Vérification [Benimaru Bodowan]
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Vérification [Benimaru Bodowan]

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Vérification [Benimaru Bodowan] || Ven 30 Aoû - 22:32

Takada KenzoFeat Benimaru Bōdowan
VERIFICATION


En cette nouvelle soirée, la pénombre commençait à gagner la banlieue de Tokyo. La croissance de cette ville ne faisait que grandir, comme une gangrène se propageant sur un membre en putréfaction. Les habitations étaient à la frontière entre la capitale du pays et les champs des agriculteurs permettent à la population de pouvoir se nourrir. Si la situation continuait ainsi, les habitants seraient beaucoup trop nombreux et seuls les riches familles pourraient manger à leur faim. Il commençait à faire frais mais la température était bien évidemment suffisante pour que quelques personnes se trouvent encore à l'extérieur, tentant de rejoindre leurs domiciles respectifs avant que la nuit ne s'installe complètement et que de mauvaises surprises ne sortent pas de leurs trous.

Depuis plusieurs mois, un jeune justicier était à la recherche d'un groupe nommé « BIOZ ». Ce justicier n'était pas vraiment connu, il cherchait à rester plutôt discret, surtout que cette affaire ne devait pas s'ébruiter. Il arrivait à en entendre parler, mais rien de concret jusque-là. Ce groupe agissant dans l'ombre kidnappe des mutants afin de faire des expériences et études sur eux. Mais ses membres étaient malins : ils en enlevaient mais pas suffisamment assez pour alter les forces de l'ordre et arrivaient à faire en sorte de déguiser leurs actions en fugues, disparitions volontaires et autres motifs. Ce justicier était Iktomi, de sa vraie identité Tadaka Kenzo, jeune homme de 25 ans, directeur d'une des plus grandes maisons de couture de luxes dans le monde.

Alors que la nuit avait fait sa complète apparition, l'araignée marchait seule dans les ruelles de la banlieue qui étaient éclairées par les lumières du centre-ville de la capitale, arborant fièrement ses grands buildings.

Vérification [Benimaru Bodowan] 310

Il prit une ruelle, puis une autre, d'un pas sûr. Il savait où il allait, et c'était toujours dans le même objectif, ou presque. Ce soir, il allait rendre une petite visite à un homme assez ordinaire, mais qui pourtant lui ressemblait. Après avoir continué sa route durant quelques minutes, il arriva devant un imposant bâtiment de plusieurs étages, dont en son centre se trouvait une tour bien plus haute, portant fièrement une horloge. Il venait d'arriver à destination : l'un des collèges de la banlieue de Tokyo.

Vérification [Benimaru Bodowan] 410

Avant même de vouloir retrouver et arrêter le groupuscule, Kenzo souhaitait mettre à l’abri ses semblables : les mutants. Tous étaient des proies, et les plus vulnérables étaient les enfants, sans nul doute. Il avait fait une enquête sur le personnel de ce collège, et il n'avait rien trouvé de suspect. Toutefois, une visite s'imposait auprès d'un dénommé Benimaru Bōdowan. Cet homme, qui est l'actuel directeur adjoint de l'établissement, est un juriste mais surtout un ancien employé auprès du ministère des alters. Il était même membre de plusieurs associations pour la protection des altérés. Ils avaient donc un idéal en commun, et Kenzo voulait lui parler. Le mutant savait que le directeur adjoint travaillait comme un forcené et qu'il serait présent jusqu'à tard à son poste.

Alors qu'il pénétrait sans un bruit le bâtiment dans sa superbe tenue de justicier, il se rapprocha de la seule pièce qui était encore allumée. La porte était ouverte et profita donc de faire trois pas en avant tout en s'exprimant

« Bonsoir Monsieur Benimaru »

Des mots simples afin de ne pas l'effrayer.

Spoiler:
 


Benimaru Bōdowan
Conseiller Académique de Yuei
Benimaru Bōdowan
Profession : Conseiller académique & Juriste
Rang : C
Yens : 1009
Renommée : 76
Alignement : Juge
Re: Vérification [Benimaru Bodowan] || Sam 31 Aoû - 23:58














Vérification

Service administratif du collège Kohaku / Benimaru Bōdowan, directeur adjoint

RP-C-003#1avec : @Takada Kenzo
date : Juillet 302
lieu : Collège Kohaku – Banlieue de Tokyo
Le mois de juillet touchait à sa fin et avec lui la première période de l’année scolaire japonaise. Bientôt les élèves partiront en vacances d’été durant un mois entier, le collège Kohaku fermera ses portes pour presque autant de temps. Pour le directeur adjoint de l’établissement, août s’annonçait également comme une période de transition. Sa discussion avec Aurore Clifford lors de l’intervention de cette dernière avait aidé à faire murir en lui une idée, un projet qui le travaillait depuis les réformes de la ministre des Affaires d'Alter. Il allait peut-être quitter Kohaku après deux ans de bons et loyaux services, quitter ce collège qu’il aimait tant, ses élèves sur lesquels il veillait farouchement. «Je ne peux que déplorer votre départ», lui avait dit sa directrice. «Jamais je ne trouverai un adjoint aussi compétent et motivé que vous. Mais je comprend et respecte votre désir, et vous souhaite la meilleure des chances». L’espace d’un instant, il s’était senti immensément triste et vide.

Et ce soir-là, un soir de fin juillet, un soir chaud qui sentait le coucher de soleil et l’orage à l’approche, il était resté à Kohaku après la fermeture. À l’approche des congés et de son probable départ, il avait une charge colossale de travail à abattre pour s’assurer de quitter son poste sans sans avoir quoi que ce soit à regretter ou se reprocher. Il mettait déjà Kohaku dans une situation délicate en songeant à démissionner quatre mois après la rentrée scolaire et ne voulait pas aggraver la situation en laissant derrière lui des dossiers ouverts et des questions non réglées. S’il pouvait faciliter la tâche de reprise pour la personne qui allait le remplacer, ce serait pour le mieux.

Après que le gardien soit rentré chez lui, lui confiant un double des clefs, Benimaru avait quitté son bureau pour faire un tour des locaux plongés dans le silence. Les salles de classe, la bibliothèque, la cantine, le gymnase… Il connaissait les lieux par cœur, savait se repérer sans problèmes, comme s’il était chez lui. Il était chez lui.

Pour chasser la tristesse et les idées noires, il retourna prestement à son bureau et se mit à la tâche, accompagné par la caresse fraîche de la brise du soir et le ronronnement de son ventilateur. Il avait même apporté un bentō pour manger sur place et gagner du temps. Ce qu’il avait à faire était principalement du tri, de l’archivage, fastidieux mais simple et répétitif; aussi les minutes puis les heures filèrent, l’après-midi devint soirée qui se teinta de crépuscule, vira au bleu, s’assombrit. Il alluma sa lampe. Les souvenirs affluaient au gré des dossiers qui passaient entre ses mains, les frasques du petit Samuro qui s’amusait à faire exploser manuels et cahiers avec son Alter, la rénovation du gymnase, le jour où Wakaba s’était ouvert le genou en tombant dans l’escalier, le grand spectacle de fin d’année avec la chorale et le club de théâtre, les tournois de go, la classe nature en forêt pour attraper les cigales, le…

– Bonsoir, monsieur Benimaru.

Il sursauta.

Dans l’encadrement de la porte, éclairé par sa lampe de bureau, se tenait un parfait inconnu. Comment avait-il fait pour rentrer? Toutes les portes avaient été verrouillées par le gardien en partant. Immédiatement le cerveau de Benimaru s’emballa. «Il connaît mon nom, est venu me voir dans le collège où je travaille après la fermeture, à une heure où je ne devrai pas être là. Plutôt que de prendre un rendez-vous, me contacter au préalable, il a choisi d’entrer par effraction dans l’établissement quand celui-ci est désert et les rues alentour peu fréquentées. Il porte un costume qui masque son visage, son corps, ses mains, mais révèle… plusieurs paires de bras?»

Il était donc face à un Héros au mode opératoire plutôt singulier, ou plus probablement un Vilain ou un Justicier possédant un alter de mutation, qui avait fait suffisamment de recherches pour connaître son identité, son emploi, ses habitudes de travail et venait le voir lui précisément, Benimaru Bōdowan, en secret, dans un lieu et un temps où il avait la certitude de ne pas être dérangé. Benimaru serra les dents. Son téléphone était sur la table, bien en vue, son arme à feu à son appartement; écrire un mail sur son ordinateur était impossible à faire discrètement; la fenêtre dans son dos était entr’ouverte pour laisser passer un peu d’air frais, mais bien trop haute pour l’envisager comme issue de secours. Voilà qui ne présageait rien de bon.

Mais son visiteur impromptu ne semblait pas agressif, du moins pour l’instant. Il avait parlé d’une voix posée, douce mais ferme. Son langage corporel n’était pas menaçant, ni intimidant. Derrière le masque, Benimaru croisa un regard qui lui rappela le sien: vif, intense, déterminé. Il le soutint volontairement, comme si cette joute silencieuse, ces deux volontés se jaugeant faisaient tenir le fragile équilibre de cet instant suspendu dans le temps. Que pouvait-on bien lui vouloir? Qu’avait-il fait qui mériterait tant de précautions et de décorum? Était-ce par rapport à l’intervention d’Aurore Clifford, son engagement associatif, une de ses trop nombreuses relations passées avec des Héros et Héroïnes? Il n’y avait qu’une seule façon de le savoir.

– Monsieur… Je vous en prie, prenez une chaise. Que me vaut l’honneur de cette… visite nocturne?

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Vérification [Benimaru Bodowan] Benisalt-569fdda


Dernière édition par Benimaru Bōdowan le Dim 8 Sep - 14:47, édité 1 fois
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Re: Vérification [Benimaru Bodowan] || Dim 1 Sep - 20:38

Takada KenzoFeat Benimaru Bōdowan
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Visiblement, la visite du justicier Iktomi surprit son interlocuteur lorsqu'il se présenta à lui. Sa réaction était tout à fait logique; Il était tard, le collège était fermé au public, mais un homme faisait tout de même son apparition. Un léger temps se posa à la suite des premiers mots du visiteur nocturne. Le directeur adjoint était-il effrayé ? Peut-être, mais le mutant n'était en aucun cas une menace pour sa personne. Les premiers mots firent échanger, transformant la rencontre en une conversation lorsqu'il put enfin avoir une réponse. Tout d'abord, il fut surpris à son tour lorsqu'il lui proposa de s'asseoir en face de lui, de l'autre côté du bureau, puis lui demanda la raison de sa venue. Il accepta la proposition de l'agent administratif avant de laisser un nouveau silence s'imposer.

Ce silence n'avait qu'un seul but : permettre à l'homme de retrouver son calme et reprendre ses esprits si jamais il en avait besoin. Il le regarde un premier temps, puis scruta la pièce dans laquelle il se trouvait. En somme, un bureau bien ordinaire où régnait la pagaille avec une multitude de papiers éparpillés sur toutes les surfaces planes possibles, excepté le sol. Il avait l'air de mettre de l'ordre dans les documents administratifs du collège, sûrement avant de partir en congé d'été. L'image de ce bureau amusa Kenzo, au point qu'un très léger sourire en coin fit son apparition sur son visage.

Il se souvenait de l'époque où il était au collège. Il était régulièrement dans ce genre de bureau en France afin de se cacher des autres élèves le persécutant dû à ses caractéristiques de mutants. Hélas pour lui, le corps enseignement ne faisait pas grand-chose afin de l'aider, mais n'agissait tout de même pas comme les élèves. Ils laissaient faire, ne cherchant pas à créer encore plus de problèmes, tout en lui signifiant que ce n'était que de légères moqueries d'enfants, rien de plus. Néanmoins, il en avait tout de même souffert. Il trouva que le silence de quelques secondes avait suffisamment duré et prit de nouveau la parole.

« N'ayez aucune crainte, je ne vous veux aucun mal. Mon nom vous est peut-être familier, je suis Iktomi. Si je suis ici ce soir, c'est pour vous demander un service. Cela concerne la sécurité de certains enfants. Je vous sais être un homme juste et loyal. Mais puis-je réellement me confier à vous, sans que vous ne décidiez de répéter la conversation que nous allons avoir ? »

L'araignée allait se confier à lui. Certes, il ne parlerait probablement pas de son passé, mais il devait le prévenir qu'un mal guettait les enfants mutants.

Spoiler:
 


Benimaru Bōdowan
Conseiller Académique de Yuei
Benimaru Bōdowan
Profession : Conseiller académique & Juriste
Rang : C
Yens : 1009
Renommée : 76
Alignement : Juge
Re: Vérification [Benimaru Bodowan] || Lun 2 Sep - 12:50














Vérification

Service administratif du collège Kohaku / Benimaru Bōdowan, directeur adjoint

RP-C-003#2avec : Takada Kenzo
date : Juillet 302
lieu : Collège Kohaku – Banlieue de Tokyo
Si le visiteur accepta son invitation à s’asseoir, il resta parfaitement silencieux, ce qui ne fit rien pour calmer la nervosité de Benimaru. Cette situation n’avait rien de confortable, et il avait besoin de réponses rapides pour se faire une idée de sa nature. Était-ce une agression, un chantage? Une visite de courtoisie, une proposition, un marché? Dans cette société, il fallait s’attendre à tout. Même les simples civils comme lui n’étaient pas à l’abri du combat ancestral entre le Bien, le Mal et toutes les zones grises existant autour.

Mais était-il un simple civil? Il commençait à avoir une petit réputation dans la défense des droits des altérés, entre son travail associatif et son passage au ministère. Réputation qui n’était pas que positive en ces temps troublés où le sentiment anti-Alter ne faisait que se renforcer, alimenté par les actions du Groupe S, les Paniques Trigger et cette douloureuse question de l’usage «illégal» d’Alter. Il pensait de plus en plus que c’étaient ces convictions qui lui valaient la présence d’un homme masqué et doté de six bras dans son bureau à une heure aussi indue.

Si seulement il pouvait lui dire ce qu’il voulait!

– N'ayez aucune crainte, je ne vous veux aucun mal. Mon nom vous est peut-être familier, je suis Iktomi. Si je suis ici ce soir, c'est pour vous demander un service. Cela concerne la sécurité de certains enfants. Je vous sais être un homme juste et loyal. Mais puis-je réellement me confier à vous, sans que vous ne décidiez de répéter la conversation que nous allons avoir?

Son souhait fut exaucé et Benimaru ne put s’empêcher de pousser un long soupir en se laissant aller contre le dossier de sa chaise. Il n’avait pas réalisé à quel point il était tendu et crispé. Il bascula tête en arrière, retira ses lunettes et se massa les yeux quelques instants, le temps de retrouver un peu de calme et de contenance. Iktomi. Oui, il avait entendu ce nom. Un Justicier qui commençait à faire parler de lui, bien qu’on ne connaisse pas exactement ses motivations, ses idéaux, son but. Il avait joué un rôle lors d’une manifestation anti-Alter, si ses souvenirs étaient bons, séparant deux groupes opposés pour éviter les débordements. Et une autre histoire en rapport avec le Trigger, peut-être? Mais dernièrement, tout avait un rapport avec le Trigger.

Benimaru se redressa, chaussa de nouveau ses lunettes et croisa les mains sur son bureau, légèrement penché vers son interlocuteur.

– Iktomi-san. J’ai entendu parler de vous, en effet. Et je vous remercie pour vos compliments, bien que j’aurai préféré un cadre un peu plus… conventionnel pour les recevoir. Ceci étant dit, je me doute que vous avez vos raisons pour prendre la peine d’entrer par effraction sur une propriété privée dans le seul but de me rencontrer.

Il se tut un moment avant de reprendre.

– Vous avez fait des recherches sur moi. J’en conclus que ce qui vous intéresse est mon investissement dans la lutte contre les discriminations anti-Alter car mis à part cela, j’ai peur de n’être qu’un simple citoyen assez banal. Et j’aime être un citoyen banal. J’aime être un homme sans histoires, qui n’a rien à cacher, qui n’est pas mêlé à l’une de ces affaires sordides comme on en entend chaque jour dans les médias.

C’était un mensonge. Depuis le début de l’échange, Benimaru sentait palpiter en lui cette petite flamme jamais éteinte, ces braises dans lesquelles couvaient le feu qui avait failli le consumer dans son adolescence, ses rêves fous d’héroïsme désintéressé, de vengeur masqué. Le Benimaru de 18 ans était encore là, quelque part en lui, il avait attendu, nourri cette passion. Tu es un héros du quotidien, Bōdowan. Mais si l’on t’offrait l’occasion d’être un peu plus que cela, que ferais-tu? T’en saisirais-tu?

– Je vous écoute. Vous avez ma parole que l’existence même de cette conversation restera un secret. De toutes façons, je suppose que vous connaissez également mon adresse, celle de mes parents, et je ne souhaite pas de représailles. Qu’avez-vous à me dire?

«Je ne vous veut aucun mal», plus facile à dire qu'à faire. La confiance de Benimaru ne se gagnait pas aussi vite. Et si la mention de la «sécurité de certains enfants» éveillait sa curiosité et son intérêt, il n'était pour autant pas dupe. Tant qu'il ne saurait pas exactement ce que Iktomi voulait de lui, il resterait sur le qui-vive. Lentement, tandis qu'il parlait, il avait approché ses mains de son téléphone, tentant de camoufler cette intention dans un mouvement général d'inclinaison vers le Justicier. S'il pouvait juste avoir le bouton d'appel d'urgence à portée du doigt...
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