait lorsque j’avais tort.  Bref, elle m’avait accepté dans sa famille, m’ouvrant les bras en m’offrant un foyer, un endroit où me poser. Ma gorge se noua et un faible sanglot se fit entendre face à l’immense vide qui faisait maintenant place dans mon cœur.

Le pire dans cette situation ? La pauvre Aurore avait été témoin de la mise à mort de sa mère. Elle avait non seulement perdu Amélie mais, elle avait été obligée de la voir se vider de son sang ou pire, je n’avais pas encore eu le courage de lire le rapport de manière détaillé, tout était encore trop frais. Quoi qu’il en soit, peu importe ma propre douleur, j’allais être un roc sur lequel elle pourrait compter et se reposer afin de la soutenir dans cette terrible épreuve. J’avais été obligée de faire le deuil de ma famille seule mais, j’avais eu la chance de le faire jeune et je n’avais que peu de souvenirs d’eux. Alors que pour Aurore c’était une autre histoire… Tant de bons moments qui devaient tourner dans sa tête, la tourmenter, ravivant et alimentant sa douleur pourtant déjà bien vive. Reniflant avant de me moucher, j’essuyais mes larmes d’un revers de main. Je devais être forte et concentrée afin d’affronter la situation, pleurer n’allait rien arrangé et surtout, ça n’allait pas ramener Amélie. La seule chose qu’il restait à faire pour le moment, c’était de lui rendre honneur et m’occuper d’Aurore. Non seulement car je lui avais promis et que j’étais la marraine de la gamine mais, aussi car je les aimais autant l’une que l’autre, voyant la fillette comme étant ma propre sœur.

Le haut-parleur brisa le fil de mes pensées, annonçant notre arrivée imminente. Pas trop tôt ! J’avais certes profité de la première classe mais je détestais passer des heures enfermées, surtout dans un avion ! Fermant les yeux en contrôlant ma respiration le temps de l’atterrissage, je laissais les passagers se battre pour descendre les premiers et suivis le troupeau tranquillement, ne transportant qu’un sac de voyage, ma valise et la sacoche de mon pc. Mettant mes lunettes de soleil afin de ne pas me faire agresser par la soudaine luminosité, j’entrais dans le hall de l’aéroport et remarquait rapidement Asao (pas compliqué avec des cheveux poivre-sel comme les siens). Combien d’année ? Depuis combien de temps ne l’avais-je pas touché, serré dans mes bras en respirant son odeur réconfortante ? Bien trop longtemps. Avançant dans sa direction, je délaissais ma valise dès que je fus arrivée à son niveau pour le serrer dans mes bras. C’était comme ça. Ça avait toujours été comme ça, il arrivait à m’apaiser dans les pires circonstances et surtout lorsque je me sentais sur le point de rompre, un peu comme Amélie le faisait.

Assis dans l’habitacle de la voiture, j’écoutais ses paroles sagement. Comprenant bien de quoi il en retournait : une trahison. Il existait un individu, une taupe de la G.A.H à cause de qui Amélie était morte. Asao m’exposa son plan et je l’écoutais à moitié, trop concentrée à ne littéralement pas exploser face à cette révélation. Mes mains tremblèrent et mes yeux commencèrent lentement à tourner au rouge carmin tandis que mes cheveux se mirent à planer, comme soulevés par la brise, sauf que nous étions dans un véhicule climatisé avec les fenêtres fermées.

-« Arrête la voiture, maintenant. » Ordonnais-je en serrant les dents, retenant la colère qui se diluait dans chaque veine de mon organisme, galvanisant mon alter. Sortant de la voiture dès qu’il se gara sur le bas-côté, je marchais sur plusieurs mètres et fermais les yeux afin de visualiser toute ma haine, ma colère et mon envie de meurtre dans mes mains, les enveloppant d’une aura rougeâtre, mit les bras en l’air et expulsais ces deux sphères électromagnétiques dans un accès de rage. Rabaissant mes mains, je pris une grande inspiration afin de faire le calme dans ma tête et avec moi-même. Je devais accepter les faits, nous avions été trahis et Amélie en avait payé le prix fort. Maintenant ? Notre réaction devait être rapide et efficace, nous devions trouver ce traitre et le faire payer. Ou en tout cas, le faire parler afin de découvrir l’envers de cette affaire. Apaisée, je retournais au véhicule où Asao m’attendait en fronçant les sourcils. De nouveau assise, je me raclais la gorge afin de rompre le silence. « Ça m’arrive de temps en temps en ce moment. Je ressens comme une envie, non, un besoin d’exploser. Il vaut vraiment mieux que… j’expulse cette colère rapidement car si je ne le fais pas… disons que j’ai causé de gros dégâts dans mon appartement. Entre autre. » Déclarais-je en soupirant. Plus jeune, mes émotions influençaient mon alter et provoquaient des dégâts majeurs lors de mes entrainements. J’avais réussi à maitriser cette partie jusqu’à un certain point mais, il m’arrivait, comme en ce moment, de perdre le contrôle lorsque cette émotion devenait trop intense. J’allais devoir retravailler ce côté là et vite ou j’allais devenir moi-même un danger pour ma « famille ». Le véhicule s’arrêta devant mon hôtel après une quinzaine de minute et je descendis mes affaires avec l’aide d’Asao.

-« Bon, je te propose pas de monter, je dois passer une longue nuit de sommeil réparatrice et avant ça je dois gérer plusieurs affaires de la G.A.H. Ça m’a fait plaisir de te revoir et il faudra qu’on discute du Régiment tous les deux. T’as sacrément merdé pour le coup As’, vraiment. Tu ne pensais sincèrement pas qu’ils allaient te retrouver avec une telle notoriété ? » Demandais-je en soupirant. « Bon, peu importe, ce n’est pas le moment, on discutera au moment voulu. Je t’attendrais demain en bas de l’hôtel. » Terminais-je en me penchant pour l’embrasser sur la commissure des lèvres, avant de prendre mes affaires et lui tourner le dos pour entrer dans l’hôtel en question. Ce que nous étions, Asao et moi ? L’éternelle question ! Ce que je savais cependant, c’était qu’il un pilier de ma vie et possédait une place dans mon cœur que nul autre ne possédait. Cependant, l’heure était très mal choisie afin de se pencher sur la question, nous avions des affaires plus urgentes à gérer.

Annonçant mon identité à la réceptionniste, je laissais le personnel s’occuper de mes affaires et les suivis jusqu’à ma chambre. Bon sang, ce que je rêvais de simplement m’affaler sur le matelas de mon lit, fermer les yeux et tout oublier l’espace d’un instant ! Le repos forcé grâce à mes médicaments était pour le moment le seul moyen de trouver un répit dans la journée. Sauf que j’avais des responsabilités devant lesquelles je ne pouvais -voulais- pas me défiler. Une fois mon pc installé sur la table du salon, je me connectais au réseau de la G.A.H et appelais Camille et Alexander afin de les rassurer sur mon arrivée, mon état et pour vérifier que tout allait bien de leur côté. Fort heureusement, il n’y avait eu que des incidents mineurs et je pu rapidement conclure la discussion pour aller prendre un bain relaxant avant de m’endormir comme une masse après avoir pris mon somnifère. J’aurais dû répondre à des mails, gérer les demandes diverses mais… demain est un autre jour et j’étais bien trop fatiguée, épuisée.

     
b l a c k f i s h
Aurore Clifford
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Aurore Clifford
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Re: Crime & Punishement || Lun 26 Aoû - 11:08



 Crime and Punishement

Quête - Gyo Asao & Mia Jones



Il était tard, et Aurore était restée plus que pratiquement tous les héros au QG de Reiwa. Dans la salle d’entrainement, sans alter ni OH, la jeune femme cognait durement dans un sac de frappe. Les lumières blafardes des néons se reflétaient dans les nombreuses gouttes de sueurs qui parsemaient sa peau. Ses muscles tiraient sous l’effort et la fatigue, mais cette douleur maintenait les sens de l’étudiante en éveil, et lui donnait, l’espace de quelques instants au moins, une impression de contrôle sur le flot tumultueux de sa vie. Car, depuis son arrivée au japon avec sa mère, tout était allé si vite que la jeune femme peinait réellement à s’accrocher.

Bien sûr, les premiers pas avaient été difficiles, mais bien vite rattrapés par toutes les rencontres qu’elle avait faite. Elle s’était mise en danger, découvrant un monde auquel elle n’avait jamais appartenu jusqu’alors, et combattu auprès de personnalité héroïques illustres, dont un l’avait même prit sous son aile. Elle s’était alors plût dans cette nouvelle vie, non pas grâce à sa renommée grandissante, mais bel et bien parce qu’elle commençait à trouver au japon ce qu’elle avait toujours cherché : l’impression d’être utile et d’appartenir à un projet bien plus grand qu’elle, celui de ramener et garantir la paix du sol nippon. Mais, dès lors, tout avait basculé lorsqu’elle avait perdu sa mère.

La fin dure et abrupte d’Amélie Clifford avait laissé une profonde entaille dans l’âme de la belle européenne, affectant ses rêves et sa condition même d’héroïne. Car sa mère n’était pas seulement morte au mains d’un vilain, elle était morte parce que l’étudiante avait commit une erreur. C’était aussi simple que ça, et Aurore le savait. Et bien sûr, elle s’en voulait toujours mortellement, et savait qu’elle n’aurait plus jamais l’occasion de se racheter, en plus d’avoir perdu l’être qui comptait le plus à ses yeux et qui avait été son modèle durant toutes ces années. Mais la belle européenne, dans son tourment, conservait un sens strict des valeurs que lui avaient transmise sa mère. Même si sourire la faisait souffrir un peu plus chaque seconde qui passait, elle s’efforçait de rester la même, gardant pour elle son chagrin et son deuil sans en affecter les autres. Délibérément, et même si elle semblait si sociale et souriante, l’âme de la belle européenne se torturait, seule, ne la laissant s’effondrer que lorsqu’elle se retrouvait sous le couvert de sa chambre.

Cette situation aurait pu durer éternellement si un premier évènement n’avait pas réussit à lui sortir la tête de l’eau. Aurore avait du affronter une nouvelle épreuve qui avait néanmoins eu l’effet d’un électro-choc. Même si la cicatrice qu’avait causé la mort de sa mère ne s’effacerait sans doute jamais, la jeune femme savait qu’elle devait remonter la pente. Désormais, trop de gens comptaient sur elle, et elle avait trop à protéger pour ne faire que se lamenter. Combien d’enfants japonais avaient-ils perdu leurs parents durant des actes criminels ? Combien de famille endeuillée avaient eu à se reconstruire après le meurtre abject d’un de leur proche ?

La jeune femme était une héroïne. Une apprentie, certes, qui avait encore beaucoup à apprendre, mais son âme était forgée de fer blanc. Sa rédemption passerait par son combat, sa volonté de protéger les autres et de les empêcher autant que possible de sombrer dans les ténèbres d’où elle s’était relevée. Apporter sa lumière au monde qui l’entourait, tout simplement. Aussi, il lui fallait avancer, recommencer à sourire mais avec sincérité, recommencer à rire et à respirer sans les épais remords qui ne lui servaient pas plus que de mortels poids inutiles. Et c’était cette étape de reconstruction qu’elle traversait actuellement. Une étape complexe, la mettant en face de ses nombreux paradoxes, mais une étape essentielle.

Mais la raison pour laquelle elle ne cessait de faire mal à tous les muscles de son corps en continuant de s’entrainer à une heure aussi tardive était différente. La veille, Asao l’avait contactée pour lui proposer de l’accompagner à l’enterrement officiel de sa mère, en France. Une demande qu’Aurore avait commencé par refuser, ne voulant pas faire peser le poids de sa protection à un homme qui avait déjà temps de prérogatives à respecter. Mais, même si la jeune femme ne doutait pas de la volonté d’Asao de l’aider à traverser cette épreuve, ce ne fut pas cette dernière qui décida l’européenne à accepter sa demande. Non, ce rendez-vous en Europe cachait quelque chose d’autres. Quelque chose de plus pernicieux dont la condition rappelait à Aurore ses récents souvenirs, les mêlant à un niveau supérieur de la machination dont avait été victime sa mère. Amélie n’avait pas été trahie par quelqu’un à Reiwa, mais bien par l’un de ses plus proches alliés. Et le directeur de Yuei, qui vouait lui aussi une affection profonde pour la mère d’Aurore, comptait bien profiter de ce voyage pour le confondre.

Aurore n’avait pas l’âme d’une vengeresse. Elle était ce qu’elle était, une lumière douce, puissante mais presque dénuée de toute forme de haine. La jeune femme ne voulait donc pas venger la mort de sa mère. Ce qu’elle voulait, c’était s’assurer qu’une telle chose ne puisse plus jamais se reproduire, pour qui que ce soit. Ainsi, elle savait qu’elle n’aurait pas l’âme en paix tant que le Jabberwocky ne serait pas sous les barreaux pour expier ses crimes. Mais ce n’était pas tout. La jeune femme savait que justice devait aussi être rendue pour le commanditaire de l’assassinat et pour celui qui avait trahi la confiance de sa mère et de toute la GAH. Tout simplement parce que, tant que ce dernier n’était pas démasqué, d’autres risqueraient tout autant d’être trahi par ses soins.

La jeune femme cessa ses enchainements sur le sac de frappe durant quelques instants, reprenant son souffle. Son corps était épuisé, et il lui fallait encore rentrer à Yuei pour préparer ses affaires. Après une courte douche, et surtout après avoir récupéré les différents papiers qu’il lui fallait pour son voyage ainsi que l’épais coffre contenant sa GBS, la jeune femme attrapa le dernier bus qui la ramènerait dans sa petite chambre d’internat. Arrivée, et à peine éveillée, la jeune femme commença à préparer ses affaires. Elle ne prit que le strict nécessaire et, après avoir vérifié qu’aucun document n’avait été oublié, elle s’autorisa à trouver quelques heures de sommeil.

Le réveil la tira brutalement des pensées oniriques. Le grand jour était arrivé, et, bien que déjà concentrée sur la mission à venir, la jeune femme ne pouvait s’empêcher une pointe de curiosité envers le seul facteur sur lequel le directeur était resté évasif. Ils ne feraient pas le trajet à deux, mais bel et bien à trois. Et Asao avait préféré taire le nom de ce dernier partenaire qui viendrait compléter l’équipe. Aurore avait hâte d’en avoir le cœur net, aussi, elle ne tarda pas trop à finir ses préparatifs et à quitter Yuei en direction du grand aéroport de Tokyo. Légèrement en avance sur l’horaire fixée, ses bagages à côté d’elle, la belle européenne attendait de plonger dans cette mission particulièrement risquée.

artemis | www

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Crime & Punishement  3s0o
Gyō Asao
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Re: Crime & Punishement || Ven 6 Sep - 17:21

CRIME & PUNISHEMENT

Mia
Jones

Aurore
Clifford

[ÉTÉ 302]

L’arrivée de Mia était pour moi tel un rayon de soleil perçant les gris nuages planant sur mon présent. J’étais très heureux de la revoir. Nos retrouvailles à l’aéroport furent très chaleureuses. Malgré son sourire, je devinais derrière ces lunettes de soleil, des yeux marqués par la fatigue et la tristesse. C’est dans une longue étreinte que je lui susurrai que tout allait se passer pour le mieux. Sur le trajet en direction de l’hôtel, je lui fis part de mes craintes et de mes suppositions comme je l’avais fait pour Aurore. Il n’en fallut pas beaucoup pour attiser la colère de la directrice de la cellule anglaise de la G.A.H. Sa colère, je la ressentais, je la partageais et je la comprenais. Quoi que l’on puisse en dire, j’avais un arrière-goût amer quant à ce que j’avais découvert et une soif de vengeance terrible.

Une fois arrivés, je saluais Mia une nouvelle fois avant de la quitter pour la revoir le lendemain. Je fis mine d’acquiescer ce qu’elle m’avait dit avant de rentrer à l’hôtel avant de retourner vers la voiture de location. Mia est la personne la plus proche et la plus chère à mon cœur. Aussi loin que je me souvienne, nous nous sommes toujours serrés les coudes, soutenus dans les bons et les mauvais moments et nous nous sommes surtout aimés. À l’origine, son voyage au Japon avait un but totalement différent. Elle était ici suite à une affaire de grande envergure qu’elle suivait personnellement de près depuis plusieurs années. Je suis vraisemblablement traqué par le Régiment, groupe terroriste auquel j’ai été confronté par le passé. Pour avoir tué le numéro deux, jeune frère de Niels Bresden, le chef de l’organisation, j’ai été fiché et traqué depuis. Cela fera bientôt six années que je vis actuellement au Japon, et ma notoriété grandissant de jour en jour dans ce pays où l’on prône une certaine image des héros, ils ont fini par mettre la main sur moi. Ce que Mia peinait à comprendre, c’est que peut m’importe la notoriété ou le pays dans lequel je me trouve, je refuse de vivre caché, dans la peur d’être retrouvé. Je suis un héros. Chaque jour qui passe est une prise de risque pour moi. J’ai pourtant essayé de la dissuader de venir. Essayer de dissuader Mia d’aller au bout de ce qu’elle a décidé d’entreprendre ? La bonne blague.

Le lendemain, vers neuf heures, après avoir enfilé un petit déjeuné en vitesse et envoyé un texto à Aurore pour lui demander de se tenir prête, j’attrapais mon sac avant de me diriger vers le lycée. Notre vol était prévu pour onze heures. Arrivant à proximité du lycée, j’aperçus alors la jeune blonde qui m’attendait. Après l’avoir salué d’une main ébouriffant ses cheveux, nous primes la direction de l’hôtel où créchait Mia. Aurore ne savait pas encore qu’elle ferait partie du voyage. C’est une information que j’avais intentionnellement omise afin de lui laisser la surprise. Je savais qu’elles étaient très proches et que leurs retrouvailles feraient très plaisir à Aurore. Nous étions tous les deux là pour la soutenir.

Une heure plus tard, nous étions dans la grande salle bruyante et stressante de l’aéroport, attendant le début de l’embarquement. Assis, les bras croisés, je restais en retrait, laissant les filles profiter de leurs retrouvailles. Elles avaient sans doute beaucoup de choses à se dire. Le regard plongé dans le vide, je réfléchissais à la tournure qu’allaient prendre les évènements. Les obsèques nationales étaient prévues pour le lendemain. L’Europe tout entière connaissait le nom d’Amélie Clifford, illustre héroïne dont la force et le courage ont triomphé de biens des situations. Je possède une cicatrice tout le long de mes abdominaux. Une cicatrice aux souvenirs très intenses. Si Amélie ne m’avait pas sauvé ce jour-là, j’aurais été éventré, voir même tranché en deux. Si je respirais encore aujourd’hui et que je pouvais jouir des petits plaisirs de la vie, c’était en partie grâce à mon amie, ma collègue et mon mentor.

Plus de dix heures de vols s’écoulèrent avant que l’on ne pose pied sur le sol français. Dix heures sur un vol commercial avec une escale de deux heures à Moscou. Mia avait insisté pour avoir la place près du hublot. Je m’étais retrouvé assis sur le siège donnant sur le « couloir » avec à ma droite Aurore et Mia. La jeune fille s’endormit très rapidement tandis que ma partenaire à la chevelure de feu semblait perdue dans ces pensées, des écouteurs plongés dans les oreilles. Pour ma part, mon vol fut animé par les repas proposés, les allées et venues vers les toilettes ainsi que par l’étude du dossier d’Amélie que j’avais toujours sur moi. Je ne pus pas pu fermer l’œil de tout le vol.

Fatigué, j’avançai aux côtés d’Aurore et de Mia vers la sortie lorsqu’une main se posa sur mon épaule. J’aperçus alors en me retournant un visage qui m’était très familier. Mon ancien collègue d’escouade. Celle là même que je dirigeais sur le territoire français avant de m’envoler définitivement pour le Japon. Ils étaient tous présents. Mes trois camarades d’antan étaient venus nous accueillir. S’ils étaient là, ce n’était pas par hasard. Je les avais prévenus de notre arrivée. J’ai une confiance totale en eux et je sais que je pourrais compter sur leur aide et sur leur soutien pour ce périple. Dans une ambiance très conviviale et très chaleureuse, ils nous conduisent à bord d’un van jusqu’à l’hôtel où nous avions réservé nos chambres. Aurore prit le temps de faire leur connaissance et j’eus bien sur droit aux vieilles anecdotes aussi sympathiques que marrantes. Nous avions la nuit pour nous reposer avant de devoir entamer les choses sérieuses dès le lendemain.


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Re: Crime & Punishement || Lun 9 Sep - 14:18

La mort ▬ Mia se rend au Japon afin de soutenir Asao contre le Régiment. Seulement, un drame se produit peu avant, Amélie est morte. Une nouvelle terrible que Mia à beaucoup de mal à accepter. A peine arrivée, direction donc l'Europe pour les funérailles de celle qui fût une deuxième mère.

Crime & Punishement
J’ouvris les yeux cinq minute avant que mon réveil ne sonne, comme toujours. Où suis-je ? Des risques d’attaques ? Suis-je attachée ? Mon dernier souvenir ? Des questions que je me posais à chaque réveil afin d’entrainer mon cerveau à sortir rapidement de ce brouillard de sommeil. Être la plus réactive possible dans toutes les circonstances… peut être une idée idiote mais, j’avais grandement besoin en ce moment de recentrer mes pensées. Trainant mon corps du lit cocon douillet du lit, je fis un peu d’espace dans la chambre d’hôtel et commençais mes entrainements matinaux. Je n’avais peut-être pas de salles de sports comme en Angleterre mais, je pouvais très bien me débrouiller, le bon vieux système D. Après deux bonnes heures, je vérifiais mes mails et traitais les plus urgents avant de prendre une douche chaude bien méritée. Mes affaires emballées, je fermais la porte et descendis afin d’attendre Asa’ devant l’hôtel. Je reconnu facilement sa voiture, avançais dans sa direction, mis mes bagages dans le coffre et ouvris la porte passager pour les rejoindre dans le véhicule. Me penchant, j’embrassais mon vieil ami pour le saluer et tournais ma tête pour fixer ma filleule.

-« Salut ma belle. Mon Dieu ce que tu as grandis… Repose toi jusqu’à l’aéroport, tu n’es pas toute seule. » Déclarais-je chaleureusement en courbant mon corps pour poser ma main sur la sienne. J’avais bien plus à lui dire mais je préférais être seule avec ma protégée pour ça. Le reste du voyage se fit dans un silence relatif, Asao étant concentré sur la route, Aurore se reposant et moi en train de traiter les derniers rapports du GAH… une fine équipe !

Assise en face de la jeune femme, je lui souris chaleureusement en ignorant le bruit environnant. Que lui dire ? Que pouvais-je faire afin d’apaiser son âme tourmentée ?  Me calant dans le fauteuil, je respirais un bon coup et me lançais.

-« Tu m’as manqué ma belle. Toi et Amélie, vous m’avez manqué toutes les deux. J’ai suivi tes aventures depuis l’Angleterre tu sais et je suis très fière de l’héroïne que tu deviens. Tu seras un phare, un modèle que nombre de jeunes suivront. Tu es une jeune femme forte et tu portes une lourde responsabilité sur tes épaules alors que tu es si jeune… Je ne peux imaginer la manière dont tu dois souffrir, dis-je en me rapprochant pour poser ma main sur sa joue, mais sache bien une chose Aurore Clifford, tu n’es pas seule. J’ai toujours considéré Amélie comme une mère et toi comme ma sœur… vous êtes ma famille. Asao m’a rapidement expliqué la situation et je te promets que je ferais tout mon possible, que j’utiliserais toutes les ressources en ma possession et chaque fibre de mes capacités pour retrouver les coupables du meurtre d’Amélie. Cette trahison ne restera pas impunie ma grande, je m’en assurais personnellement. On s’en assura, tous ensemble. Notre mère aura la Justice qu’elle mérite. » Terminais-je en me levant pour embrasser son front. Je n’avais aucune idée si mon discours avait pu l’apaiser mais je l’espérais sincèrement. Je n’avais malheureusement jamais vraiment eu l’occasion de jouer le rôle de la sœur… pas même avec… Non, je devais couper le fil de mes pensées. Penser à lui, maintenant, était la pire des choses à faire.

Assise dans l’avion, je mis mes écouteurs afin de me couper de tout et pouvoir me concentrer sur mon travail. Le Régiment avait semble-t’il prit contact avec un groupe se faisant appeler « S ». Comme Supérieur ? Quoi qu’il en soit, cette menace n’allait pas pouvoir être ignorée encore bien longtemps et Asa’ allait devoir réagir rapidement. Bon sang… mon équipe me manquait atrocement. Ils étaient mes plus proches amis et j’aurais vraiment aimé pouvoir accepter leur demande de m’accompagner mais j’avais besoin de personnes de confiance pour tenir les rennes de la cellule anglaise de la GAH en mon absence. Posés sur le sol Européen, l’ancienne escouade d’Asa’ que je connaissais de nom nous accueilli chaleureusement et je répondis brièvement aux questions, j’étais fatiguée et très peu encline aux débordements d’émotions. Prenant place aux côtés d’Aurore, je fis attention à ne pas la laisser seule jusqu’à m’assoir à ses côtés en écoutant vaguement leurs anecdotes qu’ils échangeaient joyeusement. Pour ma part, je mis un écouteur, pris ma tablette et répondis aux mails en attente, créant ainsi une bulle de silence et de calme. N’allez pas croire que je ne voulais pas me mêler à cette pause qui était la bienvenue seulement… j’avais l’impression parfois d’être sur le point d’exploser, comme lorsque j’étais gamine et que je ne maitrisais pas mon alter à cause de mes émotions et au final la solution était de refaire le plein de calme. Et j’en avais grand besoin face aux journées qui nous attendaient…

   
b l a c k f i s h
Aurore Clifford
Héroïne professionnelle
Aurore Clifford
Surnom : Dawn
Profession : Héroïne Professionnelle
Rang : S
Yens : 2323
Renommée : 367
Alignement : Dévoué
Re: Crime & Punishement || Lun 16 Sep - 9:31



 Crime and Punishement

Quête - Gyo Asao & Mia Jones



Récupérée par Asao devant le lycée, il ne fallut pas longtemps pour que le duo se retrouve finalement aux portes de l’aéroport. Aurore était curieusement… calme. Concentrée. Comme s’il s’agissait de l’une des nombreuses missions qui parsemaient sa vie depuis son arrivée au Japon. Elle savait également que la présence d’Asao n’y était pas pour rien. La jeune femme estimait énormément le directeur et n’avait encore jamais pu profiter de cours ou de missions à ses côtés. Elle savait qu’Amélie, sa mère, comptait beaucoup pour lui et elle n’avait en rien envie de le décevoir. Un poids supplémentaire sur ses jeunes épaules, certes, mais aussi un moyen temporaire de ne pas penser, de profiter de l’adrénaline qui coulait dans ses veines pour un instant oublier le chaos qui régnait dans son monde. Une opportunité non pas de vengeance, mais surtout de comprendre. Car, même accablée par autant de douleur, la belle européenne se refusait d’haïr. La haine n’était pas dans ses principes, et elle n’était pas elle.

Aurore sorti donc de la voiture en compagnie du directeur, et récupéra ses affaires pour avancer avec lui dans le grand hall de l’aéroport. Elle put alors observer un curieux comportement qu’elle ne comprit que quelques secondes plus tard. Asao sembla vouloir rester en retrait, et, après un regard interrogateur envers l’homme qui l’avait « recueillie » dans son établissement, une chevelure rousse se rappela au bon souvenir de l’européenne. La jeune femme lâcha ses affaires, et ses yeux s’embuèrent instinctivement de larmes. Mais, cette fois, ces dernières étaient davantage le reflet de sa joie que celui de sa tristesse. L’étudiante n’avait pas revu sa marraine depuis tant de temps… qu’elle avait presque pensé que cette dernière l’avait oubliée. Aurore savait que la femme rousse était on ne peut plus occupé à cause de son poste, et la voir ici signifiait énormément pour elle. Mia Jones était désormais sa seule famille directe, et, si elle en avait également trouvé une autre en la présence de Yuei et de Reiwa, voir le dernier vestige de sa vie passée venir la soutenir et illuminer légèrement sa vie avait une toute autre saveur. Sans un mot, donc, Aurore profita de son contact et de sa douceur. Mia et Amélie étaient différentes, très différentes, mais l’étudiante retrouvait dans l’attitude de la directrice de la GAH la douceur de sa défunte mère. Elle attendit patiemment que le discours dont chaque mot toucha son cœur finisse, avant de relever ses yeux azurs vers ceux de sa marraine.

« Tu m’as manquée aussi… Si tu savais à quel point… » Fit-elle, un sourire doux et sincère dessiné sur ses lèvres, le regard toujours brillant.

Pas de longs discours. La lueur dans les yeux de l’européenne définissait ce qu’elle ne pouvait décrire avec des mots. Rassurée et apaisée par la présence de sa mère et par celle du directeur, Aurore se sentit à nouveau respirer. Elle embarqua à leur côté, et s’installa entre eux dans l’avion. Alors que ce dernier décollait, la belle européenne posa simplement sa main sur celle de la femme rousse. Mia et elle se connaissaient depuis longtemps, et l’aversion qu’éprouvait l’héroïne pour les géants cuirassés qui parcouraient le ciel n’était pas un secret. Suite à ce geste qui se voulait doux et apaisant, et alors que leur transport atteignait son altitude de croisière, la fatigue vint s’imposer dans l’esprit d’Aurore. Comme rarement depuis la mort de sa mère, la jeune femme se sentait en sécurité, et son corps l’avait compris. Il était pour elle le moment idéal pour se reposer avant d’entamer les surement plus difficiles journées qu’elle n’avait jamais vécu. Les retrouvailles avec son père, l’enterrement de sa mère, leur traque… Tout risquait de s’enchainer, et Aurore avait besoin de repos pour retrouver une stabilité émotionnelle suffisante pour ne pas craquer au travers de toutes ces situations. Elle sombra donc rapidement dans un profond sommeil, sa tête venant inconsciemment se poser sur l’épaule de la seule famille qui lui restait désormais.


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